Derrière l'image : risques, protections et alternatives... Les pesticides en questions
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Ce reportage explore les risques liés aux pesticides pour les travailleurs agricoles, l'inefficacité des équipements de protection, le débat sur les néonicotinoïdes en France et les alternatives réussies, notamment en Slovénie, soulignant les impacts sur la santé et l'environnement.
- 0:00 On prend le temps, comme chaque jour, de décrypter l'info à partir de photos qui font sens.
- 0:04 On accueille aujourd'hui Gabrielle Maréchaux, que vous connaissez désormais, journaliste environnement à The Conversation France.
- 0:08 Bonjour, Gabrielle. On va regarder peut-être tout de suite un cliché.
- 0:11 Vous êtes venue avec cette image, image qui nous vient de Hong Kong.
- 0:14 Expliquez-nous de quoi il est question.
- 0:16 Bonjour, Elisabeth. Bonjour à tous et à toutes.
- 0:18 Oui, tout à fait. Alors, c'est une photo qui a été prise par un photographe de l'AFP à Hong Kong.
- 0:22 Alors, on y voit un employé municipal faire une pause après un travail tout bonnement harassant,
- 0:27 puisque ce monsieur, qui est de surcroît assez âgé, est en fait chargé d'épandre des pesticides dans les espaces verts de la ville.
- 0:35 Alors, pour ça, il doit travailler avec un énorme bidon de pesticides sur le dos.
- 0:38 Là, on le voit dans un moment de pause. Alors, il a enlevé le masque qu'il est obligé de porter,
- 0:41 mais il a gardé ses gants et cette combinaison.
- 0:44 Et c'est justement pour cette combinaison que je vous ai ramené cette photo aujourd'hui, Elisabeth.
- 0:48 En fait, cette combinaison, c'est un vrai calvaire au quotidien quand on travaille dans le climat de Hong Kong.
- 0:53 C'est chaud.
- 0:54 Exactement. Le même jour, le photographe de l'AFP qui a pris cette photo a pris une photo du thermomètre qui mesure l'intérieur de la combinaison.
- 1:01 Et on voit que c'est 32 degrés et 90% d'humidité.
- 1:05 Donc, c'est un peu comme si ce monsieur travaillait dans un hamam, quoi.
- 1:07 Ça ne fait pas rêver, effectivement. Alors, c'est sûr que ça semble extrêmement pénible.
- 1:10 Cette combinaison, au moins, elle est censée le protéger, j'imagine, du produit qui l'épand partout, non ?
- 1:16 Eh bien, c'est ce qu'on pourrait penser, mais pas nécessairement.
- 1:19 En fait, c'est un groupe de chercheurs français qui ont découvert ça en travaillant sur l'exposition aux pesticides des agriculteurs dans la région de Bordeaux.
- 1:27 Alors, pour étudier ça, ils ont mis des patchs sur la peau des agriculteurs.
- 1:30 Alors, dans le groupe d'agriculteurs en question, sur lequel ils ont mis des patchs juste avant que ceux-ci épandent des pesticides,
- 1:35 certains avaient des équipements semblables à celui de ce monsieur, qui sont obligatoires selon les réglementations françaises quand on épande des pesticides.
- 1:42 D'autres n'en portaient pas, parce qu'à Hong Kong, comme en France, ces combinaisons peuvent être très gênantes et encombrantes.
- 1:51 Et ce qu'ont découvert ces chercheurs, et qui dépasse tout bonnement l'entendement,
- 1:54 c'est que les personnes qui portaient des combinaisons étaient plus exposées aux pesticides que ceux qui n'en portaient pas.
- 2:00 Donc, complètement contre-productif, comment c'est possible ?
- 2:04 Eh bien, en fait, c'est à cause d'un phénomène de perméation chimique.
- 2:07 En fait, si vous voulez, Elisabeth, les molécules de certains pesticides peuvent traverser les combinaisons.
- 2:12 À l'intérieur, elles vont être dans un microcosme plein d'humidité, de sueur, de chaleur, qui vont empêcher leur évaporation.
- 2:18 Donc, c'est en quelque sorte comme si ces molécules étaient coincées à l'intérieur.
- 2:21 Et ça va donc, du coup, provoquer des contacts prolongés avec la peau.
- 2:25 Mais ce n'est pas tout. Ce que racontent les deux chercheurs, les deux arcotoxicologues qui ont écrit à ce sujet pour nous, pour The Conversation,
- 2:31 c'est que si les agriculteurs veulent respecter scrupuleusement à la lettre les réglementations,
- 2:36 ça peut aussi les mettre dans un danger immédiat.
- 2:39 Alors, ils citent le cas d'un monsieur qui, au moment de régler le pulvérisateur juste avant de dépendre les pesticides, enlève son masque.
- 2:46 Pourquoi est-ce qu'il enlève son masque ?
- 2:47 Eh bien, tout simplement parce qu'il y a de la buée sur ce masque.
- 2:49 Et du coup, il ne peut rien voir et se mettre en danger.
- 2:52 Et donc, du coup, il doit fatalement l'enlever.
- 2:54 Alors, c'est quand même une information importante.
- 2:57 J'imagine choquante pour ceux qui utilisent ces combinaisons.
- 3:01 Les protections qui sont obligatoires ne protègent pas vraiment.
- 3:03 Est-ce que cela surprend aussi les agriculteurs qui sont les premiers concernés ?
- 3:07 Eh bien, pas vraiment, racontent encore une fois ces deux chercheurs, Fabienne Gouty et Alain Garrigou,
- 3:11 qui ont fait un vrai travail colossal de terrain.
- 3:14 Ils rapportent dans ce travail de terrain des témoignages de compagnes d'agricultrices
- 3:19 qui racontent que la nuit, quand elles dorment à côté de leur conjoint,
- 3:22 elles peuvent reconnaître le type de pesticides qu'il a épandu la journée,
- 3:26 rien qu'à l'odeur de leur mari, quand bien même leur mari a pris une douche avant d'aller se coucher.
- 3:30 Ça ne les surprend pas vraiment.
- 3:32 Et ce que concluent ces deux chercheurs, c'est que si on ne prend pas en compte
- 3:37 les contraintes, les connaissances et le vécu de terrain de tous ces travailleurs et travailleuses
- 3:41 qui doivent travailler avec des agriculteurs,
- 3:43 eh bien, on ne pourra jamais vraiment les protéger contre les risques.
- 3:46 On imagine que ces risques ne sont pas sans impact sur leur santé, forcément.
- 3:49 Oui, tout à fait.
- 3:50 Alors, aujourd'hui, on sait que les agriculteurs sont particulièrement vulnérables
- 3:53 face à certains types de cancers, comme le cancer du colon,
- 3:56 le cancer du myelôme multiple, qui est un type de cancer du sang,
- 3:59 et les lymphômes non-otchkiens qui, eux, attaquent le système lymphatique.
- 4:03 Et rien que pour ce dernier type de cancer, le risque augmente jusqu'à 70%
- 4:07 chez les agriculteurs qui sont exposés aux pesticides.
- 4:11 Alors ça, c'est pour les cancers, mais il y a aussi d'autres types de maladies,
- 4:13 comme la maladie de Parkinson.
- 4:15 Là, on a diverses études qui mettent en évidence un risque qui double
- 4:19 chez les agriculteurs qui épandent des pesticides.
- 4:21 Quand on entend tout ça, on est tenté de se dire que réduire les pesticides,
- 4:25 au final, ça pourrait protéger les agriculteurs, non ?
- 4:28 Les agriculteurs sont clairement les premières victimes, en tout cas,
- 4:31 des ravages sanitaires potentiels des pesticides,
- 4:33 et ces mêmes agriculteurs demandent parfois eux-mêmes de l'aide au pouvoir public
- 4:37 et aussi, encore une fois, à la recherche, à la science,
- 4:40 pour trouver des alternatives pour leur permettant de se passer de pesticides.
- 4:44 Ça a été le cas en France, et on en a peu parlé, pour les néonicotinoïdes.
- 4:48 Alors, pour rappel, les néonicotinoïdes, qu'est-ce que c'est ?
- 4:51 C'est un type d'insecticide qui va attaquer le système nerveux des abeilles
- 4:56 et des insectes de manière plus globale.
- 4:58 En France, ces types d'insecticides ont été interdits en 2018,
- 5:01 mais cette année, la loi du plomb, à l'été, a été votée.
- 5:04 Elle permettait la réintroduction de certains néonicotinoïdes.
- 5:08 Cependant, le Conseil constitutionnel a interdit cette mesure-là dans la loi du plomb.
- 5:13 Aujourd'hui, du coup, où est-ce qu'on en est ?
- 5:15 C'est un peu un sujet brûlant en ce moment en France.
- 5:19 On a, d'un côté, les législateurs à l'origine de la loi du plomb
- 5:22 qui ont assuré qu'ils voulaient refaire des propositions de loi
- 5:25 pour repermettre l'autorisation des néonicotinoïdes.
- 5:28 On a vu aussi 2 millions de citoyens français
- 5:30 signer la pétition sur le site de l'Assemblée nationale
- 5:32 contre cette loi du plomb.
- 5:34 Et on a aussi, au milieu de tout ça, des agriculteurs,
- 5:36 notamment des betteraviers, qui, dans les médias, ont pris la parole
- 5:40 pour partager leur inquiétude sur leur rendement
- 5:43 si on ne réautorise pas les néonicotinoïdes.
- 5:46 Je vous propose d'en écouter un dans un reportage
- 5:48 qui avait été diffusé à l'époque sur France 24.
- 5:52 Là, il y a toute une colonie. Regardez.
- 5:55 Ils sont la bête noire de Nicolas de Diezbach.
- 5:58 Ces milliers de pucerons ravagent ses champs de betteraves sucrières.
- 6:02 Pour les éradiquer, une seule solution,
- 6:04 un insecticide aujourd'hui interdit.
- 6:07 Tous les autres pays européens ont le droit d'utiliser la cétamipride,
- 6:11 sauf la France.
- 6:13 Donc ça, c'est une concurrence déloyale.
- 6:17 C'était l'une des revendications des agriculteurs l'année dernière.
- 6:20 Le projet de loi débattu aujourd'hui à l'Assemblée
- 6:23 permettait sa réintroduction sous condition,
- 6:26 mais le texte devrait être largement amendé.
- 6:29 Ils détricotent le texte du Sénat
- 6:31 et rajoutent des contraintes encore pires que celles qu'on avait avant.
- 6:35 Dans ses parcelles de chou-fleurs, Antim Coupé fait face, lui, à la sécheresse.
- 6:40 La loi était censée faciliter la construction de bassines,
- 6:43 mais le dispositif a été retoqué.
- 6:45 Je pense que le ton va monter un peu plus fort
- 6:48 que ce qu'on a pu l'être à l'heure d'aujourd'hui.
- 6:51 J'ai des jeunes qui en ont plus que ras-le-bol.
- 6:53 L'agriculteur manifestera mercredi à Paris devant l'Assemblée nationale.
- 6:58 On imagine, Gabrielle, qu'il y a des solutions alternatives, non ?
- 7:02 Pour les néonicotinoïdes, dont parlait ce monsieur
- 7:05 qu'on a vu au début du reportage qui s'alarmait
- 7:08 du fait que lui disait qu'il n'y avait pas d'alternative
- 7:10 et était inquiet pour ses récoltes.
- 7:12 Depuis l'interdiction des néonicotinoïdes,
- 7:14 il y a eu des années pour les betteraves françaises
- 7:17 qui ont été particulièrement dures.
- 7:19 En 2020, les rendements étaient de moins 28%,
- 7:23 donc ce n'est pas rien.
- 7:25 Mais cette même année, des agriculteurs ont demandé
- 7:28 à l'Etat d'intensifier les recherches pour trouver ces alternatives.
- 7:32 Donc j'y viens.
- 7:33 Il y a des chercheurs qui travaillent d'arrache-pied
- 7:35 depuis plus de quatre ans sur ces alternatives,
- 7:38 main dans la main avec les agriculteurs
- 7:40 et les aides à expérimenter dans les champs ces alternatives.
