Polluants éternels : le nouveau scandale sanitaire ? - #cdanslair du 04.04.2024
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Cette émission débat des PFAS, ou "polluants éternels", omniprésents dans notre quotidien, de leurs risques sanitaires avérés, du vote d'une loi à l'Assemblée nationale pour les limiter, et des défis posés par l'industrie et la dépollution.
- 0:00 Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans « C'est dans l'air ». Ils sont partout,
- 0:11 dans les ustensiles de cuisine, les vêtements imperméables, dans les cosmétiques, les
- 0:15 peintures, les revêtements, les emballages et même certains médicaments. On les appelle
- 0:19 les pifas, les polluants éternels des substances chimiques qui s'installent dans le sang,
- 0:24 dans les sols, dans les océans et qui ont des effets nocifs pour la santé. Un rapport
- 0:28 européen évoque même des risques de cancer, de malformation des foetus, on va en parler
- 0:33 dans un instant. Aux Etats-Unis, ça fait des années que le scandale a éclaté et
- 0:37 a poussé des grandes firmes à indemniser des victimes. En France, les écologistes
- 0:42 ont obtenu le vote aujourd'hui en première lecture d'une loi pour limiter la diffusion
- 0:46 de ces polluants éternels alors que des entreprises comme Seb et ses poêles anti-adhésives bataillent
- 0:52 contre une législation qui mettrait en péril cette entreprise française. Et c'est dans
- 0:56 ce contexte qu'un autre scandale éclate aujourd'hui, celui de l'eau en bouteille.
- 1:01 Polluants éternels, le nouveau scandale sanitaire, c'est le titre de cette émission. Avec nous
- 1:04 pour en parler ce soir, Philippe de Certines, vous êtes professeur à l'université IAE
- 1:09 Paris Panthéon-Sorbonne, vous êtes directeur de l'Institut de haute finance, président
- 1:13 du comité 21 et puis je rappelle votre livre, le grand basculement, publié chez Robert
- 1:17 Laffont. Avec nous ce soir, Émilie Torgemen, vous êtes grand reportère en charge des
- 1:22 questions environnementales et de société au journal Le Parisien aujourd'hui en France.
- 1:25 À la une de votre journal aujourd'hui, polluants éternels, peut-on encore boire
- 1:29 de l'eau du robinet ? Et puis c'est vous qui signez le dossier spécial sur ce sujet
- 1:33 avec Nicolas Béraud. Karine Jacquemart est avec nous, vous êtes la directrice de Food
- 1:37 Watch France. Je rappelle que Food Watch avait porté plainte dans le scandale de Butany,
- 1:42 Kinder et contre Nestlé Waters en février dernier. On va en reparler. Enfin, Gérald
- 1:46 de Kierzek, vous êtes médecin urgentiste, directeur médical du site de Ptissimo, je
- 1:50 cite votre livre, Des Rôles, leçons d'anatomie, publié chez Albin Michel. Bonsoir à tous
- 1:54 les quatre. Merci de participer à ce C'est dans l'air en direct. Je me tourne vers vous
- 1:58 Émilie Torgemen pour avoir une définition. On va beaucoup en parler ce soir. Ça s'appelle
- 2:05 les PFAS, on le prononce à l'américaine et on parle de polluants éternels. De quoi
- 2:10 parle-t-on ? Alors en fait, ce sont des composés chimiques qui sont composés de chlore essentiellement
- 2:15 et qui n'existent pas à l'état naturel. Leur spécialité, c'est donc qu'ils sont
- 2:20 très résistants. C'est pour ça que l'industrie les a utilisés, parce qu'ils sont résistants
- 2:24 au feu, parce qu'ils sont résistants à l'eau, ce qui leur permet de faire des poils anti-adhésifs
- 2:29 ou du textile anti-déperlant pour tout ce qui est imperméable. Ça a l'air assez magique
- 2:33 comme ça, mais on les appelle polluants éternels parce qu'en fait, ils mettent un temps non
- 2:39 pas infini, mais très très long pour se dégrader, pour disparaître de l'environnement.
- 2:42 Et il y a une actualité sur ces polluants éternels, puisqu'il y avait un débat aujourd'hui
- 2:47 à l'Assemblée nationale sur le sujet porté par les écologistes avec une proposition
- 2:50 de loi. Absolument. L'idée, c'était en fait d'interdire par usage, donc quatre premiers
- 2:55 usages qui étaient la cosmétique, le textile, il va m'en manquer un, et le ski, et le ski
- 3:02 ça a l'air... C'est pour farter les skis. Exactement. Mais ça ne l'est pas du tout,
- 3:05 parce qu'en fait, on le met sous les skis pour les farter, qui touchent la neige, la
- 3:08 neige fond, tombent dans l'eau, tombent dans notre natréatique et on revient à notre dossier
- 3:12 du jour. Un des gros problèmes de ces pifasses, de ces polluants éternels, c'est la pollution
- 3:16 de l'eau, de notre ressource en eau, et donc de l'eau qu'on boit. C'est comme ça que nous,
- 3:20 les humains, on est contaminés. Philippe de Certines, c'est un sujet qui concerne certaines
- 3:25 grandes entreprises françaises. On parle de Seb, qui s'est manifesté devant l'Assemblée
- 3:30 nationale, on va le voir dans un instant, et qui a mobilisé ses salariés en disant
- 3:34 attention, derrière, il y a des emplois et une industrie. Parce qu'évidemment, c'est
- 3:38 un produit qui est utilisé pour les poils adhésifs. Alors bien sûr, là, on parle
- 3:42 des utilisateurs, industriels utilisateurs, mais on a aussi en France des industriels
- 3:47 producteurs qui sont concernés aussi, toute l'industrie de la chimie, autour de Lyon.
