La conférence d'Emmanuel Macron au Forum économique de Davos 2026

lecture 31:10 ソース ↗ Emmanuel Macron Davos Forum Économique Mondial géopolitique multilatéralisme souveraineté européenne
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Emmanuel Macron, lors de la conférence de Davos 2026, expose les défis géopolitiques et économiques mondiaux, plaidant pour un multilatéralisme efficace et une stratégie européenne renforcée axée sur la protection, la simplification et l'investissement, notamment dans l'IA.

  1. 0:00 Thank you very much, Larry, for your words.
  2. 0:02 Merci beaucoup, Larry.
  3. 0:05 Distinguished Head of State and Governments,
  4. 0:07 Excellences, Président Lagarde,
  5. 0:09 Ministers, Ambassadors,
  6. 0:11 Mme Lagarde, Ministres, Ambassadeurs,
  7. 0:14 Chefs d'entreprises, Mesdames et Messieurs,
  8. 0:15 I'm extremely happy to be here.
  9. 0:17 Je suis particulièrement heureux
  10. 0:19 d'être parmi vous aujourd'hui.
  11. 0:21 It's great to be here,
  12. 0:23 as the Financial Times would say.
  13. 0:26 C'est bon d'être ici,
  14. 0:28 comme le dirait le Financial Times,
  15. 0:32 en ces temps de paix,
  16. 0:34 de stabilité et d'imprévisibilité.
  17. 0:38 Alors, voyons ensemble
  18. 0:42 quels sont les grands défis de ce monde.
  19. 0:44 Dans les quelques minutes qui me sont imparties,
  20. 0:46 c'est vrai que nous arrivons
  21. 0:49 à un point d'instabilité qui est précédent,
  22. 0:52 que ce soit au niveau de la sécurité,
  23. 0:55 que ce soit au niveau de la défense,
  24. 0:57 que ce soit au niveau économique.
  25. 0:58 Regardons où nous en sommes.
  26. 1:00 Nous avons connu une transition vers l'autocratie.
  27. 1:04 Plus de 60 guerres en 2024, un record absolu,
  28. 1:08 même si, si j'ai bien compris,
  29. 1:10 certaines d'entre elles ont été résolues.
  30. 1:14 Les conflits se sont normalisés, hybridés,
  31. 1:17 et se sont étendus à de nouveaux domaines,
  32. 1:18 l'espace, le numérique, l'information, le hyperspace.
  33. 1:24 Une évolution vers un monde sans règles.
  34. 1:26 Où le droit international est bafoué,
  35. 1:31 où la seule loi qui semble compter
  36. 1:36 est celle du plus fort.
  37. 1:39 Les ambitions impériales qui refont surface,
  38. 1:44 la guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine,
  39. 1:48 qui entrera dans sa quatrième année le mois prochain,
  40. 1:53 les conflits qui se poursuivent au Moyen-Orient et en Afrique.
  41. 1:57 Une évolution vers un monde sans gouvernance collective
  42. 2:01 qui soit efficace.
  43. 2:03 Où le littéralisme est affaibli par des puissances
  44. 2:06 qui l'entravent ou s'en détournent.
  45. 2:08 Et où les règles de droit sont sacrées.
  46. 2:11 Je peux multiplier les exemples d'instances internationales
  47. 2:16 qui ont été affaiblies ou que les grandes économies
  48. 2:19 ont simplement quitté.
  49. 2:21 Je pense qu'en regardant la situation aujourd'hui,
  50. 2:23 c'est une situation qui doit nous inquiéter
  51. 2:26 parce que nous sommes en train de détruire
  52. 2:28 la structure qui peut nous aider.
  53. 2:32 Sans gouvernance collective, la coopération cède la place
  54. 2:35 à une concurrence acharnée.
  55. 2:37 Des Etats-Unis et de l'Amérique qui parlent
  56. 2:40 des accords commerciaux qui minimisent nos intérêts,
  57. 2:43 exigent des concessions maximales
  58. 2:46 et disent ouvertement affaiblir
  59. 2:50 les subordonnées de l'Europe,
  60. 2:51 combinées à une accumulation sans fin
  61. 2:53 de nouveaux droits de douane
  62. 2:54 qui sont toutefois, en partant, inacceptables.
  63. 2:56 D'autant plus lorsqu'ils sont utilisés
  64. 2:59 comme un moyen de pression
  65. 3:00 contre la souveraineté territoriale.
  66. 3:03 La concurrence de la Chine, également,
  67. 3:04 ou des capacités excédentaires massives
  68. 3:06 et des pratiques de distanciation
  69. 3:08 menacent de submerger des pans entiers
  70. 3:11 des secteurs industriels et commerciaux.
  71. 3:13 Les contrôles à l'exportation sont devenus des nouveaux outils
  72. 3:16 dangereux, déstabilisant le commerce mondial
  73. 3:19 et les systèmes internationaux.
  74. 3:21 Et la réponse, c'est plus de coopération
  75. 3:27 et construire de nouvelles approches,
  76. 3:31 plus de souveraineté économique,
  77. 3:33 plus d'autonomie stratégique,
  78. 3:34 particulièrement pour l'Europe.
  79. 3:38 Donc, dans ce contexte,
  80. 3:42 il y a deux approches.
