Découverte : Cassis, le port gourmand des Bouches-du-Rhône

reportage 9:15 ソース ↗ cassis bouches-du-rhône pêche dorade marché provençal agriculture
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Ce reportage explore Cassis, un charmant port des Bouches-du-Rhône, en mettant l'accent sur sa culture gourmande, de la pêche locale aux marchés provençaux et aux confiseries artisanales, tout en soulignant la beauté naturelle et l'histoire de la ville.

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  2. 0:06 Se rendre à Cassis, c'est rejoindre l'une des plus belles cartes postales de France.
  3. 0:11 Nichée à 30 km de Marseille, au cœur d'un écrin naturel éblouissant,
  4. 0:16 cette ville emblématique du sud-est offre une escale de charme gorgée du soleil méditerranéen.
  5. 0:22 Je dis toujours que c'est le petit Saint-Tropez des Marseillais.
  6. 0:26 C'est une ville où il fait bon vivre. On a l'impression d'être dans une bulle hors du temps quand on tendait en bulle dans les rues.
  7. 0:33 C'est le temps, la tranquillité. On a quand même une chance d'habiter ici. C'est quand même un endroit d'avoir de la paix, quoi.
  8. 0:41 Aujourd'hui, votre émission préférée vous offre une étape gourmande dans ce petit port de 6 700 habitants.
  9. 0:48 Moi, ce qui me plaît surtout, c'est sa bonhomie.
  10. 0:51 Et celui qui va titiller nos papilles, c'est Claude. Cassidien depuis 68 ans, il sera notre guide du jour.
  11. 1:05 Je crois que la très première de Cassis, c'est la mer.
  12. 1:18 Bonjour, ça va bien? Merci. Donc, en ce moment, c'est la période des dorades.
  13. 1:27 En ce moment, ça fait une semaine, à peu près 10 jours. Les dorades commencent à arriver.
  14. 1:32 C'est vraiment le top de la qualité, étant donné qu'il est sauvage et si tôt pêché, de suite sur le quai, il est vendu.
  15. 1:41 Plus frais que ça, il n'y a pas. Il faut savoir qu'ici, à l'origine, c'était un port pour la sardine.
  16. 1:48 Il y avait beaucoup de sardines. Il y a eu, on a vu quand j'étais gamin, ce qu'on peut appeler des pêches miraculeuses.
  17. 1:55 Les bateaux qui étaient remplis à ras bord de sardines. À cette époque là, il y avait une criée.
  18. 2:04 Pendant que Mehdi mène la vente, Djamal, le pêcheur de toutes ces dorades.
  19. 2:09 Bonjour Djamal. Bonjour. Alors, t'es en plein boulot. Gère lui les problèmes dus au mauvais temps en mer.
  20. 2:17 Là, je suis en plein ramèndage. Cette nuit, il y a eu mauvais temps. Depuis une bonne semaine, il y a eu de l'arrogance, on appelle ça.
  21. 2:23 C'est une grosse houle qui fait que les filets, comme ils font 14 mètres de haut pour la dorade, ils se sont déplacés, ils se sont bimés avec les rochers.
  22. 2:32 Et il faut savoir que ce que je suis en train de faire, le ramèndage, ce n'était pas un travail d'homme, c'était un travail de femme.
  23. 2:39 Aujourd'hui, la tendance, elle a changé. La femme, elle fait autre chose. Donc le mari ramène.
  24. 2:45 J'ai commencé en 89. On était 16 à l'époque. Aujourd'hui, on n'est plus que 7.
  25. 2:52 C'est la passion, comme on est né au bord de l'eau, c'est la passion qui nous a amenés dans ce métier.
  26. 2:57 Ce n'est pas un métier où vous allez dormir sur vos acquis, il n'y en a pas d'acquis. C'est un métier qui marche avec la nature.
  27. 3:04 D'abord, ce qui a changé, c'est les saisons qui ne sont plus marquées. Donc c'est pour ça que le poisson, en fait, il peut être décalé d'un mois.
