Corseacare, une asso spécialisée dans la lutte contre la pollution plastique en Méditerranée

documentary 17:44 출처 ↗ Corseacare pierre-ange goudichelli Corse Méditerranée pollution plastique protection environnementale
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Pierre-Ange Goudichelli et son association Corseacare mènent une expédition maritime autour de la Corse pour lutter contre la pollution plastique, sensibiliser le public et collecter des données scientifiques sur l'état de la Méditerranée.

  1. 0:00 Lutter contre toutes les formes de pollution, dont la plus terrible, l'invasion plastique,
  2. 0:07 c'est la croisade de Pierre-Ange Goudichelli, un enfant du pays.
  3. 0:12 Je ne peux pas laisser cette pollution arriver et ne rien faire, ce n'est pas possible.
  4. 0:18 C'était des endroits où je suis allé, des petits coins de paradis où je me baignais,
  5. 0:23 j'allais chasser quelques poissons pour me faire des grillades.
  6. 0:27 Et quand j'y vais maintenant, je ne regarde même plus les poissons,
  7. 0:30 je regarde les plastiques parce qu'on est environné de plastiques partout.
  8. 0:34 Pour lutter contre ce fléau, tous les étés, ce jeune Corse rassemble ses troupes.
  9. 0:39 Ils sont étudiants en biologie marine, tous spécialisés sur la préservation des littoraux.
  10. 0:46 À bord de ces petits trimarans, ils ont décidé de faire un tour de Corse un peu particulier.
  11. 0:54 Pour cette génération, Exit le Farniente, pendant leurs vacances,
  12. 0:59 ils ont choisi de se battre contre les pollutions qui menacent l'île de beauté.
  13. 1:06 Ce matin, ils ont réussi à convaincre des touristes d'aller à la pêche au plastique.
  14. 1:11 On va faire une sortie un peu spéciale, à la fois pour s'amuser et profiter de la mer,
  15. 1:16 mais aussi pour ramasser ce qu'on a en mer.
  16. 1:19 Si vous trouvez des déchets, des choses comme ça,
  17. 1:21 celui qui ramasse le plus des déchets a une récompense.
  18. 1:25 Et c'est parti !
  19. 1:26 Attention !
  20. 1:27 Un, deux, trois !
  21. 1:33 Trimarans, avirons, yolles de mer, tout ce qui flotte est sur l'eau,
  22. 1:38 avec le même objectif.
  23. 1:40 C'est un patrimoine qui appartient à tout le monde.
  24. 1:42 Il advient à tout le monde aussi de se sentir concerné
  25. 1:46 et d'agir à son échelle pour le préserver.
  26. 1:50 Dans le cortège, il n'y a pas que des touristes,
  27. 1:53 mais aussi des corses, comme ce loueur de bateau.
  28. 1:58 Il n'y a pas que nous sur notre petite centaine d'années à vivre sur Terre.
  29. 2:01 Il y a aussi les générations à venir.
  30. 2:03 Et voilà, les générations à venir, elles sont là
  31. 2:05 et elles sont plus conscientes que nous et je les félicite.
  32. 2:08 J'espère juste qu'elles arriveront à porter leur message le plus loin possible.
  33. 2:15 Les équipages se faufilent alors au milieu des plagistes et des baigneurs.
  34. 2:20 Et il y a de quoi faire.
  35. 2:45 Il y a des choses qui t'ont étonnée ?
  36. 2:57 Surtout les mégots.
  37. 2:58 Beaucoup de mégots.
  38. 2:59 C'est dans le sable, donc on ne le voit pas forcément.
  39. 3:02 Beaucoup de plastique, qu'il y en a de plus en plus.
  40. 3:05 Donc là voilà, du plastique classique, un peu de bolduc avec un ballon.
  41. 3:09 Une bouteille entière, presque.
  42. 3:13 Encore du plastique, gobelet, polysyrène, très facilement.
  43. 3:19 Et ce n'est pas la seule chose découverte par Bruno, l'un des étudiants de l'expédition.
  44. 3:25 Très vite, il s'aperçoit que la plage est constellée de boulettes de paraffine imbibées de pétrole.
  45. 3:31 Sans doute un dégazage d'un navire en mer.
  46. 3:34 Comme une marée noire, ça vient s'écraser sur les côtes, ça vient dans le sable, la roche, ça pollue tout.