  81. 3:43 La première approche consisterait à accepter
  82. 3:48 passivement la loi du plus fort,
  83. 3:51 ce qui conduirait à une vassalisation
  84. 3:54 et à une politique des blocs.
  85. 3:58 Approcher une nouvelle approche coloniale
  86. 3:59 n'a pas de sens.
  87. 4:02 Tous les chefs d'Etat, de gouvernement et d'europe,
  88. 4:04 chefs d'entreprise qui seraient trop complaisants,
  89. 4:07 manquaient d'une immense responsabilité.
  90. 4:10 La seconde consisterait à adopter une posture purement morale
  91. 4:13 en nous limitant à des commentaires.
  92. 4:15 Cette voie nous condamnerait à la marginalisation
  93. 4:19 et à l'impuissance.
  94. 4:23 Et face à la brutalisation du monde,
  95. 4:25 la France et l'Europe doivent défendre un multilatéralisme
  96. 4:28 efficace, car il sert à nos intérêts
  97. 4:31 et ceux de tous ceux qui refusent de se soumettre
  98. 4:34 à la loi du plus fort.
  99. 4:36 Ainsi, deux réponses,
  100. 4:40 avec d'une part plus de souveraineté,
  101. 4:42 plus d'autonomie pour l'Europe,
  102. 4:44 et d'autre part, un multilatéralisme efficace
  103. 4:48 qui permettrait de produire des résultats
  104. 4:51 grâce à la coopération.
  105. 4:53 Et bien sûr, la France et l'Europe sont attachées
  106. 4:55 à la souveraineté et à la défense des nations
  107. 4:57 aux Etats-Unis et à sa charte.
  108. 5:03 Ce n'est pas une manière à l'ancienne
  109. 5:05 de vivre le multilatéralisme.
  110. 5:09 N'oublions pas ce que nous avons appris
  111. 5:11 grâce à la Seconde Guerre mondiale.
  112. 5:13 Et continuons à nous engager pour le multilatéralisme.
  113. 5:18 C'est pour cette raison-là que nous avons décidé
  114. 5:21 de nous joindre à l'effort pour le Groenland,
  115. 5:25 simplement pour venir en aide à un allié
  116. 5:27 d'un autre pays européen, le Danemark.
  117. 5:33 Donc, face à cet ordre, face à cette nouvelle situation,
  118. 5:36 cette année, la France est allée à la présidence du G7
  119. 5:41 avec une ambition claire d'établir le G7
  120. 5:44 comme un forum de dialogue grand
  121. 5:47 entre les grandes économies
  122. 5:48 et de solutions collectives et coopératives.
  123. 5:52 Les guerres commerciales, l'escalade de protectionnisme
  124. 5:54 et la course à la surproduction
  125. 5:56 ne feront que produire des pertes.
  126. 5:59 La lutte contre les déséquilibres économiquement durs
  127. 6:02 est notre priorité.
  128. 6:03 Si l'on regarde la situation aujourd'hui,
  129. 6:06 les déséquilibres actuels viennent d'un certain nombre
  130. 6:09 de phénomènes clés et nous avons tous notre agenda.
  131. 6:13 Il y a d'abord la surconsommation américaine,
  132. 6:17 la sous-consommation et le surinvestissement chinois
  133. 6:21 et le sous-investissement
  134. 6:24 et le manque de compétitivité européenne.
  135. 6:27 Ces déséquilibres se relèvent également
  136. 6:29 dans les écarts de développement.
  137. 6:30 Nous ne pouvons plus nous contenter d'une aide
  138. 6:33 qui ne donne jamais de résultats suffisants
  139. 6:36 et ne permet pas aux pays de sortir de la pauvreté.
  140. 6:38 Donc, notre objectif dans le cadre du G7
  141. 6:41 est de démontrer que les grandes puissances mondiales
  142. 6:44 sont encore capables aujourd'hui de parvenir
  143. 6:46 à une diagnosticum de l'économie mondiale
  144. 6:49 et de s'engager à prendre des actions concrètes.
  145. 6:51 Coopérer, ce n'est pas rejeter la faute de l'autre,
  146. 6:56 c'est assumer sa part de responsabilité
  147. 7:00 et contribuer à trouver des solutions.
  148. 7:02 Et l'objectif du G7, construire un cadre de coopération
  149. 7:08 afin de mettre en place les relations
  150. 7:12 et comprendre ces déséquilibres
  151. 7:13 en essayant de restaurer une meilleure collaboration
  152. 7:17 dans le multilatéral.
  153. 7:21 Construire des ponts, plus de ponts,
  154. 7:24 avec les débris, le G20 notamment.
  155. 7:29 Donc, ça, c'est l'agenda global.
  156. 7:37 Et puis, nous avons aussi l'agenda européen.
  157. 7:41 Je pense que l'Europe doit répondre
  158. 7:44 à un certain nombre de problématiques,
  159. 7:46 le manque de croissance, le manque de PIB par habitant.
  160. 7:49 La croissance des PIB par habitant est trompée
  161. 7:52 dans notre stratégie pour permettre une meilleure souveraineté,
  162. 7:56 plus d'efficacité et plus de...
  163. 7:58 C'est la simplification, l'investissement.
  164. 8:01 Le diagnostic est bien connu.
  165. 8:03 La compétitivité européenne est à la trêve
  166. 8:06 par rapport aux Etats-Unis.
