Les recettes de soupes d'automnes des plus grands Chefs !
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Ce reportage culinaire présente trois approches de la soupe d'automne : une soupe de cresson bretonne par le chef Xavier, une soupe de poisson zéro déchet par Marie-Victoire Viau à Paris, et une exploration de l'histoire de la soupe, des dangers des soupes industrielles et de la fabrication artisanale en Vendée.
- ...
- 0:08 Voilà, David.
- 0:09 Chose première, chose dure.
- 0:12 Donc, t'as ton cresson.
- 0:13 Bon appétit.
- 0:15 ...
- 0:16 Je cultive les légumes, mais je les cuisine pas toujours
- 0:20 comme ça. C'est une belle découverte.
- 0:22 Ce midi, direction le Finistère,
- 0:25 avec Xavier, un chef engagé
- 0:28 en faveur d'une cuisine respectueuse de son environnement.
- 0:32 Exceptionnellement, pour Météo à la carte,
- 0:34 il a posé ses casseroles chez son ami maraîcher David
- 0:38 et il va lui préparer une soupe de cresson
- 0:40 accompagnée de blé noir, un vrai plat complet.
- 0:43 ...
- 0:45 Ce que ça m'évoque, c'est des plats simples,
- 0:47 faciles à réaliser, familiaux.
- 0:49 C'est un super plat d'hiver.
- 0:51 Quand on rentre le soir, qu'on est un peu fatigué,
- 0:54 c'est facile à mettre en oeuvre.
- 0:56 Tu peux revenir, Xavier.
- 0:58 Ils rient.
- 0:59 ...
- 1:02 Pour une bonne soupe, il faut des légumes qui ont du goût.
- 1:05 Et chez David, ce n'est pas ce qui manque.
- 1:08 On va pas commencer par le cresson, mais par les oignons.
- 1:11 C'est ce qui met le plus de temps à cuire, les oignons grillés.
- 1:14 On va les laver, les couper en deux et les poêler.
- 1:17 Il les fait revenir à feu doux, face, chair,
- 1:20 dans un peu d'huile et de sel,
- 1:22 et il les oublie pendant 20 minutes
- 1:24 pour qu'ils soient confits.
- 1:26 Il s'attaque au reste des légumes.
- 1:28 Comment je suis tombé dans la cuisine ?
- 1:30 C'était pas gagné.
- 1:31 Comme beaucoup d'autres, rien d'original,
- 1:33 très inadapté au parcours scolaire et à l'enfermement.
- 1:36 Il a fallu choisir une orientation.
- 1:38 J'avais quelques souvenirs, odeurs de boulangerie, de cuisine.
- 1:42 Là, c'est venu comme ça.
- 1:43 Xavier n'est vraiment pas un chef comme les autres.
- 1:46 Homme de conviction, il crée, il y a cinq ans,
- 1:49 un centre de formation à Quimper
- 1:51 pour réapprendre à cuisiner et à mieux manger.
- 1:54 Son fer de lance, la défense de l'agriculture paysanne
- 1:58 et de ceux qui la font vivre.
- 2:01 Salut, David.
- 2:02 Ca va, Xavier ?
- 2:03 Ca va, et toi ?
- 2:05 Bah ouais.
- 2:06 T'as qu'une seule variété, là ?
- 2:08 Ouais, c'est le cresson des jardins, celui-là.
- 2:11 Je me permets de goûter, David ?
- 2:12 Vas-y, ouais.
- 2:14 Bon, là, il est pas très développé,
- 2:16 parce qu'on l'a mis en terre assez tard, cette année.
- 2:19 Tu veux faire une soupe avec ?
- 2:21 Oui, parce que justement, il est assez puissant.
- 2:24 David est maraîcher depuis 20 ans.
- 2:26 Installé au Cap-Cisun,
- 2:28 ses terres, à seulement 2 km des côtes,
- 2:31 sont balayées par les vents.
- 2:33 En hiver, seul le cresson et quelques petits légumes
- 2:36 s'épanouissent.
- 2:37 Et chaque parcelle a son caractère.
- 2:40 Quand on regarde les cadastres, autrefois,
- 2:42 avec les petits murets,
- 2:43 ça correspondait à un usage.