  47. 3:42 Et voilà le résultat de quelques heures à peine de ramassage.
  48. 3:54 L'expédition est également un défi sportif.
  49. 3:58 Il faut naviguer une trentaine de kilomètres par jour.
  50. 4:02 Donc les gars, nous on est ici.
  51. 4:04 Ça marche, il arrive.
  52. 4:06 Et là aujourd'hui, on a prévu de faire l'étape jusqu'à Rondinar.
  53. 4:11 Et sur le chemin, on va s'arrêter dans cette zone là, au niveau des îles.
  54. 4:15 20 kilomètres, ça va être pas mal à la force des cuisses.
  55. 4:19 Mais à quelques minutes de partir, une légère inquiétude se fait sentir.
  56. 4:25 Pour les prochains jours, il y a pas mal de vent là.
  57. 4:27 Je suis en train de regarder.
  58. 4:29 Lundi, il y a un libéchu qui se lève.
  59. 4:33 C'est le vent dominant en Corse en fait.
  60. 4:36 Qui est assez violent et qui a la particularité de durer pas mal.
  61. 4:42 Donc en général, quand il y a un coup de vent qui se lève, il faut prévoir quelques jours.
  62. 4:49 En plus il y a l'orage.
  63. 4:51 C'est bien, on démarre bien.
  64. 4:54 C'est bien, les astres sont avec nous.
  65. 4:59 L'équipe décide tout de même de prendre le large.
  66. 5:03 Cap au sud.
  67. 5:07 Aucun moteur sur ces frêles embarcations.
  68. 5:10 Il faut avancer uniquement à l'aide du vent et de ses cuisses en pédale.
  69. 5:18 Aujourd'hui, Pierre-Ange a rendez-vous au phare de la Chiapa avec Régis Colonna-Cesari.
  70. 5:25 C'est le responsable de la surveillance de la réserve des bouches de Bonifacio.
  71. 5:30 C'est lui qui va servir de guide aux jeunes corses.
  72. 5:33 Messieurs dames, bonjour.
  73. 5:35 Bonjour.
  74. 5:37 Vous allez rentrer dans une réserve naturelle là.
  75. 5:39 C'est des lieux de nidification.
  76. 5:41 Donc on a des espèces qui nichent sur les îles et les îlots.
  77. 5:43 Là vous allez voir, là de suite.
  78. 5:45 Donc ce qu'on peut faire, c'est que si tu es d'accord, je viens avec toi et qu'on fasse le tour avec ton trémoin.
  79. 5:51 T'as peur de rien alors ?
  80. 5:54 Là.
  81. 5:58 Ah nickel.
  82. 6:00 Allez les gars, à tout à l'heure.
  83. 6:02 Destination, les îles Serbicales.
  84. 6:06 Goéland, Audoin, Cormorant, Huppé, Pétrel, Tempête y ont trouvé refuge.
  85. 6:11 Car depuis 40 ans, il est interdit d'y chasser, d'y pêcher et même d'y débarquer.
  86. 6:17 Tu les vois là-haut dans les nids, regarde, les adultes.
  87. 6:20 Exact, on les voit, ils ont une sorte d'abri sous roche là.
  88. 6:24 Tu vois là, on les dérange pas.
  89. 6:26 On voit vraiment qu'il n'y a pas de bruit.
  90. 6:28 Parce que sinon tu aurais tous les parents qui partiraient, qui attaqueraient et qui crieraient.
  91. 6:31 Et là regarde, ils sont calmes.
  92. 6:33 Là ils sont tranquilles.
  93. 6:35 C'est l'avantage de cette embarcation en fait.
  94. 6:37 Il faudrait que tout le monde se déplace comme ça dans la réserve naturelle.
  95. 6:41 Pour Pierre-Ange, ce petit trimaran écologique est le moyen idéal
  96. 6:45 pour découvrir des endroits inaccessibles et connaître le moindre recoin de son île.
  97. 6:52 J'ai l'impression d'être un peu un enfant, un gamin dans un musée, vivant en fait.
  98. 6:59 C'est top, c'est vraiment top.
  99. 7:01 Jamais j'ai approché aussi près, c'est dingue.
  100. 7:06 Regarde Pierre-Ange.
  101. 7:15 C'est dommage que j'ai plus le bose là.
