Nos crustacés menacés par le réchauffement de la mer |TF1 INFO
Đăng nhập để chuyển ngôn ngữ phụ đề, điều chỉnh tốc độ và thay đổi cỡ chữ & màu phụ đề.
Ce reportage explore l'impact des canicules marines et du réchauffement climatique sur les crustacés et la biodiversité marine en Normandie et Bretagne, affectant la pêche aux bulots, la conchyliculture et entraînant la prolifération de nouvelles espèces comme le poulpe.
- 0:00 Nous parlions, il y a quelques minutes, de la chaleur dans de nombreuses régions.
- 0:03 Depuis plusieurs années, on observe aussi ce qu'on appelle des canicules marines,
- 0:07 une hausse des températures des océans.
- 0:09 Il est difficile de s'en rendre compte par la simple observation.
- 0:12 L'un des meilleurs moyens de la mesurer est d'acheter un plateau de fruits de mer.
- 0:16 Vous allez comprendre pourquoi grâce au passionnant reportage d'Eleanor Payrot et d'Agathe Viguier.
- 0:22 Sous la pleine lune, à 2 heures du matin, ils sont déjà sur le pont.
- 0:28 On va remonter 480 casiers, prendre environ 5 heures de pêche vraiment intense.
- 0:35 Objectif pour Julien, 30 ans, pêcher 420 kg de bulots.
- 0:40 Le quota journalier maximum, de plus en plus difficile à atteindre.
- 0:46 On a fait 10 kg, on monte 10 ans en arrière, on faisait 60 kg.
- 0:52 Car sous la surface calme de la baie de Grandville, c'est un bouleversement.
- 0:57 L'eau est trop chaude.
- 0:59 On est déjà à 16 degrés, à peu près.
- 1:02 A partir du mois de juillet, ils vont s'enfuir jusqu'à mi-octobre.
- 1:06 Là, à cause du réchauffement climatique,
- 1:09 c'est un métier qui deviendra de plus en plus saisonnier.
- 1:14 Depuis plusieurs années, les pêcheurs normands ont pris des mesures pour préserver les ressources.
- 1:19 Taille minimale pour les bulots,
- 1:21 diminution des quotas et fermeture complète de la pêche en janvier,
- 1:25 pour favoriser la reproduction.
- 1:27 Des efforts pour un résultat insuffisant.
- 1:30 C'est médiocre aujourd'hui, alors que c'est la saison qui devrait être la plus propice à la pêche.
- 1:35 Ça n'inspire pas confiance pour la suite.
- 1:37 Il va falloir vraiment qu'on trouve une alternative dans un premier temps pour l'été.
- 1:41 Et puis peut-être à l'avenir, songer à arrêter de pêcher les bulots.
- 1:46 Le bulot se raréfie, mais il n'est pas vendu plus cher pour autant.
- 1:50 Une double peine pour de nombreux pêcheurs.
- 1:53 Pour sauver la filière, Julien ne voit qu'une solution.
- 1:56 Mettre en oeuvre un plan de sortie de flotte,
- 1:59 c'est-à-dire réduire le nombre de bateaux en échange d'aides financières.
- 2:03 Selon lui, la moitié des bulotiers cesserait alors leur activité.
- 2:08 Mais le déclin du bulot préoccupe aussi les scientifiques.
- 2:13 Salut, ça va ?
- 2:15 Il y en a qui ont éclos il n'y a pas longtemps.
- 2:18 Une étude vient de démarrer pour mesurer l'impact du réchauffement climatique sur son cycle de vie.
- 2:24 On simulera un scénario normal cotentin.
- 2:28 On simulera un scénario de température 3 degrés au-dessus et 3 degrés au-dessous
- 2:33 pour voir les pontes des femelles, comment ça se passe, leur quantité,
- 2:38 qu'elles en produisent plus ou moins en fonction de la température et le taux d'éclosion.
- 2:42 En 15 ans, la population de bulots de la baie de Grandville a chuté de moitié.
- 2:47 En parallèle, la température moyenne de l'eau, elle, a grimpé d'un degré et demi.
- 2:52 Le réchauffement climatique, responsable de la prolifération de prédateurs dans les eaux Normandes et Bretonnes.
- 3:00 Dans les côtes d'Armor, les éleveurs de moules se livrent à une lutte permanente contre l'araignée de mer.
- 3:08 Ici, c'est une zone où on a renoncé quasiment à produire.
- 3:13 Sur 4 producteurs, il n'y en a plus qu'un.
- 3:16 Au pied des bouchots, une menace silencieuse, soudaine et destructrice.
- 3:22 Des centaines d'araignées de mer dévorent les moules.
- 3:27 Au début de leur prolifération, il y a 5 ans, les conchéliculteurs ont perdu plus de la moitié de leur production.
- 3:34 Pour limiter la casse...
- 3:36 La capture a encore augmenté, là ?
- 3:38 Le gardien de la baie a désormais une mission, les capturer.
- 3:42 Ca fait entre 600 et 800, quoi.
- 3:44 Tous les jours, tous les jours, tous les jours.
- 3:46 Plus encore que l'année dernière.
- 3:48 Je suis obligé de les rejeter au large parce que j'ai pas le droit de les commercialiser.
