Comment transformer ses déchets en compost ? - Reportage - Météo à la carte

reportage 6:29 Source ↗ compostage déchet organique recyclage agriculture durable engrais naturel vie du sol
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Découvrez les secrets du compost et comment une association près de Biarritz transforme nos déchets en cette matière précieuse, démontrant ses bienfaits pour la terre et l'environnement.

  1. 0:00 On peut commencer à mettre le compost, on le voit à son odeur, quand il est bien mûr, il a vraiment une odeur de sous-bois, c'est un produit magnifique qui sent le champignon, la forêt, qui donne envie d'aller se balader dans les bois et de se rouler dans les bois.
  2. 0:19 Ce produit existe depuis des millénaires. Bien avant l'agriculture moderne, l'humanité recyclait déjà la matière organique pour nourrir la terre. Découvrez aujourd'hui les secrets du compost.
  3. 0:35 A deux pas de Biarritz, au coeur du Pays basque, une association sensibilise, conseille, mais surtout transforme nos déchets en cette matière précieuse. Ici, on fabrique et on vend un compost accessible à tous.
  4. 0:53 On a mis en place des parcelles avec et sans compost, où on plante les mêmes cultures au même moment pour voir les différences au cours de la saison.
  5. 1:03 C'est assez manifeste que la parcelle avec compost a permis une croissance beaucoup plus forte. Sur la parcelle sans compost, on voit que c'est quand même beaucoup moins pris. On a quelques pieds qui sont sortis, mais très peu finalement.
  6. 1:16 On conseille 5 kilos de compost par mètre carré et par an. Au printemps, ça va permettre d'amener des nutriments pour le sol et pour les cultures. Et puis l'idée, c'est de les pendre de manière un peu répartie sur toute la parcelle en grattant un petit peu très légèrement la surface.
  7. 1:31 C'est important de le laisser sur les cinq premiers centimètres du sol parce que c'est là que la vie du sol se passe, où on va retrouver la plupart des micro-organismes et insectes.
  8. 1:42 Le compost, c'est donc un engrais naturel que l'on peut fabriquer soi-même. Cela demande juste un peu de temps et d'énergie.
  9. 1:50 Ici, on a deux caisses de la banque alimentaire qui nous livrent toutes les semaines environ 500 à 600 kilos de leur rejet de tri.
  10. 2:00 On arrive à le traiter grâce à une belle équipe de composteurs et de bénévoles. Entre 10 et 15 personnes par semaine se retrouvent pour faire cette belle activité.
  11. 2:12 On va les découper pour faciliter la transformation et la décomposition des aliments.
  12. 2:17 Celui-là, il est un peu lourd. Il est efficace, je trouve.
  13. 2:23 Alors là, l'idée, c'est surtout de faire des entailles parce que ce qu'on reçoit de la banque alimentaire, c'est des fruits et légumes qui sont entiers.
  14. 2:31 D'ailleurs, on conseille aussi à la maison, si jamais vous avez des écorces de pastèque ou d'orange qui sont un peu plus épaisse et qui peuvent mettre du temps à se décomposer, de les découper en plus petits morceaux.
  15. 2:42 Pour faire du compost, il faut donc des déchets alimentaires, mais aussi ce qu'on appelle des déchets de jardin, c'est à dire mauvaises herbes, gazon coupé, brindilles ou encore flore fanée.
  16. 2:55 Déchets alimentaires humides et riches en azote et déchets de jardin secs et riches en carbone.
  17. 3:02 Et c'est vraiment ce mélange qui déclenche le processus de compostage.
  18. 3:06 C'est très physique et ça fait beaucoup de bien.
  19. 3:08 Et moi, depuis que je fais ça, j'ai plus de problèmes d'épaule.
  20. 3:11 C'est incroyable.
  21. 3:14 Patricia est à l'origine de cette association, les carrioles vertes dédiées au compost.
  22. 3:20 Elle l'a créé il y a 11 ans et y consacre tout son temps.
