Agriculture : faire face à l'élevage intensif
Inicia sesión para cambiar el idioma de los subtítulos, ajustar la velocidad y cambiar el tamaño y color.
Ce reportage explore l'élevage intensif, ses impacts environnementaux et éthiques, et présente des solutions innovantes comme les fermes high-tech, l'alimentation à base d'insectes ou de chabazite, et le flexitarisme pour un avenir plus durable.
- 0:00 ...
- 0:16 Dans ce numéro d'Ellémentaire, la fin d'un mythe.
- 0:20 La ferme, comme dans les livres d'enfants,
- 0:22 place aujourd'hui à l'élevage industriel.
- 0:25 On voit qu'il y a longtemps que l'image de Martine à la ferme
- 0:28 est dépassée. On est dans un monde compétitif.
- 0:31 L'élevage pèse pour 15 % des émissions de gaz à effet de serre
- 0:35 dans le monde, alors les méga-fermes aggravent-elles les choses ?
- 0:38 Vous avez devant vous un lac de déjection toxique
- 0:42 et d'urines de cochon.
- 0:43 Mais comment rendre l'élevage plus vert ?
- 0:46 Pourquoi pas en nourrissant les bêtes avec des insectes ?
- 0:49 Bilan carbone nettement meilleur.
- 0:51 Nous avons le temps,
- 0:54 la mouche soldanoire
- 0:56 et la plus connue, la sauterelle.
- 0:59 ...
- 1:09 C'est Ellémentaire. Cette semaine, nous sommes en Allemagne,
- 1:12 dans une des fermes les plus modernes et luxueuses d'Europe.
- 1:16 Ici, 1 200 vaches produisent près de 13 millions de litres de lait par an.
- 1:20 Si elles le souhaitent, chacune est massée,
- 1:22 manucurée et écoute de la musique pendant la traite.
- 1:25 Produire plus, produire mieux.
- 1:28 Bienvenue dans la ferme du futur, déjà d'actualité.
- 1:32 Ici, la technologie la plus poussée contrôle le monde animal.
- 1:36 ...
- 1:45 Il y a une musique de fond.
- 1:48 Ca détend. Les employés aiment ça,
- 1:50 et peut-être que les vaches aussi.
- 1:52 ...
- 1:54 Pendant ce temps,
- 1:56 une des machines les plus modernes au monde s'active.
- 1:59 Chaque vache est traite ici 2 fois par jour.
- 2:02 Nous entrons dans le cockpit de l'appareil.
- 2:05 L'éleveur passe aujourd'hui son temps non plus avec ses vaches,
- 2:10 mais devant un ordinateur.
- 2:12 ...
- 2:15 Alors, regardez, on a pour hier 724 animaux traits
- 2:19 pour un total de 22 548 kg de lait
- 2:22 et une moyenne de 31 kg de lait par vache.
- 2:25 ...
- 2:28 La Proma est la 1re ferme en Europe
- 2:30 à avoir testé une technologie aussi avancée,
- 2:33 un roteau de l'entreprise de Laval à 900 000 euros.
- 2:36 Le carousel amène les vaches du point A au point B.
- 2:39 Entre-temps, ils tirent le lait grâce à ses bras robotisés,
- 2:43 un peu comme dans une usine d'assemblage de voiture.
- 2:46 Il y a 2 bras.
- 2:47 Les 2 1ers bras assurent le nettoyage des traillons
- 2:50 et la préparation de la mamelle.
- 2:52 Et les 2 bras suivants assurent la pose des gobelets sur la mamelle.
- 2:56 Ils sont équipés à l'extrémité d'une caméra 3D.
- 2:59 Donc, on a un système d'imagerie.
- 3:02 Donc, on voit réellement la mamelle
- 3:04 et le bras est totalement autonome pour brancher les gobelets.
- 3:08 85 vaches sont traites chaque heure
- 3:11 et une seule personne pour surveiller la bonne marche de la machine.
- 3:16 L'avantage de cette machine,
- 3:18 c'est que nous avons pu réduire le coût lié au personnel.
- 3:24 La dépense par vache a diminué de moitié.
- 3:28 Et l'humain n'est plus là que pour surveiller que tout se passe bien
- 3:32 et intervenir en cas d'urgence.
- 3:39 Les vaches ne sortiront jamais dans un pré.
- 3:42 Elles mangent par ailleurs un maximum pour produire beaucoup.
- 3:46 Chacune, c'est 30 litres de lait quotidien.
- 3:49 Mais du coup, elles rejettent aussi des tonnes d'excréments,
- 3:53 20 m3 par vache par an, l'équivalent d'un conteneur de bateaux.