  167. 8:08 Et lorsque nous devons réagir également à l'approche chinoise.
  168. 8:14 Donc, d'abord, il y a la protection.
  169. 8:16 La protection ne signifie pas protectionnisme.
  170. 8:19 Je pense que les Européens sont toujours trop naïfs.
  171. 8:21 C'est un marché unique qui est ouvert à tout le monde.
  172. 8:26 Et personne ne peut accéder aujourd'hui au marché chinois
  173. 8:32 comme d'autres pays ont accès au marché européen.
  174. 8:36 Lorsque l'on regarde les Etats-Unis,
  175. 8:40 le niveau de protection existe.
  176. 8:42 Il est là pour les investissements,
  177. 8:44 pour les échanges commerciaux.
  178. 8:45 Les Européens sont les seuls qui ne protègent pas
  179. 8:48 leurs propres entreprises et leurs propres marchés,
  180. 8:51 alors que les autres pays ne respectent pas
  181. 8:54 cette réduction de la montagne.
  182. 8:55 C'est pour cette raison-là que nous devons être
  183. 8:57 beaucoup plus réalistes.
  184. 8:59 Si nous voulons protéger nos industries de la chimie,
  185. 9:05 que ce soit le secteur automobile
  186. 9:06 et beaucoup d'autres secteurs industriels,
  187. 9:08 parce qu'ils sont littéralement tués, étouffés
  188. 9:11 à cause de ce manque de respect d'un cadre normal
  189. 9:15 avec des règles partagées.
  190. 9:18 L'Europe a des outils solides.
  191. 9:20 Nous devons les utiliser lorsque nous ne sommes pas respectés
  192. 9:24 et lorsque les règles du jeu ne sont pas respectées.
  193. 9:27 Le mécanisme anti-coercition est un mécanisme puissant.
  194. 9:32 Nous ne devons pas s'hésiter à le déployer.
  195. 9:35 Nous devons également mettre en place
  196. 9:37 le concept de préférence.
  197. 9:39 Il y a une préférence nord-américaine qui existe.
  198. 9:43 Il n'y a pas de préférence européenne.
  199. 9:46 Nous sommes en train de la créer, petit à petit,
  200. 9:48 dans les tout derniers documents et les toutes dernières décisions
  201. 9:50 qui ont été prises.
  202. 9:53 Nous en avons les deux premiers exemples.
  203. 9:55 Et c'est très bien.
  204. 9:57 Nous sommes en train de nous aligner avec l'Allemagne
  205. 9:58 pour mettre en place un cadre ambitieux et simple.
  206. 10:02 Et c'est un processus décisif.
  207. 10:05 Je compte sur la Commission pour continuer à avancer
  208. 10:09 dès 2026 avec un niveau d'ambition particulièrement élevé
  209. 10:13 pour mettre en place, dans tous les secteurs,
  210. 10:19 ce principe d'une préférence européenne.
  211. 10:22 C'est une nécessité.
  212. 10:23 Nous devons agir sur les importations en matière de protection.
  213. 10:26 Et dans un contexte de tensions commerciales accrues
  214. 10:30 et de surcapacités asiatiques,
  215. 10:31 l'Europe doit renforcer ses instruments de défense communes.
  216. 10:36 Avec les mécanismes miroirs, par exemple,
  217. 10:40 nous devons améliorer la qualité, la valeur ajoutée
  218. 10:44 des investissements directs étrangers en ciblant
  219. 10:46 les projets à fort potentiel d'exportation.
  220. 10:48 C'est essentiel pour le rééquilibrage avec la Chine.
  221. 10:51 La Chine est évidemment la bienvenue.
  222. 10:53 Mais ce dont nous avons besoin, c'est plus d'investissements
  223. 10:58 chinois directs en Europe qui peuvent contribuer
  224. 11:01 à notre croissance, au transfert de technologies aussi,
  225. 11:05 et simplement pas transférer des produits européens
  226. 11:09 qui parfois ne répondent pas aux mêmes exigences
  227. 11:13 ou reçoivent beaucoup plus de subventions là-bas qu'ici.
  228. 11:17 Il ne s'agit pas de protectionnisme.
  229. 11:20 Il s'agit simplement de règles identiques pour tous.
  230. 11:28 Nous devons avoir des clauses de sauvegarde,
  231. 11:30 des clauses miroirs, cette notion de préférence européenne,
  232. 11:34 des encouragements dans ce sens.
  233. 11:37 Cette stratégie est essentielle.
  234. 11:38 Et en parallèle, nous devons protéger nos économies
  235. 11:41 et cela demandera une stratégie résiliente
  236. 11:44 tant pour les exportations que pour les exportations
  237. 11:46 afin de réduire les risques liés aux chaînes d'approvisionnement.
  238. 11:49 Je pense aux matières premières, je pense aux terres rares,
  239. 11:52 aux semi-conducteurs, aux puces et l'importance
  240. 11:55 de diversifier nos partenaires commerciaux.
  241. 11:56 Le deuxième pilier de l'économie européenne
  242. 11:59 et de la stratégie européenne
  243. 12:01 doit être le pilier de la simplification.
  244. 12:04 Lorsque je parle de simplification,
  245. 12:06 nous avons commencé avec la CSRD, la CS3D,
  246. 12:10 mais il reste encore beaucoup à faire dans d'autres secteurs.