- 3:52 Déjà, elles sont trop petites.
- 3:54 Et après-demain, je vais les reprendre parce que j'ai pas le droit de les tuer, quoi.
- 4:00 Une lutte sans fin aux effets limités.
- 4:03 Pour tenter de protéger un peu mieux leur production,
- 4:06 de nombreux éleveurs installent aussi des filets autour des moules dès le début de la saison.
- 4:11 Ils posent un filet en préventif.
- 4:13 Le filet va les retarder dans l'agression, quoi.
- 4:17 C'est beaucoup de travail en plus.
- 4:19 C'est quand il faut plus de main-d'oeuvre.
- 4:20 Les protections sont pas gratuites, forcément.
- 4:22 Donc ça engendre des coûts qui n'existaient pas avant.
- 4:27 Sur la côte sud de la Bretagne, en quelques années,
- 4:31 la prolifération d'une autre espèce a transformé la biodiversité marine
- 4:35 et donné naissance à une nouvelle filière.
- 4:40 Depuis 4 ans, c'est un peu la révolution poulpe.
- 4:43 Là, aujourd'hui, je sais pas combien on va faire,
- 4:45 mais si on fait 600 kilos, on est bien.
- 4:47 Il y a 15 jours, on faisait plus d'une tonne à la journée.
- 4:51 Direction l'île de Seine pour relever 450 casiers toute la matinée.
- 4:57 Il y a à peine 4 ans, Jean-Marc pêchait le bar et le homard.
- 5:01 L'arrivée massive du poulpe a tout changé.
- 5:04 Trois poulpes dans le même casier.
- 5:07 Il a acheté ce nouveau bateau, plus grand, pour pêcher ce prédateur,
- 5:11 amateur de crustacés.
- 5:15 Il y a encore la chair dedans, mais il est démentibulé.
- 5:18 Il y a rien du tout.
- 5:19 Il n'y a pas une araignée, il n'y a pas un crabe, il n'y a rien.
- 5:21 Un malheureux homard sur 450 casiers, c'est pas...
- 5:25 Il y a 5 ans, quand on faisait le homard, là,
- 5:28 on faisait 100, 150 homards à la levée.
- 5:31 Et un aujourd'hui.
- 5:33 Je pense que le mal, il est fait avec les poulpes.
- 5:37 Par endroits, les ressources de coquilles Saint-Jacques et de homards
- 5:40 sont presque à sec, décimées par des poulpes bretons abondants.
- 5:44 La faute, sans doute, au réchauffement climatique,
- 5:47 après les scientifiques.
- 5:49 Comme Jean-Marc, de nombreux pêcheurs préfèrent y voir
- 5:52 une opportunité économique.
- 5:54 Vendu jusqu'à 11 euros le kilo à la criée,
- 5:57 le poulpe est presque aussi cher que le bar.
- 6:00 Une maigre consolation face à la quasi disparition d'autres espèces.
- 0:00 We were talking a few minutes ago about the heat in many regions.
- 0:03 For several years, we've also been observing what are called marine heatwaves,
- 0:07 a rise in ocean temperatures.
- 0:09 It's difficult to notice this through simple observation.
- 0:12 One of the best ways to measure it is to buy a seafood platter.
- 0:16 You'll understand why, thanks to this fascinating report by Eleanor Payrot and Agathe Viguier.
- 0:22 Under the full moon, at 2 AM, they are already on deck.
- 0:28 We're going to pull up 480 traps, it'll take about 5 hours of really intense fishing.
- 0:35 Julien, 30, aims to catch 420 kg of whelks.
- 0:40 The maximum daily quota, which is becoming increasingly difficult to reach.
- 0:46 We caught 10 kg, if you go back 10 years, we were catching 60 kg.
- 0:52 Because beneath the calm surface of Grandville Bay, there's a major upheaval.
- 0:57 The water is too warm.
- 0:59 We're already at about 16 degrees.
- 1:02 From July onwards, they will flee until mid-October.
- 1:06 Here, because of global warming,
- 1:09 this is a profession that will become increasingly seasonal.
- 1:14 For several years, Norman fishermen have taken measures to preserve resources.
- 1:19 Minimum size for whelks,
- 1:21 reduced quotas and a complete fishing ban in January,
- 1:25 to promote reproduction.
- 1:27 Efforts for an insufficient result.
- 1:30 It's poor today, even though this should be the most favorable season for fishing.
- 1:35 This doesn't inspire confidence for the future.
- 1:37 We're really going to have to find an alternative, first for the summer.
- 1:41 And then perhaps in the future, consider stopping whelk fishing altogether.
- 1:46 Whelks are becoming scarcer, but they're not being sold for more.
- 1:50 A double blow for many fishermen.
- 1:53 To save the industry, Julien sees only one solution.
- 1:56 Implement a fleet reduction plan,
- 1:59 meaning reducing the number of boats in exchange for financial aid.
- 2:03 According to him, half of the whelk fishermen would then cease their activity.
- 2:08 But the decline of the whelk also concerns scientists.
- 2:13 Hi, how are you?
- 2:15 Some of them hatched not long ago.
- 2:18 A study has just begun to measure the impact of global warming on its life cycle.
- 2:24 We will simulate a normal Cotentin scenario.