- 3:51 Donc Lyon, d'ailleurs, la ville de Lyon, la communauté urbaine de Lyon, actuellement
- 3:56 s'est lancée dans un procès par rapport à deux grandes sociétés françaises et d'origine
- 4:02 japonaise sur la production. Donc effectivement, on est avec quelque chose dont on a le sentiment
- 4:09 que ça peut devenir absolument gigantesque. Il y a entre 12 et 20 usines de production
- 4:12 de ces substances en Europe. En Europe et en France notamment. Donc avec éventuellement
- 4:16 l'utilisation et les contaminations du point de vue de l'eau lorsque vous produisez ces
- 4:23 différents éléments. C'est-à-dire que c'est en réalité quelque chose de très
- 4:26 complexe qui signifie, entre parenthèses, qu'en 2019, on a eu une étude de l'agence
- 4:31 française en disant quelles sont les traces de PFAS, donc PFAS dans les humains français.
- 4:39 C'est simple, 100% sont concernés. 99% dans le monde. Donc ça veut dire que les enfants,
- 4:44 les bébés, les personnes âgées, évidemment, on va dire toute personne est, on va dire,
- 4:50 contaminée par ces éléments avec des conséquences que la science ne mesure pas encore complètement.
- 4:55 Effectivement, il y a eu une étude qui a été menée récemment sur 152 personnes dont
- 4:58 des personnalités bien connues, vous allez les voir à l'antenne comme Nagui, Mélanie Thierry,
- 5:02 etc. On leur a tous pris une mèche de cheveux et puis on est allé voir ce qu'il y avait dedans.
- 5:06 Et bien tous, vous l'avez dit, étaient contaminés, y compris, et c'est là que ça devient très
- 5:10 intéressant, par des PFOA, notamment qui sont interdits depuis 2009, des substances qui sont
- 5:16 interdites, les PFOS qui sont interdites depuis 2020. Et tout cela montre ce que vous disiez,
- 5:23 c'est-à-dire que ça reste très longtemps dans la nature. Voilà pourquoi on parle de
- 5:28 pollution éternelle. C'est un sujet qui est dans le débat public depuis longtemps en France ?
- 5:34 Alors dans les milieux experts, oui, et dans le domaine du grand public, c'est plus récent. Mais
- 5:40 on a vu qu'aux Etats-Unis, c'est connu depuis longtemps. Et puis surtout, l'avocat qui a
- 5:43 défendu les victimes a gagné parce qu'il a été prouvé que c'était dangereux pour la santé.
- 5:46 C'est un scandale de santé publique à très grande échelle et qu'on retrouve dans les
- 5:50 sols. On en parlait avec les eaux minérales censées être pures. On retrouve de cette
- 5:54 façon même dans ces eaux minérales profondes. Mais on les retrouve aussi dans des pesticides qui
- 5:59 sont utilisés. Donc ça veut dire qu'il y a une étude qui a été publiée là en février 2024 par
- 6:04 le PAN, qui est un réseau européen sur les pesticides société civile, qui a montré en fait
- 6:09 cette contamination, notamment des fruits et légumes. Donc en fait, on les retrouve dans les
- 6:12 pesticides, on les retrouve dans l'environnement, on les retrouve dans les sols. Donc on les
- 6:15 retrouve après dans notre alimentation. On les retrouve dans la majorité des emballages
- 6:18 alimentaires. Et surtout, ce qui est très frappant et scandaleux pour tout dire, c'est que face à
- 6:23 cette contamination à grande échelle en problème de santé publique globale, on voit l'exemple de
- 6:28 toutes les gesticulations des lobbies que l'on connaît par cœur. Là, aujourd'hui encore, vous
- 6:31 diriez ça ? Bien sûr, parce qu'en fait, c'est très classique. On pourra y revenir. Mais
- 6:34 typiquement, premièrement, ils cherchent à créer du doute. C'est-à-dire qu'en gros, là, ce qu'on
- 6:38 voit, c'est que les arguments et contre-arguments, c'est sûr. Alors les polymères, simples, mais
- 6:42 poly... Peu importe, ne rentrons pas là-dedans, en fait. Comptons-t-on nous... Vous connaissez
- 6:47 ces études. Comptons-t-on nous de regarder les études scientifiques et de s'appuyer là-dessus ?
- 6:51 Donc, on cherche à créer du doute. On cherche à faire du chantage à l'emploi, ce que Seb a fait.
- 6:55 Donc, écoutez, si la seule façon d'avoir des emplois, c'est des emplois qui contaminent et
- 7:00 les salariés et la population et l'environnement, je crois que ça n'est pas la bonne solution.