  23. 3:24 J'étais chercheuse à EDF, donc ça n'avait pas grand chose à voir.
  24. 3:28 J'avais besoin de retrouver un nouveau départ, en fait.
  25. 3:30 Et là, quand j'ai découvert le sol, la vie du sol, alors là, pour le coup, j'ai vraiment été émerveillée.
  26. 3:37 Je me suis dit mais oui, c'est mes dix dernières années de vie professionnelle.
  27. 3:40 Je veux les passer les mains dans la terre.
  28. 3:43 Ce mélange de déchets est laissé à l'air libre pendant au moins neuf mois.
  29. 3:50 Des milliards de micro-organismes vont se charger de sa transformation.
  30. 3:55 A l'intérieur, ce tas est en ébullition.
  31. 3:58 Imaginez qu'il peut atteindre 70 degrés.
  32. 4:02 Le processus de compostage, il peut s'arrêter à certains moments de l'année quand il fait trop sec ou trop humide.
  33. 4:09 Les micro-organismes et les organismes qui font le compost ont besoin d'air, d'eau en quantité suffisante.
  34. 4:14 Et s'il pleut trop, il leur manque de l'air.
  35. 4:16 Et s'il ne pleut pas assez, il leur manque de l'eau.
  36. 4:20 Donc en fait, le processus s'arrête.
  37. 4:22 Mais la bonne nouvelle, c'est que quand le taux d'humidité redevient acceptable, le processus repart.
  38. 4:28 Bon, mais c'est pas mal, ça fait.
  39. 4:31 On sait que le processus est terminé quand il ne reste plus que cette terre bien noire.
  40. 4:36 Une fois que le compost est mûr, on va le passer par l'étape du tamisage.
  41. 4:39 Donc c'est ce qu'on voit ici avec nos deux tamiseurs rotatifs.
  42. 4:42 Et le compost fin ensuite est distribué directement auprès des clients.
  43. 4:47 Une fois par semaine, les professionnels comme les particuliers peuvent venir acheter leur compost sur place.
  44. 4:59 Aujourd'hui, Frédéric est venu chercher 40 kilos pour le potager de son jardin.
  45. 5:04 C'est le bouche à oreille. J'ai connu ça avec de la famille.
  46. 5:08 Bon, après, j'en prends pas une grosse quantité, mais c'est suffisant pour mon terrain.
  47. 5:11 En plus, c'est pour la bonne cause.
  48. 5:14 C'est 15 euros.
  49. 5:16 On a un euro le kilo jusqu'à 180 euros la tonne.
  50. 5:19 Plus on prend de quantité, plus le prix au kilo est intéressant.
  51. 5:23 Pour 15 euros, Frédéric s'est évité plusieurs heures de travail à faire son compost lui-même.
  52. 5:29 Chez lui, dans la ville d'Anglette, il possède un petit potager de 5 mètres carrés qu'il cultive au beau jour.
  53. 5:37 Je mets en général 10 pieds de piment pour éviter qu'il ne soit pas trop serré et qu'il profite un maximum de chaleur et du soleil.
  54. 5:45 Le but, c'est de mélanger la terre et le compost.
  55. 5:48 Ce que je pourrais faire, c'est le laisser aussi en surface.
  56. 5:51 Et en plus, comme ils annoncent de la pluie cet après-midi, ce soir, ça va rentrer tout doucement dans la terre.
  57. 5:56 Je retournerai en chercher parce qu'avec la pluie, la terre va absorber le compost comme il est très léger.
  58. 6:01 Donc, je remettrai une couche et après, ça sera bon pour mettre les plants de piment ou de tomate.
  59. 6:06 On met en général après les saines glaces ici.
  60. 6:10 Frédéric va donc laisser reposer la terre et planter ses semis après le 13 mai.
  61. 6:15 Comme lui, ils sont plus d'une centaine par an à se fournir auprès de l'association.
  62. 6:21 Et ça donne du sens à toute notre activité.
  63. 6:23 Avec cette envie de bien faire les choses et d'avoir un impact sur notre environnement.