- 2:28 We will simulate a temperature scenario 3 degrees above and 3 degrees below
- 2:33 to see how the females lay their eggs, their quantity,
- 2:38 whether they produce more or less depending on the temperature, and the hatching rate.
- 2:42 In 15 years, the whelk population in Grandville Bay has halved.
- 2:47 In parallel, the average water temperature has risen by one and a half degrees.
- 2:52 Global warming is responsible for the proliferation of predators in Norman and Breton waters.
- 3:00 In Côtes d'Armor, mussel farmers are engaged in a constant battle against spider crabs.
- 3:08 Here, it's an area where we've almost given up on production.
- 3:13 Out of 4 producers, there's only one left.
- 3:16 At the foot of the bouchots, a silent, sudden, and destructive threat.
- 3:22 Hundreds of spider crabs are devouring the mussels.
- 3:27 At the beginning of their proliferation 5 years ago, shellfish farmers lost more than half of their production.
- 3:34 To limit the damage...
- 3:36 Has the catch increased again here?
- 3:38 The bay's guardian now has a mission: to capture them.
- 3:42 That's between 600 and 800, you know.
- 3:44 Every day, every day, every day.
- 3:46 Even more than last year.
- 3:48 I have to release them offshore because I'm not allowed to sell them.
- 3:52 Firstly, they're too small.
- 3:54 And the day after tomorrow, I'll catch them again because I'm not allowed to kill them, you know.
- 4:00 An endless struggle with limited effects.
- 4:03 To try to protect their production a little better,
- 4:06 many farmers also install nets around the mussels from the beginning of the season.
- 4:11 They put a net as a preventive measure.
- 4:13 The net will slow down their attack, you know.
- 4:17 It's a lot of extra work.
- 4:19 That's when more labor is needed.
- 4:20 The protections aren't free, of course.
- 4:22 So that incurs costs that didn't exist before.
- 4:27 On the south coast of Brittany, in just a few years,
- 4:31 the proliferation of another species has transformed marine biodiversity
- 4:35 and given rise to a new industry.
- 4:40 For the past 4 years, it's been a bit of an octopus revolution.
- 4:43 Today, I don't know how much we'll catch,
- 4:45 but if we get 600 kilos, we're doing well.
- 4:47 Two weeks ago, we were catching over a ton a day.
- 4:51 Heading to Île de Sein to check 450 traps all morning.
- 4:57 Just 4 years ago, Jean-Marc was fishing for sea bass and lobster.
- 5:01 The massive arrival of octopus changed everything.
- 5:04 Three octopuses in the same trap.
- 5:07 He bought this new, larger boat to fish for this predator,
- 5:11 a lover of crustaceans.
- 5:15 There's still meat inside, but it's been torn apart.
- 5:18 There's nothing at all.
- 5:19 There's no spider crab, no crab, there's nothing.
- 5:21 One miserable lobster out of 450 traps, that's not...
- 5:25 Five years ago, when we were fishing for lobster,
- 5:28 we'd catch 100, 150 lobsters per haul.
- 5:31 And one today.
- 5:33 I think the damage is done with the octopuses.
- 5:37 In some areas, scallop and lobster resources
- 5:40 are almost depleted, decimated by abundant Breton octopuses.
- 5:44 The fault, no doubt, lies with climate change,
- 5:47 according to scientists.
- 5:49 Like Jean-Marc, many fishermen prefer to see it
- 5:52 as an economic opportunity.
- 5:54 Sold for up to 11 euros per kilo at auction,
- 5:57 octopus is almost as expensive as sea bass.
- 6:00 A meager consolation in the face of the near disappearance of other species.
- 0:00 数分前、多くの地域での暑さについて話しました。
- 0:03 数年前から、海洋熱波と呼ばれる現象も観測されています。
- 0:07 海洋の温度上昇です。
- 0:09 単純な観察だけでは、それに気づくのは困難です。
- 0:12 それを測る最良の方法の一つは、シーフードの盛り合わせを買うことです。
- 0:16 Eleanor PayrotとAgathe Viguierによる興味深いレポートで、その理由がわかるでしょう。
- 0:22 満月の下、午前2時、彼らはすでに甲板にいます。
- 0:28 480個の網を引き上げ、約5時間の非常に激しい漁を行います。
- 0:35 30歳のジュリアンの目標は、420kgのバイ貝を獲ることです。
- 0:40 日ごとの最大漁獲枠ですが、達成するのがますます難しくなっています。
- 0:46 今は10kgですが、10年前は60kg獲っていました。
- 0:52 グランヴィル湾の穏やかな水面下では、大変動が起きているからです。
- 0:57 水温が高すぎます。
- 0:59 すでに約16度です。
- 1:02 7月からは10月中旬まで逃げてしまいます。
- 1:06 ここでは、地球温暖化のせいで、
- 1:09 この仕事はますます季節的なものになるでしょう。
- 1:14 数年前から、ノルマンディーの漁師たちは資源保護のために対策を講じてきました。
- 1:19 バイ貝の最小サイズ、
- 1:21 漁獲枠の削減、そして1月の完全禁漁、
- 1:25 繁殖を促すためです。
- 1:27 努力はしていますが、結果は不十分です。
- 1:30 今日はひどいものです。本来なら漁に最も適した時期なのに。
- 1:35 今後が不安になります。
- 1:37 まずは夏に向けて、本当に代替案を見つけなければなりません。
- 1:41 そして将来的には、バイ貝漁をやめることも考えなければならないかもしれません。
- 1:46 バイ貝は希少になっていますが、だからといって高く売れるわけではありません。
- 1:50 多くの漁師にとって二重の苦しみです。
- 1:53 この産業を救うため、ジュリアンは一つの解決策しか見ていません。
- 1:56 漁船削減計画を実行することです。
- 1:59 つまり、財政援助と引き換えに漁船の数を減らすことです。
- 2:03 彼によると、そうすればバイ貝漁師の半分が廃業するでしょう。
- 2:08 しかし、バイ貝の減少は科学者たちも懸念しています。
- 2:13 やあ、元気?