- 7:43 Ça fait donc quatre ans,
- 7:45 et ce groupe de chercheurs a pu publier un premier bilan
- 7:50 de cela dans The Conversation.
- 7:52 Alors qu'est-ce qu'on peut en retenir ?
- 7:54 C'est qu'il n'y a pas une solution miracle,
- 7:56 il y a plutôt un éventail de diverses alternatives
- 7:59 qui sont efficaces et complémentaires.
- 8:01 Alors je ne vais pas pouvoir toutes vous les citer,
- 8:03 je vais en mentionner peut-être juste deux aujourd'hui.
- 8:05 Il y a par exemple ce qui concerne les repousses
- 8:08 et la betterave sucrière qu'on voit à l'écran.
- 8:10 En fait, si vous voulez, une betterave sucrière,
- 8:13 la bête noire des agriculteurs,
- 8:15 c'est le puceron parce qu'il transmet la jaunisse aux betteraves.
- 8:18 Mais un puceron, pour pouvoir transmettre la jaunisse à une betterave,
- 8:22 il faut qu'il ait auparavant sucé la sève d'une autre betterave
- 8:25 qui avait elle-même la jaunisse.
- 8:27 Donc du coup, les repousses, c'est important
- 8:29 parce que si toute l'année dans le champ,
- 8:31 il y a des betteraves potentiellement contaminées,
- 8:33 ça veut dire que d'une année sur l'autre,
- 8:34 le virus pourra toujours être présent.
- 8:36 Ce que disent ces chercheurs,
- 8:37 c'est que si on élimine les repousses de betteraves,
- 8:39 déjà ça minimise les risques.
- 8:40 Il y a aussi d'autres choses qui peuvent être faites.
- 8:42 Par exemple, sur les prédateurs naturels des pucerons,
- 8:45 des insectes comme les chrysopes,
- 8:47 si on plante des haies,
- 8:48 ça va permettre à ces prédateurs naturels du puceron de proliférer
- 8:52 et donc d'être des adjuvants, des agriculteurs.
- 8:55 Bref, il y a plein de choses qui peuvent être faites.
- 8:57 Mais ce que racontent ces chercheurs,
- 8:59 c'est que si on n'aide pas les agriculteurs,
- 9:01 si on ne les accompagne pas, notamment financièrement,
- 9:03 tout cela sera très difficile.
- 9:05 Ce que vous êtes en train de dire, je vous lis.
- 9:07 Tout ça est une question de choix et d'arbitrage politique, forcément.
- 9:10 Oui, tout à fait.
- 9:11 Où est-ce qu'on veut investir ?
- 9:13 C'est clairement une question qui dépasse à la fois les agriculteurs
- 9:15 et les scientifiques.
- 9:16 Et en la matière, sur la question des néonicotinoïdes,
- 9:19 il y a un pays dont on parle assez peu régulièrement
- 9:21 et qui est très intéressant.
- 9:23 On a tendance à dire que la France est le seul pays
- 9:25 qui a interdit les néonicotinoïdes en Europe.
- 9:27 L'agriculteur le disait lui-même dans le reportage.
- 9:29 Eh bien, ce n'est pas tout à fait vrai.
- 9:30 Il y a un pays, avant la France,
- 9:32 qui a interdit les néonicotinoïdes.
- 9:34 Je vous propose de découvrir de quel pays il s'agit
- 9:36 dans ce reportage qui a été diffusé sur France 24.
- 9:41 C'est un concentré de nature au cœur de l'Europe centrale.
- 9:45 La Slovénie possède le plus grand nombre
- 9:48 de réserves naturelles par habitant en Europe.
- 9:50 Ici, 38% de la surface est protégée.
- 9:54 Et pour préserver les abeilles, son symbole national,
- 9:58 le pays a été le premier du continent
- 10:00 à bannir les néonicotinoïdes,
- 10:02 ces pesticides qui agissent
- 10:04 sur le système nerveux des insectes.
- 10:08 Dans son village, à l'ouest du pays,
- 10:10 Ivan Atelsek est un apiculteur heureux.
- 10:13 Il produit 6 tonnes de miel par an.
- 10:18 Regardez les abeilles telles qu'on les voit ici.
- 10:20 Les alvéoles sont lisses,
- 10:22 cela veut dire qu'elles sont en parfaite santé.
- 10:26 Ça, c'est le miel, un miel printanier
- 10:28 de cerisier et d'acacia.
- 10:33 Aujourd'hui, ces abeilles sont en pleine forme,
- 10:36 mais ça n'a pas toujours été le cas.
- 10:38 En 2009, il a vécu ce qu'il décrit
- 10:40 comme un traumatisme.
- 10:44 Un jour, nous sommes descendus vers les ruches
- 10:46 pour jeter un coup d'œil.
- 10:48 Et là, nous avons vu toutes les abeilles tomber.
- 10:50 3 kg d'abeilles mortes.
- 10:52 3 kg par ruche.
- 10:56 En fait, les champs de maïs alentour
- 10:58 avaient été pulvérisés d'insecticides.
- 11:00 Au cours de ces années-là,
- 11:02 c'est une hécatombe.
- 11:04 Des millions d'abeilles meurent.
- 11:06 Un choc.
- 11:08 La Slovénie connaît encore
- 11:10 une vague de mortalité d'abeilles.
- 11:12 Dans la région de Pesnika,
- 11:14 un apiculteur a perdu 40 %
- 11:16 de ses abeilles.
- 11:18 Le pays décide alors
- 11:20 d'en finir avec ses pratiques agricoles.
- 11:22 Les néonicotinoïdes
- 11:24 deviennent interdits en 2011.
- 11:26 Et dans les années qui suivent,
- 11:28 l'usage des autres pesticides
- 11:30 sera réduit de moitié.
- 11:32 Et je précise que
- 11:34 depuis l'interdiction des néonicotinoïdes
- 11:36 en Slovénie
- 11:38 et de bon nombre de pesticides,
- 11:40 les rendements sont restés
- 11:42 stables au niveau agricole.
- 11:44 Donc ça fonctionne si on veut.
- 11:46 Certains pays ont donc choisi d'autres voies.
- 11:48 Certains agriculteurs en France
- 11:50 également, en cultivant sans pesticides.
- 11:52 Ce choix peut être motivé
- 11:54 par des craintes environnementales
- 11:56 ou par un choix fait au nom
- 11:58 de l'efficacité.
- 12:00 Oui, tout à fait.
- 12:02 Si on pense long terme,
- 12:04 très souvent,
- 12:06 plus on utilisera
- 12:08 un certain pesticide pour un certain problème,
- 12:10 moins il sera efficace.
- 12:12 Les insectes ravageurs
- 12:14 peuvent développer des résistances.
- 12:16 On parle souvent de ça en France
- 12:18 à propos des antibiotiques et de l'antibiorésistance.
- 12:20 C'est aussi un phénomène qu'on observe sur les pesticides.
- 12:22 Donc à long terme, mieux vaut avoir
- 12:24 un catalogue d'options différentes à solliciter
- 12:26 plutôt que de tout mettre
- 12:28 et de se baser uniquement
- 12:30 sur les pesticides.
- 0:00 As we do every day, we're taking the time to decipher the news using meaningful photos.
- 0:04 Today, we welcome Gabrielle Maréchaux, whom you now know, an environmental journalist at The Conversation France.
- 0:08 Hello, Gabrielle. Let's perhaps look at a picture right away.
- 0:11 You've brought this image with you, an image that comes to us from Hong Kong.
- 0:14 Explain to us what it's about.
- 0:16 Hello, Elisabeth. Hello everyone.
- 0:18 Yes, absolutely. So, this photo was taken by an AFP photographer in Hong Kong.
- 0:22 We see a municipal employee taking a break after what was simply exhausting work,
- 0:27 as this gentleman, who is also quite elderly, is actually responsible for spreading pesticides in the city's green spaces.
- 0:35 To do this, he has to work with a huge container of pesticides on his back.
- 0:38 Here, we see him in a moment of rest. He has removed the mask he is obliged to wear,
- 0:41 but he has kept his gloves and this suit.
- 0:44 And it's precisely because of this suit that I brought you this photo today, Elisabeth.
- 0:48 In fact, this suit is a real ordeal every day when you work in Hong Kong's climate.
- 0:53 It's hot.
- 0:54 Exactly. On the same day, the AFP photographer who took this photo also took a picture of the thermometer measuring the inside of the suit.
- 1:01 And we see that it's 32 degrees Celsius and 90% humidity.
- 1:05 So, it's as if this gentleman was working in a hammam, you know.
- 1:07 It's not exactly appealing, indeed. So, it certainly seems extremely arduous.
- 1:10 This suit, at least, is supposed to protect him, I imagine, from the product he's spreading everywhere, right?
- 1:16 Well, that's what one might think, but not necessarily.
- 1:19 In fact, a group of French researchers discovered this while studying pesticide exposure among farmers in the Bordeaux region.
- 1:27 To study this, they placed patches on the farmers' skin.
- 1:30 In the group of farmers in question, on whom they placed patches just before they spread pesticides,
- 1:35 some wore equipment similar to that of this gentleman, which is mandatory according to French regulations when spreading pesticides.
- 1:42 Others did not wear them, because in Hong Kong, as in France, these suits can be very uncomfortable and cumbersome.
- 1:51 And what these researchers discovered, which is simply beyond comprehension,
- 1:54 is that people wearing suits were more exposed to pesticides than those who weren't.
- 2:00 So, completely counterproductive, how is that possible?
- 2:04 Well, in fact, it's due to a phenomenon of chemical permeation.
- 2:07 Basically, Elisabeth, the molecules of certain pesticides can pass through the suits.
- 2:12 Inside, they will be in a microcosm full of humidity, sweat, and heat, which will prevent their evaporation.
- 2:18 So, it's as if these molecules are trapped inside.
- 2:21 And this will therefore lead to prolonged contact with the skin.
- 2:25 But that's not all. What the two researchers, the two arcotoxicologists who wrote about this for us, for The Conversation, explain,
- 2:31 is that if farmers want to meticulously follow regulations to the letter,
- 2:36 it can also put them in immediate danger.
- 2:39 They cite the case of a gentleman who, when adjusting the sprayer just before spreading pesticides, removes his mask.
- 2:46 Why does he remove his mask?
- 2:47 Well, simply because there's fog on the mask.
- 2:49 And so, he can't see anything and puts himself in danger.
- 2:52 And so, he inevitably has to remove it.
- 2:54 So, this is still important information.
- 2:57 I imagine it's shocking for those who use these suits.
- 3:01 The mandatory protections don't really protect.
- 3:03 Does this also surprise the farmers who are primarily concerned?
- 3:07 Well, not really, these two researchers, Fabienne Gouty and Alain Garrigou, explain again,
- 3:11 who did a truly colossal amount of fieldwork.
- 3:14 In this fieldwork, they report testimonies from farmers' partners
- 3:19 who say that at night, when they sleep next to their spouse,
- 3:22 they can recognize the type of pesticide he spread during the day,
- 3:26 just by the smell of their husband, even though their husband took a shower before going to bed.
- 3:30 It doesn't really surprise them.
- 3:32 And what these two researchers conclude is that if we don't take into account
- 3:37 the constraints, knowledge, and lived experience of all these workers
- 3:41 who have to work with farmers,
- 3:43 then we can never truly protect them against the risks.
- 3:46 We imagine these risks are not without impact on their health, of course.
- 3:49 Yes, absolutely.
- 3:50 So, today, we know that farmers are particularly vulnerable
- 3:53 against certain types of cancer, such as colon cancer,
- 3:56 multiple myeloma, which is a type of blood cancer,
- 3:59 and non-Hodgkin's lymphomas, which attack the lymphatic system.
- 4:03 And for this last type of cancer alone, the risk increases by up to 70%
- 4:07 among farmers who are exposed to pesticides.
- 4:11 So that's for cancers, but there are also other types of diseases,
- 4:13 such as Parkinson's disease.
