Trump contré par l'Europe, le Canada, Macron et ses lunettes

reportage 9:37 Nguồn ↗ Emmanuel Macron Donald Trump politique internationale Europe canada otan
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Ce reportage explore comment des leaders européens et canadiens, dont Emmanuel Macron, Gavin Newsom et Mark Carney, s'opposent à Donald Trump, utilisant des stratégies diplomatiques variées et abordant des sujets comme le Groenland et la posture de l'OTAN.

  1. 0:00 ...
  2. 0:02 Depuis quelques jours, les Américains
  3. 0:04 ont une nouvelle coqueluche.
  4. 0:06 ...
  5. 0:08 -"Go ahead, punk."
  6. 0:09 -"Vas-y, mec."
  7. 0:11 -"Fais-moi plaisir."
  8. 0:12 Rires.
  9. 0:14 C'est Emmanuel Macron, dans sa version Top Gun.
  10. 0:18 Les détournements pleuvent sur les réseaux sociaux,
  11. 0:22 comme ces images générées par Intelligence artificielle,
  12. 0:25 où le président français défie son homologue américain
  13. 0:28 dans les airs avec un poil d'insolence.
  14. 0:32 ...
  15. 0:34 Mercredi, le journal britannique The Telegraph
  16. 0:37 titrait ainsi.
  17. 0:38 -"Les lunettes de soleil de Macron peuvent-elles sauver l'Occident ?"
  18. 0:42 Ou comment un petit problème à l'oeil
  19. 0:45 devient une opportunité politique ?
  20. 0:48 Macron serait-il devenu le nouveau symbole
  21. 0:51 de la résistance à Trump ?
  22. 0:52 Sur X, ce compte de démocrates américains
  23. 0:55 a fait plus de 5 millions de vues
  24. 0:57 en qualifiant le discours de Macron
  25. 0:59 de réprimande la plus virulente
  26. 1:01 à l'encontre de Donald Trump jamais entendue.
  27. 1:04 -"Nous préférons le respect plutôt que les brutes.
  28. 1:08 Nous préférons la science au complotisme,
  29. 1:10 l'état de droit plutôt que la brutalité."
  30. 1:13 Une offensive qui n'a pas manqué de faire réagir
  31. 1:16 le principal intéressé.
  32. 1:18 -"J'ai vu Emmanuel Macron avec ses magnifiques lunettes de soleil.
  33. 1:25 Que s'est-il passé ?
  34. 1:28 Il faisait le dur."
  35. 1:35 Une réponse à la Donald Trump.
  36. 1:37 Emmanuel Macron, lui, persiste et signe, hier à Bruxelles.
  37. 1:41 -"Moi, je suis extrêmement calme et constant.
  38. 1:45 Et nous, nous sommes très visibles.
  39. 1:47 Simplement, on entend que la France soit respectée,
  40. 1:50 que l'Europe soit respectée.
  41. 1:52 Et à chaque fois qu'elles ne le seront pas,
  42. 1:55 nous nous exprimerons et agirons avec clarté."
  43. 1:57 -"Vous êtes le président ?"
  44. 1:59 Emmanuel Macron, chef de file d'une Europe qui se réveille.
  45. 2:03 À Davos, le principal opposant à Donald Trump,
  46. 2:06 le démocrate Gavin Newsom,
  47. 2:08 était justement venu demander aux dirigeants mondiaux de s'insurger.
  48. 2:13 -"J'espère que ces gens se rendent compte
  49. 2:15 à quel point ils ont l'air pathétiques sur la scène mondiale.
  50. 2:19 En tout cas, d'un point de vue américain, c'est embarrassant.
  51. 2:23 C'est un T-rex.
  52. 2:24 Soit vous vous accouplez avec lui, soit il vous dévore.
  53. 2:28 Les Européens pourraient bien être dévorés
  54. 2:30 s'ils ne changent pas d'attitude."
  55. 2:32 -"Sourire moqueur lors des discours de Donald Trump à Davos.
  56. 2:36 Le gouverneur de Californie a fait du président américain
  57. 2:40 sa cible favorite."
  58. 2:42 -"Il n'y a rien de normal dans tout ça.
  59. 2:45 Il est une espèce invasive en termes politiques."
  60. 2:48 -"Des phrases chocs pour combattre Trump à la manière Trump."
  61. 2:53 -"Le Premier ministre canadien, lui aussi, a le sens de la formule."
  62. 2:57 -"Les puissances moyennes doivent agir ensemble,
  63. 3:00 car quand on n'est pas à table, on est au menu."
  64. 3:02 -"À Davos, Mark Carney évoque le nouvel ordre mondial
  65. 3:06 sans jamais nommer Trump directement."
  66. 3:08 -"Le compromis ne fonctionne plus.
  67. 3:10 Laissez-moi être clair.
  68. 3:12 Nous vivons une rupture, pas une transition."
  69. 3:16 -"Réponse de l'Américain le lendemain."
  70. 3:20 -"Le Canada reçoit beaucoup de cadeaux de notre part.