- 2:15 最近孵化したものもいます。
- 2:18 地球温暖化がそのライフサイクルに与える影響を測定するための研究が始まったばかりです。
- 2:24 コタンタン半島の通常のシナリオをシミュレートします。
- 2:28 気温が3度高いシナリオと3度低いシナリオをシミュレートし、
- 2:33 メスの産卵がどうなるか、その量、
- 2:38 温度によって産卵量が増減するか、そして孵化率を調べます。
- 2:42 15年間で、グランヴィル湾のバイ貝の個体数は半分に減少しました。
- 2:47 並行して、平均水温は1.5度上昇しました。
- 2:52 地球温暖化は、ノルマンディーとブルターニュの海域で捕食者が増殖する原因となっています。
- 3:00 コート・ダルモールでは、ムール貝の養殖業者たちがワタリガニとの絶え間ない戦いを繰り広げています。
- 3:08 ここは、ほとんど生産を諦めた地域です。
- 3:13 4軒の生産者のうち、残っているのは1軒だけです。
- 3:16 ブーショの足元には、静かで突然の破壊的な脅威が潜んでいます。
- 3:22 何百匹ものワタリガニがムール貝を食い荒らしています。
- 3:27 5年前、ワタリガニが増え始めた当初、貝類養殖業者たちは生産量の半分以上を失いました。
- 3:34 被害を抑えるために…
- 3:36 捕獲量はまた増えましたか?
- 3:38 湾の監視員は今、彼らを捕獲するという任務を負っています。
- 3:42 600から800匹くらいですね。
- 3:44 毎日、毎日、毎日です。
- 3:46 去年よりもさらに多いです。
- 3:48 商業的に販売する権利がないので、沖に放流するしかありません。
- 3:52 まず、小さすぎます。
- 3:54 そして明後日にはまた捕まえるでしょう。殺す権利がないので。
- 4:00 効果が限定的な終わりのない戦いです。
- 4:03 彼らの生産をもう少し良く保護しようと試みるために、
- 4:06 多くの養殖業者が、シーズン開始と同時にムール貝の周りに網を設置しています。
- 4:11 彼らは予防のために網を張ります。
- 4:13 網があれば、攻撃を遅らせることができます。
- 4:17 それはかなりの追加作業です。
- 4:19 より多くの人手が必要な時です。
- 4:20 保護対策は当然ながら無料ではありません。
- 4:22 そのため、以前はなかった費用が発生します。
- 4:27 ブルターニュ南部の海岸では、数年のうちに、
- 4:31 別の種の増殖が海洋生物多様性を変え、
- 4:35 新たな産業を生み出しました。
- 4:40 4年前から、タコ革命が起きています。
- 4:43 今日はどれくらい獲れるか分かりませんが、
- 4:45 600キロ獲れれば十分です。
- 4:47 2週間前は、1日に1トン以上獲っていました。
- 4:51 セーヌ島へ向かい、午前中いっぱい450個の仕掛けを引き上げます。
- 4:57 わずか4年前、ジャン=マルクはスズキとロブスターを釣っていました。
- 5:01 タコの大規模な到来がすべてを変えました。
- 5:04 同じ仕掛けにタコが3匹。
- 5:07 彼はこの捕食者、
- 5:11 甲殻類を好むタコを捕獲するために、この新しい大型船を購入しました。
- 5:15 まだ肉は残っていますが、バラバラになっています。
- 5:18 何もいません。
- 5:19 クモガニもカニも何もいません。
- 5:21 450個の仕掛けでロブスターが1匹とは、これは…
- 5:25 5年前、ロブスターを獲っていた頃は、
- 5:28 1回の引き上げで100匹、150匹のロブスターが獲れました。
- 5:31 そして今日は1匹です。
- 5:33 タコによって被害はもう出てしまっていると思います。
- 5:37 場所によっては、ホタテガイとロブスターの資源が
- 5:40 ブルターニュに大量に生息するタコによってほぼ枯渇しています。
- 5:44 科学者によると、その原因は間違いなく地球温暖化です。
- 5:49 ジャン=マルクのように、多くの漁師はそれを
- 5:52 経済的な機会と捉えることを好みます。
- 5:54 競りでは1キロあたり最大11ユーロで売られ、
- 5:57 タコはスズキとほぼ同じくらい高価です。
- 6:00 他の種のほぼ絶滅に直面している中での、ささやかな慰めです。
- 0:00 몇 분 전, 우리는 많은 지역의 더위에 대해 이야기했습니다.
