Ces aliments qui nous remontent le moral et font du bien à notre cerveau

tutorial 8:19 Nguồn ↗ alimentation santé mentale cerveau neurotransmetteurs dopamine sérotonine
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Ce segment explore le lien entre l'alimentation et la santé mentale, expliquant comment les nutriments essentiels soutiennent la production de neurotransmetteurs comme la dopamine et la sérotonine pour améliorer l'humeur et la motivation.

  1. 0:00 Kadouche, on va parler de santé mentale au travers de l'angle de l'alimentation parce que souvent on parle des psychothérapies, des médicaments indispensables.
  2. 0:08 Mais aujourd'hui, on va parler de l'assiette. Mais avant de parler de l'assiette, on va comprendre comment fonctionne notre cerveau pour mieux comprendre la suite.
  3. 0:13 Allez, c'est parti. Je vous l'explique tout de suite. Donc là, vous avez en fait un puissant, une puissante usine chimique.
  4. 0:21 Le cerveau, c'est fait de quoi ? C'est fait notamment de neurones. Alors là, vous avez une circulation entre deux neurones et notamment des messagers qu'on appelle des neurotransmetteurs.
  5. 0:29 Et pourquoi c'est si important ? Parce que ces neurotransmetteurs, quand vous avez des émotions, du stress, du comportement, votre humeur de manière générale,
  6. 0:37 c'est la communication qui va avoir lieu entre deux neurones pour informer votre cerveau où vous en êtes. C'est très important finalement de maintenir ces neurotransmetteurs.
  7. 0:46 Donc ils participent à notre bien-être. Et parmi ces neurotransmetteurs, il y en a plein et deux qu'on connaît très bien, la dopamine et la sérotonine.
  8. 0:52 Eh oui, justement, leur nom, vous êtes bien familier maintenant. Donc pour les retenir, je vais être un peu schématique. On va déjà parler de la dopamine.
  9. 1:00 C'est le bouton start de votre cerveau. C'est-à-dire que c'est le neurotransmetteur qui nous pousse à agir. C'est l'élan, c'est la motivation.
  10. 1:09 Ça nous dope.
  11. 1:09 Ça nous dope, merci. Exactement. Petite technique pour le retenir. Et puis, vous avez à l'inverse ce qu'on appelle du coup la sérotonine.
  12. 1:15 Et elle, la sérotonine, c'est plus ce bouton zen, c'est l'apaisement, c'est finalement notre stabilité émotionnelle.
  13. 1:21 Et donc, ces messagers chimiques qui sont dans le cerveau, ils sont fabriqués quelque part. Et comment ils sont fabriqués ?
  14. 1:26 Et c'est là que personne n'est au courant. Eh bien, que le cerveau ne fabrique pas tout seul ces messagers.
  15. 1:33 Eh oui. En fait, pour les produire, il a besoin de nutriments essentiels qui sont apportés par qui ? Par votre alimentation.
  16. 1:40 Donc, vous l'avez compris, si vos apports sont insuffisants, déséquilibrés, que finalement, votre alimentation, elle est un petit peu rapide,
  17. 1:47 on ne fait pas attention, eh bien, c'est la fabrication de ces neurotransmetteurs, finalement, qui va en pâtir.
  18. 1:52 Et avec quoi ? Votre moral, avec malheureusement.
  19. 1:55 Comme tout à l'heure pour les plantes, on peut être tenté de se dire qu'on va remplacer un traitement antidépresseur ou un traitement quel qu'il soit
  20. 2:01 par simplement une bonne alimentation. On n'en est pas là.
  21. 2:04 Alors absolument pas. Ce n'est pas ce qu'on est en train de dire quand on souffre de dépression, qu'elle soit modérée à sévère.
  22. 2:08 Ça ne remplace absolument pas la prise en charge psycho par la psychothérapie, ni les médicaments. Ce n'est pas le message.
  23. 2:15 Par contre, l'alimentation, il faut bien comprendre qu'elle vient en soutien. C'est elle qui, finalement, nous aide à tous nos efforts.
  24. 2:21 Donc, c'est finalement avoir un système de fonctionnement dans de meilleures conditions.