- 4:15 Here, various studies highlight a doubled risk
- 4:19 among farmers who spray pesticides.
- 4:21 When we hear all this, we are tempted to think that reducing pesticides,
- 4:25 in the end, could protect farmers, couldn't it?
- 4:28 Farmers are clearly the first victims, in any case,
- 4:31 of the potential health damage caused by pesticides,
- 4:33 and these same farmers sometimes ask for help from public authorities themselves
- 4:37 and also, once again, from research, from science,
- 4:40 to find alternatives that allow them to do without pesticides.
- 4:44 This was the case in France, and it was little discussed, for neonicotinoids.
- 4:48 So, as a reminder, what are neonicotinoids?
- 4:51 They are a type of insecticide that attacks the nervous system of bees
- 4:56 and insects more broadly.
- 4:58 In France, these types of insecticides were banned in 2018,
- 5:01 but this year, the 'loi du plomb' (lead law) was voted in the summer.
- 5:04 It allowed for the reintroduction of certain neonicotinoids.
- 5:08 However, the Constitutional Council prohibited this measure in the 'loi du plomb'.
- 5:13 So, where do we stand today?
- 5:15 It's a bit of a hot topic right now in France.
- 5:19 On one hand, we have the legislators behind the 'loi du plomb'
- 5:22 who assured that they wanted to reintroduce legislative proposals
- 5:25 to re-allow the authorization of neonicotinoids.
- 5:28 We also saw 2 million French citizens
- 5:30 sign the petition on the National Assembly's website
- 5:32 against this 'loi du plomb'.
- 5:34 And in the midst of all this, we also have farmers,
- 5:36 particularly sugar beet growers, who spoke out in the media
- 5:40 to share their concerns about their yields
- 5:43 if neonicotinoids are not re-authorized.
- 5:46 I suggest we listen to one of them in a report
- 5:48 that was broadcast at the time on France 24.
- 5:52 There's a whole colony there. Look.
- 5:55 They are Nicolas de Diezbach's bane.
- 5:58 These thousands of aphids are ravaging his sugar beet fields.
- 6:02 To eradicate them, there's only one solution,
- 6:04 an insecticide currently banned.
- 6:07 All other European countries are allowed to use acetamiprid,
- 6:11 except France.
- 6:13 So that's unfair competition.
- 6:17 That was one of the farmers' demands last year.
- 6:20 The bill debated today in the Assembly
- 6:23 allowed for its reintroduction under certain conditions,
- 6:26 but the text is expected to be largely amended.
- 6:29 They are unpicking the Senate's text
- 6:31 and adding even worse constraints than we had before.
- 6:35 In his cauliflower plots, Antim Coupé, for his part, is facing drought.
- 6:40 The law was supposed to facilitate the construction of water reservoirs,
- 6:43 but the measure was rejected.
- 6:45 I think the tone is going to get a bit stronger
- 6:48 than it has been up to now.
- 6:51 I have young people who are completely fed up.
- 6:53 The farmer will demonstrate on Wednesday in Paris in front of the National Assembly.
- 6:58 We imagine, Gabrielle, that there are alternative solutions, aren't there?
- 7:02 Regarding neonicotinoids, which this gentleman was talking about,
- 7:05 whom we saw at the beginning of the report, who was concerned
- 7:08 because he said there was no alternative
- 7:10 and was worried about his crops.
- 7:12 Since the ban on neonicotinoids,
- 7:14 there have been years for French sugar beets
- 7:17 that have been particularly difficult.
- 7:19 In 2020, yields were down 28%,
- 7:23 so that's significant.
- 7:25 But that same year, farmers asked
- 7:28 the State to intensify research to find these alternatives.
- 7:32 So, I'm getting to that.
- 7:33 There are researchers who have been working tirelessly
- 7:35 for over four years on these alternatives,
- 7:38 hand in hand with farmers
- 7:40 and helping them experiment with these alternatives in the fields.
- 7:43 So, it's been four years,
- 7:45 and this group of researchers was able to publish an initial assessment
- 7:50 of this in The Conversation.
- 7:52 So, what can we take away from this?
- 7:54 It's that there isn't one miracle solution;
- 7:56 rather, there's a range of diverse alternatives
- 7:59 that are effective and complementary.
- 8:01 Now, I won't be able to list them all for you,
- 8:03 I'll just mention perhaps two today.
- 8:05 For example, regarding volunteer plants
- 8:08 and the sugar beet we see on screen.
- 8:10 In fact, if you will, for a sugar beet,
- 8:13 the farmers' bane,
- 8:15 is the aphid because it transmits jaundice to the beets.
- 8:18 But for an aphid to transmit jaundice to a beet,
- 8:22 it must have previously sucked the sap from another beet
- 8:25 that itself had jaundice.
- 8:27 So, volunteer plants are important
- 8:29 because if throughout the year in the field,
- 8:31 there are potentially contaminated beets,
- 8:33 that means from one year to the next,
- 8:34 the virus can always be present.
- 8:36 What these researchers say
- 8:37 is that if we eliminate volunteer beet plants,
- 8:39 that already minimizes the risks.
- 8:40 There are also other things that can be done.
- 8:42 For example, regarding the natural predators of aphids,
- 8:45 insects like lacewings,
- 8:47 if we plant hedges,
- 8:48 that will allow these natural aphid predators to proliferate
- 8:52 and thus be allies for farmers.
- 8:55 In short, there are many things that can be done.
- 8:57 But what these researchers say
- 8:59 is that if we don't help farmers,
- 9:01 if we don't support them, especially financially,
- 9:03 all of this will be very difficult.
- 9:05 What you are saying, I understand.
- 9:07 All of this is a matter of political choice and arbitration, naturally.
- 9:10 Yes, absolutely.
- 9:11 Where do we want to invest?
- 9:13 It's clearly a question that goes beyond both farmers
- 9:15 and scientists.
- 9:16 And in this regard, on the issue of neonicotinoids,
- 9:19 there's a country that isn't talked about very often
- 9:21 and which is very interesting.
- 9:23 We tend to say that France is the only country
- 9:25 that has banned neonicotinoids in Europe.
- 9:27 The farmer himself said it in the report.
- 9:29 Well, that's not entirely true.
- 9:30 There is a country, before France,
- 9:32 that banned neonicotinoids.
- 9:34 I invite you to discover which country it is
- 9:36 in this report broadcast on France 24.
- 9:41 It's a concentration of nature in the heart of Central Europe.
- 9:45 Slovenia has the largest number
- 9:48 of nature reserves per capita in Europe.
- 9:50 Here, 38% of the surface area is protected.
- 9:54 And to preserve bees, its national symbol,
- 9:58 the country was the first on the continent
- 10:00 to ban neonicotinoids,
- 10:02 these pesticides that act
- 10:04 on the nervous system of insects.
- 10:08 In his village, in the west of the country,
- 10:10 Ivan Atelsek is a happy beekeeper.
- 10:13 He produces 6 tons of honey per year.
- 10:18 Look at the bees as we see them here.
- 10:20 The cells are smooth,
- 10:22 which means they are in perfect health.
- 10:26 This is the honey, a spring honey
- 10:28 from cherry and acacia trees.
- 10:33 Today, these bees are in great shape,
- 10:36 but that hasn't always been the case.
- 10:38 In 2009, he experienced what he describes
- 10:40 as a trauma.
- 10:44 One day, we went down to the hives
- 10:46 to take a look.
- 10:48 And there, we saw all the bees falling.
- 10:50 3 kg of dead bees.
- 10:52 3 kg per hive.
- 10:56 In fact, the surrounding cornfields
- 10:58 had been sprayed with insecticides.
- 11:00 During those years,
- 11:02 it was a massacre.
- 11:04 Millions of bees died.
- 11:06 A shock.
- 11:08 Slovenia is still experiencing
- 11:10 a wave of bee mortality.
- 11:12 In the Pesnika region,
- 11:14 a beekeeper lost 40%
- 11:16 of his bees.
- 11:18 The country then decided
- 11:20 to put an end to these agricultural practices.
- 11:22 Neonicotinoids
- 11:24 were banned in 2011.
- 11:26 And in the following years,
- 11:28 the use of other pesticides
- 11:30 was reduced by half.
- 11:32 And I should point out that
- 11:34 since the ban on neonicotinoids
- 11:36 in Slovenia
- 11:38 and many other pesticides,
- 11:40 yields have remained
- 11:42 stable in agriculture.
- 11:44 So it works, if you want.
- 11:46 Some countries have therefore chosen other paths.
- 11:48 Some farmers in France
- 11:50 also, by cultivating without pesticides.
- 11:52 This choice can be motivated
- 11:54 by environmental concerns
- 11:56 or by a choice made in the name
- 11:58 of efficiency.
- 12:00 Yes, absolutely.
- 12:02 If we think long-term,
- 12:04 very often,
- 12:06 the more we use
- 12:08 a certain pesticide for a certain problem,
- 12:10 the less effective it will be.
- 12:12 Pest insects
- 12:14 can develop resistance.
- 12:16 We often talk about this in France
- 12:18 regarding antibiotics and antibiotic resistance.
- 12:20 It's also a phenomenon we observe with pesticides.
- 12:22 So in the long term, it's better to have
- 12:24 a catalog of different options to employ
- 12:26 rather than using everything
- 12:28 and relying solely
- 12:30 on pesticides.
- 0:00 毎日、意味のある写真から情報を解読する時間を取っています。
- 0:04 今日は、すでにおなじみのThe Conversation Franceの環境ジャーナリスト、ガブリエル・マレショーさんをお迎えしています。
- 0:08 ガブリエルさん、こんにちは。早速ですが、写真を見てみましょう。
- 0:11 この写真を持ってきてくださいましたね。香港からの写真です。
- 0:14 何についての写真か説明してください。
- 0:16 エリザベスさん、こんにちは。皆さん、こんにちは。
- 0:18 はい、そうです。これはAFPのカメラマンが香港で撮影した写真です。
- 0:22 市の職員が、本当に大変な仕事の後で休憩している様子が写っています。
- 0:27 というのも、この方はかなり高齢ですが、実際には市内の緑地に殺虫剤を散布する仕事をしているからです。
- 0:35 そのため、彼は背中に巨大な殺虫剤の容器を背負って作業しなければなりません。
- 0:38 今、彼は休憩中で、着用義務のあるマスクを外しています。
- 0:41 しかし、手袋とこの防護服は着たままです。
- 0:44 エリザベスさん、今日この写真を持ってきたのは、まさにこの防護服についてお話しするためです。
- 0:48 実は、この防護服は香港の気候で作業する人にとっては、日常的に本当の苦痛なのです。
- 0:53 暑いんです。
- 0:54 その通りです。同じ日、この写真を撮ったAFPのカメラマンは、防護服の中の温度を測る温度計の写真を撮りました。
- 1:01 それを見ると、32度で湿度が90%でした。
- 1:05 つまり、この方はまるでハマムの中で働いているようなものです。
- 1:07 確かに、夢のような話ではありませんね。それは間違いなく非常に辛そうです。
- 1:10 この防護服は、少なくとも彼が散布している製品から彼を守るためのものですよね?
- 1:16 そう思われるかもしれませんが、必ずしもそうではありません。
- 1:19 実は、ボルドー地方の農家の殺虫剤への曝露について研究していたフランスの研究者グループが、このことを発見しました。
- 1:27 その研究のために、彼らは農家の皮膚にパッチを貼りました。
- 1:30 問題の農家グループに、殺虫剤を散布する直前にパッチを貼ったところ、
- 1:35 一部の農家は、この男性が着ているような装備をしていました。これはフランスの規制では殺虫剤を散布する際に義務付けられています。
- 1:42 他の農家は着用していませんでした。香港でもフランスでも、これらの防護服は非常に煩わしく、かさばることがあるからです。
- 1:51 そして、これらの研究者が発見したことは、まさに常識を覆すものでした。
- 1:54 それは、防護服を着用していた人の方が、着用していなかった人よりも殺虫剤に多く曝露されていたということです。
- 2:00 まったく逆効果ですね。どうしてそんなことがあり得るのでしょうか?
