Plongée au cœur de la Méditerranée : un trésor de biodiversité en danger

documentary 21:38 来源 ↗ méditerranée biodiversité marine changement climatique conservation marine pollution marine espèces menacées
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Le photographe Greg Le Coeur et une équipe de scientifiques explorent la biodiversité de la Méditerranée, révélant sa beauté cachée et les menaces critiques posées par le réchauffement climatique, la pollution et l'activité humaine, tout en appelant à une action urgente pour sa préservation.

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  1. ...
  2. 0:06 On a l'impression de se retrouver dans l'espace
  3. 0:08 avec des satellites qui vont tourner autour de nous.
  4. 0:11 ...
  5. 0:15 Plein de couleurs, plein de formes différentes.
  6. 0:17 ...
  7. 0:21 Un autre regard
  8. 0:24 sur une mer si proche.
  9. 0:26 ...
  10. 0:32 Si fragile.
  11. 0:33 ...
  12. 0:37 En Méditerranée, il y a des animaux emblématiques
  13. 0:40 assez incroyables.
  14. 0:42 Il y a aussi de nombreuses espèces qu'on ne connaît pas
  15. 0:45 ou qu'on ne connaît mal.
  16. 0:46 Après avoir parcouru tous les océans de la planète,
  17. 0:50 le photographe Greg Le Coeur
  18. 0:52 a choisi de lancer son exploration en Méditerranée.
  19. 0:56 On a tendance à la décrier en parlant de la mer la plus polluée.
  20. 1:01 Ma mission, c'est de montrer que la Méditerranée est riche,
  21. 1:05 pleine de vies, et aujourd'hui, il faut vraiment agir.
  22. 1:07 ...
  23. 1:11 Départ du port de Nice
  24. 1:13 pour une semaine de navigation.
  25. 1:16 Plongeurs, vidéastes, scientifiques
  26. 1:19 vivront ensemble sur ce catamaran.
  27. 1:22 Fred, le capitaine,
  28. 1:25 met le cap vers la Corse.
  29. 1:26 ...
  30. 1:29 Quelques minutes s'écoulent.
  31. 1:31 ...
  32. 1:33 Et déjà, une première rencontre.
  33. 1:36 ...
  34. 1:42 Greg en est sûr.
  35. 1:45 Il est au bon endroit.
  36. 1:46 ...
  37. 1:48 Nous, à l'époque, on montait des expéditions en Antarctique
  38. 1:51 pour voir les effets du réchauffement climatique.
  39. 1:54 Là, on est passés dans un virage.
  40. 1:56 Aujourd'hui, on commence à les toucher du doigt,
  41. 1:58 à les déceler chez nous, en France.
  42. 2:00 On a tous un rôle à jouer,
  43. 2:02 et c'est ensemble qu'on peut améliorer les choses.
  44. 2:04 L'existence même de trésors vivants est en péril.
  45. 2:08 Le requin-ange, en danger critique d'extinction.
  46. 2:14 Le phoque-moine, dont il ne reste que de rares survivants.
  47. 2:20 Le poisson-lune, menacé par la surpêche.
  48. 2:24 ...
  49. 2:26 Tous auraient pourtant dû être protégés depuis 25 ans,
  50. 2:31 car ils peuplent ce qu'on appelle le sanctuaire Pélagos,
  51. 2:34 une zone qui s'étend du Var au sud de la Corse,
  52. 2:37 en passant par l'Italie.
  53. 2:39 C'est parti.
  54. 2:40 Mais face à l'activité humaine, la pollution,
  55. 2:42 le réchauffement de l'eau, cela ne suffit pas.
  56. 2:45 Nickel. Tout est là-dedans.
  57. 2:47 Échantillon 41.
  58. 2:49 Alors, à bord, des recherches sont menées
  59. 2:52 pour mesurer ces bouleversements.
  60. 2:54 Cet immense filtre, par exemple,
  61. 2:56 capture des espèces invisibles à l'oeil nu.
  62. 3:03 Je tiens.
  63. 3:05 L'ovina fulgrave, l'océanographe de l'équipe,
  64. 3:09 se charge des analyses.
  65. 3:11 Une fois qu'on a filtré tout ça,
  66. 3:13 ça nous donne toute cette petite vie
  67. 3:16 microscopique, et surtout des petits crustacés
  68. 3:18 qui forment la biomasse la plus importante des océans.