  25. 2:26 Alors, pour synthétiser la dopamine et la sérotonine, je vous ai expliqué, eh bien, on a besoin de certains acides à éliminer.
  26. 2:33 Le premier, c'est ce qu'on appelle la thyrosine. La thyrosine, elle est très importante, notamment pour la dopamine.
  27. 2:38 Alors justement, on la trouve dans quoi ? Eh bien, dans les protéines, déjà.
  28. 2:42 Tout le monde fait attention à ses apports protéinés, mais c'est important de comprendre que c'est dans les œufs, les poissons comme le saumon,
  29. 2:49 ou encore la viande mède comme le poulet et la dinde. Vous en avez aussi dans les graines, les graines de tournesol.
  30. 2:55 Je crois comprendre que le matin, vous aimez beaucoup les graines de courge, les graines de sésame. Bravo, très bon réflexe.
  31. 3:00 Vous avez dans certains fromages à concentrations différentes. On va citer le parmesan qui en a assez de manière importante.
  32. 3:06 Et enfin, les champignons tels que le shiitake.
  33. 3:08 Donc, ça, c'est pour la dopamine et pour la sérotonine. De quoi peut-on s'aider ?
  34. 3:10 Et la sérotonine, elle a besoin du tryptophan. Et alors, le tryptophan, on le trouve dans quoi ?
  35. 3:15 Eh bien, dans les produits laitiers, dans le tofu qui est issu du soja, dans les légumineuses, donc lentilles, pois chiches, haricots rouges,
  36. 3:23 dans les noix et dans les amandes. Et le grand gagnant, c'est aussi le chocolat noir.
  37. 3:28 Eh oui, c'est important d'en manger, c'est le message.
  38. 3:31 On entend également parler des endorphines, ces molécules du bien-être. Et là encore, notre alimentation peut nous aider à fabriquer des endorphines.
  39. 3:37 Oui, les endorphines, elles sont aussi produites au niveau du cerveau, mais elles ne dépendent pas autant de l'alimentation que les deux précédentes.
  40. 3:44 Par contre, certains aliments vont favoriser finalement leur libération et notamment le piment.
  41. 3:50 Vous savez à quel point j'aime le piment. Via la molécule qu'elle contient, c'est la capsaïcine.
  42. 3:54 Vous avez aussi dans le gingembre ou encore le thé vert via la l-théanine.
  43. 3:58 En fait, c'est ces éléments qui vont permettre cette, on va dire, cette euphorie douce qui participe à notre bien-être.
  44. 4:04 Le message de cette chronique, vous l'avez compris, c'est que votre alimentation et le plaisir qui va avec, ça fait partie de votre bien-être.
  45. 4:08 Eh bien, merci de toutes ces précisions. Et tout de suite, on prend le pouls de la France, direction le Doubs.
  46. 4:18 Je vous propose de découvrir une équipe médicale unique en France, une équipe d'oncologues qui se déplacent à tour de rôle dans huit hôpitaux de la région.
  47. 4:25 Une organisation qui permet d'être au plus près des patients comme Sylvie, atteinte d'un cancer du sein.
  48. 4:31 Elsa Théthon, Benoît Lordelot, Denis Moreau.
  49. 4:34 Dans le ranch de Sylvie Galline, flotte un air de western.
  50. 4:46 Pourtant, nous sommes bien dans le haut doux.
  51. 4:49 La cavalière est championne d'Europe de cutting, une discipline américaine très exigeante.
  52. 4:55 Super, je suis quand même un peu essoufflée parce que oui, c'est physique et j'ai plus le physique d'avant quand même.
  53. 5:02 À 46 ans, Sylvie est atteinte d'un cancer du sein.
  54. 5:06 Elle suit une chimiothérapie depuis plusieurs mois.
  55. 5:09 J'ai eu un mois et demi de chimiothérapie qui m'ont beaucoup affaibli ou je pouvais pas me lever pendant plus de 10 jours.
  56. 5:16 Beaucoup de nausées. Donc, ça a été très, très dur.
  57. 5:18 J'ai perdu en muscles, en résistance, en endurance, tout ce qui s'ensuit.