  102. 7:17 J'aurais pu mettre genre ACDC.
  103. 7:27 L'après-midi, conformément aux prévisions, les conditions météo se dégradent.
  104. 7:37 Il est fort le vent là.
  105. 7:39 Très très fort.
  106. 7:42 J'arrive à peine à tirer sur les routes.
  107. 7:46 C'est physique en permanence.
  108. 7:47 Soit il n'y a pas de vent, il faut pédaler.
  109. 7:50 Soit il y a beaucoup de vent et c'est les bras et on enquête beaucoup de ciel.
  110. 7:56 Vraiment beaucoup de merde.
  111. 8:05 Là, c'est la couche.
  112. 8:11 Il faut faire gaffe à la vitesse.
  113. 8:14 Il faut faire gaffe à tout.
  114. 8:16 La moindre vague, la moindre bourrasque, ça peut faire chavirer.
  115. 8:24 Si ça chavire en pleine mer comme ça, c'est des secours.
  116. 8:27 Cette embarcation a beaucoup d'atouts pour ce qu'on fait.
  117. 8:30 Maintenant, forcément, elle ne peut pas tout faire.
  118. 8:33 Ce n'est pas une panacée.
  119. 8:35 Ce n'est pas un vaisseau spatial.
  120. 8:37 Ça c'est clair.
  121. 8:40 Pierre-Ange est obligé d'aller se mettre à l'abri.
  122. 8:45 Les Anses de Palombadja sont un refuge idyllique.
  123. 8:48 Car au large, ça ne s'améliore pas.
  124. 8:54 L'entarelle, c'est au niveau derrière la pointe qu'on va tout l'amasser.
  125. 8:58 C'est impossible.
  126. 9:00 Il vaut mieux prendre une bonne décision.
  127. 9:02 On y va tranquillement avec les remords.
  128. 9:05 Ça nécessite un peu de logistique.
  129. 9:08 Forcément, c'est physique.
  130. 9:12 Pour les étudiants, c'est un peu la soupe à la grimace.
  131. 9:15 Mais Sécurité oblige.
  132. 9:17 Ils n'ont d'autre choix que de tout démonter et de prendre la route.
  133. 9:21 L'équipe Terre prend alors le relais pour acheminer les remorques.
  134. 9:25 Doucement les filles, doucement.
  135. 9:28 Je crois vraiment en l'école de la débrouille.
  136. 9:31 En l'école de la spontanéité.
  137. 9:34 Presque de la solidarité aussi, le fait d'être ensemble.
  138. 9:38 Je sais pertinemment que ce que vont apprendre les étudiants
  139. 9:41 et tout simplement les membres de l'équipe sur la mission,
  140. 9:44 ce sont des choses qu'ils apprendront nulle part ailleurs.
  141. 9:49 L'équipe découvre une autre école, loin de leur banc universitaire.
  142. 9:55 A quoi faut faire attention quand tu roules avec une remorque comme ça ?
  143. 9:59 Il faut faire attention dans les virages, ne pas accrocher les rochers sur le côté.
  144. 10:04 On ne sait pas trop ce qui va nous arriver le lendemain.
  145. 10:07 Il y a des petits couacs, on essaie de comprendre d'où ça vient.
  146. 10:15 Tout est parfaitement organisé.
  147. 10:17 C'est ça aussi, c'est le côté un peu routes qui nous plaît aussi.
  148. 10:22 Toujours chercher un peu la galère, ça c'est clair.
  149. 10:25 Donc une mission comme ça, c'est l'idéal.
  150. 10:30 En termes de galère, ça nous apporte tout ce qu'on veut.
  151. 10:33 Et c'est hyper formateur, c'est clair.
  152. 10:35 Dès qu'on sort de sa zone de confort, c'est là qu'on se transforme,
  153. 10:40 qu'on apprend le plus.
  154. 10:45 Ce matin, Pierre-Ange remet son trimaran à l'eau,
  155. 10:48 à côté de la baie d'Ajaccio et des îles sanguinaires.
  156. 10:51 Il est accompagné de Marion, étudiante en bio-acoustique.
  157. 10:55 Ils ont décidé d'aller écouter ce qui se passe sous l'eau
  158. 10:59 dans cet endroit hyper fréquenté par les bateaux de plaisance.