  247. 12:13 Nous l'avons fait au cours des dernières semaines
  248. 12:15 dans le secteur automobile, dans le secteur de la chimie,
  249. 12:17 du numérique, de l'IA, dans le secteur bancaire,
  250. 12:20 et j'en passe.
  251. 12:22 Au cœur de cette simplification, il faut parfois se débarrasser
  252. 12:25 de certaines réglementations qui ont désynchronisé les choses
  253. 12:28 entre l'Union européenne et le reste du monde.
  254. 12:33 Nous devons également, par ailleurs,
  255. 12:35 accélérer le renforcement du marché unique.
  256. 12:38 Dans tous les segments, les 450 millions d'habitants,
  257. 12:42 les 450 millions d'Européens consommateurs
  258. 12:45 constituent notre marché domestique
  259. 12:47 pour l'ensemble des entreprises européennes.
  260. 12:50 Cela devrait être le cas et ce n'est pas véritablement le cas
  261. 12:53 à cause de trop de complexités.
  262. 12:56 Nous devons donc respecter la neutralité technologique
  263. 12:59 et le principe de non-discrimination.
  264. 13:02 C'est un autre pilier essentiel
  265. 13:04 qui permettra de simplifier les choses.
  266. 13:08 Une approche neutre en matière de technologie
  267. 13:11 et avec ce principe de non-discrimination.
  268. 13:15 Nous avons beaucoup de discrimination,
  269. 13:18 notamment, je pense, aux sources d'énergie.
  270. 13:20 Cela est contre-productif pour les Européens eux-mêmes.
  271. 13:23 Les entreprises ont un rôle important à jouer
  272. 13:26 et nous, vous, devons agir ensemble.
  273. 13:31 Vous devez nous aider à permettre d'identifier
  274. 13:34 et concrètement nous aider à simplifier
  275. 13:36 lorsque c'est nécessaire.
  276. 13:38 Donc cet agenda de simplification n'est pas une discussion.
  277. 13:42 Il s'agit simplement aujourd'hui de mettre en oeuvre,
  278. 13:44 d'aller vite et de le faire à l'échelle.
  279. 13:46 Le troisième pilier de la stratégie européenne
  280. 13:48 pour plus de compétitivité et plus d'autonomie
  281. 13:53 est basé sur l'investissement et l'innovation.
  282. 13:57 Nous devons innover et investir beaucoup plus.
  283. 14:01 L'écart de PIB entre les Américains et les Européens
  284. 14:05 est énorme.
  285. 14:07 Entre 60 et 70 % de l'explication vient de l'innovation.
  286. 14:11 Les États-Unis ont innové beaucoup plus
  287. 14:15 grâce aux investissements publics et privés.
  288. 14:17 Dans notre budget, pour les mois à venir,
  289. 14:19 nous allons négocier beaucoup.
  290. 14:22 Cette année en Europe, nous allons devoir investir
  291. 14:24 beaucoup plus dans les secteurs critiques
  292. 14:27 où se trouvent l'innovation, le quantique, la green tech,
  293. 14:31 l'IA, la défense, la sécurité.
  294. 14:34 Notre budget n'est pas à la hauteur aujourd'hui.
  295. 14:36 Nous devons investir beaucoup plus d'argent
  296. 14:38 pour être plus crédibles et nous devons accélérer
  297. 14:40 notre agenda d'innovation.
  298. 14:42 En même temps, si vous regardez la situation aujourd'hui,
  299. 14:45 nous n'avons pas suffisamment d'investissements privés.
  300. 14:49 Et c'est une différence très importante.
  301. 14:51 Nous avons l'épargne, beaucoup plus qu'aux États-Unis.
  302. 14:56 Mais ces épargnes sont surinvesties dans des obligations
  303. 15:03 et parfois dans des équities, mais à l'extérieur de l'Europe.
  304. 15:07 C'est pour cette raison-là que nous devons d'abord
  305. 15:10 avoir un programme de titrisation.
  306. 15:12 Il est préparé. Nous devons aujourd'hui en accélérer
  307. 15:14 la mise en œuvre. Deuxièmement, les marchés de capitaux.
  308. 15:18 Et plus précisément, pour avoir plus d'intégration,
  309. 15:22 plus de simplification et pour avoir un marché de capitaux
  310. 15:26 qui soit efficace, une union des capitaux
  311. 15:28 qui soit plus efficace. Plus investir et utiliser l'épargne
  312. 15:31 pour investir dans l'innovation.
  313. 15:35 Donc cet agenda est une priorité,
  314. 15:40 que ce soit au niveau mondial, que ce soit au niveau européen.
  315. 15:43 Cet agenda devra être mis en œuvre au cours des mois qui viennent.
  316. 15:47 Et le mot clé, c'est l'accélération.
  317. 15:49 La France s'engage sur cet agenda.
  318. 15:52 Nous travaillons en très étroite collaboration
  319. 15:54 avec nos partenaires clés. En même temps,
  320. 15:56 notre objectif pour la France est de stabiliser nos résultats,
  321. 16:02 notre approche macro en restant un pays attractif.
  322. 16:07 Nous sommes le pays le plus attractif depuis six ans
  323. 16:10 en matière d'investissement.