- 2:47 Soit c'était le jardin, soit c'était le champ pour faire du foin,
- 2:50 soit c'était pour mettre les animaux.
- 2:52 Chaque parcelle, c'est un terroir.
- 2:54 Ce que j'aime dans le travail de David,
- 2:56 c'est que c'est presque lui qui m'amène à cuisiner autrement,
- 3:00 différemment.
- 3:01 Avant de rencontrer David,
- 3:03 il y a beaucoup de choses que j'ignorais
- 3:05 sur ce qu'est un sol, un climat, un terroir.
- 3:07 Je l'ai appris au contact de tous ces gens
- 3:10 qui ont une activité particulière du maraîchage.
- 3:12 C'est aussi ça qui est intéressant,
- 3:14 de participer à la création d'un patrimoine vivant.
- 3:17 La cuisine bretonne, elle en est à son tout début de l'exploration.
- 3:21 Du coup, je peux te montrer le cresson...
- 3:24 Oui.
- 3:25 ...à un autre stade ?
- 3:26 Oui.
- 3:27 On fait des planches comme ça, il y aura un peu de cléton.
- 3:30 Oui.
- 3:31 Voilà, Xavier.
- 3:33 Bon, je vais essayer d'être à la hauteur, maintenant.
- 3:35 Tu m'appelles quand c'est prêt, alors ?
- 3:37 Ça marche.
- 3:38 Xavier a donc la pression pour sublimer le cresson.
- 3:44 Il a un goût très particulier.
- 3:46 Je trouve que dans un hiver,
- 3:47 où parfois on a des soupes un peu rondes,
- 3:50 un peu lisses, parfois,
- 3:51 c'est bien d'avoir une soupe un peu de peps.
- 3:53 Il place tous ses légumes dans une casserole,
- 3:56 en commençant par faire revenir oignon et ail
- 3:59 dans un peu d'huile, puis les pommes de terre.
- 4:03 Maintenant, j'ai plus qu'à rajouter le cresson,
- 4:06 directement dans la casserole.
- 4:08 Il recouvre d'eau et laisse cuire pendant 20 minutes.
- 4:12 Juste le temps pour lui de préparer le blé noir,
- 4:15 ou sarrasin,
- 4:16 qui va faire de cette soupe un vrai repas complet.
- 4:18 Je vais vous montrer tout simplement comment le cuire,
- 4:22 pour jamais se tromper.
- 4:23 Je propose de mettre un volume de sarrasin.
- 4:26 Et là, je vais mettre un volume et demi d'eau.
- 4:29 Tout simplement.
- 4:30 20 minutes de cuisson et vous êtes sûr de réussir.
- 4:34 Pour un joli dressage,
- 4:35 Xavier dépose un peu de sarrasin au fond de l'assiette,
- 4:38 la soupe de cresson autour
- 4:40 et quelques pétales d'oignon bien confits.
- 4:43 Et pour terminer, j'ai rajouté une petite cuillerée de Guêle,
- 4:46 appelée aussi gros lait, ici, dans le Finistère,
- 4:48 mais qui est une particularité, puisque c'est un lait fermenté.
- 4:51 Le cresson est un peu puissant.
- 4:54 Et ça met comme une petite crème, en fait.
- 4:56 Et là, il n'y a plus qu'à manger, à déguster.
- 5:01 C'est assez surprenant,
- 5:03 avec la céréale et le cresson
- 5:06 et les petits oignons.
- 5:07 C'est très sympa.
- 5:10 Je suis content, parce que, mis à part que c'est bon,
- 5:13 si on veut prendre du plaisir à cuisiner,
- 5:16 il faut que ce soit simple, accessible, compréhensible.
- 5:19 Et nutritionnellement parlant, c'est très intéressant.
- 5:22 On n'a rien perdu, tout est là.
- 5:23 Je prends du plaisir à cuisiner.
- 5:26 Je ne dirais pas que c'est la cuisine qui me rend heureux,
- 5:28 mais l'engagement et les rencontres que j'ai faites.
- 5:31 Musique douce
- 5:33 ...
- 5:38 Là, vous avez des odeurs, moi, j'adore.
- 5:40 C'est bon comme ça, non ?
- 5:42 Oui, c'est parfait.
- 5:43 Au menu aujourd'hui, un plat réconfortant et iodé.