- 7:04 D'autant plus que Seb, à ma connaissance, fait des poils sans ses revêtements. Donc,
- 7:08 ça veut dire qu'ils sont capables de le faire. Il dit que les produits Tefal, comme tous ceux
- 7:11 de Seb, ne contiennent pas de pifasse considérée comme nocif pour la santé ou l'environnement par
- 7:16 les autorités sanitaires. La charge de la preuve, car on est en Europe, il y a le principe de
- 7:20 précaution. La charge de la preuve, elle est sur eux. Donc, dans ces cas-là, qu'ils le prouvent et
- 7:23 surtout qu'on ne prenne pas, c'est l'autre agissement des lobbys, qu'on ne prenne pas
- 7:27 les pifasses un par un. Il en existe des milliers et c'est bien ce qui est demandé par les
- 7:31 scientifiques et les experts. C'est que si on court un par un, un peu comme les additifs alimentaires,
- 7:35 si on court un par un et qu'on met des années à en interdire un et que pendant ce temps,
- 7:39 ils en mettent un autre, on n'y arrivera pas. Et le problème, c'est que la santé publique,
- 7:43 l'exposition au risque reste majeure. Alors, on y vient justement à la santé avec vous,
- 7:47 Gérald Kirzak. Est-ce qu'il y a une unanimité concernant les risques que vont représenter ces
- 7:55 polluants éternels sur la santé ? Je crois qu'on ne peut plus dire qu'il y a de doute. Mais même
- 7:58 s'il y avait un doute en vertu du principe de précaution, c'est la santé publique qui devrait
- 8:02 primer. C'est ça le principe de précaution. Il existe dans d'autres domaines. On ne comprend pas
- 8:05 bien pourquoi il n'existe pas dans ce domaine-là. D'autant que là, on n'est plus sur le doute.
- 8:09 C'est-à-dire que les liens entre les pifasses et les maladies sont avérés. Alors, pas toutes les
- 8:16 pifasses encore que, mais les maladies avérées, c'est le cancer du sein. Vous le dites très bien
- 8:19 dans l'article du Parisien. Le cancer du sein, l'augmentation du cholestérol, ce sont des choses
- 8:24 qui sont avec un lien de causalité. On n'est pas sur une corrélation, on est sur une causalité
- 8:28 quasi directe. Les plus petits poids de naissance. Donc, on voit bien qu'un enfant qui naît avec un
- 8:33 plus petit poids de naissance, on imagine bien, si on tire le fil, que c'est le développement de
- 8:38 l'enfant, le neurodéveloppement de l'enfant qui potentiellement va être affecté. Et puis,
- 8:42 le quatrième lien avéré, c'est sur le système immunitaire. C'est la moindre réaction, par
- 8:48 exemple, de réaction immunitaire quand on vous fait un vaccin. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire
- 8:51 que l'immunité, c'est capital, on l'a bien vu avec toute la période du Covid. L'immunité, le système
- 8:56 immunitaire et l'inflammation qui peut être générée ou pas dans le corps humain, et bien ça, c'est
- 9:00 capital sur tout le métabolisme du corps humain. Ce qui veut dire que ça, c'est les risques avérés,
- 9:04 mais si on tire un peu et en termes de logique, on voit bien qu'il y a un gros point d'interrogation,
- 9:08 pour ne pas dire un lien de corrélation très fort, je ne parle pas de causalité, mais une
- 9:13 corrélation très forte avec l'infertilité, avec le diabète, avec toutes les maladies
- 9:17 civilisationnelles, avec le cancer. Reprenez encore ces derniers temps, on s'étonne, c'était
- 9:21 l'affaire de Kate Middleton, comment on peut avoir un cancer si jeune ? Et tous les collègues
- 9:25 cancérologues vous le disent, on a une explosion de cancer chez des gens plus jeunes. Alors quelle
- 9:31 est la cause ? Ce n'est pas que l'épiphase, mais l'épiphase, plus les perturbateurs endocriniens,
- 9:36 plus un certain nombre de polluants qu'on peut avoir, mais y compris des polluants qu'on respire,
- 9:41 des polluants qu'on mange. Tout ça, c'est multifactoriel et c'est probablement ça qui
- 9:46 va jouer sur le corps humain et qui fait une explosion des maladies qu'on n'avait pas vues
- 9:50 avant. Quand vous dites c'est avéré, on est dans une époque où plus personne ne croit rien. Quand
- 9:55 vous dites c'est avéré, il y a des études scientifiques aujourd'hui qui font le lien que
- 10:00 vous établissez à l'instant ? Les études scientifiques sur ces sujets environnementaux,
- 10:04 elles sont récentes. Le téflon, c'est les années 30-38, je crois que ça a été inventé. Donc le
- 10:10 temps que ça soit diffusé, que ça redescende malheureusement la pratique, etc. Et puis qu'on
- 10:15 puisse faire des études qui sont forcément rétrospectives en termes de méthodologie. On
- 10:19 ne peut pas exposer une population au téflon et puis l'autre ne peut pas l'exposer. Donc on ne peut
- 10:24 que regarder a posteriori. Donc c'est toujours très compliqué de mettre en évidence des liens
- 10:28 avec les produits. Mais là, sur les maladies dont on parle, quand on dit avéré, oui, le lien est
- 10:33 prouvé scientifiquement absolument. Et pourtant, ces produits sont partout dans notre quotidien. On
- 10:37 va y revenir parce qu'effectivement, vous l'avez dit rapidement tout à l'heure, si en France c'est
- 10:41 porté uniquement par certains militants et certains écologistes, comme c'est le cas aujourd'hui à
- 10:45 l'Assemblée, aux États-Unis, c'est un scandale sanitaire qui a explosé il y a de nombreuses
- 10:49 années. En tout cas, c'est une bataille qui a débuté à l'Assemblée. Les écologistes tentent
- 10:54 d'arracher une interdiction pour ces polluants éternels qu'ils qualifient de poison du siac.