  69. 3:22 Ces animaux, encore à l'état de plancton,
  70. 3:25 sont d'une importance capitale,
  71. 3:27 car il s'agit du premier maillon de la chaîne alimentaire.
  72. 3:30 C'est vraiment une sentinelle, en fait, de la mer.
  73. 3:32 Le plancton, ça répond très vite
  74. 3:35 à différents changements environnementaux.
  75. 3:37 Donc on a tout intérêt à regarder cet échelon-là de la vie
  76. 3:41 pour pouvoir comprendre à une échelle plus globale.
  77. 3:44 Je vois plein de choses au loin, les dauphins et tout.
  78. 3:47 C'est génial.
  79. 3:52 Musique douce
  80. 3:54 ...
  81. 4:01 C'est génial, parce qu'il y a une vraie interaction.
  82. 4:04 On sent qu'ils se tournent sur le côté pour te regarder,
  83. 4:07 pour t'observer.
  84. 4:08 C'est assez intimidant et à la fois magnifique, quoi.
  85. 4:11 ...
  86. 4:17 C'est la raison d'être de cette mission.
  87. 4:19 Valoriser la vie marine
  88. 4:22 pour inciter les pouvoirs publics à la protéger davantage.
  89. 4:26 ...
  90. 4:29 Il y a ces études-là.
  91. 4:30 Si on voit qu'il y a beaucoup de vie,
  92. 4:32 il peut être décidé d'interdire certaines activités,
  93. 4:35 le passage de navires, etc.
  94. 4:38 J'ai l'impression d'être en plongée de nuit,
  95. 4:40 en train de dériver.
  96. 4:42 Ca bouge un peu moins, parfois.
  97. 4:44 ...
  98. 4:48 C'est lorsque le soleil se retire
  99. 4:51 que l'observation est la plus étonnante.
  100. 4:55 Sous l'eau, un spectacle se prépare.
  101. 4:57 Des êtres microscopiques, restés à l'abri des prédateurs,
  102. 5:02 s'apprêtent à sortir de leur cachette.
  103. 5:04 On voit des espèces un peu abyssales
  104. 5:06 qui vivent dans les grandes profondeurs
  105. 5:08 et qui remontent la nuit pour se nourrir en surface.
  106. 5:11 On appelle ce phénomène nocturne...
  107. 5:14 ...
  108. 5:16 la migration verticale.
  109. 5:18 ...
  110. 5:24 Nous, on va aller documenter tous ces animaux-là,
  111. 5:27 observer des actes de prédation, des scènes de reproduction.
  112. 5:31 ...
  113. 5:34 Sous les palmes, 2 000 m de fond.
  114. 5:37 Et soudain...
  115. 5:39 On va retrouver plein d'espèces différentes,
  116. 5:42 comme les céphalopodes.
  117. 5:43 ...
  118. 5:47 Des crustacés.
  119. 5:49 ...
  120. 5:52 Différentes espèces de méduses.
  121. 5:54 ...
  122. 5:58 Des larves de poissons.
  123. 6:00 C'est ce que je préfère, car ils ont des formes absolument féériques.
  124. 6:03 Leurs nageoires ressemblent plutôt à des voiles.
  125. 6:06 Ils ont des formes totalement bizarres.
  126. 6:09 ...
  127. 6:12 Et des fois, on a des belles surprises,
  128. 6:14 comme des espèces comme l'argonaute.
  129. 6:17 Ou des marlins juvéniles.
  130. 6:20 ...
  131. 6:21 Entre science et performance artistique.
  132. 6:24 Greg Le Coeur a photographié cette phronime,
  133. 6:28 un crustacé aux allures d'extraterrestre,
  134. 6:31 qui a inspiré la création du monstre,
  135. 6:33 dans le film Aliens.
  136. 6:35 ...
  137. 6:42 C'était génial.
  138. 6:44 C'est vrai ?
  139. 6:45 Ah ouais.
  140. 6:46 Sublimer la Méditerranée pour qu'à l'avenir,
  141. 6:49 décideurs et anonymes s'accordent à la protéger.
  142. 6:52 ...
  143. 6:54 On est là pour ça, c'est une quête photographique.