- 5:47 Des saveurs de vacances à partager en famille ou entre amis.
- 5:50 On va faire une soupe de poisson
- 5:52 et on va la faire dans notre poissonnerie.
- 5:55 On y va ?
- 5:56 Nous sommes dans le 6e arrondissement de Paris,
- 5:58 rue Lobino,
- 6:00 dans un temple de la gastronomie.
- 6:02 Marie-Victoire Viau a créé avec son mari
- 6:04 une poissonnerie unique en son genre,
- 6:06 où la glace est bannie.
- 6:08 ...
- 6:14 Et pour trouver du poisson,
- 6:16 ingrédient indispensable de cette recette,
- 6:18 Marie-Victoire n'a pas besoin d'aller très loin.
- 6:21 Ici, on a pas mal de choses,
- 6:24 mais pour avoir du goût,
- 6:25 c'est quand même pas mal d'avoir des poissons de roche.
- 6:28 J'ai choisi une dorade,
- 6:30 parce qu'elle a une grosse tête et aussi pas mal de carcasses,
- 6:33 et c'est formidable de travailler avec ce poisson.
- 6:36 Elle sélectionne aussi une belle rascasse.
- 6:39 ...
- 6:40 Comme vous pouvez le constater, ils sont pas très beaux,
- 6:43 parce qu'en fait, comme on conserve sans glace,
- 6:46 ils paraissent secs,
- 6:47 mais pour la texture et pour le cru, c'est formidable.
- 6:50 Le fait de les conserver sans eau, sans glace,
- 6:53 nous permet de pas altérer le goût de la chair
- 6:55 et de pas brûler les chairs.
- 6:57 Donc, on a des poissons qui sont beaucoup mieux conservés
- 7:00 dans une température stable
- 7:01 et vous avez un goût du poisson beaucoup plus soutenu.
- 7:04 ...
- 7:05 Si aujourd'hui, Marie-Victoire est comme un poisson dans l'eau,
- 7:08 la poissonnerie n'a pourtant pas été sa première vocation.
- 7:13 Je viens du monde de l'énergie,
- 7:16 et quand je me suis mariée avec Arthur,
- 7:18 on a décidé d'ouvrir une poissonnerie.
- 7:20 Nous, on n'était pas totalement épanouis de ce qu'on faisait,
- 7:23 et donc on s'est dit qu'on aimerait bosser ensemble.
- 7:25 On voulait créer une entreprise et avoir un projet innovant,
- 7:28 et c'est comme ça qu'on est arrivés dans la poissonnerie.
- 7:31 Et on s'est dit, pourquoi on laisse les poissons entiers et pas vidés ?
- 7:35 Pourquoi on les laisse pourrir de l'intérieur ?
- 7:38 Pourquoi on n'est pas sur une étale où le froid est stable ?
- 7:41 Et c'est comme ça qu'on est venus à réfléchir à un froid
- 7:44 avec des frigos, avec une humidité contrôlée,
- 7:48 avec beaucoup de recherche, beaucoup de travail.
- 7:50 Mais on est très heureux aujourd'hui parce que ça fonctionne
- 7:53 et les clients sont contents.
- 7:55 Un mode totalement atypique et révolutionnaire de conservation
- 7:59 qui peut surprendre.
- 8:01 Dans l'imaginaire, on a ce côté glace absolument.
- 8:03 La glace est utilisée parce que c'est le réfrigérant le plus simple,
- 8:07 mais on peut très bien la remplacer par un froid sec.
- 8:09 Voici Quentin. Il travaille ici depuis quelques mois.
- 8:14 Il y a des économies d'eau dans un premier temps,
- 8:16 et on a moins de pertes de poissons
- 8:18 parce que les poissons se conservent plus longtemps.
- 8:20 Dans une poissonnerie classique, on va avoir jusqu'à 10-15 % de pertes.
- 8:24 Nous, ça fait très longtemps qu'on n'a pas jeté un poisson.
- 8:27 C'est Quentin qui va lever les filets de ces beaux poissons.
- 8:31 Il faudra toujours demander au poissonnier de vider votre poisson,
- 8:33 d'enlever les ouïes et les desserts.
- 8:35 C'est deux choses qu'on met pas dans la soupe
- 8:37 parce que ça prend beaucoup d'amersumes.