- 2:04 実は、それは化学物質の透過現象によるものです。
- 2:07 エリザベスさん、実は一部の殺虫剤の分子は防護服を透過してしまうのです。
- 2:12 防護服の内側では、湿気、汗、熱に満ちた微小環境に閉じ込められ、蒸発が妨げられます。
- 2:18 つまり、これらの分子は内側に閉じ込められているようなものです。
- 2:21 その結果、皮膚との接触が長時間続くことになります。
- 2:25 しかし、それだけではありません。The Conversationのためにこの件について執筆してくれた2人の研究者、2人の農薬毒性学者が語るところによると、
- 2:31 農家が規制を厳密に遵守しようとすると、
- 2:36 それが彼らを即座の危険にさらす可能性もあるのです。
- 2:39 彼らは、殺虫剤を散布する直前に噴霧器を調整する際、マスクを外す男性の例を挙げています。
- 2:46 なぜ彼はマスクを外すのでしょうか?
- 2:47 それは単に、マスクが曇ってしまうからです。
- 2:49 そのため、何も見えなくなり、危険な状態になります。
- 2:52 だから、必然的に外さざるを得ないのです。
- 2:54 これはやはり重要な情報ですね。
- 2:57 これらの防護服を使っている人にとっては衝撃的でしょう。
- 3:01 義務付けられている保護具が、実際にはあまり保護になっていないのですね。
- 3:03 このことは、最も関係の深い農家の人々にとっても驚きなのでしょうか?
- 3:07 いいえ、そうでもありません、とファビエンヌ・グーティとアラン・ガリグーという2人の研究者は再び語っています。
- 3:11 彼らは本当に膨大な現地調査を行いました。
- 3:14 彼らはこの現地調査で、農家の妻たちの証言を報告しています。
- 3:19 彼女たちは、夜、夫の隣で寝ていると、
- 3:22 夫がその日に散布した殺虫剤の種類を、
- 3:26 夫が寝る前にシャワーを浴びていたとしても、その匂いだけで識別できると語っています。
- 3:30 彼らにとっては、あまり驚くことではないのです。
- 3:32 そして、この2人の研究者が結論付けているのは、もし私たちが考慮に入れなければ、
- 3:37 これらすべての労働者の制約、知識、そして現場での経験を、
- 3:41 農家と協力して働かなければならない人々の、
- 3:43 そのリスクから彼らを真に保護することは決してできないだろう、ということです。
- 3:46 これらのリスクが彼らの健康に影響を与えないわけがない、と想像できますね。
- 3:49 はい、その通りです。
- 3:50 今日では、農家の人々が特に脆弱であることが分かっています。
- 3:53 結腸がんのような特定の種類のがん、
- 3:56 血液がんの一種である多発性骨髄腫、
- 3:59 そしてリンパ系を攻撃する非ホジキンリンパ腫です。
- 4:03 そして、この最後の種類のがんだけでも、農薬にさらされている農家では、
- 4:07 リスクは最大70%増加します。
- 4:11 これはがんについてですが、他にもパーキンソン病のような病気もあります。
- 4:13 例えばパーキンソン病です。
- 4:15 ここでは、農薬を散布する農家では、
- 4:19 リスクが2倍になることを示す様々な研究があります。
- 4:21 これらすべてを聞くと、農薬を減らすことが、
- 4:25 結局のところ、農家を保護することになるのではないか、と思いたくなりますよね?
- 4:28 農家は明らかに、少なくとも、
- 4:31 農薬による潜在的な健康被害の最初の犠牲者です。
- 4:33 そして、これらの農家自身が、時には公権力に助けを求めます。
- 4:37 そして、改めて、研究や科学にも、
- 4:40 農薬を使わずに済む代替策を見つけるために。
- 4:44 フランスでは、ネオニコチノイドについて、あまり語られませんでしたが、そうでした。
- 4:48 では、改めて、ネオニコチノイドとは何でしょうか?
- 4:51 これは、ミツバチの神経系を攻撃する殺虫剤の一種です。
- 4:56 そして、より広範な昆虫の神経系も。
- 4:58 フランスでは、これらの殺虫剤は2018年に禁止されました。
- 5:01 しかし今年、夏に「鉛法」が可決されました。
- 5:04 それは、一部のネオニコチノイドの再導入を許可するものでした。
- 5:08 しかし、憲法評議会は「鉛法」におけるこの措置を禁止しました。
- 5:13 では、今日、私たちはどこにいるのでしょうか?
- 5:15 これは現在、フランスで少しホットな話題です。
- 5:19 一方では、「鉛法」の立案者である議員たちがいます。
- 5:22 彼らは、ネオニコチノイドの認可を再許可するための法案を再提出すると断言しました。
- 5:25 ネオニコチノイドの認可を再許可するために。
- 5:28 また、200万人のフランス市民が、
- 5:30 国民議会のウェブサイトで請願書に署名しました。
- 5:32 この「鉛法」に反対して。
- 5:34 そして、これらすべての中で、農家もいます。
- 5:36 特にテンサイ農家が、メディアで発言しました。
- 5:40 ネオニコチノイドが再認可されない場合、
- 5:43 彼らの収穫量に対する懸念を共有するために。
- 5:46 ここで、ある農家の声を聞いてみましょう。
- 5:48 当時フランス24で放送されたレポートからです。
- 5:52 「そこにコロニー全体がいます。見てください。」
- 5:55 彼らはニコラ・ド・ディーズバッハにとって目の敵です。
- 5:58 何千ものアブラムシが彼のテンサイ畑を荒らしています。
- 6:02 それらを根絶するには、唯一の解決策があります。
- 6:04 今日では禁止されている殺虫剤です。
- 6:07 「他のすべてのヨーロッパ諸国はセタミプリドの使用を許可されています。
- 6:11 フランスを除いて。」
- 6:13 「これは不公正な競争です。」
- 6:17 これは昨年、農家からの要求の一つでした。
- 6:20 今日、議会で議論されている法案は、
- 6:23 条件付きでの再導入を許可するものでした。
- 6:26 しかし、その法案は大幅に修正される見込みです。
- 6:29 「彼らは上院の法案を解体し、
- 6:31 以前よりもさらに悪い制約を追加しています。」
- 6:35 カリフラワー畑では、アンティム・クーペは干ばつに直面しています。
- 6:40 この法律は貯水池の建設を容易にするはずでした。
- 6:43 しかし、その制度は却下されました。
- 6:45 「私は、これまでよりもさらに声が大きくなると思います。
- 6:48 今日までそうであったよりも。」
- 6:51 「若い人たちはもううんざりしています。」
- 6:53 この農家は水曜日にパリの国民議会前でデモを行う予定です。
- 6:58 ガブリエル、代替策があると思いますよね?
- 7:02 ネオニコチノイドについては、この男性が話していたように
- 7:05 レポートの冒頭で見た男性が懸念していたのは
- 7:08 彼が代替案がないと言っていたこと、そして
- 7:10 彼の収穫について心配していたことです。
- 7:12 ネオニコチノイドが禁止されて以来、
- 7:14 フランスのテンサイにとっては、
- 7:17 特に厳しい年が続きました。
- 7:19 2020年には、収穫量が28%減少しました。
- 7:23 これは決して少なくありません。
- 7:25 しかし、同年、農家は
- 7:28 国に対し、これらの代替案を見つけるための研究を強化するよう求めました。
- 7:32 そこで本題に入ります。
- 7:33 研究者たちは懸命に働いています
- 7:35 4年以上にわたり、これらの代替案について
- 7:38 農家と協力し、
- 7:40 これらの代替案を畑で実験するのを支援しています。
- 7:43 つまり4年間、
- 7:45 この研究者グループは、最初の報告書を
- 7:50 The Conversationで発表することができました。
- 7:52 では、そこから何がわかるでしょうか?
- 7:54 それは、特効薬のような解決策は一つではなく、
- 7:56 むしろ、効果的で補完的な様々な代替案が
- 7:59 幅広く存在するという点です。
- 8:01 すべてを挙げることはできませんが、
- 8:03 今日はそのうち2つだけご紹介します。
- 8:05 例えば、画面に映っているテンサイの
- 8:08 ひこばえに関するものです。
- 8:10 実際、テンサイにとって、
- 8:13 農家にとっての天敵は、
- 8:15 アブラムシです。アブラムシはテンサイに黄化病を伝染させるからです。
- 8:18 しかし、アブラムシがテンサイに黄化病を伝染させるためには、
- 8:22 事前に黄化病にかかっていた別のテンサイの汁を吸っている必要があります。
- 8:25 そのテンサイ自体が黄化病にかかっていた場合です。
- 8:27 したがって、ひこばえが重要になります。
- 8:29 なぜなら、もし一年中畑に
- 8:31 潜在的に汚染されたテンサイがある場合、
- 8:33 それは、毎年、
- 8:34 ウイルスが常に存在しうることを意味するからです。
- 8:36 これらの研究者が言うには、
- 8:37 テンサイのひこばえを除去すれば、
- 8:39 それだけでリスクを最小限に抑えられます。
- 8:40 他にもできることがあります。
- 8:42 例えば、アブラムシの天敵である
- 8:45 クサカゲロウのような昆虫についてですが、
- 8:47 生垣を植えれば、
- 8:48 アブラムシのこれらの天敵が繁殖しやすくなり、
- 8:52 農家にとっての助けとなるでしょう。
- 8:55 要するに、できることはたくさんあります。
- 8:57 しかし、これらの研究者が語るのは、
- 8:59 もし農家を助けず、
- 9:01 特に財政的に支援しなければ、
- 9:03 これらすべては非常に困難になるということです。
- 9:05 あなたが言っていること、私は理解しています。
- 9:07 これらすべては、必然的に政治的な選択と判断の問題です。
- 9:10 はい、その通りです。
- 9:11 どこに投資したいのか?