  144. 6:56 A chaque fois qu'on va trouver une espèce qui sort du commun,
  145. 7:00 c'est une grosse satisfaction.
  146. 7:01 ...
  147. 7:04 Nous laissons ces espèces fragiles
  148. 7:08 à leur obscurité.
  149. 7:09 ...
  150. 7:12 Je démarre la pompe.
  151. 7:15 Le lendemain, c'est une autre expérience qui nous attend.
  152. 7:18 L'or, notre biologiste, prélève dans l'eau
  153. 7:21 la peau et les sécrétions d'animaux
  154. 7:24 passés ici ces dernières 24 heures.
  155. 7:27 On espère retrouver l'ADN d'espèces qu'on n'arrive pas à voir,
  156. 7:31 mais qui sont pourtant présentes.
  157. 7:33 Des requins ou des phoques.
  158. 7:36 Cela permet d'établir une cartographie,
  159. 7:39 de savoir quelles zones sont les plus abondantes
  160. 7:42 et donc de cibler les politiques de préservation.
  161. 7:45 C'est intéressant,
  162. 7:46 c'est à l'heure où on parle beaucoup de réchauffement climatique,
  163. 7:50 de changements, de cette hausse de la température.
  164. 7:53 Ils peuvent voir s'il y a des espèces plus tropicales
  165. 7:56 qui viendraient s'installer chez nous.
  166. 7:58 C'est ce qu'on appelle des espèces invasives
  167. 8:00 qui peuvent faire d'énormes dégâts.
  168. 8:02 Mon capitaine me fait des grands signes
  169. 8:04 car ils ont vu des dauphins à l'avant du bateau.
  170. 8:07 Ah, une baleine, pardon.
  171. 8:09 Musique mystérieuse
  172. 8:11 ...
  173. 8:13 À toute vitesse sur le pont,
  174. 8:16 Fred, notre caméraman,
  175. 8:19 tente de capter l'insaisissable.
  176. 8:21 ...
  177. 8:25 Ce rorqual,
  178. 8:27 le plus imposant mammifère de Méditerranée,
  179. 8:30 est venu expirer quelques secondes à la surface.
  180. 8:34 ...
  181. 8:40 Nous l'admirons à distance
  182. 8:42 pour ne pas le perturber.
  183. 8:44 ...
  184. 8:48 L'homme reste sa principale menace.
  185. 8:51 20 % des baleines meurent percutées par des bateaux.
  186. 8:55 ...
  187. 8:58 En quelques jours,
  188. 8:59 l'équipage a croisé des spécimens parmi les plus emblématiques.
  189. 9:03 Mais ici, l'eau se réchauffe plus vite
  190. 9:05 que dans n'importe quelle autre mer du monde.
  191. 9:08 C'est à Calvi que nous allons nous en rendre compte.
  192. 9:11 ...
  193. 9:14 Lorsque, pour la première fois, nous devons quitter le catamaran,
  194. 9:19 nous apercevons cette étrange bâtisse
  195. 9:22 entre bunker et base secrète.
  196. 9:25 ...
  197. 9:29 Étonnant retour sur la terre ferme,
  198. 9:32 dans une crique isolée,
  199. 9:34 à l'abri des regards.
  200. 9:36 ...
  201. 9:38 Bienvenue.
  202. 9:39 Elle a dit qu'il sort de l'eau,
  203. 9:41 on va pas l'inquiéter.
  204. 9:43 ...
  205. 9:45 La station Star Réseau est en fait un repère de scientifiques.
  206. 9:49 Entre ces murs se côtoient étudiants
  207. 9:52 et chercheurs spécialisés dans la vie marine.
  208. 9:57 Greg Le Coeur a fait appel à eux, à leur expertise,
  209. 10:01 pour sa prochaine plongée.
  210. 10:03 Il sait qu'à quelques mètres d'ici
  211. 10:07 vit une espèce en grand danger.
  212. 10:09 ...
  213. 10:11 Souvent, on pense qu'il faut aller dans les tropiques
  214. 10:14 pour voir du corail, mais en Méditerranée,
  215. 10:17 il y a du corail endémique.
  216. 10:18 Récemment, dû au dérèglement climatique,
  217. 10:21 la hausse des températures a fait que l'été dernier,
  218. 10:24 il y a eu une grande vague de chaleur
  219. 10:27 dans ces profondeurs.