- 10:58 Il y a eu un vote qui a été effectué aujourd'hui en première lecture. On le retrouve dans les
- 11:02 poêles anti-adhésives, Tefal, fabriqué en France. L'entreprise Seb a envoyé ses salariés, on l'a
- 11:07 dit, manifester devant l'Assemblée, estimant que 3 000 emplois étaient menacés par ce texte. Laura Arado et
- 11:12 Erwann Lignon. Les polluants éternels à la une de la presse aujourd'hui, mais surtout présents
- 11:22 partout dans notre vie, dans notre eau, nos cosmétiques, nos habits, nos emballages alimentaires,
- 11:28 mais aussi nos casseroles et nos poêles anti-adhésives. L'épiphas, ces milliers de substances
- 11:34 chimiques utilisées par l'industrie, est reconnu comme toxique pour l'être humain. Un problème de
- 11:39 santé publique dont l'Assemblée nationale s'est emparée aujourd'hui. C'est avec gravité que je
- 11:46 vous soumets ce matin une proposition de loi sur l'épiphas, ces substances que vous connaissez
- 11:50 peut-être sous le nom de polluants éternels. Le poison du siècle, selon ce député écologiste
- 11:56 qui fait de leur interdiction son cheval de bataille. L'épiphas, c'est une grande famille
- 12:00 de substances chimiques et ils ont une caractéristique, ils sont extrêmement persistants.
- 12:04 Les scientifiques disent que cette persistance, elle suffit à les classer comme des substances
- 12:08 préoccupantes. Quand elles sont dans l'environnement ou dans nos corps, en fait, on ne s'en débarrasse
- 12:13 pas et elles sont liées à un certain nombre de pathologies, certains types de cancers, du
- 12:17 cholestérol, un faible poids à la naissance pour les enfants, l'infertilité. Malgré l'alerte de
- 12:22 nombreux scientifiques, le gouvernement a obtenu d'exclure les ustensiles de cuisine de la loi
- 12:27 adoptée cet après-midi. Argument économique à l'appui. On parle beaucoup de la fameuse poêle
- 12:33 téphale, la poêle anti-adhésive par exemple. Aujourd'hui, il y a énormément d'indications qui
- 12:38 montrent que l'épiphas, aujourd'hui utilisé par Téphale, par Seb, pas celui qu'ils ont arrêté
- 12:43 d'utiliser il y a plus de dix ans, il est non dangereux. On attend évidemment la preuve de ça,
- 12:48 mais le risque aujourd'hui d'interdire ce type de produit, c'est de mettre en danger,
- 12:52 alors cette fois-ci oui, des emplois industriels, sans être convaincu en aucun cas que ce produit
- 12:57 est dangereux. Aucun fondement scientifique, c'est aussi l'argument du patron de Seb,
- 13:03 propriétaire des poêles téphales. Le groupe a d'ailleurs mis la pression hier aux députés,
- 13:08 en envoyant 500 de ses employés manifester sous leurs fenêtres contre la loi. Une journée payée,
- 13:14 entièrement prise en charge par la direction. Le combat contre les polluants éternels a débuté
- 13:20 il y a plus de 25 ans, aux Etats-Unis. La cible, le PFOA, une autre substance utilisée pour fabriquer
- 13:27 du téflon. Un avocat, Rob Billotte, est parvenu à faire condamner le géant industriel Dupont,
- 13:33 responsable d'une contamination massive de l'eau. Son histoire a été adaptée au cinéma en 2020,
- 13:39 sous le titre de Dark Waters, incarné par l'acteur Mark Ruffalo. J'ai d'abord lu cette
- 13:44 histoire dans le New York Times. Le titre de l'article, c'était « L'avocat qui est devenu
- 13:49 le pire cauchemar de Dupont ». Et c'est Rob Billotte. Au début, on pensait que ça ne touchait
- 13:56 qu'une seule ferme et qu'une seule famille. Et puis, on a réalisé que ce polluant s'était
- 14:03 disséminé dans l'eau de tout le quartier. Et plus on fouillait dans les documents,
- 14:07 des documents que personne n'avait vus avant, plus on a compris que c'était dans l'eau de
- 14:13 tout le pays, dans le monde entier, et même dans le sang de tout le monde. Reconnu comme
- 14:20 cancérigène, le PFOA est désormais banni, y compris en Europe. La Californie a même décidé
- 14:26 d'interdire plus largement la vente de vêtements neufs contenant des polluants éternels, à compter
- 14:31 du 1er janvier 2025. Alors la France est-elle en retard ? Assurément pour Camille Etienne,
- 14:38 elle-même auteur d'un documentaire sur le sujet. D'autant que la militante écologiste voudrait
- 14:43 aller bien au-delà de l'interdiction. On a les moyens techniques aujourd'hui de dépolluer l'eau,
- 14:48 de donner à boire de l'eau qui ne soit pas contaminée. Par contre, ce qui a été émis dans
- 14:52 le sol, ce qui a été émis dans l'air, c'est beaucoup plus difficile. Et surtout, c'est
- 14:54 extrêmement coûteux. Il faut qu'on fasse payer la dépollution à ceux qui ont pollué. Ça nous