- 0:03 수년 동안, 우리는 또한 해양 폭염이라고 불리는 현상을 관찰하고 있습니다.
- 0:07 해수면 온도의 상승입니다.
- 0:09 단순한 관찰만으로는 이를 알아차리기 어렵습니다.
- 0:12 이를 측정하는 가장 좋은 방법 중 하나는 해산물 플래터를 사는 것입니다.
- 0:16 엘레오노르 페이로와 아가트 비기에의 흥미로운 보도를 통해 그 이유를 알게 될 것입니다.
- 0:22 보름달 아래, 새벽 2시, 그들은 이미 갑판에 있습니다.
- 0:28 우리는 480개의 통발을 끌어올릴 것이고, 약 5시간 동안 정말 강렬한 낚시를 할 것입니다.
- 0:35 30세 줄리앙의 목표는 420kg의 뿔소라를 잡는 것입니다.
- 0:40 점점 더 달성하기 어려워지는 일일 최대 할당량입니다.
- 0:46 우리는 10kg을 잡았는데, 10년 전에는 60kg을 잡았습니다.
- 0:52 그랑빌 만의 잔잔한 수면 아래에서는 큰 변화가 일어나고 있기 때문입니다.
- 0:57 물이 너무 뜨겁습니다.
- 0:59 이미 약 16도입니다.
- 1:02 7월부터 10월 중순까지 도망갈 것입니다.
- 1:06 지금은 기후 변화 때문에,
- 1:09 이 직업은 점점 더 계절적인 직업이 될 것입니다.
- 1:14 수년 동안 노르망디 어부들은 자원을 보존하기 위한 조치를 취해왔습니다.
- 1:19 뿔소라의 최소 크기,
- 1:21 할당량 감소 및 1월의 완전한 어업 금지,
- 1:25 번식을 촉진하기 위해서입니다.
- 1:27 충분하지 않은 결과를 위한 노력입니다.
- 1:30 오늘은 형편없습니다. 지금이 어업에 가장 좋은 시기여야 하는데 말이죠.
- 1:35 앞으로에 대한 신뢰를 주지 못합니다.
- 1:37 우선 여름을 위한 대안을 정말 찾아야 할 것입니다.
- 1:41 그리고 아마도 미래에는 뿔소라 낚시를 그만두는 것을 고려해야 할 것입니다.
- 1:46 뿔소라는 희귀해지고 있지만, 그렇다고 더 비싸게 팔리지도 않습니다.
- 1:50 많은 어부들에게 이중고입니다.
- 1:53 이 산업을 살리기 위해 줄리앙은 한 가지 해결책만 봅니다.
- 1:56 선단 퇴출 계획을 시행하는 것입니다.
- 1:59 즉, 재정 지원을 대가로 배의 수를 줄이는 것입니다.
- 2:03 그에 따르면, 뿔소라 어부의 절반이 활동을 중단할 것이라고 합니다.
- 2:08 하지만 뿔소라의 감소는 과학자들에게도 우려를 줍니다.
- 2:13 안녕, 잘 지내?
- 2:15 얼마 전에 부화한 것들도 있습니다.
- 2:18 기후 변화가 뿔소라의 생애 주기에 미치는 영향을 측정하기 위한 연구가 막 시작되었습니다.
- 2:24 우리는 코탕탱의 정상적인 시나리오를 시뮬레이션할 것입니다.
- 2:28 우리는 3도 높고 3도 낮은 온도 시나리오를 시뮬레이션할 것입니다.
- 2:33 암컷의 산란이 어떻게 진행되는지, 그 양을 보기 위해서입니다.
- 2:38 온도에 따라 더 많이 또는 적게 생산하는지, 그리고 부화율을 보기 위해서입니다.
- 2:42 15년 동안 그랑빌 만의 뿔소라 개체수는 절반으로 줄었습니다.
- 2:47 동시에 평균 수온은 1.5도 상승했습니다.
- 2:52 기후 변화는 노르망디와 브르타뉴 해역에서 포식자들의 번식을 야기합니다.
- 3:00 코트다르모르에서는 홍합 양식업자들이 거미게와의 끊임없는 싸움을 벌이고 있습니다.
- 3:08 이곳은 우리가 거의 생산을 포기한 지역입니다.
- 3:13 4명의 생산자 중 이제 한 명만 남았습니다.
- 3:16 부쇼 양식장 아래에는 조용하고 갑작스러우며 파괴적인 위협이 있습니다.
- 3:22 수백 마리의 거미게가 홍합을 먹어치웁니다.
- 3:27 5년 전 거미게가 번성하기 시작했을 때, 조개류 양식업자들은 생산량의 절반 이상을 잃었습니다.
- 3:34 피해를 줄이기 위해...
- 3:36 포획량이 또 늘었나요?
- 3:38 만의 관리인은 이제 그들을 포획하는 임무를 맡았습니다.
- 3:42 600에서 800마리 정도요.
- 3:44 매일, 매일, 매일이요.
- 3:46 작년보다 더 많습니다.