  220. 10:28 On est en début de saison, je veux voir ce qu'il s'est passé.
  221. 10:32 ...
  222. 10:38 Prêt ?
  223. 10:40 3, 2, 1, go !
  224. 10:42 ...
  225. 10:59 La situation est plus grave qu'il ne l'avait imaginée.
  226. 11:03 ...
  227. 11:10 Ces coraux de couleur pourpre, qu'on appelle gorgones,
  228. 11:13 arborent des parties entièrement nécrosées.
  229. 11:17 ...
  230. 11:21 Ces tissus blanchâtres, filandreux, sont morts.
  231. 11:25 Ils n'ont pas survécu aux canicules de l'été dernier.
  232. 11:28 ...
  233. 11:31 Le biologiste qui nous accompagne
  234. 11:34 suit régulièrement leur évolution.
  235. 11:36 Les échantillons qu'il découpe
  236. 11:39 serviront à mesurer l'impact de ces ravages
  237. 11:42 sur la biodiversité.
  238. 11:44 ...
  239. 11:57 Nous, balsos,
  240. 11:58 observent ces gorgones depuis plusieurs mois.
  241. 12:03 Je vais emmener ça au labo.
  242. 12:05 Après, on va regarder ça au microscope.
  243. 12:09 Ici, on peut voir
  244. 12:10 que vous avez toute la partie vivante des gorgones,
  245. 12:13 alors qu'ici, c'est toute la partie dénudée.
  246. 12:16 Là, ça serait en mauvaise santé.
  247. 12:18 Les gorgones, il faut savoir que ce sont des organismes clés
  248. 12:21 dans un environnement.
  249. 12:23 Elles représentent à elles seules un habitat
  250. 12:25 pour différents poissons, différents organismes.
  251. 12:28 La disparition de ces espèces peut engendrer
  252. 12:31 la disparition de plein d'autres espèces.
  253. 12:33 Un refuge
  254. 12:34 pour tout un écosystème imperceptible en surface.
  255. 12:38 Certains chercheurs ont déjà tenté de replanter ces récifs
  256. 12:43 avec des résultats mitigés.
  257. 12:45 Le remède proposé par Loux est plus radical encore.
  258. 12:48 Comme pour un être humain ou une plante,
  259. 12:51 à partir du moment où on a une partie nécrosée,
  260. 12:54 on l'enlève et on espère que cela va permettre
  261. 12:56 une remise de surpied de la gorgone plus facile.
  262. 12:59 Les gorgones se régénèrent d'à peine un à deux centimètres par an.
  263. 13:05 Cela ne suffira sans doute pas.
  264. 13:08 Seul un refroidissement de l'eau permettrait de les sauver.
  265. 13:14 Mais tout n'est pas perdu.
  266. 13:17 Il existe des espèces
  267. 13:20 capables de survivre aux réchauffements climatiques
  268. 13:23 à condition qu'on les protège.
  269. 13:26 On va effectuer un tas de mesures sur l'herbe et de pusidonie
  270. 13:30 pour essayer d'évaluer sa vitalité.
  271. 13:34 On va se rendre sur un herbier devant cet arézo,
  272. 13:37 un herbier de référence en Corse et en Méditerranée.
  273. 13:40 Il est préservé et éloigné de toute pression humaine,
  274. 13:43 comme l'aménagement portuaire, l'ancrage des bateaux de plaisance.
  275. 13:47 Quentin Fontaine est à la fois scientifique et plongeur.
  276. 13:55 Protéger la pusidonie,
  277. 13:57 c'est un peu comme replanter une forêt.
  278. 14:01 Cela fait partie d'un des poumons de la Méditerranée.
  279. 14:03 L'herbier de pusidonie a un rôle important,
  280. 14:06 car il joue le rôle de puits de carbone.
  281. 14:08 Il absorbe le CO2 et produit de l'oxygène.
  282. 14:10 Dans un contexte de réchauffement climatique,
  283. 14:13 on peut imaginer à quel point le rôle de l'herbier de pusidonie est crucial.
  284. 14:31 Musique sombre
  285. 14:34 ...
  286. 14:37 Mètre après mètre...
  287. 14:39 ...
  288. 14:41 Une canopée.
  289. 14:42 ...
  290. 14:48 La pusidonie a survécu à 100 millions d'années de bouleversements.