- 8:38 On va garder la chair à côté pour la consommer
- 8:40 et les carcasses pour faire la soupe.
- 8:41 Souvent, le poisson dit que c'est un produit qui est assez cher,
- 8:43 mais ça permet de valoriser le poisson sur deux repas.
- 8:46 Ces filets-là, il suffira de les désarrêter.
- 8:49 Et puis après, vous pourrez soit les manger crus,
- 8:52 donc en sashimi, en tartare.
- 8:54 Vous pouvez faire plein de choses.
- 8:56 Soit vous les mettez au four ou à la poêle.
- 8:58 Et c'est vraiment délicieux.
- 8:59 On peut faire une soupe en plus grosse quantité
- 9:01 parce qu'on va pas acheter en plus 5-6 poissons.
- 9:03 Si on a habitué, on a acheté un poisson,
- 9:05 le poissonnier sera très content de donner quelques carcasses.
- 9:07 Donc là, c'est formidable parce qu'on a plein de carcasses.
- 9:10 Alors nous, comme on n'aime pas les pertes,
- 9:11 on a mis aussi un peu ce qu'on met pas habituellement de la truite,
- 9:14 donc c'est des poissons un peu plus gras.
- 9:16 Mais c'est tout aussi bon.
- 9:17 Et puis au moins, comme ça, vous êtes sûrs de ne pas avoir de déchets.
- 9:21 Marie-Victoire s'attaque ensuite à la préparation des légumes.
- 9:26 Nous avons besoin de carottes, de céleri branche,
- 9:29 d'oignon jaune, d'un coulis de tomates
- 9:31 ou d'un concentré de tomates si nous sommes en hiver.
- 9:34 Et si c'est la saison des tomates, vous prenez des tomates entières.
- 9:37 Déjà, vous pouvez prendre des légumes bio,
- 9:39 comme ça, vous n'êtes pas obligés de les éplucher.
- 9:41 Et on les coupe grossièrement.
- 9:42 Il faut qu'ils aient à peu près la même grosseur
- 9:45 pour que la cuisson soit homogène.
- 9:47 Notre chef du jour glisse les légumes sous les carcasses de poissons.
- 9:53 Je vais pouvoir ajouter mon coulis de tomates,
- 9:55 mes épices et le bouquet garni.
- 9:59 Maintenant que tous les ingrédients sont dans ma marmite,
- 10:03 je vais pouvoir mettre de l'eau pour qu'en dessous,
- 10:05 le bouquet garni infuse avec les légumes
- 10:08 et au-dessus pour que les carcasses, la tomate et les épices cuisent bien.
- 10:13 Pour la cuisson, comptez une bonne heure au four à 200 degrés.
- 10:18 Ça sent très bon, là.
- 10:19 Ça a bien gratiné, ça a beaucoup réduit, quand même.
- 10:22 C'est quand même bien, là. Je suis hyper fière.
- 10:26 Marie-Victoire, aidée de Quentin, passe ensuite la soupe aux Chinois.
- 10:31 Donc là, vous avez les carottes, l'oignon, le céleri, qui a bien réduit,
- 10:35 et puis toutes les têtes qui se sont complètement délitées.
- 10:38 Vous voyez toutes les arêtes ?
- 10:39 En fait, toutes les arêtes apportent énormément de gélatine
- 10:42 et on a beaucoup de personnes qui viennent pour le collagène,
- 10:45 parce que c'est très bon pour la santé.
- 10:46 Moi, je ne suis pas comme Quentin,
- 10:48 qui est capable de manger du poisson cru à 5h du matin,
- 10:51 mais j'avoue, il est 13h, ça donne très envie.
- 10:54 À 8h, ce n'est pas trop mon truc, mais là, l'odeur est fantastique.
- 10:58 C'est prêt.
- 11:01 Voilà, on a terminé.
- 11:02 On va pouvoir déguster et voir si elle nous convient.
- 11:05 Ça te dit ?
- 11:06 Carrément, avec plaisir.
- 11:07 Allons-y.
- 11:09 Si vous faites des soupes pas très grasses, vous pouvez la manger l'été froide.
- 11:12 C'est délicieux.
- 11:13 Pas trop épicée, assez salée, très bon.
- 11:16 Je suis hyper fière de nous.