- 9:13 これは明らかに、農家と
- 9:15 科学者の両方を超える問題です。
- 9:16 そしてこの件に関して、ネオニコチノイドの問題については、
- 9:19 あまり定期的に話題にならない国があります
- 9:21 そして、それは非常に興味深いことです。
- 9:23 フランスがヨーロッパで唯一、
- 9:25 ネオニコチノイドを禁止した国だと言われがちですが、
- 9:27 農家の方もレポートでそうおっしゃっていました。
- 9:29 しかし、それは完全に正しいわけではありません。
- 9:30 フランスよりも前に、ある国が
- 9:32 ネオニコチノイドを禁止しました。
- 9:34 それがどの国なのか、ご紹介しましょう。
- 9:36 フランス24で放送されたこのレポートで。
- 9:41 中央ヨーロッパの中心にある、自然の宝庫です。
- 9:45 スロベニアは、ヨーロッパで最も多くの
- 9:48 一人当たりの自然保護区を擁しています。
- 9:50 ここでは、国土の38%が保護されています。
- 9:54 そして、国の象徴であるミツバチを守るため、
- 9:58 この国は大陸で最初に
- 10:00 ネオニコチノイドを禁止しました。
- 10:02 昆虫の神経系に作用する
- 10:04 これらの殺虫剤です。
- 10:08 国の西部にある彼の村で、
- 10:10 イヴァン・アテルセクは幸せな養蜂家です。
- 10:13 彼は年間6トンの蜂蜜を生産しています。
- 10:18 ここにいるミツバチを見てください。
- 10:20 巣房は滑らかで、
- 10:22 これは彼らが完全に健康であることを意味します。
- 10:26 これは蜂蜜、春の蜂蜜です。
- 10:28 サクランボとアカシアの。
- 10:33 今日、これらのミツバチは絶好調ですが、
- 10:36 常にそうだったわけではありません。
- 10:38 2009年、彼は自身が「トラウマ」と表現する
- 10:40 出来事を経験しました。
- 10:44 ある日、私たちは巣箱の様子を見に行きました。
- 10:46 すると、
- 10:48 すべてのミツバチが落ちていくのを見ました。
- 10:50 3キログラムの死んだミツバチ。
- 10:52 1つの巣箱につき3キログラムです。
- 10:56 実際、周囲のトウモロコシ畑には
- 10:58 殺虫剤が散布されていました。
- 11:00 その数年間で、
- 11:02 それは大惨事でした。
- 11:04 何百万ものミツバチが死んでいきました。
- 11:06 衝撃でした。
- 11:08 スロベニアでは、さらに
- 11:10 ミツバチの大量死が起こりました。
- 11:12 ペスニカ地方では、
- 11:14 ある養蜂家がミツバチの40%を
- 11:16 失いました。
- 11:18 そこで国は
- 11:20 これらの農業慣行を終わらせることを決定しました。
- 11:22 ネオニコチノイドは
- 11:24 2011年に禁止されました。
- 11:26 そしてその後の数年間で、
- 11:28 他の殺虫剤の使用も
- 11:30 半分に削減されました。
- 11:32 そして、付け加えておきますが、
- 11:34 スロベニアでネオニコチノイドと
- 11:36 多くの殺虫剤が禁止されて以来、
- 11:38 農業生産量は
- 11:40 安定しています。
- 11:42 つまり、望めば機能するということです。
- 11:44 つまり、望めば機能するということです。
- 11:46 いくつかの国は、別の道を選んだのです。
- 11:48 フランスの一部の農家も
- 11:50 同様に、農薬を使わずに栽培しています。
- 11:52 この選択は、動機付けられることがあります。
- 11:54 環境への懸念によって、
- 11:56 あるいは、~の名の下になされた選択によって、
- 11:58 効率性の。
- 12:00 はい、その通りです。
- 12:02 長期的に考えれば、
- 12:04 非常に多くの場合、
- 12:06 使えば使うほど、
- 12:08 ある問題に対してある特定の農薬を、
- 12:10 その効果は薄れていきます。
- 12:12 害虫は
- 12:14 抵抗力をつけることがあります。
- 12:16 フランスではよく、
- 12:18 抗生物質と薬剤耐性について話されますが、
- 12:20 これは農薬についても見られる現象です。
- 12:22 ですから長期的には、持っている方が良いでしょう。
- 12:24 頼れる様々な選択肢のカタログを、
- 12:26 全てを投入するよりも、
- 12:28 そして、もっぱら
- 12:30 農薬に頼るよりも。
- 0:00 매일 그렇듯이, 의미 있는 사진들을 통해 정보를 해독하는 시간을 갖습니다.
- 0:04 오늘은 이제 여러분께 익숙한 The Conversation France의 환경 전문 기자 가브리엘 마레쇼를 모셨습니다.
- 0:08 안녕하세요, 가브리엘. 바로 사진 한 장을 보시죠.
- 0:11 이 사진을 가져오셨는데, 홍콩에서 온 사진입니다.
- 0:14 무엇에 관한 것인지 설명해 주세요.
- 0:16 안녕하세요, 엘리자베스. 시청자 여러분, 안녕하세요.
- 0:18 네, 맞습니다. 이 사진은 AFP 통신 사진작가가 홍콩에서 찍은 것입니다.
- 0:22 사진에는 시청 직원이 정말 고된 작업 후에 잠시 쉬고 있는 모습이 보입니다.
- 0:27 이분은 게다가 나이도 꽤 있으신데, 사실 도시의 녹지에 살충제를 살포하는 일을 담당하고 있습니다.
- 0:35 이를 위해 그는 등에 거대한 살충제 통을 메고 일해야 합니다.
- 0:38 지금은 쉬는 시간인데, 의무적으로 착용해야 하는 마스크를 벗었습니다.
- 0:41 하지만 장갑과 이 보호복은 그대로 착용하고 있습니다.
- 0:44 엘리자베스, 바로 이 보호복 때문에 제가 오늘 이 사진을 가져왔습니다.
- 0:48 사실, 이 보호복은 홍콩 기후에서 일할 때 매일매일이 고통입니다.
- 0:53 덥습니다.
- 0:54 맞습니다. 같은 날, 이 사진을 찍은 AFP 통신 사진작가는 보호복 내부 온도를 측정하는 온도계 사진을 찍었습니다.
- 1:01 그리고 32도에 습도 90%인 것을 볼 수 있습니다.
- 1:05 그러니까 이분은 마치 한증막에서 일하는 것과 같습니다.
- 1:07 정말 꿈같은 이야기는 아니네요. 확실히 매우 힘들어 보입니다.
- 1:10 이 보호복은 적어도 그가 살포하는 제품으로부터 그를 보호하기 위한 것이겠죠, 제 생각엔요?
- 1:16 글쎄요, 그렇게 생각할 수도 있지만, 꼭 그렇지만은 않습니다.
- 1:19 사실, 프랑스 연구진이 보르도 지역 농부들의 살충제 노출에 대해 연구하면서 이를 발견했습니다.
- 1:27 이를 연구하기 위해 그들은 농부들의 피부에 패치를 붙였습니다.
- 1:30 문제의 농부들 그룹에, 살충제를 살포하기 직전에 패치를 붙였는데,
- 1:35 일부는 이분과 비슷한 장비를 착용하고 있었는데, 이는 프랑스 규정에 따라 살충제 살포 시 의무적으로 착용해야 하는 것입니다.
- 1:42 다른 이들은 착용하지 않았는데, 홍콩에서도 프랑스에서처럼 이 보호복이 매우 불편하고 거추장스러울 수 있기 때문입니다.
- 1:51 그리고 이 연구자들이 발견한 것은 정말 상식을 뛰어넘는 것이었습니다.
- 1:54 보호복을 착용한 사람들이 착용하지 않은 사람들보다 살충제에 더 많이 노출되었다는 것입니다.
- 2:00 완전히 역효과인데, 어떻게 이런 일이 가능하죠?
- 2:04 사실, 그것은 화학적 침투 현상 때문입니다.
- 2:07 엘리자베스, 사실 일부 살충제 분자는 보호복을 통과할 수 있습니다.
- 2:12 내부에서는 습기, 땀, 열로 가득 찬 미세 환경에 갇히게 되어 증발을 막습니다.
- 2:18 그러니까 이 분자들이 내부에 갇히는 것과 마찬가지입니다.
- 2:21 그 결과 피부와 장시간 접촉하게 됩니다.
- 2:25 하지만 그게 다가 아닙니다. The Conversation을 위해 이 주제에 대해 글을 쓴 두 명의 연구자, 두 명의 농약 독성학자들이 말하는 것은,
- 2:31 농부들이 규정을 문자 그대로 철저히 준수하려고 하면,
- 2:36 그것이 또한 그들을 즉각적인 위험에 빠뜨릴 수 있다는 것입니다.
- 2:39 그들은 살충제를 살포하기 직전에 분무기를 조절하면서 마스크를 벗는 한 남자의 사례를 언급합니다.
- 2:46 왜 마스크를 벗을까요?
- 2:47 그냥 마스크에 김이 서리기 때문입니다.
- 2:49 그래서 아무것도 볼 수 없어 위험에 처하게 됩니다.
- 2:52 결국 그는 어쩔 수 없이 마스크를 벗어야 합니다.
- 2:54 그렇다면 이것은 중요한 정보입니다.
- 2:57 이 보호복을 사용하는 사람들에게는 충격적일 것 같습니다.
- 3:01 의무적인 보호 장비가 실제로 보호해주지 않는다는 것이죠.
- 3:03 가장 직접적인 당사자인 농부들도 이것에 놀랄까요?
- 3:07 글쎄요, 이 두 연구자, 파비엔 구티와 알랭 가리고는 그렇지 않다고 다시 한번 말합니다.
- 3:11 그들은 정말 엄청난 현장 조사를 했습니다.
- 3:14 그들은 이 현장 조사에서 농부들의 배우자들의 증언을 전합니다.
- 3:19 그녀들은 밤에 남편 옆에서 잠을 잘 때,
- 3:22 남편이 낮에 어떤 종류의 살충제를 살포했는지 알아차릴 수 있다고 말합니다.
- 3:26 남편이 잠자리에 들기 전에 샤워를 했음에도 불구하고, 남편의 냄새만으로도 알 수 있다는 것입니다.
- 3:30 그것은 그들을 정말 놀라게 하지 않습니다.
- 3:32 그리고 이 두 연구자가 내린 결론은 우리가 고려하지 않는다면,
- 3:37 농부들과 함께 일해야 하는 이 모든 남녀 노동자들의 제약, 지식, 그리고 현장 경험을
- 3:43 우리는 그들을 위험으로부터 진정으로 보호할 수 없을 것입니다.
- 3:46 이러한 위험이 그들의 건강에 영향을 미치지 않을 리는 없을 것입니다.
- 3:49 네, 맞습니다.
- 3:50 오늘날 농부들이 특히 취약하다는 것을 우리는 알고 있습니다.
- 3:53 특정 유형의 암, 예를 들어 대장암과 같은 암에 대해,
- 3:56 혈액암의 일종인 다발성 골수종,
- 3:59 그리고 림프계를 공격하는 비호지킨 림프종이 있습니다.
- 4:03 이 마지막 암 유형의 경우에만 위험이 최대 70%까지 증가합니다.
- 4:07 살충제에 노출된 농부들에게서 말이죠.
- 4:11 이것은 암에 대한 이야기지만, 다른 종류의 질병들도 있습니다.
- 4:13 파킨슨병과 같은 것이죠.
- 4:15 다양한 연구들이 위험이 두 배로 증가한다는 것을 보여줍니다.
- 4:19 살충제를 살포하는 농부들에게서 말이죠.
- 4:21 이 모든 것을 들으면, 살충제를 줄이는 것이
- 4:25 결국 농부들을 보호할 수 있지 않을까 하는 생각이 듭니다, 그렇지 않나요?
- 4:28 농부들은 분명히 살충제의 잠재적인 건강 피해에 대한
- 4:31 첫 번째 희생자입니다.
- 4:33 그리고 이 농부들은 때때로 정부 당국과
- 4:37 다시 한번, 연구와 과학에 도움을 요청하기도 합니다.
- 4:40 살충제 없이 지낼 수 있는 대안을 찾기 위해서입니다.
- 4:44 프랑스에서는 네오니코티노이드에 대해 이런 일이 있었지만, 이에 대해 거의 이야기되지 않았습니다.
- 4:48 그럼, 다시 한번, 네오니코티노이드가 무엇인지 상기시켜 드리겠습니다.
- 4:51 이것은 벌과
- 4:56 더 넓게는 곤충의 신경계를 공격하는 살충제입니다.
- 4:58 프랑스에서는 이러한 종류의 살충제가 2018년에 금지되었습니다.
- 5:01 하지만 올해 여름, '납법'이 통과되었습니다.
- 5:04 이 법은 특정 네오니코티노이드의 재도입을 허용했습니다.
- 5:08 그러나 헌법재판소는 납법에서 이 조치를 금지했습니다.
- 5:13 그렇다면 오늘날 우리는 어디에 와 있을까요?
- 5:15 이것은 현재 프랑스에서 다소 뜨거운 주제입니다.
- 5:19 한편으로는 납법을 발의한 입법자들이 있습니다.
- 5:22 그들은 네오니코티노이드의 재승인을 허용하기 위해
- 5:25 법안을 다시 제출할 것이라고 확언했습니다.
- 5:28 또한 2백만 명의 프랑스 시민들이
- 5:30 국회 웹사이트에서
- 5:32 이 납법에 반대하는 청원서에 서명하는 것을 보았습니다.
- 5:34 그리고 이 모든 것의 한가운데에는 농부들도 있습니다.
- 5:36 특히 사탕무 재배 농부들이 언론에서 발언했습니다.
- 5:40 네오니코티노이드가 재승인되지 않으면
- 5:43 수확량에 대한 우려를 표명하기 위해서였습니다.
- 5:46 그중 한 분의 이야기를 당시 France 24에서 방영된
- 5:48 보도에서 들어보시겠습니다.
- 5:52 저기, 온통 군집이 있어요. 보세요.