  28. 3:11 Au lieu de passer plein mois d'octobre, il peut passer mi-novembre. Voilà, ça, on ne peut pas le prévoir.
  29. 3:18 Et comme tous les poissons, la dorade a une saisonnalité selon les espèces.
  30. 3:23 En fait, c'est un poisson qui migre dans les estuaires à l'entrée du Rhône.
  31. 3:26 Puis les premiers coups de mauvais temps, début octobre, ou les premiers coups de mistral, elles sortent.
  32. 3:32 Et c'est à ce moment-là qu'on pose ces filets. Ça s'appelle des arrêts de poste.
  33. 3:38 Si Djamal a encore quelques heures de travail devant lui, Claude en profite pour nous faire partager sa passion pour l'histoire de sa ville.
  34. 3:46 Moi, je suis à Cassis depuis que j'y suis né. Très amoureux de Cassis, comment ne pas l'être, avec un site aussi remarquable.
  35. 3:56 Vous avez la falaise du Cap Canaille, qui fait un peu moins de 400 m de haut et qui est une des plus hautes falaises d'Europe.
  36. 4:04 Quant à la gastronomie, Claude a toujours baigné dedans grâce à une famille de restaurateurs depuis 3 générations.
  37. 4:11 Et il faut savoir que les saisons, à cette époque-là, c'était l'hiver, où il y avait toute une clientèle d'Anglais, de Russes
  38. 4:20 qui venaient pour profiter du temps qui était plus favorable que chez eux.
  39. 4:26 Pour continuer cette halte, Claude nous fait maintenant découvrir le marché de Cassis, qui a lieu chaque mercredi et vendredi matin.
  40. 4:42 Une tradition typique, faisant le bonheur des locaux grâce à des étals comme celui de Corinne, qui, malgré l'automne, sent encore bon l'été en ce début novembre.
  41. 4:50 Bonjour, Claude. Comment vas-tu ?
  42. 4:52 Ça va, ça va. Et toi ?
  43. 4:53 Ça va bien ? Bien, parfait.
  44. 4:54 Il fait un peu frisquet, ce matin-là.
  45. 4:56 Il faut qu'il fasse frisquet, parce que là, la météo, il fait trop chaud, encore.
  46. 4:59 On va encore avoir une belle journée, mais il faut que les températures baissent entre le jour et la nuit.
  47. 5:05 Nous, on s'en est aperçus avec mon mari, depuis au moins cinq ans, nous avons des températures qui sont anormalement élevées.
  48. 5:12 C'est-à-dire qu'en gros, nous n'avons plus de printemps et plus d'automne.
  49. 5:16 Donc, il s'avère qu'on a encore des poivrons, on a encore des aubergines, on a encore des courgettes, on a encore des tomates.
  50. 5:23 Mais l'automne arrive, mais pas naturellement.
  51. 5:27 On a eu, par exemple, des séries de choux qui ont coulé, parce qu'il leur faut une différence de température entre le jour et la nuit.
  52. 5:33 Il fait trop chaud. C'est vrai, la planète réchauffe, et nous, maraîchers, on s'en aperçoit au quotidien, mais ça fait au moins cinq ans.
  53. 5:42 Depuis 40 ans et 4 générations, la famille Cosenza cultive ses fruits et légumes en agriculture raisonnée à Aulioul, à 35 km de Cassis.
  54. 5:52 Et elle met un point d'honneur à les vendre en direct.
  55. 5:54 Le marché de Cassis, on tape la 11e année. C'est un excellent marché. C'est un marché où il y a beaucoup de dynamisme.
  56. 6:03 On essaye de retrouver des saveurs locales, parce que là aussi, c'est très important de manger local.
  57. 6:10 Ça donne envie. Ça donne envie. Il faut que ça fasse, que ça donne envie.
