Gabriel Attal : «Aujourd'hui, on ne choisit pas notre immigration»

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Gabriel Attal présente ses propositions pour une réforme de l'immigration en France, axées sur une "préférence travail", l'établissement de quotas par le Parlement et la restriction du regroupement familial, tout en rejetant l'idée d'une immigration zéro.

  1. 0:00 Moi, je souhaite qu'on assume une préférence travail, qu'on assume, il faut restreindre les autres motifs d'immigration, notamment le regroupement familial, au profit de l'immigration par le travail, bien sûr, mais au profit de l'immigration pour le travail.
  2. 0:13 Moi, ce que je propose, c'est un, définir les besoins économiques, les besoins de notre économie en matière d'immigration via les partenaires sociaux qui, tous les deux ans, définissent quels sont les besoins de l'économie.
  3. 0:22 Deux, on transfère ces besoins au Parlement et le Parlement vote des quotas d'immigration par secteur d'activité, peut-être même par métier.
  4. 0:31 Trois, on importe le système canadien de choix de l'immigration, qu'on appelle le permis à point.
  5. 0:36 Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'une personne qui souhaite immigrer en France, qui souhaite avoir une régularisation en France, elle doit remplir un certain nombre de critères.
  6. 0:43 Ça lui donne des points. Si elle a le nombre de points suffisant, elle peut bénéficier de l'immigration.
  7. 0:47 Mais vous connaissez la réalité de notre pays avec les frontières qui sont déplacées. Aujourd'hui, on ne choisit pas notre immigration.
  8. 0:54 C'est ça qu'il faut qu'on soit en mesure de faire. Dans ce livre, vous l'avez dit, je parle d'immigration et je propose ce système qu'on a travaillé, évidemment, avec mes équipes.
  9. 1:01 Mais alors, à charge de réformer le Conseil constitutionnel, de sortir de certains traités qui nous ligotent ou pas ?
  10. 1:07 Moi, sur les propositions que je fais, je ne crois pas qu'il y ait besoin de sortir de traités ou de changer le Conseil constitutionnel ou la Constitution, ou le réformer, pardon.
  11. 1:16 Mais en tout cas, on peut prendre des mesures suffisamment fortes, suffisamment puissantes et radicales sur le regroupement familial.
  12. 1:22 Il n'y a pas besoin de changer la Constitution.
  13. 1:24 Donc on arrête le regroupement familial ?
  14. 1:25 Oui ou non ?
  15. 1:26 En tout cas, il faut le restreindre. Je vous donne un exemple. Aujourd'hui, la durée de résidence du conjoint pour que sa famille en bénéficie, je crois que c'est 18 mois en France.
  16. 1:34 Il faut augmenter cette durée-là, la passer à deux ans, peut-être plus. Sur les conditions pour la maîtrise du français, le respect des valeurs de la République, il faut probablement aller plus loin aussi.
  17. 1:42 Mais tout ça, pas pour l'immigration zéro.
  18. 1:44 Moi, vous savez, ça peut être populaire d'aller dans les médias et de dire « moi, je propose l'immigration zéro ».
  19. 1:48 Moi, j'assume de dire que je ne pense pas que ce soit possible ni souhaitable.
  20. 1:52 On a besoin d'une part d'immigration.
  21. 1:54 Il y a d'ailleurs dans tous les pays une part d'immigration.