- 5:55 그들은 Nicolas de Diezbach의 골칫거리입니다.
- 5:58 수천 마리의 진딧물이 그의 사탕무 밭을 황폐화시키고 있습니다.
- 6:02 그것들을 박멸하기 위한 유일한 해결책은
- 6:04 오늘날 금지된 살충제입니다.
- 6:07 다른 모든 유럽 국가들은 세타미프리드를 사용할 권리가 있습니다.
- 6:11 프랑스를 제외하고는요.
- 6:13 그러니 이것은 불공정한 경쟁입니다.
- 6:17 이것은 작년 농부들의 요구 사항 중 하나였습니다.
- 6:20 오늘 국회에서 논의된 법안은
- 6:23 조건부 재도입을 허용했지만,
- 6:26 그 법안은 크게 수정될 것으로 보입니다.
- 6:29 그들은 상원의 법안을 해체하고
- 6:31 이전보다 더 나쁜 제약들을 추가하고 있습니다.
- 6:35 그의 콜리플라워 밭에서 Antim Coupé는 가뭄에 직면해 있습니다.
- 6:40 이 법은 저수지 건설을 용이하게 할 예정이었지만,
- 6:43 그 조항은 거부되었습니다.
- 6:45 제 생각에 분위기는 지금보다
- 6:48 훨씬 더 격렬해질 것 같습니다.
- 6:51 젊은이들은 더 이상 참을 수 없다고 합니다.
- 6:53 이 농부는 수요일에 파리 국회 앞에서 시위를 벌일 것입니다.
- 6:58 가브리엘, 대안적인 해결책이 있을 거라고 생각하는데요, 그렇지 않나요?
- 7:02 이 분이 말씀하신 네오니코티노이드에 대해
- 7:05 보도 초반에 걱정하던 분이 있었죠.
- 7:08 그분은 대안이 없다고 말하며
- 7:10 수확량에 대해 걱정했습니다.
- 7:12 네오니코티노이드 금지 이후,
- 7:14 프랑스 사탕무 농가에는 몇 년간
- 7:17 특히 힘든 시기가 있었습니다.
- 7:19 2020년에는 수확량이 28% 감소했습니다.
- 7:23 이는 결코 적은 수치가 아닙니다.
- 7:25 하지만 같은 해, 농부들은
- 7:28 정부에 이러한 대안을 찾기 위한 연구를 강화해달라고 요청했습니다.
- 7:32 그래서 말씀드리자면,
- 7:33 연구원들이 4년 넘게
- 7:35 이 대안들을 찾기 위해 열심히 노력하고 있습니다.
- 7:38 농부들과 손을 잡고
- 7:40 이 대안들을 밭에서 실험하도록 돕고 있습니다.
- 7:43 그렇게 4년이 지났고,
- 7:45 이 연구팀은
- 7:50 The Conversation
- 7:52 에 첫 번째 연구 결과를 발표했습니다. 그럼 여기서 무엇을 얻을 수 있을까요?
- 7:54 기적의 해결책은 없다는 것입니다.
- 7:56 오히려 효과적이고 상호 보완적인
- 7:59 다양한 대안들이 있습니다.
- 8:01 제가 모든 것을 다 말씀드릴 수는 없지만,
- 8:03 오늘은 두 가지만 언급하겠습니다.
- 8:05 예를 들어, 화면에 보이는
- 8:08 사탕무의 싹에 관한 것입니다.
- 8:10 사실, 사탕무는
- 8:13 농부들의 골칫거리인데,
- 8:15 진딧물 때문입니다. 진딧물이 사탕무에 황화병을 옮기기 때문이죠.
- 8:18 하지만 진딧물이 사탕무에 황화병을 옮기려면,
- 8:22 이전에 황화병에 걸린 다른 사탕무의 즙을 빨아먹었어야 합니다.
- 8:27 그래서 싹이 중요합니다.
- 8:29 왜냐하면 밭에 일 년 내내
- 8:31 잠재적으로 오염된 사탕무가 있다면,
- 8:33 이는 해마다
- 8:34 바이러스가 계속 존재할 수 있다는 의미이기 때문입니다.
- 8:36 이 연구원들이 말하는 것은,
- 8:37 사탕무 싹을 제거하면
- 8:39 이미 위험을 최소화할 수 있다는 것입니다.
- 8:40 또한 다른 방법들도 있습니다.
- 8:42 예를 들어, 진딧물의 천적인
- 8:45 풀잠자리 같은 곤충에 대해 말하자면,
- 8:47 울타리를 심으면
- 8:48 이 진딧물의 천적들이 번성하여
- 8:52 농부들에게 도움이 될 수 있습니다.
- 8:55 요컨대, 할 수 있는 일이 많습니다.
- 8:57 하지만 이 연구원들이 말하는 것은,
- 8:59 농부들을 돕지 않고,
- 9:01 특히 재정적으로 지원하지 않으면,
- 9:03 이 모든 것이 매우 어려울 것이라는 점입니다.
- 9:05 당신이 말씀하시는 바를 제가 읽어드리겠습니다.
- 9:07 이 모든 것은 필연적으로 정치적 선택과 조정의 문제입니다.
- 9:10 네, 전적으로 그렇습니다.
- 9:11 어디에 투자하고 싶은가요?
- 9:13 이것은 분명히 농부들과
- 9:15 과학자들 모두를 넘어서는 문제입니다.
- 9:16 그리고 이 문제에 있어서, 네오니코티노이드 문제에 대해
- 9:19 우리가 자주 언급하지 않는 한 나라가 있습니다.
- 9:21 그리고 매우 흥미롭습니다.
- 9:23 우리는 프랑스가 유일한 나라라고 말하는 경향이 있습니다.
- 9:25 유럽에서 네오니코티노이드를 금지한.
- 9:27 농부도 리포터에서 직접 말했습니다.
- 9:29 글쎄요, 그건 완전히 사실이 아닙니다.
- 9:30 프랑스보다 먼저 한 나라가 있습니다.
- 9:32 네오니코티노이드를 금지한.
- 9:34 어떤 나라인지 알아보시죠.
- 9:36 프랑스 24에서 방영된 이 리포터에서요.
- 9:41 중앙 유럽의 심장부에 있는 자연의 집약체입니다.
- 9:45 슬로베니아는 가장 많은 수의
- 9:48 유럽에서 인구당 자연 보호 구역을 보유하고 있습니다.
- 9:50 이곳은 표면의 38%가 보호됩니다.
- 9:54 그리고 국가 상징인 벌을 보호하기 위해,
- 9:58 이 나라는 대륙에서 처음으로
- 10:00 네오니코티노이드를 금지했습니다.
- 10:02 작용하는 살충제인
- 10:04 곤충의 신경계에.
- 10:08 나라 서쪽에 있는 그의 마을에서,
- 10:10 이반 아텔섹은 행복한 양봉가입니다.
- 10:13 그는 연간 6톤의 꿀을 생산합니다.
- 10:18 여기서 보이는 벌들을 보세요.
- 10:20 벌집은 매끄럽습니다.
- 10:22 이는 벌들이 완벽하게 건강하다는 것을 의미합니다.
- 10:26 이것은 꿀입니다. 봄 꿀인데,
- 10:28 벚나무와 아카시아 꿀입니다.
- 10:33 오늘날 이 벌들은 아주 건강합니다.
- 10:36 하지만 항상 그랬던 것은 아닙니다.
- 10:38 2009년에 그는 자신이 묘사하는 것을 겪었습니다.
- 10:40 트라우마로.
- 10:44 어느 날, 우리는 벌통으로 내려갔습니다.
- 10:46 한번 살펴보려고요.
- 10:48 그리고 거기서 우리는 모든 벌들이 떨어지는 것을 보았습니다.
- 10:50 죽은 벌 3kg.
- 10:52 벌통당 3kg.
- 10:56 사실, 주변 옥수수 밭에
- 10:58 살충제가 살포되었습니다.
- 11:00 그 해 동안,
- 11:02 대량 학살이었습니다.
- 11:04 수백만 마리의 벌들이 죽었습니다.
- 11:06 충격이었습니다.
- 11:08 슬로베니아는 여전히 겪고 있습니다.
- 11:10 벌들의 대량 폐사 사태를.
- 11:12 페스니카 지역에서,
- 11:14 한 양봉가는 40%를 잃었습니다.
- 11:16 자신의 벌들의.
- 11:18 그 나라는 그때 결정했습니다.
- 11:20 이러한 농업 관행을 끝내기로.
- 11:22 네오니코티노이드는
- 11:24 2011년에 금지되었습니다.
- 11:26 그리고 그 다음 해들에는,
- 11:28 다른 살충제 사용이
- 11:30 절반으로 줄었습니다.
- 11:32 그리고 제가 말씀드리자면,
- 11:34 슬로베니아에서 네오니코티노이드
- 11:36 금지 이후로
- 11:38 그리고 많은 살충제 금지 이후로,
- 11:40 농업 생산량은
- 11:42 안정적으로 유지되었습니다.
- 11:44 그러니까 원한다면 효과가 있다는 거죠.
- 11:46 일부 국가들은 다른 길을 선택했습니다.
- 11:48 프랑스의 일부 농부들도
- 11:50 마찬가지로, 살충제 없이 경작하면서요.
- 11:52 이러한 선택은
- 11:54 환경에 대한 우려나
- 11:56 효율성이라는 이름으로
- 11:58 이루어진 선택 때문일 수 있습니다.
- 12:00 네, 맞습니다.
- 12:02 장기적으로 생각해보면,
- 12:04 아주 자주,
- 12:06 특정 문제에 대해
- 12:08 특정 살충제를 더 많이 사용할수록,
- 12:10 효과는 떨어집니다.
- 12:12 해충들은
- 12:14 내성을 키울 수 있습니다.
- 12:16 프랑스에서는 이것에 대해 자주 이야기합니다.
- 12:18 항생제와 항생제 내성에 관해서요.
- 12:20 이것은 살충제에서도 관찰되는 현상입니다.
- 12:22 따라서 장기적으로 볼 때,
- 12:24 다양한 선택지를 가지고 활용하는 것이 좋습니다.
- 12:26 모든 것을 쏟아붓고
- 12:28 오직
- 12:30 살충제에만 의존하는 것보다는요.
- 0:00 Như mọi ngày, chúng ta dành thời gian để giải mã thông tin từ những bức ảnh có ý nghĩa.
- 0:04 Hôm nay, chúng ta chào đón Gabrielle Maréchaux, người mà quý vị đã biết, nhà báo môi trường của The Conversation France.
- 0:08 Chào Gabrielle. Có lẽ chúng ta sẽ xem ngay một bức ảnh.
- 0:11 Bạn đã mang đến bức ảnh này, một bức ảnh từ Hong Kong.
- 0:14 Hãy giải thích cho chúng tôi biết về vấn đề này.
- 0:16 Chào Elisabeth. Chào tất cả quý vị.
- 0:18 Vâng, đúng vậy. Đây là một bức ảnh được chụp bởi một nhiếp ảnh gia của AFP tại Hong Kong.
- 0:22 Chúng ta thấy một nhân viên thành phố đang nghỉ ngơi sau một công việc thực sự mệt mỏi,
- 0:27 bởi vì người đàn ông này, vốn đã khá lớn tuổi, thực chất được giao nhiệm vụ rải thuốc trừ sâu trong các không gian xanh của thành phố.
- 0:35 Để làm việc đó, ông ấy phải mang một thùng thuốc trừ sâu khổng lồ trên lưng.
- 0:38 Ở đây, chúng ta thấy ông ấy đang nghỉ ngơi. Ông ấy đã tháo chiếc khẩu trang mà ông ấy bắt buộc phải đeo,
- 0:41 nhưng vẫn giữ găng tay và bộ đồ bảo hộ này.
- 0:44 Và chính vì bộ đồ bảo hộ này mà hôm nay tôi mang bức ảnh này đến cho bạn, Elisabeth.
- 0:48 Thực tế, bộ đồ bảo hộ này là một cực hình hàng ngày khi làm việc trong khí hậu của Hong Kong.