  159. 11:05 Pendant 24 heures, ces micros sous-marins
  160. 11:08 vont enregistrer le vacarme des hors-bords.
  161. 11:12 Sous l'eau, le son se propage plus vite et plus loin que dans l'air.
  162. 11:16 En fait, c'est un peu comme si vous viviez en permanence
  163. 11:19 au milieu du périphérique.
  164. 11:22 Le fait qu'il y ait du bruit, ça peut éloigner les animaux.
  165. 11:25 C'est loin de la côte, particulièrement en été,
  166. 11:28 parce qu'il y a beaucoup de bruit.
  167. 11:30 C'est un peu comme si vous viviez en permanence au milieu du périphérique.
  168. 11:33 Le fait qu'il y ait du bruit, ça peut éloigner les animaux.
  169. 11:36 C'est loin de la côte, particulièrement en été,
  170. 11:39 parce qu'il y a beaucoup de bateaux, beaucoup de bruit.
  171. 11:42 Clairement, ça les gêne, ça peut les stresser,
  172. 11:45 ça peut modifier vraiment leur comportement de chasse.
  173. 11:48 On arrive à voir les déchets,
  174. 11:51 on arrive à voir le réchauffement climatique,
  175. 11:54 mais le bruit, on ne s'en rend pas compte.
  176. 11:57 C'est une nuisance que les gens ne caractérisent pas,
  177. 12:00 parce qu'on ne la voit pas.
  178. 12:02 Tout le long de l'expédition,
  179. 12:04 Pierre-Ange et ses équipes collectent tout ce qu'ils peuvent.
  180. 12:07 Enregistrements sous-marins, échantillonnages d'eau de mer,
  181. 12:11 photographies de la flore du littoral,
  182. 12:14 tous ces prélèvements iront enrichir
  183. 12:17 les bases de données des chercheurs du CNRS.
  184. 12:27 Après 800 km et 3 semaines de navigation,
  185. 12:30 les 2 trimarans sont à Nonza, à l'entrée du Cap Corse.
  186. 12:38 Ce soir, ils doivent bivouaquer dans un endroit hors du temps,
  187. 12:42 à un couvent, vieux de 8 siècles.
  188. 12:48 Pierre-Ange est Cap Corsain d'origine,
  189. 12:51 c'est dans ce lieu chargé d'histoire qu'il venait jouer
  190. 12:54 quand il était enfant.
  191. 12:57 C'est un spot qui est vraiment magique.
  192. 13:00 C'est un endroit qui est magnifique.
  193. 13:02 Tu vois, ça n'est nulle part, en fait.
  194. 13:04 C'est pour ça que je voulais vraiment que vous veniez ici.
  195. 13:07 Moi, si tu veux, c'est là que tu rentres vraiment dans le Cap.
  196. 13:10 Ouais.
  197. 13:11 C'est intéressant.
  198. 13:13 Je l'ai senti dans ta voix.
  199. 13:17 On se sent fatigué, mais vraiment.
  200. 13:20 C'est incroyable.
  201. 13:22 Physiquement, ça commence à être dur, mais bon, en même temps,
  202. 13:26 c'est un peu des moments insolites et inédits dans une vie, quand même.
  203. 13:29 C'est pas très grave, on se reprosera plus tard.
  204. 13:36 Bonne nuit, les amis.
  205. 13:39 Le lendemain matin, au pied même du couvent,
  206. 13:43 une mauvaise surprise attend l'équipe.
  207. 13:47 On se retrouve en plein milieu d'une nappe énorme
  208. 13:50 où flottent des cagettes, des filets, des poissons morts pris dans les filets.
  209. 13:54 On se dit, mais qu'est-ce que je vais faire, moi,
  210. 13:56 avec ma pauvre petite épuisette ?
  211. 13:58 Est-ce que c'est vraiment à moi de traiter ce phénomène ?
  212. 14:00 On se sent impuissant, on ne sent même plus...
  213. 14:02 Ça perd son sens, quoi.
  214. 14:04 L'invasion plastique s'est immiscée dans les lieux justifiés
  215. 14:08 pour lutter contre l'invasion plastique.
  216. 14:11 Ça veut dire que les générations passées,
  217. 14:13 elles ont fait n'importe quoi, entre guillemets.
  218. 14:15 Elles nous ont laissés dans un état de chaos.