- 15:00 semble un peu logique en disant que pendant des années, vous aviez les études qui montraient la
- 15:03 toxicité. Vous avez décidé de ne rien en faire. Et vous avez continué à émettre ces substances
- 15:08 partout, en fait, dans l'atmosphère, dans l'eau, etc. et au final dans les corps des gens. Et donc,
- 15:12 ça vaut de payer la dépollution. La question des polluants éternels sera également posée
- 15:17 aux 27 pays européens qui devront se prononcer en fin d'année sur leur interdiction. On va
- 15:25 revenir sur cette affaire pour savoir si c'est une affaire européenne. La question de Thierry,
- 15:29 va-t-on accepter docilement d'attraper des cancers au nom de la sauvegarde de l'emploi ?
- 15:32 Non, absolument pas. Qui voudrait accepter maintenant que c'est connu, que les études
- 15:36 scientifiques sont là ? Qui peut accepter qu'on laisse disséminer ces substances absolument
- 15:41 dans tous les secteurs, y compris dans notre alimentation, dans nos sols, alors qu'en fait,
- 15:45 on n'en a même pas besoin ? C'est-à-dire que ça arrange quelques industriels, tous secteurs
- 15:48 confondus, parce que ça n'accroche pas des crêpes, la bonne affaire, ou ça rend des matières un peu
- 15:54 plus solides. Franchement, on peut s'en passer. Il est temps que l'intérêt général et la santé
- 15:57 publique soient au centre. Et par ailleurs, ce chantage à l'emploi, il faut que ça s'arrête,
- 16:00 en fait. Parce qu'encore une fois, si avoir des emplois, c'est avoir la domination d'un patron
- 16:07 qui nous dit que le seul emploi qu'on peut avoir, c'est en produisant et en se contaminant avec des
- 16:11 substances dangereuses pour la santé, ça ne marche pas. Vous voulez laisser entendre que les
- 16:14 salariés eux-mêmes sont exposés ? Là, c'est ce qui semble être dit. Ou alors, encore une fois,
- 16:19 que Seb prouve le contraire. Mais les salariés sont exposés à une substance dangereuse au même
- 16:23 titre que nous, on l'est dans l'environnement. Et par ailleurs, on avait attrapé un autre lobby,
- 16:29 celui des pesticides Phyteis, l'année dernière, avec d'autres associations, qui avaient fait ce
- 16:33 chantage à l'emploi pour essayer de convaincre des parlementaires de ne pas voter une loi égalime
- 16:38 qui prévoyait d'interdire la production et l'export des pesticides interdits d'usage dans
- 16:43 l'Union Européenne. C'est totalement scandaleux. Et on les a pointés du doigt en disant,
- 16:47 déontologiquement, vous ne respectez pas la règle de la précision. Eh bien, ils ont été attrapés par
- 16:52 le président du Sénat, qui les a mis en demeure. Donc, à un moment donné, il faut aussi ne pas les
- 16:56 laisser faire. Là, ils ont gagné. À l'Assemblée, aujourd'hui. Ils ont gagné aujourd'hui parce que,
- 17:02 du coup, les ustensiles de cuisine ont été exclus. Et c'est scandaleux. Ces méthodes,
- 17:05 les parlementaires ne doivent plus les accepter non plus. Et il faut remettre la santé publique
- 17:09 au centre. Et sur cette question du chantage à l'emploi, moi, j'étais à Rumi, donc à proximité
- 17:14 de cette usine et dans l'usine Tefal. En fait, les salariés sont contaminés parce qu'ils habitent
- 17:20 là. En fait, ce sont eux les premiers. Les chiffres sont dingues sur Rumi. Pardon,
- 17:24 je vous coupe, mais un des polluants éternels qui est interdit depuis 2020, je ne sais plus lequel
- 17:28 c'est. PFOA. Voilà, PFOA a été retrouvé dans la nappe phréatique à 60% au-dessus de ce qui est
- 17:35 toléré par l'Agence nationale de santé. Dans deux des nappes phréatiques, la communauté de
- 17:39 communes qui a été aidée, qui a eu plein d'argent, peut traiter l'eau d'une nappe,
- 17:44 l'autre est toujours fermée. Ce sont des choses très coûteuses. Juste pour dire,
- 17:48 donc ces gens qui sont extrêmement anxieux, puisqu'ils l'ont découvert tardivement. Une des
- 17:52 grosses questions, c'est depuis combien de temps est-ce qu'on est exposé quotidiennement ? On est
- 17:56 en train de parler de l'eau potable, donc c'est tous les jours non-stop. Depuis combien de temps
- 18:00 est-ce qu'on est exposé ? Et là, les salariés, ils habitent là en fait. Ce sont des riverains,
- 18:05 ils ont les deux. C'est toujours un peu difficile, c'est victime et bourreau en même temps. Moi,
- 18:09 franchement, je comprends tout à fait qu'on aille défendre son emploi. Mais là, c'est vrai que
- 18:13 c'est très compliqué comme situation. On les met vraiment dans une situation complexe. Et
- 18:17 malheureusement, les études épidémiologiques locales dans la région arriveront trop tard.