  324. 16:12 Et nous devons également consolider nos avantages
  325. 16:16 et nos réformes.
  326. 16:19 En plus de ce cadre, ce cadre commercial,
  327. 16:22 je souhaiterais insister ici que nous sommes fournis
  328. 16:27 grâce à de l'électricité à bas carbone,
  329. 16:32 avec des émissions extrêmement limitées
  330. 16:34 grâce à notre industrie nucléaire.
  331. 16:36 Nous avons des capacités de recherche
  332. 16:38 que nous allons continuer à renforcer.
  333. 16:40 Nous avons l'un des meilleurs écosystèmes
  334. 16:44 dans le domaine de l'IA, du quantique,
  335. 16:47 de la transition énergétique,
  336. 16:49 avec de nombreuses start-ups, de licornes
  337. 16:52 et également de grandes capes
  338. 16:54 qui m'accompagnent d'ailleurs aujourd'hui ici à Davos.
  339. 16:59 Et puis, pour terminer, j'aimerais insister
  340. 17:02 sur la qualité de notre infrastructure,
  341. 17:04 un grand marché avec un pouvoir d'achat fort.
  342. 17:09 Nous avons chez nous l'état de droit
  343. 17:14 et continue à être à la règle.
  344. 17:18 Et je pense que c'est quelque chose
  345. 17:22 qui est très bien compris par le marché.
  346. 17:25 Au-delà des investissements
  347. 17:27 et de ce que les investissements permettent de faire,
  348. 17:30 au-delà des ambitions,
  349. 17:32 avoir un lieu tel que l'Europe,
  350. 17:34 et parfois l'Europe, je le reconnais,
  351. 17:36 peut être trop lente et doit être réformée.
  352. 17:39 Il n'y a pas de doute.
  353. 17:41 Mais en même temps, en Europe, les choses sont prévisibles.
  354. 17:44 Il y a une loyauté.
  355. 17:46 Et en Europe, vous savez que la règle du jeu,
  356. 17:49 c'est l'état de droit.
  357. 17:51 Et à ce titre, l'Europe est un endroit
  358. 17:54 où il fait bon investir aujourd'hui et demain.
  359. 17:59 Donc, en 2026, nous allons essayer
  360. 18:05 de continuer à mettre en place cet agenda
  361. 18:08 pour essayer de réduire les déséquilibres mondiaux.
  362. 18:11 Nous allons faire de notre mieux
  363. 18:13 pour avoir une Europe plus forte,
  364. 18:15 beaucoup plus forte.
  365. 18:17 Une Europe plus autonome,
  366. 18:20 basée sur les piliers que je viens d'évoquer devant vous.
  367. 18:25 Nous en parlons peut-être pendant le dialogue,
  368. 18:28 mais nous allons nous engager en matière de défense,
  369. 18:30 de sécurité.
  370. 18:31 Ces investissements sont aujourd'hui nécessaires.
  371. 18:33 Nous sommes convaincus, et je le dis aujourd'hui devant vous,
  372. 18:39 nous pensons que nous avons besoin de plus de croissance,
  373. 18:41 plus de stabilité dans le monde actuel.
  374. 18:43 Mais nous préférons le faire dans le cadre du respect.
  375. 18:47 Nous préférons en respectant la science
  376. 18:50 et nous préférons l'état de droit à la brutalité.
  377. 18:53 Nous vous souhaitons la bienvenue en Europe
  378. 18:55 et, bien évidemment, la bienvenue en France.
  379. 18:58 Monsieur le Président, j'ai une question
  380. 19:00 que j'aimerais vraiment vous poser.
  381. 19:04 Ce qui est important, c'est que vous venez de brosser
  382. 19:10 ou de tracer un chemin économique pour la France
  383. 19:14 et pour l'Europe.
  384. 19:16 Vous avez parlé d'un chemin économique
  385. 19:18 pour la France et pour l'Europe.
  386. 19:20 Vous avez parlé d'un chemin économique
  387. 19:22 pour la France et pour l'Europe.
  388. 19:24 Si vous aviez à prioriser la façon de transformer
  389. 19:27 la France et l'Europe aussi vite que possible,
  390. 19:30 alors vous dites, oui, certes, nous sommes lents, etc.
  391. 19:33 Mais qu'est-ce qui peut être fait immédiatement
  392. 19:37 pour accélérer les choses
  393. 19:39 ou pour faire croître les économies européennes
  394. 19:42 dont nous avons évidemment beaucoup de participants?
  395. 19:44 Est-ce qu'il y a une baguette magique
  396. 19:46 qui permettrait d'accélérer d'un coup?
  397. 19:48 Je ne dirais pas qu'il n'y ait qu'une baguette magique,
  398. 19:51 mais je dirais qu'à très court terme,
  399. 19:53 au vu de la situation dans certains secteurs critiques,
  400. 19:56 la préférence européenne est une nécessité
  401. 19:59 parce qu'il y a une désynchronisation,
  402. 20:01 un découplage avec les autres.
  403. 20:03 Et puis, bien sûr, des simplifications.
  404. 20:05 Le 28e régime, qui est en cours d'élaboration
  405. 20:07 à la Commission,
  406. 20:09 l'approfondissement du marché unique
  407. 20:11 sont des points-clés.
  408. 20:13 C'est pour ça que j'ai insisté aussi sur l'unité
  409. 20:15 entre l'Europe et l'Union Européenne.