- 11:17 Merci. Félicitations, Marie-Thor.
- 11:25 4 milliards d'assiettes de soupe sont consommées chaque année en France.
- 11:29 Et l'hiver, c'est un vrai rituel, comme pour Marie-France.
- 11:34 D'abord, la soupe, c'est quelque chose que je mange depuis toujours.
- 11:37 À la maison, quand j'étais gamine, on mangeait de la soupe
- 11:40 quasiment tous les soirs.
- 11:41 Je n'imagine pas un repas sans soupe.
- 11:44 Véritable reine de la popote, Marie-France a fait des potages,
- 11:47 des bouillons et des soupes en tout genre, son domaine de prédilection.
- 11:51 Elle en a même fait un livre.
- 11:52 C'est vrai que maintenant, la soupe, c'est devenu un terme générique
- 11:55 qui englobe tout.
- 11:56 Parce que sinon, dans la langue française,
- 11:59 dans le vocabulaire de la soupe, il y a les potages,
- 12:01 il y a les veloutés, il y a les consommés.
- 12:03 Donc, c'est devenu un terme générique qui englobe tout ça.
- 12:06 L'ancêtre de la soupe, c'est le bouillon.
- 12:08 Une eau mijotée pendant plusieurs heures, courante au Moyen Âge.
- 12:12 Mais c'est en 812, avec un décret de Charlemagne
- 12:15 autorisant chacun à cultiver son potager,
- 12:19 que le potage voit le jour.
- 12:21 Et là, on a commencé à voir arriver des légumes
- 12:24 qu'on n'avait pas forcément avant.
- 12:26 Et le légume s'est démocratisé.
- 12:28 Il est entré un petit peu dans tous les foyers.
- 12:30 Donc, la soupe, c'était vraiment le bouillon avec le pain.
- 12:34 Et puis, le potage, c'était les légumes cuits dans le pot.
- 12:38 C'est vraiment un essentiel du dîner, un essentiel du repas, oui.
- 12:41 Et d'ailleurs, dans les campagnes, ou même dans beaucoup de pays,
- 12:44 on dit encore souper plutôt que dîner.
- 12:48 C'est économique pour 4 personnes.
- 12:51 Ça va me faire quoi ? 7, 8 euros maximum ?
- 12:54 6, 7 euros, peut-être ?
- 12:56 7 euros pour 4 portions,
- 12:58 soit 1,75 euros par personne,
- 13:01 contre 3,45 euros pour une portion individuelle en magasin.
- 13:04 Plus cher, et pourtant, bon nombre d'entre nous se laisse tenter.
- 13:08 J'ai toujours des soupes industrielles à la maison pour des panages.
- 13:13 Lorsque je suis seule à la maison, c'est le côté rapide et facile.
- 13:17 Lorsque j'en ai un rab à la maison, ce soir, ça va peut-être bien être une soupe.
- 13:20 En effet, par faute de temps,
- 13:22 une soupe sur deux dégustée en France sort d'un emballage industriel.
- 13:27 Je prends des meilleurs, je regarde par rapport aux nus qui se corpsent.
- 13:30 C'est parce que, soit, il y a un abus de sel ou de sucre.
- 13:33 Certains, ils sont bien.
- 13:35 Ils sont bons, on sent vraiment le goût des légumes.
- 13:38 Après, ça dépend des marques, ça dépend...
- 13:42 Réputée pour faire grandir,
- 13:44 hydratante, riche en vitamines, la soupe est pleine de promesses.
- 13:48 Mais que se cache-t-il vraiment derrière ces soupes industrielles ?
- 13:51 Corinne, diététicienne, nous aide à décrypter ces étiquettes
- 13:55 aux composants parfois mystérieux.
- 13:58 Dans les soupes de légumes,
- 13:59 il faut regarder en priorité la quantité de légumes.
- 14:03 Il faut être vigilant parce que souvent, dans la quantité de légumes annoncée,
- 14:07 les fabricants comptent la pomme de terre.
- 14:10 Or, la pomme de terre est un féculent et pas un légume.
- 14:12 Autre point parfois flou,
- 14:14 ces noms complexes difficiles à décrypter sur les étiquettes.
- 14:19 On va retrouver amidon de maïs, fécule de pomme de terre,
- 14:23 amidon de riz transformé.