  71. 3:23 Ils devraient être reconnaissants aussi, mais ils ne le sont pas.
  72. 3:26 J'ai regardé votre Premier ministre hier, il n'était pas brillant."
  73. 3:30 -"Aussitôt, il publie sur son réseau social
  74. 3:32 une lettre adressée au Premier ministre canadien
  75. 3:35 pour le désinviter de son Conseil de la paix."
  76. 3:39 -"Le Canada ne vit pas grâce aux Etats-Unis.
  77. 3:43 Le Canada prospère parce que nous sommes canadiens."
  78. 3:48 -"Des leaders qui misent sur l'affrontement
  79. 3:51 avec Donald Trump pour plaire à leurs opinions publiques,
  80. 3:54 les lunettes d'Emmanuel Macron ont en tout cas permis
  81. 3:57 à l'entreprise qui les produit
  82. 3:59 de faire un bon de 56 % en bourse en trois jours."
  83. 4:02 -"Vous avez tous réagi quand on a vu le gouverneur de Californie,
  84. 4:05 Gavin Newsom, nous faire la leçon. Pourquoi ?"
  85. 4:08 -"Parce qu'on a envie de lui dire,
  86. 4:10 mes chers amis, monsieur le gouverneur,
  87. 4:12 avec tout l'aspect qu'on vous doit, que les démocrates se réveillent.
  88. 4:16 Lui, le gouverneur démocrate, est éveillé, t'éveillé.
  89. 4:19 Le Parti démocrate, je parle sans le contrôle,
  90. 4:22 est totalement silencieux, absent depuis un an."
  91. 4:25 -"Toute la semaine, on a entendu Gavin Newsom se plaindre,
  92. 4:28 donner des leçons de morale aux Européens.
  93. 4:31 C'est un sacré toupet."
  94. 4:33 -"Il était déjà élu, ce qui sera peut-être en 2028,
  95. 4:36 encore que ce soit...
  96. 4:38 Encore que je ne mettrai pas mes 25 dollars dessus.
  97. 4:42 Mais ce qui est extraordinaire,
  98. 4:44 c'est que ce ton, il l'a depuis la campagne de 2024,
  99. 4:48 où il a dit qu'il fallait parler le langage de Donald Trump,
  100. 4:52 et c'était une pierre dans le jardin de Kamala Harris,
  101. 4:55 qu'il trouvait trop douce, trop polie.
  102. 4:57 On va prendre de la hauteur par rapport à ça.
  103. 5:01 Mais son gros problème, enfin...
  104. 5:03 Il essaie de se donner une stature internationale,
  105. 5:06 et comme les gens connaissent mieux la Californie que l'Arkansas,
  106. 5:10 encore que l'Arkansas ait donné un président,
  107. 5:13 mais il a de gros problèmes chez lui.
  108. 5:15 La Californie est quand même un Etat qui ne croit pas
  109. 5:20 que les gens quittent, que certaines gens quittent pour le Texas,
  110. 5:23 et qui est quelque chose qui ne parle pas au reste des Etats-Unis.
  111. 5:28 Donc il a quelque chose à remonter,
  112. 5:30 mais en ce moment, il est en train de se faire un nom.
  113. 5:32 Parce que dans les primaires, il faut avoir un nom.
  114. 5:35 Là, on l'a vu à Davos.
  115. 5:37 -"Un nom en faisant du Trump."
  116. 5:38 Donald Trump est un T-Rex, soit vous vous accouplez avec lui,
  117. 5:41 ça faisait partie de ses punchlines.
  118. 5:43 Curieuse comparaison, mais c'est simplement pour se faire entendre.
  119. 5:47 Et la preuve, c'est qu'on en parle,
  120. 5:49 et c'est qu'on en parle peut-être un peu moins.
  121. 5:51 Il y a ceux qui ont choisi la force face à Donald Trump.
  122. 5:54 Je voulais qu'on parle de lui, le secrétaire général de l'OTAN,
  123. 5:58 Marc Routteux, qui lui est présenté comme étant assez flagornaire.
  124. 6:01 Il y a ce message privé qui a été publié cette semaine
  125. 6:04 où il dit carrément à Trump,
  126. 6:05 t'inquiète pas, je vais faire ta promo dans les différents médias
  127. 6:09 à Davos, je vais te rendre hommage.
  128. 6:11 On comprend qu'il y a une sorte d'alliance entre deux.
  129. 6:13 Regardez comment le président finlandais s'est moqué
  130. 6:16 de Marc Routteux alors qu'il était juste à côté de lui.
  131. 6:19 -"Nous avons vu ce week-end que vous avez,
  132. 6:21 avec votre homologue norvégien, envoyé un message à Trump
  133. 6:24 appelant à une désescalade des tensions.
  134. 6:26 Il a répondu assez rapidement en disant
  135. 6:29 qu'il ne pensait plus uniquement à la paix.
  136. 6:31 Qui ou quoi peut apaiser les tensions ?"