  410. 20:17 Je pense que si nous avons l'union des marchés de capitaux
  411. 20:19 et la préférence européenne,
  412. 20:21 ce sont deux vrais changeurs.
  413. 20:23 Oui, alors l'union des marchés de capitaux
  414. 20:25 en Europe, c'est un peu quelque chose
  415. 20:27 qui retient, qui retarde l'Europe
  416. 20:29 par rapport aux États-Unis.
  417. 20:31 Mais je dirais,
  418. 20:33 on a commencé l'année dernière,
  419. 20:35 mais là, on y a plus d'accélérations,
  420. 20:37 on y a plus d'accélérations,
  421. 20:39 on y a plus d'accélérations,
  422. 20:41 on y a plus d'accélérations,
  423. 20:43 on y a plus d'accélérations,
  424. 20:45 on y a plus d'accélérations,
  425. 20:47 on y a plus d'entrées internationales vers l'Europe.
  426. 20:49 Et c'est sans doute quelque chose
  427. 20:51 qui va permettre d'accélérer les choses.
  428. 20:53 Mais pour ce qui concerne
  429. 20:55 les priorités,
  430. 20:57 si vous deviez
  431. 20:59 parler à la Commission
  432. 21:01 et leur demander
  433. 21:03 d'être plus rapide
  434. 21:05 dans la transformation de l'Europe
  435. 21:07 pour qu'elle puisse
  436. 21:09 concurrencer
  437. 21:11 les États-Unis
  438. 21:13 et voir
  439. 21:15 dépasser la Chine
  440. 21:17 et les États-Unis.
  441. 21:19 Ecoutez, je crois que
  442. 21:21 c'est un débat
  443. 21:23 qui est en cours avec la Commission.
  444. 21:25 Un sommet informel
  445. 21:27 se déroulera en février
  446. 21:29 qui sera consacré à ces sujets.
  447. 21:31 Tout a été
  448. 21:33 assez largement
  449. 21:35 exprimé dans les rapports
  450. 21:37 Draghi et l'État.
  451. 21:39 Je dirais que la différence
  452. 21:41 c'est que le rapport Draghi
  453. 21:43 est sorti avant
  454. 21:45 les excédents
  455. 21:47 chinois vis-à-vis de l'Europe.
  456. 21:49 Il ne faut pas négliger le fait
  457. 21:51 que 2025 a été
  458. 21:53 la toute première année
  459. 21:55 où, évidemment, la Chine
  460. 21:57 a un excédent
  461. 21:59 un tiers US,
  462. 22:01 un tiers Europe, un tiers l'Est du monde.
  463. 22:03 Et pour la toute première fois,
  464. 22:05 le déficit entre l'Allemagne
  465. 22:07 et la Chine,
  466. 22:09 le déficit commercial,
  467. 22:11 était au détriment de l'Allemagne.
  468. 22:13 Ça, c'est un peu quelque chose
  469. 22:15 qui a changé les choses en Europe
  470. 22:17 et c'est quelque chose qu'il va falloir résoudre.
  471. 22:19 Et puis, deuxièmement, les droits de douane.
  472. 22:21 Alors, si je pouvais vous dire
  473. 22:23 ce qui pourrait changer les choses
  474. 22:25 pour nous tous
  475. 22:27 dans l'année à venir,
  476. 22:29 je dirais
  477. 22:31 d'abord, énormément de simplification
  478. 22:33 avec ces paquets omnibus
  479. 22:35 de la Commission, secteur par secteur,
  480. 22:37 la préférence européenne,
  481. 22:39 l'union des marchés de capitaux
  482. 22:41 et la fin des droits de douane
  483. 22:43 entre les États-Unis et l'Europe.
  484. 22:45 Parce que dans ce contexte,
  485. 22:47 ce qui n'a pas de sens,
  486. 22:49 c'est que des droits de douane
  487. 22:51 s'appliquent entre alliés.
  488. 22:53 Il faut résoudre la guerre en Ukraine,
  489. 22:55 il faut aider les Ukrainiens à résister
  490. 22:57 et à trouver une paix durable.
  491. 22:59 Il faut résoudre les problèmes
  492. 23:01 de la prospérité dans les démocraties.
  493. 23:03 Et donc, quelle est la logique
  494. 23:05 de ces droits de douane
  495. 23:07 et d'être en plus menacé
  496. 23:09 de droits de douane supplémentaires.
  497. 23:11 Ce qui est fou, c'est qu'on pourrait
  498. 23:13 se retrouver dans une situation
  499. 23:15 où on utiliserait ce mécanisme
  500. 23:17 anticoercition pour la première fois
  501. 23:19 contre les États-Unis
  502. 23:21 s'ils rajoutent des droits de douane.
  503. 23:23 Imaginez un peu. C'est fou.
  504. 23:25 Et je le regrette profondément.
  505. 23:27 Mais c'est une conséquence
  506. 23:29 de l'imprévisibilité
  507. 23:31 et d'une agressivité inutile.
  508. 23:33 Nous avons un agenda
  509. 23:35 plein d'opportunités,
  510. 23:37 plein de défis.
  511. 23:39 Restons concentrés,
  512. 23:41 pensons à la paix en Europe.