- 3:59 Ici, on réutilise la moitié des sels pour fabriquer du biogaz
- 4:03 à partir de ce lisier.
- 4:08 Et ici, rien ne se perd.
- 4:10 Même les déchets créent de la valeur.
- 4:13 1,5 million d'euros par an grâce à ce méthaniseur
- 4:16 qui produit de l'électricité, ensuite revendue.
- 4:19 C'est le nouveau visage de l'élevage.
- 4:22 Seuls ceux qui s'adaptent survivront dans un pays
- 4:25 où les mégafermes explosent.
- 4:27 On en compte 2 435 de plus de 500 vaches.
- 4:30 Avec la nouvelle politique agricole commune
- 4:33 et la fin des quotas laitiers, la tendance augmente.
- 4:37 Mais tout le monde n'est pas d'accord.
- 4:39 A la mi-janvier, ils étaient plusieurs dizaines de milliers
- 4:42 dans les rues de Berlin pour la promotion
- 4:45 d'un autre type d'élevage basé, cette fois,
- 4:48 sur le bien-être animal.
- 4:52 Je suis un cochon heureux, ce qu'on ne trouve pas dans ces fermes.
- 4:56 Ils sont tristes.
- 4:58 Le nom de la manifestation,
- 5:00 on en a assez, des élevages industriels.
- 5:04 Je pense que des petites fermes,
- 5:07 avec peu d'animaux,
- 5:09 sont une alternative que j'aimerais bien encourager.
- 5:14 Les gens devraient arrêter de manger de la viande,
- 5:17 comme ça, il n'y aurait plus d'élevage de masse.
- 5:20 Considération éthique, mais aussi environnementale.
- 5:23 L'élevage pollue, d'abord parce qu'il faut détruire des forêts,
- 5:27 souvent en Amazonie, pour planter des céréales.
- 5:30 33 % des terres dans le monde
- 5:32 sont cultivées pour nourrir nos animaux de ferme.
- 5:35 Les produits sont ensuite transportés
- 5:38 pour rejoindre les exploitations,
- 5:40 souvent à des milliers de kilomètres.
- 5:43 Le bilan carbone s'alourdit à cause de l'animal lui-même.
- 5:47 En digérant, les vaches émettent du méthane.
- 5:52 Leur déjection, répandue sur les sols,
- 5:55 dégage à leur tour des gaz,
- 5:57 nitrates, ammoniacs, azote.
- 5:59 En grès naturel, ils deviennent néfastes en trop grande quantité.
- 6:03 Ils pénètrent alors dans les nappes phréatiques.
- 6:08 Voilà le problème, filmé en Caroline du Nord
- 6:11 avec un drone par un activiste américain.
- 6:14 La quantité de lisier est colossale,
- 6:16 l'équivalent de 4 terrains de football.
- 6:19 Impossible de retraiter tout cela.
- 6:23 Alors, les fermes-usines n'ont pas bonne presse.
- 6:26 Cette seule exploitation, la ferme des mille vaches dans la Somme,
- 6:30 cristallise les tensions depuis 3 ans.
- 6:33 La 1re grande ferme industrielle en France,
- 6:36 où elles seront en réalité 500 à terme.
- 6:42 Les revains craignent des pollutions massives des sols.
- 6:45 Mais si la ferme des mille vaches fait peur,
- 6:48 c'est surtout pour son symbole,
- 6:50 l'industrialisation de l'élevage.
- 6:52 Alors, les fermes-usines sont-elles si nuisibles qu'on le dit ?
- 6:56 La réponse surprend.
- 6:58 Est-ce que les méga-fermes industrielles,
- 7:01 ou comme on les appelle parfois les fermes-usines,
- 7:04 polluent plus que les petites fermes ?
- 7:07 Beaucoup d'animaux sur très peu de surface,
- 7:10 c'est ça, le facteur polluant,
- 7:12 beaucoup plus que la taille de l'exploitation.
- 7:15 Qu'on ait 100 vaches, 1000 vaches, 100 cochons ou 10 000 cochons,
- 7:19 pour répandre les effluents et nourrir les animaux,
- 7:22 une méga-ferme ne sera pas plus polluante.
- 7:25 C'est pas tant le nombre d'animaux que leur répartition sur le territoire.
- 7:29 S'il y a des problèmes d'algues vertes en Bretagne,
- 7:32 c'est parce qu'il y a trop d'animaux sur la surface de la Bretagne.
- 7:36 Comment peut-on limiter l'impact sur l'environnement
- 7:39 de ces fermes industrielles ?