- 0:53 Nóng lắm.
- 0:54 Chính xác. Cùng ngày, nhiếp ảnh gia của AFP đã chụp bức ảnh này cũng chụp một bức ảnh về nhiệt kế đo nhiệt độ bên trong bộ đồ bảo hộ.
- 1:01 Và chúng ta thấy nhiệt độ là 32 độ C và độ ẩm 90%.
- 1:05 Vì vậy, có thể nói là người đàn ông này đang làm việc trong một phòng xông hơi vậy.
- 1:07 Thực sự không mấy hấp dẫn. Chắc chắn là trông có vẻ cực kỳ khó chịu.
- 1:10 Bộ đồ bảo hộ này, ít nhất, tôi nghĩ là nó phải bảo vệ ông ấy khỏi hóa chất mà ông ấy rải khắp nơi, phải không?
- 1:16 Vâng, đó là điều chúng ta có thể nghĩ, nhưng không hẳn là vậy.
- 1:19 Thực ra, một nhóm các nhà nghiên cứu Pháp đã phát hiện ra điều này khi nghiên cứu về sự phơi nhiễm thuốc trừ sâu của nông dân ở vùng Bordeaux.
- 1:27 Để nghiên cứu điều này, họ đã dán các miếng dán lên da của nông dân.
- 1:30 Trong nhóm nông dân được nghiên cứu, họ đã dán các miếng dán ngay trước khi những người này rải thuốc trừ sâu,
- 1:35 một số người có trang bị tương tự như của người đàn ông này, vốn là bắt buộc theo quy định của Pháp khi rải thuốc trừ sâu.
- 1:42 Những người khác thì không mặc, bởi vì ở Hong Kong, cũng như ở Pháp, những bộ đồ bảo hộ này có thể rất khó chịu và cồng kềnh.
- 1:51 Và điều mà các nhà nghiên cứu này đã phát hiện ra, một điều thực sự khó tin,
- 1:54 đó là những người mặc bộ đồ bảo hộ lại bị phơi nhiễm thuốc trừ sâu nhiều hơn những người không mặc.
- 2:00 Vậy là hoàn toàn phản tác dụng, làm sao có thể như vậy?
- 2:04 Vâng, thực ra, đó là do hiện tượng thẩm thấu hóa học.
- 2:07 Thực tế, Elisabeth, các phân tử của một số loại thuốc trừ sâu có thể xuyên qua bộ đồ bảo hộ.
- 2:12 Bên trong, chúng sẽ ở trong một môi trường vi mô đầy độ ẩm, mồ hôi, và nhiệt độ, điều này ngăn cản sự bay hơi của chúng.
- 2:18 Vì vậy, có thể nói là những phân tử này bị mắc kẹt bên trong.
- 2:21 Và điều đó, do đó, sẽ gây ra sự tiếp xúc kéo dài với da.
- 2:25 Nhưng đó chưa phải là tất cả. Hai nhà nghiên cứu, hai nhà độc chất học đã viết về chủ đề này cho chúng tôi, cho The Conversation, kể rằng,
- 2:31 nếu nông dân muốn tuân thủ nghiêm ngặt các quy định,
- 2:36 điều đó cũng có thể đặt họ vào nguy hiểm tức thì.
- 2:39 Họ dẫn chứng trường hợp một người đàn ông, khi điều chỉnh máy phun ngay trước khi rải thuốc trừ sâu, đã tháo khẩu trang của mình.
- 2:46 Tại sao ông ấy lại tháo khẩu trang?
- 2:47 Vâng, đơn giản là vì có hơi nước trên khẩu trang đó.
- 2:49 Và do đó, ông ấy không thể nhìn thấy gì và tự đặt mình vào nguy hiểm.
- 2:52 Và vì vậy, ông ấy buộc phải tháo nó ra.
- 2:54 Vậy thì, đây vẫn là một thông tin quan trọng.
- 2:57 Tôi hình dung là gây sốc cho những người sử dụng những bộ đồ bảo hộ này.
- 3:01 Những trang bị bảo hộ bắt buộc lại không thực sự bảo vệ.
- 3:03 Điều này có làm ngạc nhiên những nông dân, những người bị ảnh hưởng trực tiếp không?
- 3:07 Vâng, không hẳn, hai nhà nghiên cứu này, Fabienne Gouty và Alain Garrigou, kể lại,
- 3:11 những người đã thực hiện một công việc thực địa khổng lồ.
- 3:14 Trong công việc thực địa này, họ ghi nhận lời kể của những người vợ nông dân
- 3:19 những người kể rằng vào ban đêm, khi họ ngủ cạnh chồng mình,
- 3:22 họ có thể nhận ra loại thuốc trừ sâu mà chồng họ đã rải trong ngày,
- 3:26 chỉ bằng mùi hương từ chồng mình, ngay cả khi chồng họ đã tắm trước khi đi ngủ.
- 3:30 Điều đó không thực sự làm họ ngạc nhiên.
- 3:32 Và điều mà hai nhà nghiên cứu này kết luận là nếu chúng ta không tính đến
- 3:37 những hạn chế, kiến thức và kinh nghiệm thực tế của tất cả những người lao động này
- 3:41 những người làm nông nghiệp,
- 3:43 thì chúng ta sẽ không bao giờ có thể thực sự bảo vệ họ khỏi những rủi ro.
- 3:46 Chúng ta có thể hình dung rằng những rủi ro này chắc chắn có tác động đến sức khỏe của họ.
- 3:49 Vâng, hoàn toàn đúng.
- 3:50 Vậy thì, ngày nay, chúng ta biết rằng nông dân đặc biệt dễ bị tổn thương
- 3:53 đối mặt với một số loại ung thư, như ung thư ruột kết,
- 3:56 ung thư đa u tủy, một loại ung thư máu,
- 3:59 và u lympho không Hodgkin, loại tấn công hệ bạch huyết.
- 4:03 Và chỉ riêng đối với loại ung thư sau này, nguy cơ tăng lên tới 70%
- 4:07 ở những nông dân tiếp xúc với thuốc trừ sâu.
- 4:11 Đó là về ung thư, nhưng cũng có các loại bệnh khác,
- 4:13 như bệnh Parkinson.
- 4:15 Ở đây, chúng ta có nhiều nghiên cứu cho thấy nguy cơ tăng gấp đôi
- 4:19 ở những nông dân phun thuốc trừ sâu.
- 4:21 Khi nghe tất cả những điều này, chúng ta có xu hướng nghĩ rằng việc giảm thuốc trừ sâu,
- 4:25 cuối cùng, có thể bảo vệ nông dân, phải không?
- 4:28 Nông dân rõ ràng là những nạn nhân đầu tiên, trong mọi trường hợp,
- 4:31 của những tác hại sức khỏe tiềm tàng từ thuốc trừ sâu,
- 4:33 và chính những nông dân này đôi khi tự mình yêu cầu sự giúp đỡ từ chính quyền
- 4:37 và một lần nữa, từ nghiên cứu, từ khoa học,
- 4:40 để tìm ra các giải pháp thay thế giúp họ không cần dùng thuốc trừ sâu.
- 4:44 Đây là trường hợp ở Pháp, và chúng ta ít nói về nó, đối với thuốc trừ sâu neonicotinoid.
- 4:48 Vậy, nhắc lại, neonicotinoid là gì?
- 4:51 Đây là một loại thuốc trừ sâu tấn công hệ thần kinh của ong
- 4:56 và côn trùng nói chung.
- 4:58 Ở Pháp, các loại thuốc trừ sâu này đã bị cấm vào năm 2018,
- 5:01 nhưng năm nay, luật chì, vào mùa hè, đã được thông qua.
- 5:04 Nó cho phép tái giới thiệu một số loại neonicotinoid.
- 5:08 Tuy nhiên, Hội đồng Hiến pháp đã cấm biện pháp này trong luật chì.
- 5:13 Vậy, hôm nay, chúng ta đang ở đâu?
- 5:15 Đây là một chủ đề khá nóng bỏng vào thời điểm này ở Pháp.
- 5:19 Một mặt, chúng ta có các nhà lập pháp khởi xướng luật chì
- 5:22 những người đã đảm bảo rằng họ muốn đưa ra các đề xuất luật mới
- 5:25 để cho phép lại việc sử dụng neonicotinoid.
- 5:28 Chúng ta cũng đã thấy 2 triệu công dân Pháp
- 5:30 ký vào bản kiến nghị trên trang web của Quốc hội
- 5:32 chống lại luật chì này.
- 5:34 Và chúng ta cũng có, giữa tất cả những điều này, những nông dân,
- 5:36 đặc biệt là những người trồng củ cải đường, những người đã lên tiếng trên các phương tiện truyền thông
- 5:40 để chia sẻ lo ngại về năng suất của họ
- 5:43 nếu neonicotinoid không được phép sử dụng lại.
- 5:46 Tôi đề nghị bạn nghe một người trong một phóng sự
- 5:48 đã được phát sóng vào thời điểm đó trên France 24.
- 5:52 Ở đây, có cả một đàn. Nhìn này.
- 5:55 Chúng là nỗi ám ảnh của Nicolas de Diezbach.
- 5:58 Hàng ngàn con rệp này đang tàn phá những cánh đồng củ cải đường của ông.
- 6:02 Để tiêu diệt chúng, chỉ có một giải pháp duy nhất,
- 6:04 một loại thuốc trừ sâu hiện đang bị cấm.
- 6:07 Tất cả các nước châu Âu khác đều có quyền sử dụng cetamiprid,
- 6:11 ngoại trừ Pháp.
- 6:13 Vậy, đó là một sự cạnh tranh không lành mạnh.
- 6:17 Đó là một trong những yêu cầu của nông dân năm ngoái.
- 6:20 Dự luật được tranh luận hôm nay tại Quốc hội
- 6:23 cho phép tái giới thiệu nó có điều kiện,
- 6:26 nhưng văn bản này dự kiến sẽ được sửa đổi rộng rãi.
- 6:29 Họ đang tháo gỡ văn bản của Thượng viện
- 6:31 và thêm vào những ràng buộc còn tệ hơn những gì chúng ta đã có trước đây.
- 6:35 Trong các thửa ruộng súp lơ của mình, Antim Coupé đang đối mặt với hạn hán.
- 6:40 Luật này được cho là để tạo điều kiện xây dựng các hồ chứa,
- 6:43 nhưng quy định này đã bị bác bỏ.
- 6:45 Tôi nghĩ rằng giọng điệu sẽ gay gắt hơn một chút
- 6:48 so với những gì chúng ta đã thấy cho đến nay.
- 6:51 Tôi có những người trẻ đã quá chán nản rồi.
- 6:53 Người nông dân sẽ biểu tình vào thứ Tư tại Paris trước Quốc hội.
- 6:58 Chúng ta có thể hình dung, Gabrielle, rằng có những giải pháp thay thế, phải không?
- 7:02 Về thuốc trừ sâu néonicotinoïdes, mà người đàn ông này đã nói đến
- 7:05 mà chúng ta đã thấy ở đầu phóng sự, người đã lo lắng
- 7:08 về việc ông ấy nói rằng không có giải pháp thay thế
- 7:10 và lo lắng cho mùa màng của mình.
- 7:12 Kể từ khi thuốc trừ sâu néonicotinoïdes bị cấm,
- 7:14 đã có những năm khó khăn cho cây củ cải đường của Pháp
- 7:17 đặc biệt khó khăn.
- 7:19 Năm 2020, năng suất giảm 28%,
- 7:23 đó không phải là con số nhỏ.
- 7:25 Nhưng cùng năm đó, các nông dân đã yêu cầu
- 7:28 Nhà nước tăng cường nghiên cứu để tìm ra các giải pháp thay thế này.
- 7:32 Vậy tôi sẽ nói đến điều đó.
- 7:33 Có những nhà nghiên cứu đang làm việc cật lực
- 7:35 trong hơn bốn năm qua về các giải pháp thay thế này,
- 7:38 cùng với nông dân
- 7:40 và giúp họ thử nghiệm các giải pháp thay thế này trên đồng ruộng.