- 3:48 상업적으로 판매할 수 없기 때문에 바다에 다시 버려야 합니다.
- 3:52 이미 너무 작습니다.
- 3:54 그리고 모레 다시 잡을 겁니다. 죽일 권리가 없으니까요.
- 4:00 제한적인 효과를 가진 끝없는 싸움입니다.
- 4:03 그들의 생산량을 좀 더 잘 보호하기 위해,
- 4:06 많은 양식업자들이 시즌 초부터 홍합 주변에 그물망을 설치합니다.
- 4:11 그들은 예방 차원에서 그물을 설치합니다.
- 4:13 그물은 공격을 지연시킬 겁니다.
- 4:17 추가로 할 일이 많습니다.
- 4:19 인력이 더 필요할 때입니다.
- 4:20 보호 장비가 당연히 공짜는 아닙니다.
- 4:22 그래서 이전에는 없던 비용이 발생합니다.
- 4:27 브르타뉴 남부 해안에서는 몇 년 만에,
- 4:31 다른 종의 번식이 해양 생물 다양성을 변화시켰고
- 4:35 새로운 산업을 탄생시켰습니다.
- 4:40 4년 전부터 문어 혁명이라고 할 수 있습니다.
- 4:43 오늘 얼마나 잡을지는 모르겠지만,
- 4:45 600킬로그램을 잡으면 괜찮습니다.
- 4:47 2주 전에는 하루에 1톤 이상을 잡았습니다.
- 4:51 오전 내내 450개의 통발을 걷어 올리기 위해 센 섬으로 향합니다.
- 4:57 불과 4년 전만 해도 장마르크는 농어와 랍스터를 잡았습니다.
- 5:01 문어의 대량 출현이 모든 것을 바꾸었습니다.
- 5:04 같은 통발에 문어 세 마리.
- 5:07 그는 이 포식자를 잡기 위해 더 큰 새 배를 샀습니다.
- 5:11 갑각류를 좋아하는 포식자 말입니다.
- 5:15 아직 살은 있지만, 뜯겨 나갔습니다.
- 5:18 아무것도 없습니다.
- 5:19 거미게도 없고, 게도 없고, 아무것도 없습니다.
- 5:21 450개 통발에 불쌍한 랍스터 한 마리라니, 이건...
- 5:25 5년 전 랍스터를 잡을 때는,
- 5:28 한 번에 100마리, 150마리를 잡았습니다.
- 5:31 그리고 오늘은 한 마리입니다.
- 5:33 문어 때문에 이미 피해가 발생한 것 같습니다.
- 5:37 일부 지역에서는 가리비와 랍스터 자원이
- 5:40 풍부한 브르타뉴 문어에 의해 거의 고갈되었습니다.
- 5:44 아마도 기후 변화 때문일 것입니다.
- 5:47 과학자들에 따르면 말이죠.
- 5:49 장마르크처럼 많은 어부들은 이것을
- 5:52 경제적 기회로 보려고 합니다.
- 5:54 경매에서 킬로그램당 최대 11유로에 팔리는
- 5:57 문어는 농어만큼이나 비쌉니다.
- 6:00 다른 종들의 거의 사라짐에 대한 미미한 위안입니다.
- 0:00 Vài phút trước, chúng ta đã nói về nắng nóng ở nhiều khu vực.
- 0:03 Trong vài năm qua, chúng ta cũng chứng kiến cái gọi là sóng nhiệt biển,
- 0:07 nhiệt độ đại dương tăng cao.
- 0:09 Thật khó để nhận ra điều này chỉ bằng cách quan sát đơn thuần.
- 0:12 Một trong những cách tốt nhất để đo lường nó là mua một đĩa hải sản.
- 0:16 Bạn sẽ hiểu tại sao nhờ phóng sự hấp dẫn của Eleanor Payrot và Agathe Viguier.
- 0:22 Dưới ánh trăng tròn, lúc 2 giờ sáng, họ đã có mặt trên boong tàu.
- 0:28 Chúng tôi sẽ kéo lên 480 lồng, mất khoảng 5 giờ đánh bắt thực sự căng thẳng.
- 0:35 Mục tiêu của Julien, 30 tuổi, là đánh bắt 420 kg ốc bulot.
- 0:40 Hạn ngạch tối đa hàng ngày, ngày càng khó đạt được.
- 0:46 Chúng tôi chỉ bắt được 10 kg, quay ngược 10 năm trước, chúng tôi bắt được 60 kg.
- 0:52 Bởi vì dưới bề mặt yên tĩnh của vịnh Grandville, đang có một sự thay đổi lớn.
- 0:57 Nước quá nóng.
- 0:59 Nước đã khoảng 16 độ rồi.
- 1:02 Từ tháng 7, chúng sẽ bỏ đi cho đến giữa tháng 10.
- 1:06 Ở đây, do biến đổi khí hậu,
- 1:09 đây là một nghề sẽ ngày càng mang tính thời vụ.
- 1:14 Trong vài năm qua, ngư dân vùng Normandy đã thực hiện các biện pháp để bảo tồn nguồn lợi.
- 1:19 Kích thước tối thiểu cho ốc bulot,
- 1:21 giảm hạn ngạch và đóng cửa hoàn toàn hoạt động đánh bắt vào tháng Giêng,
- 1:25 để thúc đẩy sinh sản.