- 18:22 C'est-à-dire que c'est que dans quelques années, quand les salariés vont s'apercevoir ou que dans
- 18:26 le bassin de population, on va s'apercevoir d'un certain nombre de pathologies avec une
- 18:31 augmentation en termes de fréquence qu'on pourra peut-être de manière rétrospective raccrocher
- 18:36 au pifasse, etc. C'est tout le sujet de cette pollution environnementale. Ça a défrayé la
- 18:42 chronique plusieurs fois. On voit bien des foyers qui s'allument sur le territoire et que c'est
- 18:46 uniquement 20 ans après qu'on arrive à faire le lien avec quelque chose parce qu'on n'avait pas
- 18:51 la connaissance. Là, on ne peut plus dire en 2024 qu'on n'a pas la connaissance. En vertu de « on a
- 18:56 la connaissance » et du principe de précaution, il est clair que la santé publique devrait être
- 19:01 commune, y compris avec les industriels. On ne peut pas avoir des intérêts divergents ou un jeu
- 19:05 à somme nulle en disant « je te prends ça et je vais le perdre ». C'est au détriment de la santé
- 19:09 publique. C'est juste individuellement et collectivement inacceptable.
- 19:12 Il y a peut-être des gens qui vous regardent ce soir qui disent « très bien, on a identifié
- 19:15 l'ennemi. Comment je fais ? Je change de poils ? Je ne bois plus d'eau en bouteille ? Est-ce que je
- 19:24 change mes cosmétiques ? Est-ce que je dois lire les étiquettes ? Est-ce que c'est marqué dessus ?
- 19:28 Est-ce que cet ennemi, le poison du siècle, disent les écologistes qui défendent ce texte à
- 19:33 l'Assemblée, est visible ? Est-ce qu'on peut s'en protéger ? » Déjà, il n'y a pas que ce poison,
- 19:38 c'est un des poils du siècle. Il y a les perturbateurs endocriniens, il y a tout ce qu'on
- 19:42 veut. On ne peut pas vivre dans une nulle et dans quelque chose d'aseptisé. On ne peut pas être au
- 19:49 niveau zéro. En revanche, en toxicologie, ce qui pose problème, c'est la dose, c'est la répétition,
- 19:54 c'est l'accumulation avec parfois d'ailleurs des potentialisations. Les produits vont se mixer,
- 19:59 ce qu'on appelle l'effet cocktail, et ça va aggraver. Mais on peut quand même avoir un certain
- 20:03 nombre de précautions. Les poils, exemple très concret, une poêle en téflon qui est abîmée,
- 20:07 par exemple, il faut l'acheter. Parce que le fait qu'elle soit abîmée, vous allez prendre un certain
- 20:11 dans votre alimentation, à chaque fois que vous faites votre stock, vous allez prendre déjà des
- 20:16 microparticules. Si le téflon n'est pas abîmé, encore, ça va. Le téflon, ça réagit jusqu'à 260
- 20:21 degrés. Au-delà de 260 degrés, on sait que ça va libérer un certain nombre de composés. Donc là
- 20:25 aussi, il y a des règles de bonne pratique. Et le mieux, vous le dites, c'est l'inox, c'est la
- 20:30 céramique éventuellement, qui sont moins problématiques que ces poils avec ces surfaces.
- 20:34 Sur la question des étiquettes, sur la question de l'information aux consommateurs, on sait que
- 20:38 c'est dangereux. On nous dit, bon, c'est là, on en a besoin pour telle et telle raison. On a accès
- 20:43 à cette information ou pas ? Non. Et c'est pour ça que bien sûr qu'il
- 20:46 peut y avoir des choses un peu pratiques pour aider les gens. Mais en vérité, comme toujours,
- 20:49 on ne peut pas mettre la responsabilité sur les consommateurs et les consommatrices. C'est
- 20:52 invisible à l'œil nu. Ça n'est pas étiqueté. C'est partout dans l'environnement. Donc ce qu'il
- 20:56 faut faire, c'est se mobiliser, chacun, chacune, y compris avec des contre-pouvoirs citoyens comme
- 21:00 Foodwatch et beaucoup d'autres. On doit se serrer les coudes pour que les décideurs politiques et
- 21:04 enfin le courage politique d'agir et d'interdire ces substances. Et pas que dans l'alimentation,
- 21:09 pas que dans les ustensiles de cuisine, etc. Partout, dans tous les secteurs, parce que c'est
- 21:12 utilisé dans tous les secteurs. Et tant que ça sera utilisé ou qu'on les prendra un par un,
- 21:17 on ne sera pas protégé. Donc vraiment, on peut s'en passer. Bien sûr, comme toujours,
- 21:21 quand on demande d'interdire quelque chose, accompagnons l'industrie. Bien sûr qu'il
- 21:25 faut protéger les emplois, mais ayons des emplois sur des choses qui respectent la santé
- 21:29 humaine et qui respectent le droit même des salariés à ne pas être exposés. C'est tout. Et
- 21:34 ça n'est pas inaccessible. Il suffit d'avoir la volonté politique de le faire et la transition
- 21:38 industrielle. Le problème, je me tourne vers vous, Philippe de Sertines, est-ce qu'on a vu passer
- 21:42 tout à l'heure une carte de l'Europe avec des installations qui produisent des pifas en Europe.