- 7:41 Il y a des programmes de recherche
- 7:43 pour trouver des animaux plus efficients et qui émettraient moins.
- 7:47 On peut gagner quelques pourcents d'émissions.
- 7:50 C'est pour les gaz à effet de serre.
- 7:52 Pour l'azote, c'est une gestion coordonnée et régulière des effluents
- 7:56 pour éviter les émissions de nitrates, d'ammoniaques,
- 7:59 et de travailler sur l'alimentation des animaux
- 8:02 pour réduire au maximum les teneurs en protéines
- 8:05 dans les rations des animaux.
- 8:18 Derrière moi se trouve peut-être une piste de solution.
- 8:21 Nous sommes devant une carrière de chabazite.
- 8:24 C'est une pierre volcanique, ici, en Toscane, en Italie.
- 8:28 Un entrepreneur est persuadé que réduite en poudre
- 8:31 et mélangée à l'alimentation des porcs,
- 8:34 elle pourrait réduire leurs émissions de CO2 et d'azote.
- 8:37 Alors est-ce réellement une pierre miracle ?
- 8:40 On va voir ça d'un peu plus près.
- 8:42 Voilà la chabazite,
- 8:44 un minerai utilisé d'habitude dans la construction
- 8:47 que l'on trouve dans les zones volcaniques.
- 8:50 Dans cette mine à ciel ouvert,
- 8:52 il y aurait 15 millions de mètres cubes de réserve.
- 8:55 Et c'est ici que la teneur en chabazite est la plus élevée au monde.
- 8:59 C'est de la chabazite, concentrée à 67 %.
- 9:03 Et à mon avis, c'est l'une des pierres
- 9:06 qui pourrait changer notre environnement à l'avenir.
- 9:10 Si on arrive à extraire de la nature
- 9:13 ce qui peut lui apporter des bénéfices,
- 9:16 je crois que c'est vraiment miraculeux.
- 9:19 Toutes les qualités de cette pierre ne sont pas encore suffisamment connues.
- 9:26 Ces réserves colossales,
- 9:28 elles intéressent au plus haut point un entrepreneur italien.
- 9:32 M. Asolini va nous révéler ses secrets.
- 9:35 Est-ce que cette pierre est une pierre miracle ?
- 9:39 Elle peut résoudre beaucoup de problèmes,
- 9:42 soit pour les élevages, pour les eaux usées des villes,
- 9:46 même pour les fosses septiques.
- 9:49 Ces propriétés prétendues miracles, les voilà.
- 9:52 La roche, réduite en poudre ici, est poreuse.
- 9:55 Elle absorbe notamment l'ammonium produit par les bêtes,
- 9:59 moins 18 % selon une étude.
- 10:01 Elle permettrait aussi une réduction des émissions de gaz à effet de serre
- 10:05 de 20 %.
- 10:08 En fait, ça, c'est une solution absolument naturelle
- 10:12 pour résoudre définitivement des problèmes.
- 10:16 Les résultats ont été prouvés et démontrés.
- 10:20 Si vous utilisez la chabazite pour abattre l'ammonium,
- 10:25 vous résolvez les problèmes, une fois pour tout.
- 10:31 Direction le nord de l'Italie,
- 10:35 dans la région qui produit le jambon de Parme.
- 10:38 Nous sommes dans une ferme-usine de 13 000 porcs.
- 10:41 Ici, on leur donne de la chabazite à manger
- 10:44 en complément alimentaire depuis 25 ans.
- 10:47 Farine de colza, 5 %,
- 10:50 chabazite, 3 %,
- 10:53 poisson, 2 %.
- 10:56 Le grand avantage de la chabazite,
- 10:59 c'est qu'elle absorbe les produits de fermentation
- 11:03 dans l'estomac de l'animal.
- 11:06 Pour être clair, elle absorbe l'acidité
- 11:09 et les ferments qui sont mauvais.
- 11:16 Pendant la digestion, les cochons produisent moins de gaz.
- 11:19 Autre effet, la chabazite, inoffensive pour les animaux,
- 11:23 réduit les odeurs moins 40 % pendant les périodes de croissance.
- 11:27 C'est justement ce qu'on reproche d'habitude aux porcheries.
- 11:31 Si on n'utilisait pas la chabazite,
- 11:34 ça sentirait l'acide.
- 11:36 Alors qu'ici, maintenant, je ne sens rien, a priori.
- 11:40 Et vous non plus.
- 11:42 Vous sentez des odeurs acides ? Je crois que non.