- 1:27 Những nỗ lực nhưng kết quả không đủ.
- 1:30 Hôm nay thật tệ, trong khi đây lẽ ra phải là mùa thuận lợi nhất để đánh bắt.
- 1:35 Điều đó không tạo niềm tin cho tương lai.
- 1:37 Chúng ta thực sự phải tìm một giải pháp thay thế trước mắt cho mùa hè.
- 1:41 Và có lẽ trong tương lai, hãy nghĩ đến việc ngừng đánh bắt ốc bulot.
- 1:46 Ốc bulot ngày càng khan hiếm, nhưng giá bán lại không cao hơn.
- 1:50 Một nỗi khổ kép cho nhiều ngư dân.
- 1:53 Để cứu ngành này, Julien chỉ thấy một giải pháp.
- 1:56 Thực hiện một kế hoạch rút đội tàu,
- 1:59 tức là giảm số lượng tàu thuyền để đổi lấy hỗ trợ tài chính.
- 2:03 Theo anh, một nửa số người đánh bắt ốc bulot sẽ ngừng hoạt động.
- 2:08 Nhưng sự suy giảm của ốc bulot cũng khiến các nhà khoa học lo ngại.
- 2:13 Chào, khỏe không?
- 2:15 Có những con vừa mới nở cách đây không lâu.
- 2:18 Một nghiên cứu vừa được khởi động để đo lường tác động của biến đổi khí hậu lên vòng đời của chúng.
- 2:24 Chúng tôi sẽ mô phỏng một kịch bản bình thường ở Cotentin.
- 2:28 Chúng tôi sẽ mô phỏng một kịch bản nhiệt độ cao hơn 3 độ và thấp hơn 3 độ
- 2:33 để xem quá trình đẻ trứng của con cái diễn ra như thế nào, số lượng trứng,
- 2:38 liệu chúng có sản xuất nhiều hay ít trứng tùy thuộc vào nhiệt độ và tỷ lệ nở.
- 2:42 Trong 15 năm, quần thể ốc bulot ở vịnh Grandville đã giảm một nửa.
- 2:47 Song song đó, nhiệt độ nước trung bình đã tăng thêm một độ rưỡi.
- 2:52 Biến đổi khí hậu, nguyên nhân gây ra sự gia tăng của các loài săn mồi ở vùng biển Normandy và Brittany.
- 3:00 Tại Côtes d'Armor, những người nuôi trai đang phải vật lộn liên tục chống lại cua nhện.
- 3:08 Ở đây, đây là một khu vực mà chúng tôi gần như đã từ bỏ việc sản xuất.
- 3:13 Trong số 4 nhà sản xuất, giờ chỉ còn một.
- 3:16 Dưới chân các cọc nuôi trai, một mối đe dọa thầm lặng, bất ngờ và hủy diệt.
- 3:22 Hàng trăm con cua nhện đang ngấu nghiến những con trai.
- 3:27 Khi chúng bắt đầu sinh sôi nảy nở cách đây 5 năm, những người nuôi trai đã mất hơn một nửa sản lượng của họ.
- 3:34 Để hạn chế thiệt hại...
- 3:36 Việc đánh bắt lại tăng lên nữa à?
- 3:38 Người bảo vệ vịnh giờ đây có một nhiệm vụ: bắt chúng.
- 3:42 Khoảng từ 600 đến 800 con.
- 3:44 Mỗi ngày, mỗi ngày, mỗi ngày.
- 3:46 Thậm chí còn nhiều hơn năm ngoái.
- 3:48 Tôi buộc phải thả chúng ra biển vì tôi không được phép bán chúng.
- 3:52 Thứ nhất, chúng quá nhỏ.
- 3:54 Và ngày kia, tôi sẽ lại bắt chúng vì tôi không được phép giết chúng.
- 4:00 Một cuộc chiến không hồi kết với hiệu quả hạn chế.
- 4:03 Để cố gắng bảo vệ sản lượng của họ tốt hơn một chút,
- 4:06 nhiều người nuôi cũng lắp đặt lưới quanh các con trai ngay từ đầu mùa.
- 4:11 Họ đặt lưới để phòng ngừa.
- 4:13 Lưới sẽ làm chậm sự tấn công của chúng.
- 4:17 Đó là thêm rất nhiều công việc.
- 4:19 Đó là khi cần thêm nhân công.
- 4:20 Các biện pháp bảo vệ không miễn phí, tất nhiên rồi.
- 4:22 Vì vậy, điều đó tạo ra những chi phí mà trước đây không hề có.
- 4:27 Trên bờ biển phía nam Bretagne, trong vài năm,
- 4:31 sự sinh sôi của một loài khác đã làm thay đổi đa dạng sinh học biển
- 4:35 và tạo ra một ngành nghề mới.
- 4:40 Trong 4 năm qua, đó là một cuộc cách mạng bạch tuộc.
- 4:43 Hôm nay, tôi không biết chúng ta sẽ bắt được bao nhiêu,
- 4:45 nhưng nếu được 600 ký, thì tốt rồi.
- 4:47 15 ngày trước, chúng tôi bắt được hơn một tấn mỗi ngày.