  291. 14:52 Musique sombre
  292. 14:56 ...
  293. 15:03 Et ici, sous la protection des chercheurs,
  294. 15:07 à l'abri des pressions humaines...
  295. 15:09 ...
  296. 15:14 Elle résiste.
  297. 15:15 ...
  298. 15:19 Une petite victoire pour Pierre Lejeune.
  299. 15:22 Le directeur de la station.
  300. 15:24 Il est très fort.
  301. 15:25 L'herbier se portait bien.
  302. 15:27 C'est tout à l'heure de l'année. Il est flamboyant, l'herbier.
  303. 15:30 Cette réserve est la preuve vivante
  304. 15:33 que la pusidonie peut survivre à la chaleur,
  305. 15:36 que ses vrais prédateurs sont en fait les bateaux.
  306. 15:39 Donc la vraie menace, c'est ça.
  307. 15:41 C'est malheureusement juste un truc mécanique, quoi.
  308. 15:45 Ouais.
  309. 15:46 C'est la main de l'homme, hein.
  310. 15:48 Cette photo, prise quelques jours plus tôt par Greg,
  311. 15:51 montre les dégâts causés par les plaisanciers qui jettent l'encre,
  312. 15:55 arrachant tout sur leur passage.
  313. 15:57 Un mètre carré de pusidonie pour se reconstituer,
  314. 16:00 c'est un siècle.
  315. 16:01 Il y a des tentatives aujourd'hui de replanter les herbiers de pusidonie,
  316. 16:06 mais l'idéal, c'est de lui foutre la paix
  317. 16:09 et assez longtemps pour que ces espaces qui ont été affectés
  318. 16:12 puissent se reconstituer.
  319. 16:14 Retour sur le bateau.
  320. 16:17 Musique douce
  321. 16:20 ...
  322. 16:22 En coulade
  323. 16:24 Pour un court moment de répit.
  324. 16:26 ...
  325. 16:31 Avant que la mer ne s'agite.
  326. 16:32 ...
  327. 16:34 Rires
  328. 16:36 ...
  329. 16:38 Qu'importe, si les vents se lèvent...
  330. 16:40 ...
  331. 16:43 La Méditerranée nous réserve encore des surprises.
  332. 16:46 ...
  333. 16:49 Réveil sonore
  334. 16:52 ...
  335. 16:55 Nous voici au nord de l'île de beauté.
  336. 16:59 La prochaine étape de notre exploration
  337. 17:02 se tient au Cap-Corse.
  338. 17:04 L'équipage a rendez-vous.
  339. 17:06 ...
  340. 17:08 Bonjour.
  341. 17:09 ...
  342. 17:11 Salut, Nico, tu vas bien ?
  343. 17:13 En forme ?
  344. 17:14 Ces agents du parc marin
  345. 17:16 partagent avec Greg un même idéal,
  346. 17:19 un même engagement au service de la nature.
  347. 17:22 On avait aussi beaucoup de vies,
  348. 17:24 baleines, dauphins, tortues...
  349. 17:26 On a hâte de voir ces images.
  350. 17:28 Ah ouais, ouais, mais...
  351. 17:30 Ces images doivent nous aider à comprendre
  352. 17:33 l'intérêt d'une aire marine protégée.
  353. 17:36 Rires
  354. 17:37 Ici, la pêche est strictement réglementée
  355. 17:40 et même interdite sur certaines zones,
  356. 17:42 de quoi, en théorie, favoriser la vie aquatique.
  357. 17:46 C'est un endroit où on est censé trouver
  358. 17:49 beaucoup de biomasse, de diversité.
  359. 17:51 Par exemple, le corbe et le méro.
  360. 17:53 J'ai 220 barres.
  361. 17:55 Il y a un 12 litres, là.
  362. 17:57 Musique douce
  363. 17:58 Mais ce qui attend Greg
  364. 18:01 a de quoi inquiéter.
  365. 18:02 ...
  366. 18:05 Ca fait comme une barbe à papa qui recouvre tout le substrat
  367. 18:09 dont les organismes marins,
  368. 18:11 comme les gorgones, les éponges, tout ça.
  369. 18:14 Musique douce
  370. 18:15 Ces algues filamenteuses,
  371. 18:17 qui étouffent le récif
  372. 18:19 et privent les poissons de leur habitat naturel,
  373. 18:22 prolifèrent lorsque l'eau se réchauffe.
