Roissy comme vous ne l'avez jamais vu|TF1 GRANDS REPORTAGES
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Ce reportage explore les coulisses de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, révélant le travail essentiel des pompiers, douaniers, gendarmes, agents d'escale et effaroucheurs, ainsi que le parcours d'un jeune passionné d'aviation en stage.
- 0:00 Bienvenue, si vous nous rejoignez tout à l'heure, l'une de nos équipes suivra les premiers
- 0:20 pas de détenus en prison, mais avant, direction l'un des plus grands aéroports du monde,
- 0:25 Roissy-Charles-de-Gaulle, 32 kilomètres carrés, l'équivalent de la ville de Lille, et les
- 0:30 chiffres, vous allez le voir, donnent le tournis, 90 000 personnes y travaillent chaque jour,
- 0:35 des pilotes, des mécaniciens, mais aussi des douaniers, des gendarmes, des pompiers,
- 0:39 on y trouve même un hôpital, sans parler de la surveillance des pistes, voici Roissy
- 0:44 côté coulisses, et c'est un reportage découverte signé Anna Estiura et Antoine Schmidt.
- 0:56 Les idiots au décollage, c'est parfait.
- 1:02 Gros plan sur le devant de l'avion, parfait, magnifique. Là, il y a une belle lignée là,
- 1:10 ils sont tous les uns derrière les autres, ils vont atterrir devant nous là, c'est top.
- 1:16 Les abords de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle n'ont aucun secret pour Théo.
- 1:21 1, 2, 3, 4, et puis là, parfait, un décollage en même temps, le trafic de Roissy.
- 1:31 À 19 ans, Théo est un spotter, un photographe, fan d'avion.
- 1:37 Tous les week-ends avec ses parents, c'est bien, il y a du trafic,
- 1:40 Théo vient capturer les plus beaux clichés d'aéronef.
- 1:43 Parfait, je suis dans mon élément, c'est ça.
- 1:46 Et ce qu'il aime bien surtout, c'est quand il y a du vent.
- 1:48 Quand il y a du vent, parce que l'avion il coule.
- 1:51 Quand on voit un avion décoller, c'est magique, c'est fabuleux,
- 1:54 c'est toute cette puissance derrière, cet effet de portance pour soulever l'avion,
- 1:59 on pense aussi à tous ces gens qui partent en vacances, c'est super.
- 2:06 J'en ai pris des milliers, on va dire ça comme ça, depuis mon plus jeune âge.
- 2:11 Et je ne m'en lasse pas, et je ne m'en lasserai jamais.
- 2:14 Théo veut être pilote.
- 2:16 Dans quelques jours, il se rapprochera un peu de son rêve.
- 2:19 Il sera de l'autre côté du grillage, en stage à Roissy,
- 2:23 une gigantesque fourmilière où un avion décolle ou atterrit toutes les minutes.
- 2:28 Magnifique.
- 2:32 32 kilomètres carrés, 200 000 passagers par jour,
- 2:37 Roissy-Charles de Gaulle est l'un des dix plus grands aéroports du monde.
- 2:41 Pour assurer la sécurité des passagers, mais aussi des 90 000 employés,
- 2:46 les pompiers comme Jocelyn sont prêts à intervenir jour et nuit sur le tarmac.
- 2:51 Tu regardes à droite, je regarde à gauche.
- 2:53 Mais aussi dans les terminaux, pour porter secours à des passagers en détresse.
- 2:58 Vous n'endormez pas, madame.
- 3:00 Avec 150 personnes sous sa direction, Yassamine est responsable d'exploitation.
- 3:05 Elle doit avoir les yeux sur tout ce qu'il se passe dans le terminal 2E,
- 3:09 le plus grand de l'aéroport.
- 3:10 S'il vous plaît, il y a un bagage abandonné là, ne passez pas par là.
- 3:15 Roissy est une ville dans la ville, qui a sa gendarmerie et son hôpital.
- 3:22 C'est aussi la plus grande porte d'entrée vers la France.
- 3:24 Alors les douaniers comme Elisabeth sont aux aguets.
- 3:28 Ils cherchent les passeurs de drogue.
- 3:30 Vous êtes toutes ensemble ?
- 3:31 Oui.
- 3:33 Mais aussi ceux qui transportent des contrefaçons.
- 3:37 C'est de la contrefaçon, puisqu'elle nous l'a déclaré l'avoir acheté sur un marché pour une vingtaine d'euros.