- 21:47 C'est un combat qu'il faut mener à l'échelle européenne. C'est intéressant, l'avocat qu'on
- 21:51 a vu tout à l'heure avait donné un conseil à cet élu écolo qui mène ce combat au Parlement,
- 21:56 et il lui a dit surtout, on va te dire, traite-le à l'échelle européenne. C'est ce qu'on m'avait
- 22:01 dit moi à l'époque aux Etats-Unis. Traite-le au niveau de l'ensemble du pays. Ne fais pas ça.
- 22:05 C'est le meilleur moyen pour enterrer le sujet. Est-ce que ce genre de dossier qui arrive
- 22:11 au niveau européen n'est pas sûr d'être enterré ? C'est d'ailleurs l'argument qu'a utilisé le
- 22:15 Premier ministre aujourd'hui en disant, ça doit être au niveau européen qu'on va le traiter.
- 22:20 Je crois que vraiment par rapport à ça, par rapport à ce qu'on disait, le consommateur,
- 22:24 quand vous dites, mais je fais quoi, je fais comment, etc., n'oublions pas, en plus effectivement,
- 22:27 plus probablement il est modeste, moins il aura de pouvoir d'achat pour acheter des bons produits.
- 22:32 Donc on va avoir sans cesse cette question qui va se poser. Donc là, il y a un rôle absolument
- 22:36 primordial, on va dire, pour le coup, de la puissance publique de l'État. L'État doit faire
- 22:41 quoi ? Il doit d'abord, évidemment, derrière toutes ces questions, il y a la question de la
- 22:45 science. Quand on dit, il y en a un qui dit ça, l'autre qui dit quelque chose d'autre. Il faut
- 22:49 absolument qu'on ait des agences scientifiques. Il y en a une, l'Agence européenne pour
- 22:52 l'environnement. Exactement. Et vous avez même aussi une agence européenne pour les produits
- 22:56 chimiques, spécifiquement. Elle, elle a déjà remis un rapport en disant que c'était dangereux.
- 22:59 Voilà, c'est ça. Donc là, on doit s'appuyer sur ces types de rapports et sur des rapports,
- 23:03 effectivement, dans lesquels, éventuellement, on prend en compte, si vous avez un industriel
- 23:08 qui dit, mais moi, j'ai un scientifique qui dit, ok, on prend les travaux et on les traite.
- 23:11 Et ensuite, à partir de là, évidemment, il faut prendre des décisions radicales,
- 23:14 c'est-à-dire que c'est le rôle de l'État de dire, parce que là, toujours pareil,
- 23:18 sinon l'État, un jour, peut avoir des actions, ce qu'on a eu aux États-Unis,
- 23:21 c'est-à-dire des actions communes de citoyens qui vont dire, mais vous n'avez pas fait,
- 23:25 alors vous saviez. Et là, effectivement, c'est probablement souvent ce risque qui va faire peur,
- 23:31 on va dire, faire peur aux décideurs, quels qu'ils soient, en disant, les coûts peuvent
- 23:34 être gigantesques. On voit d'ailleurs aux États-Unis que ça se chiffre en dizaines de milliards de
- 23:39 dollars. Le sujet, c'est que si Nicolas Thierry, ce député qui mène ce combat, ne l'avait pas
- 23:43 lancé comme il l'a fait au Parlement, c'est pas des sujets qui sont forcément portés
- 23:48 par le gouvernement. On attend, dans ces cas-là, le coup de pression, les lanceurs d'alerte,
- 23:52 les enquêtes des journalistes ? Il y a le coup de pression, et je voudrais revenir sur l'échelle
- 23:56 européenne, parce que vraiment, systématiquement, on a tendance à opposer la décision nationale
- 24:01 versus la décision européenne. Il faut les deux, il faut absolument les deux. Il faut une décision
- 24:05 européenne in fine. C'est ce qu'on a fait avec l'additif E171, vous vous en rappelez peut-être,
- 24:08 le dioxyde de titane. On a commencé par obtenir une suspension, une interdiction sur le marché
- 24:14 français, c'était à partir de 2020, et on a continué à prendre notre bâton de pèlerin avec
- 24:19 d'autres organisations européennes, pour l'obtenir à l'échelle européenne. Parce que finalement,
- 24:24 la réglementation européenne et la protection européenne sera la plus forte. Mais il ne faut
- 24:27 pas les opposer. La France peut interdire d'abord, et on peut ensuite escalader à l'échelle européenne.