- 14:25 Tout ça, ce sont des épaississants
- 14:29 qui vont donner de la texture, notamment aux soupes
- 14:31 qui sont assez riches en eau et peu riches en légumes.
- 14:35 Tous les additifs peuvent avoir un effet néfaste sur la santé
- 14:40 et notamment sur le microbiote.
- 14:41 Au-delà des additifs, attention aux sels.
- 14:44 Dans les produits transformés,
- 14:46 ils dépassent souvent les recommandations
- 14:48 de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation.
- 14:52 Les soupes industrielles
- 14:54 sont composées d'au moins 1,5 g de sel par brique.
- 14:57 Ce qui correspond à peu près à un quart des apports en sel
- 15:01 recommandés par l'ANSES.
- 15:03 Les dangers d'avoir des produits un peu trop salés,
- 15:06 ça va favoriser l'hypertension
- 15:08 et donc le risque de maladies cardiovasculaires.
- 15:10 Mais alors, ces soupes industrielles,
- 15:13 sont-elles moins saines pour la santé ?
- 15:18 Certains fabricants, comme Emmanuel,
- 15:20 tentent de faire bouger les choses.
- 15:22 Il a décidé de cuisiner des soupes préparées
- 15:25 en s'inspirant et en modernisant les recettes de nos grands-mères.
- 15:29 Nous sommes allés lui rendre visite dans son usine à Némy, en Vendée,
- 15:32 à 10 km de la Roche-sur-Yon.
- 15:36 Mes amis seraient là et vous diraient qu'à 20 ans,
- 15:38 si je fêtais mon anniversaire, je faisais une soupe.
- 15:40 Donc aujourd'hui, je continue à le faire.
- 15:42 Je suis artisan.
- 15:43 Je fabrique tous les jours de la soupe pour la rendre fun.
- 15:47 L'idée, c'est de faire des soupes qui soient rigolotes.
- 15:50 Aujourd'hui, il prépare une soupe au caillou.
- 15:54 La soupe au caillou, jadis, était une soupe paysanne
- 15:57 dans laquelle on disposait un galet qui écrasait les légumes
- 16:00 grâce à la force du mijotage.
- 16:02 Faites de légumes du potager, la recette change en fonction des régions.
- 16:06 Chacun a sa soupe au caillou.
- 16:08 Ma maman a sa soupe au caillou, ma mémé aussi.
- 16:11 Vous, tout le monde a sa soupe au caillou.
- 16:18 C'est assez simple.
- 16:19 Je travaille avec des produits 100 % vendéens.
- 16:22 La pomme de terre, qui est devant moi ici,
- 16:23 elle vient de chez Damien, qui est à 600 m.
- 16:27 L'oignon de Chaland.
- 16:29 Et la grise, qui est un légume endémique de Vendée,
- 16:32 que j'essaie aussi de remettre en valeur
- 16:35 en l'incorporant dans différentes recettes,
- 16:37 notamment la soupe au caillou, que l'on fait aujourd'hui.
- 16:40 Et tout se passe comme à la maison, mais en format XXL.
- 16:44 Et ça commence par la corvée d'épluchage.
- 16:47 C'est un moment de partage. On le voit bien ici.
- 16:49 La soupe, c'est toujours un moment de partage.
- 16:50 La préparation des légumes, ça fait partie aussi du moment de partage.
- 16:54 D'ailleurs, on en pleure.
- 16:55 C'est un signe, ici.
- 16:57 Elle pleure de joie, là, ça, je vois pas.
- 16:59 Emmanuel cuit ses 9 ingrédients pendant 30 minutes
- 17:02 et il les mixe.
- 17:03 Et j'envoie.
- 17:07 Il les passe au tamis pour obtenir une belle onctuosité.
- 17:11 Je suis un grand enfant, plus de peau, pas de grain, pas de fil.
- 17:14 D'accord ? Et puis ensuite, une fois que ce sera passé au tamis,
- 17:17 on va le mettre en bouteille.
- 17:22 La seule différence avec la recette de nos grands-mères,
- 17:25 c'est la pasteurisation.
- 17:27 J'ai un process industriel,
- 17:29 pour respecter les normes sanitaires, notamment.
- 17:32 Mais par contre, en termes de création,
- 17:33 j'estime que j'apporte autre chose.