  374. 18:24 ...
  375. 18:32 L'été dernier,
  376. 18:33 les températures relevées par ces thermomètres
  377. 18:37 affichaient de tristes records.
  378. 18:39 Jusqu'à 29 degrés sous l'eau.
  379. 18:41 ...
  380. 18:43 Tout est recouvert.
  381. 18:45 Il y a pas mal de nutriments.
  382. 18:47 Aussitôt dans l'année, c'est...
  383. 18:49 Et au temps, c'est rare.
  384. 18:51 ...
  385. 18:52 Surveillez. Alors ?
  386. 18:54 C'est un peu problématique.
  387. 18:55 Je sais pas ce que les agents du parc en pensent.
  388. 18:59 Là, très concrètement...
  389. 19:01 Qu'est-ce que vous pourriez faire ?
  390. 19:03 Rien. Rien, il faut le dire.
  391. 19:05 Sur une algue qui se développe comme ça,
  392. 19:07 il n'y a pas de gestion concrète à mettre en oeuvre.
  393. 19:11 Notre rôle, c'est d'alerter les élus,
  394. 19:13 mais aussi les décideurs, de façon générale.
  395. 19:15 Les agents manquent parfois de moyens et de pouvoirs concrets
  396. 19:19 pour imposer des politiques de préservation.
  397. 19:22 Mais ils tenaient à nous montrer l'une de leurs plus grandes réussites.
  398. 19:26 La réintroduction d'une espèce emblématique de la région.
  399. 19:30 Un oiseau dont l'environnement a été sanctuarisé plusieurs années,
  400. 19:35 sa reproduction surveillée à l'aide de caméras,
  401. 19:39 et pour son retour, il se fait discret.
  402. 19:41 Au-dessus, sur la droite, tu as cet amas qui forme un nid,
  403. 19:45 qui est sur le promontoire rocheux.
  404. 19:47 Rires
  405. 19:49 Greg doit rester à 300 m
  406. 19:52 pour espérer apercevoir, sans l'effrayer,
  407. 19:56 le balbuzard.
  408. 19:58 Là, il y a la femelle qui est...
  409. 20:00 Elle couvre. Hier, elle couvrait un ou deux oeufs, peut-être.
  410. 20:04 Enfin, le voilà.
  411. 20:05 Plaisir fugace dont il ne reste que deux clichés.
  412. 20:10 Qu'on fasse la promotion et la connaissance du grand public
  413. 20:13 d'une micro-région naturelle, avec des espaces préservés,
  414. 20:17 et dont le balbuzard-pêcheur fait partie, c'est une chose,
  415. 20:20 mais attention à l'adaptation de nos comportements.
  416. 20:23 Il ne faut pas s'approcher des nids, il faut rester à une certaine distance.
  417. 20:25 Et ça, c'est quelque chose qu'on a plutôt bien réussi à faire.
  418. 20:28 On a perdu déjà des espèces incroyables,
  419. 20:30 mais il y a encore d'autres espèces qui sont très importantes.
  420. 20:34 Il faut absolument protéger,
  421. 20:35 parce que ça fait partie de notre patrimoine naturel.
  422. 20:38 Quelques jours ont suffi
  423. 20:41 pour prendre conscience des splendeurs de la Méditerranée,
  424. 20:45 de sa fragilité.
  425. 20:48 Avant d'achever son expédition,
  426. 20:50 Greg Le Coeur en appelle à notre responsabilité.
  427. 20:54 On n'est plus vraiment au temps de la sensibilisation,
  428. 20:56 mais vraiment au temps de l'action.
  429. 20:57 Comment on consomme ? Comment on se déplace ?
  430. 20:59 Est-ce qu'on pourrait minimiser notre impact sur l'environnement
  431. 21:02 pour essayer de préserver cette biodiversité
  432. 21:05 qui aujourd'hui fait face à un réchauffement climatique
  433. 21:08 qui est bien là et bien réel ?
  434. 21:10 S'il n'y a plus de biodiversité demain,
  435. 21:11 si les animaux n'en prennent pas soin,
  436. 21:14 c'est notre espèce qu'on met en péril.
  437. 21:29 Sous-titrage ST' 501