  513. 23:43 Tout le monde doit aider
  514. 23:45 les Ukrainiens à trouver
  515. 23:47 une paix durable.
  516. 23:49 Règle du jeu équitable,
  517. 23:51 résolution des problèmes
  518. 23:53 et des déséquilibres avec la Chine
  519. 23:55 parce que c'est un problème pour les Européens
  520. 23:57 et pour les Américains.
  521. 23:59 Et troisièmement, pensons aussi
  522. 24:01 à améliorer la compétitivité
  523. 24:03 de l'Europe. Accélérons.
  524. 24:05 Et c'est tout.
  525. 24:07 Tout au long des séances
  526. 24:09 du jour et de cette semaine,
  527. 24:11 l'IA a été un point
  528. 24:13 très important.
  529. 24:15 Alors comment est-ce que l'IA
  530. 24:17 est en train de se développer
  531. 24:19 en Europe? Je sais qu'il y a déjà
  532. 24:21 un débat qui a été consacré,
  533. 24:23 mais quelle est votre vision de l'IA
  534. 24:25 pour la France?
  535. 24:27 Écoutez, nous y croyons
  536. 24:29 très fortement. L'année dernière,
  537. 24:31 nous avons organisé un sommet de l'IA
  538. 24:33 à Paris. Nous sommes
  539. 24:35 un des écosystèmes les plus dynamiques
  540. 24:37 en Europe. Nous sommes
  541. 24:39 très fortement engagés dans le domaine
  542. 24:41 de l'IA parce que nous sommes
  543. 24:43 persuadés que c'est un
  544. 24:45 game changer, non seulement en
  545. 24:47 termes de productivité
  546. 24:49 et de croissance,
  547. 24:51 mais c'est une véritable
  548. 24:53 révolution. Nous avons
  549. 24:55 les actifs, vous avez
  550. 24:57 le réseau électrique, vous avez l'électricité,
  551. 24:59 le réseau, oui, et nous avons
  552. 25:01 de l'électricité, de l'énergie bas carbone.
  553. 25:03 Pas besoin
  554. 25:05 de centrales à charbon,
  555. 25:07 pas besoin
  556. 25:09 d'extraire du pétrole
  557. 25:11 pour apporter les capacités
  558. 25:13 dont l'IA a besoin. C'est important.
  559. 25:15 Nous avons 90 TWh
  560. 25:17 qui sont disponibles pour
  561. 25:19 plus d'activités dans l'IA. Nous avons
  562. 25:21 un réseau électrique
  563. 25:23 national super pilotable.
  564. 25:25 Nous avons des capacités disponibles
  565. 25:27 pour créer de nouvelles capacités
  566. 25:29 de calcul, de nouveaux data centers,
  567. 25:31 et nous sommes en train d'avancer sur l'agenda
  568. 25:33 annoncé l'année dernière. Donc ces capacités
  569. 25:35 sont en train d'être renforcées et
  570. 25:37 l'Europe avait pris du retard
  571. 25:39 face aux États-Unis et d'autres. Nous avons
  572. 25:41 les talents. Nous avons
  573. 25:43 d'excellents data scientists, d'excellents
  574. 25:45 mathématiciens. Nous sommes
  575. 25:47 en train de booster nos programmes de formation,
  576. 25:49 nos capacités à travers différents
  577. 25:51 hubs que nous identifions
  578. 25:53 et puis nous avons un écosystème
  579. 25:55 critique avec des champions
  580. 25:57 des LLM. Nous avons
  581. 25:59 aussi des startups dans l'IA
  582. 26:01 et le quantique, je ne les oublie pas,
  583. 26:03 qui sont présents dans tous
  584. 26:05 ces différents domaines. Et la preuve
  585. 26:07 en est de cette
  586. 26:09 attractivité, de ce dynamisme,
  587. 26:11 c'est que Yann LeCun a décidé,
  588. 26:15 quand il a décidé de quitter Meta
  589. 26:17 et de monter sa propre entreprise,
  590. 26:19 il s'est installé en France
  591. 26:21 il y a quelques semaines. Pour moi,
  592. 26:23 c'est un signe.
  593. 26:25 Oui, c'est une belle victoire et on va
  594. 26:27 l'aider à travailler. C'est une entreprise
  595. 26:29 de dimension mondiale, mais qui est installée
  596. 26:31 en France. Donc,
  597. 26:33 nous disposons de tous ces actifs,
  598. 26:35 mais ce qui est important pour moi aujourd'hui
  599. 26:37 c'est d'investir, d'aider
  600. 26:39 les startups, d'aider les entreprises
  601. 26:41 à en faire beaucoup plus
  602. 26:43 dans ce domaine
  603. 26:45 et de faire de mon mieux pour que
  604. 26:47 leur marché national
  605. 26:49 leur marché domestique soit le marché
  606. 26:51 européen, pas juste le marché français.
  607. 26:53 Et donc, renforcer le marché
  608. 26:55 unique, c'est ce qui permettra d'y parvenir.
  609. 26:57 Parce que le marché
  610. 26:59 domestique, ce n'est pas 68 millions
  611. 27:01 d'habitants, c'est
  612. 27:03 beaucoup plus, 150 millions,
  613. 27:05 450 millions.
  614. 27:07 Et puis, il faut aussi un réseau énergétique
  615. 27:09 unifié en Europe, ce qui n'est pas
  616. 27:11 le cas encore.