- 4:51 Hướng đến đảo Seine để thu hoạch 450 lồng bẫy suốt buổi sáng.
- 4:57 Chỉ 4 năm trước, Jean-Marc còn đánh bắt cá vược và tôm hùm.
- 5:01 Sự xuất hiện ồ ạt của bạch tuộc đã thay đổi mọi thứ.
- 5:04 Ba con bạch tuộc trong cùng một lồng bẫy.
- 5:07 Anh ấy đã mua con thuyền mới này, lớn hơn, để đánh bắt loài săn mồi này,
- 5:11 kẻ thích ăn giáp xác.
- 5:15 Thịt vẫn còn bên trong, nhưng nó đã bị phá hủy.
- 5:18 Không có gì cả.
- 5:19 Không có một con cua nhện nào, không có một con cua nào, không có gì cả.
- 5:21 Một con tôm hùm đáng thương trong số 450 lồng bẫy, không phải là...
- 5:25 5 năm trước, khi chúng tôi đánh bắt tôm hùm,
- 5:28 chúng tôi bắt được 100, 150 con tôm hùm mỗi lần kéo lưới.
- 5:31 Và hôm nay chỉ có một con.
- 5:33 Tôi nghĩ rằng thiệt hại đã xảy ra với lũ bạch tuộc rồi.
- 5:37 Ở một số nơi, nguồn sò điệp và tôm hùm
- 5:40 gần như cạn kiệt, bị tàn phá bởi số lượng bạch tuộc Breton dồi dào.
- 5:44 Lỗi, không nghi ngờ gì, là do biến đổi khí hậu,
- 5:47 theo các nhà khoa học.
- 5:49 Giống như Jean-Marc, nhiều ngư dân thích nhìn nhận đây
- 5:52 là một cơ hội kinh tế.
- 5:54 Được bán với giá lên tới 11 euro mỗi ký tại chợ đấu giá,
- 5:57 bạch tuộc gần như đắt bằng cá vược.
- 6:00 Một niềm an ủi nhỏ nhoi trước sự biến mất gần như hoàn toàn của các loài khác.
Ce reportage de TF1 INFO met en lumière les conséquences alarmantes des canicules marines et du réchauffement climatique sur les écosystèmes marins et les activités de pêche en France, notamment en Normandie et en Bretagne. Le document débute en soulignant l'augmentation des températures océaniques, difficilement perceptible à l'œil nu mais dont les effets sont dramatiques pour la faune marine.La première partie du reportage se concentre sur la pêche aux bulots dans la baie de Grandville, en Normandie. Julien, un jeune pêcheur, témoigne de la diminution drastique de ses prises : là où il pêchait 60 kg il y a dix ans, il n'en capture plus que 10 kg aujourd'hui. La température de l'eau, atteignant déjà 16 degrés en début de saison, pousse les bulots à s'enfuir, rendant le métier de plus en plus saisonnier. Malgré les efforts des pêcheurs normands pour préserver la ressource (taille minimale, quotas réduits, fermeture de la pêche en janvier pour la reproduction), les résultats sont insuffisants. Julien envisage même un plan de sortie de flotte pour réduire le nombre de bateaux et sauver la filière. Parallèlement, des scientifiques ont lancé une étude pour mesurer l'impact précis du réchauffement sur le cycle de vie des bulots, alors que leur population a chuté de moitié en 15 ans, en même temps que la température moyenne de l'eau augmentait d'un degré et demi.La deuxième partie aborde la conchyliculture dans les Côtes-d'Armor, en Bretagne, où les éleveurs de moules sont confrontés à la prolifération des araignées de mer. Ces prédateurs, dont la présence est favorisée par le réchauffement climatique, dévorent les moules, causant des pertes de production de plus de 50% il y a cinq ans. Un gardien de la baie est désormais chargé de capturer quotidiennement des centaines d'araignées, qu'il doit rejeter au large faute de pouvoir les commercialiser ou les tuer, une lutte sans fin et coûteuse. Les éleveurs installent également des filets de protection, engendrant du travail et des coûts supplémentaires.Enfin, le reportage explore la côte sud de la Bretagne, où la prolifération massive du poulpe a complètement transformé la biodiversité marine. Jean-Marc, un pêcheur qui ciblait auparavant le bar et le homard, a dû s'adapter et investir dans un nouveau bateau pour pêcher le poulpe, devenu abondant. Ce prédateur décime les populations de homards et de coquilles Saint-Jacques, qui sont presque à sec par endroits. Bien que le poulpe offre une nouvelle opportunité économique, se vendant presque aussi cher que le bar, cette "révolution poulpe" est une maigre consolation face à la disparition d'espèces traditionnelles. Le reportage conclut sur l'urgence de trouver des solutions face à ces bouleversements écologiques et économiques.
Đồng bộ phụ đề
Phụ đề bị lệch so với âm thanh? Chỉnh thời điểm tại đây:
Âm = phụ đề sớm hơn, dương = trễ hơn. Lưu trên thiết bị này, riêng cho từng video và từng đoạn.
Báo cáo lỗi
Cho chúng tôi biết vấn đề. Chúng tôi xem xét mọi báo cáo.
0 bình luận
Hãy là người đầu tiên bình luận.