- 11:46 De là à parler de miracle, il y a de la marge.
- 11:49 La chabazite a pour l'instant donné ses résultats très positifs,
- 11:53 surtout sur la phase de croissance des porcs.
- 11:56 Et son prix, 700 euros la tonne, limite son utilisation.
- 12:01 Il faut par ailleurs résoudre un autre problème.
- 12:04 On va manquer de place pour produire la nourriture pour ces animaux.
- 12:09 Une solution de masse existe déjà.
- 12:12 Nous nous rendons en Belgique pour la trouver.
- 12:17 Nous sommes chez NuScience,
- 12:19 une entreprise qui participe à un essai européen.
- 12:22 Gerd Bruggemann étudie les insectes pour nourrir les animaux.
- 12:31 Voilà les sauterelles.
- 12:33 Les insectes ont la composition idéale en protéines
- 12:36 pour remplacer les sources traditionnelles de protéines
- 12:39 dans la nutrition animale.
- 12:41 C'est sain car c'est avec ça
- 12:43 que les animaux se nourrissent eux-mêmes dans la nature.
- 12:46 L'idée, c'est de remplacer 30 % du soja,
- 12:49 de l'alimentation des porcs, des poulets et des poissons.
- 12:53 Le programme Proteinsect est financé par l'Union européenne.
- 12:57 Elle cherche des solutions pour un élevage durable.
- 13:00 Mais NuScience doit lever un obstacle de taille, la loi.
- 13:04 Depuis la crise de la vache folle,
- 13:06 l'Union européenne est très stricte en matière de nutrition animale.
- 13:11 Les insectes, pour l'instant,
- 13:13 sont vus comme des animaux vivants, du bétail.
- 13:16 A cause de la législation, ils ne sont pas autorisés
- 13:19 dans l'alimentation des animaux.
- 13:21 Ca bloque les applications sur le marché européen.
- 13:24 Brugman veut faire un test sur les poulets belges.
- 13:27 L'idée intéresse déjà cet éleveur
- 13:29 qui importe pour l'instant son soja d'Amérique du Sud.
- 13:33 Son prix est très volatil.
- 13:35 Or, ces 44 000 poussins ont besoin de 20 % de protéines
- 13:39 dans leur phase de croissance.
- 13:43 Dans ce plateau, vous pouvez voir ce qu'ils mangent.
- 13:46 De la nourriture végétale et des protéines de soja.
- 13:52 Je suis intéressé par les insectes pour la santé des poulets.
- 13:56 Je pense que c'est bon pour eux
- 13:58 et aussi pour être moins dépendant du soja d'Amérique du Sud.
- 14:05 Mais les consommateurs sont-ils prêts
- 14:07 à manger des bêtes nourries aux insectes ?
- 14:09 Pour l'instant, une personne sur deux répond non.
- 14:12 Il va falloir un changement de mentalité.
- 14:15 L'avantage d'apporter d'abord les insectes dans la nutrition animale
- 14:19 et l'acceptation de la consommation directe d'insectes par les humains.
- 14:26 Ici, pour moins polluer, on mangeait moins de viande, tout simplement.
- 14:31 Gans est justement le paradis des végétariens.
- 14:34 Alors depuis six ans ici, le jeudi, c'est Veggie, journée légumes.
- 14:38 Gans est la première ville au monde à avoir eu cette idée,
- 14:42 même dans les écoles.
- 14:44 Le jeudi, c'est végétarien.
- 14:46 Aujourd'hui, on a du goulash aux légumes et pâtes à la grecque.
- 14:49 L'initiative est en place depuis deux mois, mais les parents ont le choix.
- 14:53 Aujourd'hui, 60 % des enfants mangent végétarien.
- 14:56 Pour les autres, c'est boulettes de viande.
- 14:59 Ce sont deux de mes élèves.
- 15:01 Un mange un repas végétarien avec les légumes dont je vous ai parlé.
- 15:05 L'autre mange un repas classique.
- 15:07 Il y a toujours le choix, parce que l'obligation, c'est pas bon.
- 15:11 Lucas mange désormais végétarien, mais seulement le jeudi.
- 15:16 Je ne veux pas manger que des légumes, parce que la viande, c'est bon aussi.
- 15:20 Même scénario dans les restaurants de la ville.
- 15:23 Ce jour-là, près de 90 établissements proposent des options végétariennes.
- 15:28 Une dizaine comme ici, un repas, 100 % sans viande.
- 15:32 Aujourd'hui, c'est jeudi végétarien,
- 15:35 donc on a de la salade de betterave au yaourt,
- 15:39 on a des beignets de légumes,
- 15:41 de la courgette farcie, un écrasé de noix.