  617. 27:13 Alors, il nous reste un petit peu de temps.
  618. 27:15 Est-ce que vous avez des questions
  619. 27:17 à délivrer
  620. 27:19 sur la fin de votre mandat?
  621. 27:21 Un message qui pourrait résonner
  622. 27:23 à la fois pour les Français,
  623. 27:25 mais aussi pour le reste du monde.
  624. 27:27 Écoutez, je suis persuadé
  625. 27:29 que nous vivons, bien sûr,
  626. 27:31 une époque compliquée.
  627. 27:33 Vous avez parlé d'un certain nombre de défis.
  628. 27:35 J'en ai parlé aussi.
  629. 27:37 Et
  630. 27:39 je crois que
  631. 27:41 nous sommes dans un moment
  632. 27:43 très compliqué.
  633. 27:45 Je crois qu'on n'a pas été
  634. 27:47 complet sur cette liste de défis.
  635. 27:49 Mais en même temps,
  636. 27:51 on voit à quel point des investissements
  637. 27:53 sont consentis dans ce monde.
  638. 27:55 Et cette révolution qui
  639. 27:57 est en train d'avoir lieu,
  640. 27:59 révolution qui est sans comparaison
  641. 28:01 avec ce qui a pu se passer
  642. 28:03 dans les années, voire les décennies précédentes.
  643. 28:05 Donc,
  644. 28:07 mon principal message
  645. 28:09 serait de dire
  646. 28:11 qu'il ne faut pas être timide.
  647. 28:13 Qu'il ne faut pas être divisé.
  648. 28:15 Qu'il ne faut pas
  649. 28:17 accepter
  650. 28:19 un ordre mondial
  651. 28:21 qui serait
  652. 28:23 décidé par
  653. 28:25 ceux qui parlent
  654. 28:27 le plus fort.
  655. 28:29 Mais plutôt,
  656. 28:31 concentrons-nous
  657. 28:33 sur les défis communs
  658. 28:35 et les intérêts communs. Nous savons
  659. 28:37 quels sont les problèmes à résoudre. La croissance,
  660. 28:39 la paix, le climat.
  661. 28:41 Il ne faut pas oublier le climat
  662. 28:43 dans notre agenda
  663. 28:45 pour l'avenir. Nous voulons la paix,
  664. 28:47 la croissance et le climat.
  665. 28:49 Les investissements, l'innovation,
  666. 28:51 tout cela
  667. 28:53 doit être consacré à la résolution
  668. 28:55 de ces trois grands problèmes.
  669. 28:57 Pour les résoudre,
  670. 28:59 pensons aux investissements clés,
  671. 29:01 aux innovations clés,
  672. 29:03 mais aussi à notre capacité de coopération.
  673. 29:05 Soyons clairs.
  674. 29:07 Davos
  675. 29:09 a été créé
  676. 29:11 pour restaurer
  677. 29:13 un dialogue mondial. Un dialogue mondial
  678. 29:15 entre les dirigeants d'entreprises
  679. 29:17 mais aussi les gouvernements, etc.
  680. 29:19 Un dialogue
  681. 29:21 global, c'est un dialogue
  682. 29:23 où chacun est respecté
  683. 29:25 et où
  684. 29:27 on peut apporter des améliorations,
  685. 29:29 des avancées pour l'ensemble
  686. 29:31 des peuples du monde. C'est la seule façon
  687. 29:33 dont cela peut être durable.
  688. 29:35 Et je dirais
  689. 29:37 que c'est comme ça qu'il faut faire.
  690. 29:41 Et même
  691. 29:43 si c'est moins présent
  692. 29:45 dans le débat mondial
  693. 29:47 aujourd'hui, il faut
  694. 29:49 qu'on retrouve cette approche.
  695. 29:51 Plus de coopération.
  696. 29:53 Et travaillons sur les grands défis
  697. 29:55 pour apporter
  698. 29:57 une paix, une prospérité
  699. 29:59 et une décarbonation pour nos concitoyens.
  700. 30:01 C'est ça, notre devoir.
  701. 30:03 Notre devoir de dirigeants d'entreprises,
  702. 30:05 de chefs d'États et de gouvernements.
  703. 30:07 Et nous avons tout ce qu'il faut
  704. 30:09 pour y parvenir.
  705. 30:11 Il faut simplement nous coordonner.
  706. 30:13 Il ne faut pas perdre du temps avec des idées
  707. 30:15 dingues. Il ne faut pas ouvrir
  708. 30:17 des boîtes de Pandore sur de nouveaux sujets.
  709. 30:19 Ce n'est pas le moment.
  710. 30:21 On n'est pas à une époque de
  711. 30:23 nouveau colonialisme ou de nouvel impérialisme.
  712. 30:25 C'est une époque
  713. 30:27 de coopération qui est nécessaire
  714. 30:29 pour résoudre les problèmes de nos concitoyens.
  715. 30:31 Alors nous n'avons du temps,
  716. 30:33 je voudrais remercier le Président
  717. 30:35 de la République française, Emmanuel Macron,
  718. 30:37 pour sa sagesse,
  719. 30:39 mais aussi pour son humanité.
  720. 30:43 Merci Larry.
  721. 30:47 J'apprécie.
  722. 31:01 Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org