- 7:43 Vậy là đã bốn năm,
- 7:45 và nhóm nghiên cứu này đã có thể công bố báo cáo sơ bộ đầu tiên
- 7:50 về điều này trên The Conversation.
- 7:52 Vậy chúng ta có thể rút ra điều gì?
- 7:54 Đó là không có một giải pháp thần kỳ nào,
- 7:56 mà có một loạt các giải pháp thay thế đa dạng
- 7:59 hiệu quả và bổ sung cho nhau.
- 8:01 Tôi sẽ không thể kể hết tất cả cho các bạn,
- 8:03 tôi sẽ chỉ đề cập đến hai điều hôm nay.
- 8:05 Ví dụ, có liên quan đến cây mọc lại
- 8:08 và cây củ cải đường mà chúng ta thấy trên màn hình.
- 8:10 Thực ra, nếu bạn muốn biết, đối với cây củ cải đường,
- 8:13 kẻ thù của nông dân,
- 8:15 chính là rệp vừng vì chúng truyền bệnh vàng lá cho củ cải đường.
- 8:18 Nhưng một con rệp vừng, để có thể truyền bệnh vàng lá cho cây củ cải đường,
- 8:22 nó phải hút nhựa từ một cây củ cải đường khác trước đó
- 8:25 mà bản thân cây đó đã bị bệnh vàng lá.
- 8:27 Vì vậy, cây mọc lại rất quan trọng
- 8:29 bởi vì nếu cả năm trên cánh đồng,
- 8:31 có những cây củ cải đường có khả năng bị nhiễm bệnh,
- 8:33 điều đó có nghĩa là từ năm này sang năm khác,
- 8:34 virus vẫn có thể tồn tại.
- 8:36 Điều mà các nhà nghiên cứu này nói,
- 8:37 là nếu chúng ta loại bỏ những cây củ cải đường mọc lại,
- 8:39 thì điều đó đã giảm thiểu rủi ro.
- 8:40 Cũng có những điều khác có thể được thực hiện.
- 8:42 Ví dụ, về các loài thiên địch của rệp vừng,
- 8:45 những loài côn trùng như bọ cánh ren (chrysopes),
- 8:47 nếu chúng ta trồng hàng rào cây,
- 8:48 điều đó sẽ cho phép những loài thiên địch của rệp vừng này sinh sôi nảy nở
- 8:52 và do đó trở thành những trợ thủ đắc lực cho nông dân.
- 8:55 Tóm lại, có rất nhiều điều có thể được thực hiện.
- 8:57 Nhưng điều mà các nhà nghiên cứu này kể,
- 8:59 là nếu chúng ta không giúp đỡ nông dân,
- 9:01 nếu chúng ta không đồng hành cùng họ, đặc biệt là về tài chính,
- 9:03 thì tất cả những điều này sẽ rất khó khăn.
- 9:05 Điều bạn đang nói, tôi hiểu ý bạn.
- 9:07 Tất cả những điều này chắc chắn là một vấn đề của sự lựa chọn và quyết định chính sách.
- 9:10 Vâng, hoàn toàn đúng.
- 9:11 Chúng ta muốn đầu tư vào đâu?
- 9:13 Đây rõ ràng là một vấn đề vượt ra ngoài phạm vi của cả nông dân
- 9:15 và các nhà khoa học.
- 9:16 Và trong vấn đề này, về câu hỏi liên quan đến néonicotinoïdes,
- 9:19 có một quốc gia mà chúng ta ít khi nhắc đến
- 9:21 và điều đó rất thú vị.
- 9:23 Người ta thường nói rằng Pháp là quốc gia duy nhất
- 9:25 đã cấm thuốc trừ sâu néonicotinoïde ở châu Âu.
- 9:27 Người nông dân cũng tự nói điều đó trong phóng sự.
- 9:29 Chà, điều đó không hoàn toàn đúng.
- 9:30 Có một quốc gia, trước Pháp,
- 9:32 đã cấm thuốc trừ sâu néonicotinoïde.
- 9:34 Tôi mời quý vị cùng tìm hiểu xem đó là quốc gia nào
- 9:36 trong phóng sự được phát sóng trên France 24 này.
- 9:41 Đây là một vùng thiên nhiên tập trung ở trung tâm châu Âu.
- 9:45 Slovenia sở hữu số lượng lớn nhất
- 9:48 các khu bảo tồn thiên nhiên trên đầu người ở châu Âu.
- 9:50 Tại đây, 38% diện tích bề mặt được bảo vệ.
- 9:54 Và để bảo tồn loài ong, biểu tượng quốc gia của họ,
- 9:58 quốc gia này là nước đầu tiên trên lục địa
- 10:00 cấm thuốc trừ sâu néonicotinoïde,
- 10:02 những loại thuốc trừ sâu tác động
- 10:04 lên hệ thần kinh của côn trùng.
- 10:08 Tại ngôi làng của mình, ở phía tây đất nước,
- 10:10 Ivan Atelsek là một người nuôi ong hạnh phúc.
- 10:13 Ông sản xuất 6 tấn mật ong mỗi năm.
- 10:18 Hãy nhìn những con ong như chúng ta thấy ở đây.
- 10:20 Các lỗ tổ ong nhẵn nhụi,
- 10:22 điều đó có nghĩa là chúng hoàn toàn khỏe mạnh.
- 10:26 Đây là mật ong, một loại mật ong mùa xuân
- 10:28 từ hoa anh đào và keo.
- 10:33 Hôm nay, những con ong này đang rất khỏe mạnh,
- 10:36 nhưng không phải lúc nào cũng vậy.
- 10:38 Năm 2009, ông đã trải qua điều mà ông mô tả
- 10:40 như một chấn thương.
- 10:44 Một ngày nọ, chúng tôi đi xuống các tổ ong
- 10:46 để xem xét.
- 10:48 Và ở đó, chúng tôi thấy tất cả những con ong rơi xuống.
- 10:50 3 kg ong chết.
- 10:52 3 kg mỗi tổ.
- 10:56 Thực tế, các cánh đồng ngô xung quanh
- 10:58 đã bị phun thuốc trừ sâu.
- 11:00 Trong những năm đó,
- 11:02 đó là một thảm họa.
- 11:04 Hàng triệu con ong chết.
- 11:06 Một cú sốc.
- 11:08 Slovenia vẫn đang trải qua
- 11:10 một làn sóng ong chết.
- 11:12 Tại vùng Pesnika,
- 11:14 một người nuôi ong đã mất 40%
- 11:16 số ong của mình.
- 11:18 Quốc gia này sau đó quyết định
- 11:20 chấm dứt các phương pháp canh tác này.
- 11:22 Thuốc trừ sâu néonicotinoïde
- 11:24 bị cấm vào năm 2011.
- 11:26 Và trong những năm sau đó,
- 11:28 việc sử dụng các loại thuốc trừ sâu khác
- 11:30 sẽ giảm một nửa.
- 11:32 Và tôi xin nói rõ rằng
- 11:34 kể từ khi cấm thuốc trừ sâu néonicotinoïde
- 11:36 ở Slovenia
- 11:38 và nhiều loại thuốc trừ sâu khác,
- 11:40 năng suất vẫn ổn định
- 11:42 trong nông nghiệp.
- 11:44 Vì vậy, nó hoạt động nếu chúng ta muốn.
- 11:46 Vì vậy, một số quốc gia đã chọn những con đường khác.
- 11:48 Một số nông dân ở Pháp
- 11:50 cũng vậy, bằng cách canh tác không dùng thuốc trừ sâu.
- 11:52 Sự lựa chọn này có thể được thúc đẩy
- 11:54 bởi những lo ngại về môi trường
- 11:56 hoặc bởi một lựa chọn được đưa ra nhân danh
- 11:58 hiệu quả.
- 12:00 Vâng, hoàn toàn đúng.
- 12:02 Nếu chúng ta nghĩ về lâu dài,
- 12:04 rất thường xuyên,
- 12:06 càng sử dụng nhiều
- 12:08 một loại thuốc trừ sâu nhất định cho một vấn đề nhất định,
- 12:10 thì nó càng kém hiệu quả.
- 12:12 Côn trùng gây hại
- 12:14 có thể phát triển khả năng kháng thuốc.
- 12:16 Chúng ta thường nói về điều này ở Pháp
- 12:18 về thuốc kháng sinh và tình trạng kháng kháng sinh.
- 12:20 Đây cũng là một hiện tượng mà chúng ta quan sát thấy ở thuốc trừ sâu.
- 12:22 Vì vậy, về lâu dài, tốt hơn hết là nên có
- 12:24 một danh mục các lựa chọn khác nhau để sử dụng
- 12:26 thay vì đặt tất cả
- 12:28 và chỉ dựa vào
- 12:30 thuốc trừ sâu.
Ce reportage approfondit la problématique des pesticides, en examinant les risques pour la santé des travailleurs, l'efficacité des équipements de protection et les alternatives possibles. L'émission débute par l'analyse d'une photo de Hong Kong montrant un employé municipal âgé épandant des pesticides dans des conditions extrêmes, vêtu d'une combinaison de protection. Cette image sert de point de départ pour discuter de la pertinence de ces équipements. Des recherches menées par des scientifiques français, notamment sur des agriculteurs bordelais, révèlent que les combinaisons de protection obligatoires peuvent être contre-productives. Le phénomène de perméation chimique permet aux molécules de pesticides de traverser le tissu, puis d'être piégées dans le microclimat chaud et humide de la combinaison, entraînant un contact prolongé et accru avec la peau. De plus, des situations dangereuses surviennent lorsque les travailleurs doivent retirer leur masque embué pour voir, s'exposant ainsi directement aux produits. Les agriculteurs eux-mêmes sont souvent conscients des risques, comme en témoignent des anecdotes sur l'odeur persistante des pesticides sur leurs conjoints. Les chercheurs soulignent l'importance de prendre en compte les contraintes et le vécu des travailleurs pour élaborer des protections réellement efficaces. Les impacts sur la santé des agriculteurs sont alarmants : ils sont particulièrement vulnérables à certains cancers (côlon, myélome multiple, lymphomes non hodgkiniens, avec un risque accru de 70% pour ces derniers) et à des maladies neurologiques comme Parkinson (risque doublé). Face à ces constats, la réduction de l'usage des pesticides apparaît comme une nécessité. Le reportage aborde ensuite le débat houleux en France concernant les néonicotinoïdes, des insecticides qui attaquent le système nerveux des abeilles et autres insectes. Interdits en France en 2018, une tentative de réintroduction via la "loi du plomb" a été bloquée par le Conseil constitutionnel. Cette situation crée une tension entre les législateurs souhaitant les réautoriser, les citoyens mobilisés contre (2 millions de signatures de pétition) et certains agriculteurs, notamment les betteraviers, inquiets pour leurs rendements sans ces produits. Des alternatives existent et sont activement recherchées. Des chercheurs travaillent en collaboration avec les agriculteurs pour développer et expérimenter des solutions complémentaires, plutôt qu'une solution miracle unique. Des exemples incluent l'élimination des repousses de betteraves sucrières pour briser le cycle de transmission de la jaunisse par les pucerons, et la plantation de haies pour favoriser les prédateurs naturels des pucerons, comme les chrysopes. Cependant, l'adoption de ces pratiques nécessite un accompagnement, notamment financier, pour les agriculteurs. Le reportage met en lumière la Slovénie comme un exemple inspirant. Ce pays a été le premier en Europe à interdire les néonicotinoïdes en 2011, suite à une mortalité massive d'abeilles. Depuis cette interdiction et la réduction d'autres pesticides, les rendements agricoles slovènes sont restés stables, démontrant qu'une agriculture sans ces produits est viable. Enfin, l'émission rappelle que la dépendance excessive aux pesticides peut entraîner le développement de résistances chez les ravageurs, rendant les produits inefficaces à long terme et soulignant la nécessité d'une approche diversifiée et durable.
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