- 15:45 On peut ajouter beaucoup de goûts.
- 15:47 On a de quoi s'amuser avec les légumes.
- 15:50 Il y a des textures différentes, des épices.
- 15:53 On peut faire plein de choses avec les légumes.
- 15:57 L'idée s'exporte aux Etats-Unis et en Allemagne.
- 16:00 Certains sont prêts, au nom de l'environnement et du bien-être animal,
- 16:04 à faire évoluer leur régime alimentaire.
- 16:07 La tendance est telle qu'aujourd'hui, on a même inventé un mot
- 16:11 Pour ceux qui souhaitent manger moins de viande,
- 16:14 on les appelle les flexitariens.
- 16:16 Un choix personnel de chaque citoyen
- 16:19 pour limiter les dégâts de l'élevage sur notre planète.
Ce reportage approfondit le sujet de l'élevage intensif, en confrontant l'image idyllique de la ferme traditionnelle à la réalité des exploitations industrielles modernes. Il met en lumière les défis environnementaux et éthiques posés par ce modèle agricole, tout en explorant diverses pistes de solutions pour un avenir plus durable. Le documentaire débute par une immersion dans une ferme laitière de pointe en Allemagne, la ferme Proma, qui abrite 1 200 vaches. Cette exploitation illustre l'intégration poussée de la technologie, avec des robots de traite DeLaval à 900 000 euros qui gèrent la traite de 85 vaches par heure, réduisant considérablement les coûts de personnel. Les vaches sont massées et écoutent de la musique, mais ne sortent jamais dans les prés. La ferme transforme également la moitié de ses déjections en biogaz grâce à un méthaniseur, générant 1,5 million d'euros par an en électricité revendue, démontrant comment les déchets peuvent créer de la valeur. Ce segment souligne l'efficacité et la rentabilité de l'élevage high-tech, mais aussi la déconnexion avec la nature et la production massive de déjections. Le reportage aborde ensuite les critiques et les impacts négatifs de l'élevage intensif. Il rappelle que l'élevage représente 15 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Les problèmes environnementaux incluent la déforestation (notamment en Amazonie) pour la culture de céréales destinées à l'alimentation animale, les émissions de méthane par les vaches, et la pollution des sols et des nappes phréatiques par les nitrates, l'ammoniac et l'azote issus des déjections. Le documentaire démystifie l'idée que les "méga-fermes" polluent intrinsèquement plus que les petites exploitations, expliquant que le facteur clé est la densité animale sur une surface donnée, et non la taille de la ferme elle-même. Des manifestations à Berlin contre l'élevage industriel témoignent d'une opposition croissante et d'un appel à des pratiques respectueuses du bien-être animal. Plusieurs solutions innovantes sont présentées pour atténuer l'impact environnemental de l'élevage. En Toscane, l'utilisation de la chabazite, une pierre volcanique réduite en poudre, est explorée comme additif alimentaire pour les porcs. Cette substance poreuse absorberait l'ammonium et réduirait les émissions de CO2 et d'azote de 18 % à 20 %, ainsi que les odeurs. Bien que prometteuse, son coût et la nécessité de recherches supplémentaires sont mentionnés. En Belgique, le programme européen Proteinsect étudie l'intégration d'insectes (sauterelles, mouches soldat noire) dans l'alimentation animale pour remplacer le soja, dont la production est gourmande en terres et en transport. Cependant, la législation européenne actuelle, qui considère les insectes comme du bétail, freine leur adoption. Enfin, le reportage se tourne vers les changements de comportement des consommateurs. L'initiative "Veggie Thursday" à Gand, en Belgique, où les écoles et restaurants proposent des repas végétariens un jour par semaine, est présentée comme un exemple de promotion d'une alimentation plus durable. Le concept de "flexitarisme", qui consiste à réduire sa consommation de viande sans l'éliminer totalement, est mis en avant comme une voie pour limiter les dégâts de l'élevage sur la planète. Le documentaire conclut que l'adaptation et l'innovation, tant au niveau des pratiques agricoles que des choix alimentaires, sont essentielles pour faire face aux défis de l'élevage intensif.
Sincronización de subtítulos
¿Subtítulos desincronizados con el audio? Ajusta el tiempo aquí:
Negativo = subtítulos antes, positivo = después. Se guarda en este dispositivo, por separado para cada vídeo y clip.
Reportar un error
Cuéntanos qué está mal. Revisamos cada reporte.
0 comentarios
Sé el primero en comentar.