- 17:37 Il n'y a pas d'additifs,
- 17:39 parce qu'en fait, il n'y en a pas besoin pour la conservation.
- 17:42 La stérilisation ou la pasteurisation,
- 17:44 suivant certaines soupes,
- 17:45 suffit à conserver une soupe très longtemps.
- 17:49 Composée à 50 % de légumes,
- 17:52 voici donc le bol idéal pour affronter l'hiver
- 17:55 avec gourmandise.
- 17:57 Alors, maison ou industrielle, plus question de soupe à la grimace.
- 18:01 Ca fait pas forcément grandir,
- 18:03 mais en fait, il faut manger de la soupe parce que c'est bon,
- 18:05 parce que c'est sain et parce que ça ne coûte pas cher.
- 18:08 Donc, il y a plein de saveurs.
- 18:10 Si on aime les légumes,
- 18:12 on peut se faire plaisir en variant les saveurs.
- 18:16 Et donc, il faut manger de la soupe. C'est bon.
Le reportage culinaire, intitulé "Les recettes de soupes d'automnes des plus grands Chefs !", offre une exploration approfondie de la préparation de soupes, allant des recettes traditionnelles aux méthodes de conservation innovantes et à l'analyse du marché industriel. La vidéo est structurée en trois segments distincts, chacun apportant une perspective unique sur ce plat réconfortant.
Le premier segment nous emmène en Finistère, en Bretagne, où le Chef Xavier, reconnu pour son engagement envers une cuisine respectueuse de l'environnement, collabore avec David, un maraîcher local. Ensemble, ils préparent une soupe de cresson nourrissante, agrémentée de blé noir (sarrasin). Cette partie met en lumière l'importance des produits locaux et du terroir, David cultivant le cresson et d'autres légumes d'hiver au Cap-Sizun. Le Chef Xavier partage sa philosophie, axée sur des plats simples, complets et savoureux, et évoque son centre de formation à Quimper, dédié à une meilleure alimentation et au soutien de l'agriculture paysanne. La recette inclut des oignons confits, des pommes de terre, de l'ail, et une touche de "Guêle", un lait fermenté local, pour équilibrer la puissance du cresson.
La deuxième partie nous transporte à Paris, dans une poissonnerie innovante du 6e arrondissement, dirigée par Marie-Victoire Viau et son mari. Leur concept unique repose sur la conservation du poisson sans glace, utilisant un froid sec pour préserver la saveur et réduire le gaspillage. Marie-Victoire démontre la préparation d'une soupe de poisson savoureuse à partir de carcasses de poisson (dorade, rascasse), incarnant une philosophie zéro déchet. La recette implique de rôtir des légumes comme les carottes, le céleri et les oignons avec du coulis de tomates, des épices et un bouquet garni, avant de les cuire avec les carcasses de poisson et de passer le tout au chinois pour obtenir un bouillon riche et gélatineux. Ce segment ne se contente pas de proposer une recette, mais sensibilise également aux pratiques durables dans l'industrie des produits de la mer et à la valorisation des parties souvent négligées des ingrédients.
Le dernier segment élargit la discussion en explorant l'histoire de la soupe et en comparant les préparations maison aux alternatives industrielles. Marie-France, auteure spécialisée dans les soupes, retrace l'évolution de ce plat, des bouillons médiévaux aux potages modernes, soulignant son importance culturelle et ses avantages économiques. Une diététicienne, Corinne, analyse ensuite de manière critique les étiquettes des soupes industrielles, alertant les consommateurs sur les quantités trompeuses de légumes (incluant souvent la pomme de terre comme légume), l'utilisation d'épaississants et d'additifs, ainsi que les niveaux élevés de sel qui peuvent contribuer à l'hypertension et aux maladies cardiovasculaires. La vidéo se conclut par une visite chez Emmanuel, un artisan soupière à Némy, en Vendée. Emmanuel explique avec passion son processus de création de la "soupe au caillou" en utilisant des ingrédients 100% locaux de Vendée, modernisant des recettes traditionnelles sans additifs, grâce à la pasteurisation pour la conservation. Ce segment prône un retour aux soupes maison ou artisanales, saines et savoureuses, encourageant une consommation consciente et le plaisir des diverses saveurs végétales.
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