- 24:32 Et l'Agence des produits chimiques européenne a en effet mis un projet sur la table pour restreindre
- 24:37 cette commercialisation d'Epiphas. Est-ce qu'on peut dépolluer ? Il y a cette citation de Yann
- 24:42 Amineau, chercheur à l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer,
- 24:45 qui dit qu'aucun écosystème n'échappe aux contaminations. Il parle de ces Epiphas.
- 24:50 Est-ce qu'on peut dépolluer ? Est-ce qu'il y a des filtres qu'on peut utiliser ? Est-ce qu'on peut
- 24:59 faire machine arrière ? Une partie. Sur les écosystèmes marins, ça va être quand même très
- 25:04 compliqué. Mais sur l'eau potable, qui est une question peut-être plus de santé publique que
- 25:08 d'environnement, mais malgré tout c'est important, il y a des communes, des communautés qui traitent.
- 25:13 C'est extrêmement coûteux. Et c'est Camille Etienne qui le disait dans votre sujet. Il va
- 25:16 falloir qu'il y ait un principe de pollueur-payeur. Il va falloir que ce ne soit pas le consommateur
- 25:21 qui paye plus cher son eau. Il va falloir qu'on trouve une solution. Mais ça existe. A Rumi,
- 25:26 là en haut de Savoie, près de Tefal, c'était en catastrophe, mais ils ont été obligés d'installer
- 25:30 un système de traitement qui visiblement fonctionne. D'autres communes le font. En
- 25:35 Île-de-France, Cédif, un gros ensemble de traitement de l'eau qui propose une solution
- 25:39 extrêmement coûteuse. C'est une agence qui a de l'argent très bien, mais où il n'y a absolument
- 25:43 aucun pifasse. Les pifasses ne passent pas. Et pour qu'on comprenne bien la mesure de ce
- 25:47 qu'est devenu ce sujet, on l'a compris aux Etats-Unis avec ce film, mais aussi dans le
- 25:51 reste du monde, je voudrais que vous regardiez ce trailer, comme on dit, d'un documentaire qui
- 25:56 est produit pour l'Australie et qui met en garde contre ce scandale sanitaire. Regardez.
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- 26:55 Le mal absolu. Et cette société 3M a été condamnée en tout début de semaine à payer 12 milliards d'amendes de dédommagement.
- 27:03 Ça se passe aux Etats-Unis.
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Le programme "C'est dans l'air" du 4 avril 2024, intitulé "Polluants éternels : le nouveau scandale sanitaire ?", explore la problématique des PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées), des composés chimiques non naturels, extrêmement résistants à l'eau et au feu. Ces propriétés les rendent utiles dans de nombreux produits industriels comme les ustensiles de cuisine anti-adhésifs, les vêtements imperméables, les cosmétiques, les emballages et certains médicaments. Cependant, leur persistance dans l'environnement et le corps humain leur vaut le surnom de "polluants éternels".
Le débat, animé par un panel d'experts incluant Philippe de Certines (professeur), Émilie Torgemen (grand reporter), Karine Jacquemart (directrice de Food Watch France) et Gérald de Kierzek (médecin urgentiste), met en lumière les risques sanitaires avérés liés aux PFAS. Un rapport européen et des études scientifiques établissent des liens de causalité avec des maladies graves telles que certains cancers (notamment du sein), l'augmentation du cholestérol, des malformations fœtales, un faible poids à la naissance et une altération du système immunitaire. La contamination est quasi universelle, touchant 100% des Français et 99% de la population mondiale, y compris par des substances pourtant interdites depuis des années.
L'émission aborde également le contexte législatif et industriel. En France, une proposition de loi visant à limiter la diffusion des PFAS a été votée en première lecture à l'Assemblée nationale, portée par les écologistes. Cette initiative se heurte à l'opposition de grandes entreprises comme Seb (fabricant de Tefal), qui brandissent la menace sur l'emploi. Les intervenants dénoncent les tactiques de lobbying, le "chantage à l'emploi" et la tentative de semer le doute scientifique, insistant sur la capacité des industriels à développer des alternatives sans PFAS. Le scandale récent de la contamination de l'eau en bouteille est également évoqué, soulignant l'omniprésence de ces polluants.
Les experts plaident pour une action politique forte, basée sur le principe de précaution et le principe du pollueur-payeur, pour financer la dépollution coûteuse de l'eau. Ils soulignent l'inefficacité de laisser la responsabilité aux consommateurs, qui ne peuvent ni identifier ni éviter ces substances invisibles et non étiquetées. La nécessité d'une interdiction globale des PFAS dans tous les secteurs, plutôt qu'une approche substance par substance, est mise en avant. Enfin, la discussion insiste sur l'importance d'une action concertée, à la fois nationale et européenne, pour faire face à ce défi de santé publique et environnemental, citant l'exemple des États-Unis où des condamnations massives ont été prononcées contre les fabricants de PFAS.
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