  219. 14:18 Et le but, c'est maintenant, démerdez-vous pour redresser la barre.
  220. 14:23 Si on reprend la métaphore du marin,
  221. 14:25 là, on va droit dans le mur.
  222. 14:27 Est-ce qu'on continue à accélérer pour se taper plus fort le mur ?
  223. 14:31 Ou est-ce qu'on continue à se taper plus fort le mur
  224. 14:33 pour se taper plus fort le mur,
  225. 14:35 pour se taper plus fort le mur ?
  226. 14:37 Est-ce qu'on continue à accélérer pour se taper plus fort le mur ?
  227. 14:40 Ou est-ce qu'on essaie de réduire l'intensité, l'allure, quoi ?
  228. 14:44 C'est pour garder une manœuvre pour braquer, quoi.
  229. 14:49 Pour les équipages, c'est la dernière ligne droite avant l'arrivée.
  230. 14:55 Derrière ce rocher, c'est enfin Pinot,
  231. 14:58 le village du chef de l'expédition, tout au nord du Cap Corse.
  232. 15:02 Ça fait trois semaines et un jour qu'on pédale comme des fous.
  233. 15:06 J'ai l'impression qu'on a un peu les éclopés en fin de mission,
  234. 15:09 qui arrivent avec le bateau cassé,
  235. 15:12 l'équipage à moitié dans les vapes.
  236. 15:15 Vraiment, on a perdu des plumes.
  237. 15:19 Je vous trouve un petit peu lent, le rescousse.
  238. 15:27 La tour génoise et le couvent Saint-François
  239. 15:30 gardent l'entrée du minuscule port de Pinot,
  240. 15:33 que l'on appelle ici des marines.
  241. 15:36 Avec son odyssée maritime, le jeune Corse ne fait que renouer
  242. 15:39 avec une tradition vieille de quelques siècles.
  243. 15:42 Les Cap-Corsains ont toujours été un peuple de navigateurs.
  244. 15:46 Pierre-Ange a rendez-vous avec son oncle dans la maison familiale.
  245. 15:58 Cette maison est le berceau des aventures maritimes de la famille.
  246. 16:02 Au 19e siècle, un de leurs ancêtres
  247. 16:05 a lui-même pris la mer pour faire fortune dans le cacao
  248. 16:08 de l'autre côté de l'océan.
  249. 16:11 Ici, la maison, c'est nos ancêtres qui sont partis aux Vénézuélens.
  250. 16:15 Après ça, comme tout Corse qui se respecte,
  251. 16:18 qui avait le mal du pays,
  252. 16:20 une fois qu'ils avaient eu quelques pépettes,
  253. 16:23 ils revenaient et ils se faisaient construire des maisons
  254. 16:26 plutôt assez agréables.
  255. 16:28 Aujourd'hui, c'est formidable de voir que ce sont les jeunes
  256. 16:31 qui aiment autant leur île que leurs ancêtres,
  257. 16:35 mais ils choisissent de se dire
  258. 16:37 que l'aventure, c'est ici qu'on va la faire.
  259. 16:40 Et pour sauver tout ça, vous le préservez, en tout cas.
  260. 16:44 Cette génération est à la croisée des chemins.
  261. 16:50 C'est une génération clé,
  262. 16:53 peut-être la dernière à pouvoir inverser la donne
  263. 16:56 sur les pollutions qui asphyxient la Méditerranée.
  264. 16:59 On a le choix, on a encore aujourd'hui le luxe d'avoir le choix
  265. 17:03 entre avoir un avenir pour notre île
  266. 17:06 ou ne plus avoir d'avenir,
  267. 17:09 parce que c'est ça la problématique actuelle.
  268. 17:12 Donc on voit bien l'enjeu, c'est la résistance presque d'une petite île
  269. 17:16 en plein milieu de la Méditerranée.
  270. 17:18 Que vont faire les habitants ?
  271. 17:20 Est-ce qu'ils vont prendre le parti de l'action
  272. 17:23 ou est-ce qu'ils vont rester passifs
  273. 17:26 et se laisser déborder par tous ces enjeux de pollution ?
  274. 17:30 Pierre-Ange, lui, a depuis longtemps choisi son camp,
  275. 17:34 la résistance.
  276. 17:36 C'est ici, sur son île, qu'il compte la mener.