  137. 6:33 Oh, Marc !
  138. 6:35 Merci, Alex. Quand tu veux pour répondre à celle-ci, Marc.
  139. 6:38 -"On sent tout l'embarras de M.Routteux qu'un migrant,
  140. 6:41 l'ancien secrétaire général adjoint de l'OTAN,
  141. 6:44 dit au Figaro que la faiblesse de Routteux,
  142. 6:46 critiquée pour son silence depuis le début de la crise,
  143. 6:49 s'est révélée sa force.
  144. 6:50 Il a offert une rampe de désescalade à Trump.
  145. 6:53 Est-ce que vous partagez son analyse ?
  146. 6:55 -"Oui, c'est vrai.
  147. 6:56 Je pense qu'il y a des gens qui sont en train de s'exprimer
  148. 6:59 et de se dire que c'est pas vrai.
  149. 7:01 Je pense qu'il y a des gens qui sont en train de s'exprimer
  150. 7:03 et de s'analyser."
  151. 7:05 -"Marc Routteux, il faudrait rappeler sa position.
  152. 7:07 Il ne préside rien du tout.
  153. 7:09 Il est secrétaire général d'une organisation.
  154. 7:11 Il est aux ordres de l'organisation
  155. 7:13 et c'est l'organisation qui lui passe les messages."
  156. 7:16 -"Qui s'appelle l'OTAN." -"L'OTAN, exactement, pardon."
  157. 7:19 Et donc, si vous voulez, la réunion du soir de Marc Routteux
  158. 7:23 faisait suite à des déclarations du président Macron et d'autres
  159. 7:27 le matin en disant qu'on était prêts à faire des exercices de l'OTAN
  160. 7:31 et donc d'offrir une porte de sortie à M. Trump
  161. 7:35 pour sortir par le haut en disant
  162. 7:37 que leur problème était simple, qu'ils allaient le régler
  163. 7:40 dans le cadre de l'OTAN.
  164. 7:41 C'est le secrétaire général de l'OTAN
  165. 7:43 qui lui propose cette solution.
  166. 7:45 Dans un tête-à-tête où, avec toutes les flagorneries
  167. 7:48 dont est capable Marc Routteux,
  168. 7:50 il a peut-être caressé la blonde chevelure dans le bon sens,
  169. 7:55 et puis lui a fait la proposition
  170. 7:57 qui était la proposition des pays de l'OTAN.
  171. 8:00 C'est-à-dire, ce problème, ce qu'on dit depuis des semaines,
  172. 8:04 le problème de la sécurité des Etats-Unis au Groenland
  173. 8:09 passe par une prise en compte globale avec l'OTAN
  174. 8:13 et avec des accords qui existent déjà, l'accord de 1951 qui va être changé.
  175. 8:17 – De quoi on parle justement ? Quel est ce nouvel accord ?
  176. 8:19 Parce qu'il est assez flou.
  177. 8:20 – Alors, pour l'instant, on n'en sait rien.
  178. 8:21 – Il n'est même pas écrit, rien n'a été écrit.
  179. 8:24 – Non, mais c'est le début de la discussion d'un accord.
  180. 8:27 Mais ce que je veux dire, c'est qu'on le repasse,
  181. 8:29 non pas sur la souveraineté du Groenland et du Danemark.
  182. 8:33 – Parce que Donald Trump, il voulait carrément la propriété du Groenland,
  183. 8:36 ça il ne l'aura pas.
  184. 8:37 – On n'en parle plus, on parle simplement,
  185. 8:39 on va commencer des négociations, c'est pour ça qu'on n'en est pas au bout,
  186. 8:42 dans lesquelles on dit, écoutez, vous avez besoin pour le dôme d'or
  187. 8:48 d'avoir plus de bases radar, etc.
  188. 8:50 Vous en avez une, il en faut combien ? Deux ou trois.
  189. 8:52 Deuxièmement, les Européens vont assurer une certaine sécurité là-dedans,
  190. 8:57 il y a déjà des bateaux européens qui sont présents,
  191. 8:59 il y a des avions européens qui sont présents,
  192. 9:01 donc voilà, ça va se régler là-dedans.
  193. 9:03 – Est-ce qu'on ne crie pas victoire trop vite ?
  194. 9:04 Est-ce qu'on est sûrs que Donald Trump a renoncé à la force ?
  195. 9:08 – Oui, alors ça on en est sûrs, moi je le dis depuis le début,
  196. 9:11 je disais depuis le début, il ne l'utilisera pas.
  197. 9:14 Et on a vu, vous l'avez signalé tout à l'heure, la chute de la bourse,
  198. 9:19 les sondages aux États-Unis, il y a un moment où il se dit,
  199. 9:22 et donc on passe à une autre crise, donc on va passer à l'Iran,
  200. 9:25 on va passer à autre chose, pour qu'on ne parle pas de cette reculade américaine,
  201. 9:32 mais il ne peut plus revenir à l'utilisation de la force qui serait décrédibilisée.