  58. 6:14 Alors ça, c'est la betterave, parce que tu sais qu'on est spécialisé dans le légume ancien.
  59. 6:17 Ça, c'est la betterave classique. Et ça, normalement, c'est la bicouleur, si le monde a bien fait les choses.
  60. 6:22 Oui, magnifique.
  61. 6:24 Regardez comme c'est joli. Tu peux t'en servir à l'apéritif. Tu prends ta tapenade, ton anchoïade avec ta rondelle de betterave.
  62. 6:32 Prends ce que tu veux. Et sers-toi.
  63. 6:35 C'est la douceur de vivre. C'est le marché provençal.
  64. 6:40 En déambulant dans les rues, Claude et notre équipe ont été happés par une odeur de sucre totalement irrésistible.
  65. 6:48 Bonjour, Arnaud.
  66. 6:49 Bonjour, Claude. Ça va ?
  67. 6:51 Ça va. Et toi ?
  68. 6:52 Ça va, ça va. Je suis passé te voir, puisque ça fait maintenant quelques mois que tu es installé ici.
  69. 6:58 Voici Arnaud, surnommé M. Praline par tous les Cassidiens.
  70. 7:03 Tu travailles pas seul, je crois.
  71. 7:04 Je ne travaille pas seul.
  72. 7:05 Ah, Céline.
  73. 7:08 Donc Céline, mon épouse.
  74. 7:10 Ce couple a choisi de revisiter cette spécialité du sud que l'on a tous connue sur les bords de plage à l'occasion des vacances ou lors des fêtes foraines.
  75. 7:19 Ils en ont fait une confiserie plus saine avec deux fois moins de sucre et fini la cacahuète.
  76. 7:25 Donc on travaille la noisette du Piémont, la menthe de Provence.
  77. 7:29 On travaille des noix de cajou, des noix de macadamia, des fèves de cacao, des pistaches d'Iran.
  78. 7:35 Alors, je pense que l'héroïne principale aujourd'hui, et je suis désolé pour mon épouse, c'est ni elle ni moi.
  79. 7:41 C'est cette jolie pralinière qui capte les yeux et l'attention.
  80. 7:45 L'avantage du cuivre, c'est une répartition uniforme de la chaleur, une montée en température rapide.
  81. 7:52 Mais vous n'en saurez pas plus.
  82. 7:54 La température à laquelle ils ajoutent leur noix reste un secret bien gardé.
  83. 7:58 Et peu importe finalement, car quelques minutes plus tard, la magie opère.
  84. 8:05 Les noix de cacahuète.
  85. 8:11 Est-ce que ça t'intéresserait de les goûter ?
  86. 8:13 Mais je peux en prendre.
  87. 8:15 Donc noisette du Piémont, vanille bourbon et un tiers de sucre de canne brun non raffiné.
  88. 8:21 Oh, c'est excellent.
  89. 8:23 Cette douceur aurait été inventée au XVIIe siècle.
  90. 8:27 Le comte du Plessis-Pralin se serait servi de la gourmandise comme arme diplomatique
  91. 8:32 et aurait demandé de confectionner une sucrerie pour détendre les esprits lors de négociations.
  92. 8:37 Depuis, son croquant fait fureur en toute saison.
  93. 8:40 C'est un produit qui plaît l'été parce qu'on a les souvenirs estivaux d'avoir mangé des chouchous.
  94. 8:45 Qui plaît aussi l'hiver quand les froids sont là.
  95. 8:49 C'est un produit qui fonctionne très bien, qui fait plaisir et qui réchauffe.
  96. 8:54 On aime partager, on aime faire découvrir, on a fait.
  97. 8:57 Difficile de résister à la tentation.
  98. 9:00 La piscale gourmande prend malheureusement fin.
  99. 9:02 Alors pour en profiter vous aussi, n'hésitez pas à vous arrêter dans ce petit coin de paradis
  100. 9:07 pour laisser place à un moment de quiétude face au soleil et à la grande bleue.