  58. 5:23 Malgré la maladie, les journées de Sylvie restent bien remplies.
  59. 5:28 Après avoir déposé ses deux enfants à l'école, elle aide son mari aux tâches quotidiennes du ranch.
  60. 5:34 C'est 7 jours sur 7, les box le matin, donner à manger, les box le soir, donner à manger.
  61. 5:40 Plus tout l'entretien du ranch, c'est beaucoup, beaucoup de travail.
  62. 5:44 Allez, viens.
  63. 5:45 À cet emploi du temps bien chargé s'ajoutent des séances hebdomadaires de chimiothérapie.
  64. 5:51 Tous les lundis, elle prend la route pour l'hôpital de Pontarlier, ville moyenne de 17 000 habitants.
  65. 5:58 Il y a 20 minutes, environ 20 kilomètres.
  66. 6:00 C'est proche de chez nous, donc on est content.
  67. 6:03 C'est bien moins loin que Besançon, donc ça nous va très, très bien.
  68. 6:09 Si elle n'a pas besoin d'aller jusqu'à Besançon, c'est parce que ce sont les oncologues de Besançon qui se déplacent à Pontarlier.
  69. 6:16 C'est le cas du docteur Meneveau.
  70. 6:18 Elle aussi a pris la route ce matin.
  71. 6:20 Un trajet de plus d'une heure, 80 kilomètres.
  72. 6:23 Elle est membre de l'IRFC, l'Institut Régional Fédératif du Cancer.
  73. 6:28 Un dispositif qui permet de déployer 35 oncologues sur huit hôpitaux de Franche-Comté.
  74. 6:33 Vaut mieux qu'une personne fasse la route pour 25 personnes que l'inverse.
  75. 6:37 En plus, les chimiothérapies, on sait que ça fatigue, ça entraîne des nausées.
  76. 6:41 Et de rajouter là-dessus un trajet d'une heure ou une heure et demie pour recevoir son traitement, c'est sûr que c'est pas l'idéal.
  77. 6:47 Entrez, je vous en prie. Bonjour, monsieur. Allez-y.
  78. 6:50 Tous les lundis matins, le docteur Meneveau retrouve Sylvie en consultation.
  79. 6:55 Ça va bien? Oui, oui, mieux que la première partie de la chimiothérapie.
  80. 7:01 Exactement. Quand vous êtes rentrée la semaine dernière, ça a été? Oui, très bien.
  81. 7:04 Pas de fatigue importante? Non, le soir, en fait, je fatigue.
  82. 7:08 Le département du Doubs compte 194 spécialistes pour 100 000 habitants, un chiffre en dessous de la moyenne nationale.
  83. 7:17 On voit qu'il y a un vrai besoin. On est quand même dans un territoire qui est très rural, donc avec des habitats très dispersés.
  84. 7:22 Et d'avoir comme ça des centres hospitaliers périphériques qui peuvent prendre en charge ces patients, moi, je pense que ça change tout.
  85. 7:28 Ça répond à un besoin très important au niveau de la population.
  86. 7:31 Vous savez dans quel champ vous allez? 6, oui. Ça va aller? Oui, très bien.
  87. 7:35 Donc on se revoit la semaine prochaine. Oui.
  88. 7:37 Si le docteur Meneveau est spécialiste du cancer du sein, d'autres oncologues du CHU se succèdent dans le service toute la semaine.
  89. 7:45 C'est une organisation unique en France.
  90. 7:48 Vous voyez le planning le lundi, donc c'est la scénologie où on est docteur Le Chenoy et moi-même.
  91. 7:53 Le mardi, c'est l'urologie. Le mercredi, c'est le digestif.
  92. 7:57 Jeudi, hématologie et vendredi, hématologie. Il y a vraiment un thème par jour.
  93. 8:02 L'objectif, c'était vraiment que ce soit que des oncologues soient experts dans un domaine qui se déplacent pour voir les patients, pour qu'il y ait une prise en charge de meilleure qualité.
  94. 8:10 Avant, il y avait un oncologue qui faisait toutes les spécialités et c'était quand même sur le plan scientifique, ce n'est pas possible de se tenir au courant de tout ce qui se passe.