- 3:41 Je ne pense pas que Valentino reste des sacs à 20 euros.
- 3:44 Ou alors, dans ce cas-là, j'y vais.
- 3:47 A l'extérieur, près des pistes, Jonathan dispose de tout un arsenal
- 3:52 pour éviter les collisions entre les oiseaux et les avions.
- 3:57 Donc là, je l'ai dérangé.
- 3:58 Il a compris qu'il ne fallait pas qu'il reste sur place.
- 4:01 Mais ici, les dangers ne viennent pas forcément d'où on les attend.
- 4:04 Embarquement immédiat dans le quotidien trépidant du plus grand aéroport de France.
- 4:17 Les passagers à destination du vol New York 711 sont prêts de se présenter.
- 4:22 7 heures du matin au Terminal 3, celui des vols low-cost.
- 4:25 Bonjour.
- 4:27 Théo, le fan d'avions, a décroché un stage comme agent d'escale
- 4:32 dans une compagnie canadienne.
- 4:33 Et sur le Montréal, on est à combien ?
- 4:35 11 et 265.
- 4:37 Le Montréal, c'est toujours...
- 4:39 C'est la grosse destination depuis Paris.
- 4:41 Avec Johan, son maître de stage, il découvre ses nouvelles responsabilités.
- 4:46 Notre vol, par exemple, de Montréal, aujourd'hui, part à midi 20.
- 4:49 Jusqu'à 11h20, on peut accéder des passagers.
- 4:52 Tu as une montre qui marche bien.
- 4:54 Oui, elle marchait bien.
- 4:56 Mais c'est important.
- 4:58 C'est pas une plaisanterie.
- 5:00 Elle a beaucoup regardé.
- 5:02 Je suis prêt.
- 5:04 J'ai hâte de découvrir tout ce qui se passe dans l'aéroport.
- 5:06 Et de découvrir de nouvelles facettes que je ne connais pas.
- 5:10 On va faire de lui un futur chef d'escale.
- 5:12 Pourquoi pas ?
- 5:14 Après une matinée d'observation,
- 5:16 Théo passe à la pratique.
- 5:18 La dame, elle a un peu de mal avec son étiquette bagage.
- 5:20 Maintenant que tu sais faire,
- 5:22 je vais te laisser te rapprocher d'elle
- 5:24 et t'aider pour apposer l'étiquette.
- 5:26 Si elle a besoin de son bagage.
- 5:29 Excusez-moi, vous voulez que je vous aide à étiqueter la bagage ?
- 5:31 Oui, c'est très gentil.
- 5:33 Tiens.
- 5:35 Alors ce coupon, on va le garder avec vous.
- 5:37 Mais Yohan doit rapidement intervenir.
- 5:39 Notre jeune ami Théo est en formation.
- 5:41 C'est bien.
- 5:43 Je te rappelle qu'on a deux extrémités différentes.
- 5:45 Celle-ci, on va coller sur la valise.
- 5:47 Ça doit rester avec la valise.
- 5:49 C'est celui-ci qu'on garde pour le passager comme reçu.
- 5:51 C'est pas ce qu'il y a de plus simple, on va dire.
- 5:53 J'ai pas d'ongles en plus.
- 5:55 Avec le camarade.
- 5:59 Yohan, tu peux m'aider s'il te plaît ?
- 6:01 Allez.
- 6:03 C'est juste pour le décoller.
- 6:05 Je vois pas à chaque fois l'endroit où il faut...
- 6:07 C'est un métier quand même.
- 6:09 C'est un métier, oui.
- 6:11 Les premiers jours de stage comme ça,
- 6:13 c'est intimidant, on va dire.
- 6:15 Et puis, ça va répondre en français ou en anglais aussi.
- 6:17 Et au fur et à mesure,
- 6:19 ça viendra et puis,
- 6:21 je m'y ferai rapidement.
- 6:23 Théo va devoir très vite gagner en assurance.
- 6:25 Car dans quelques jours,
- 6:27 Yohan va lui confier de nouvelles responsabilités
- 6:29 au pied de l'avion.
- 6:31 Et voilà pour vous.
- 6:33 Merci.
- 6:35 À Roissy,
- 6:37 160 compagnies aériennes
- 6:39 se partagent le tarmac et les aérogares.
- 6:43 Dans l'ombre,
- 6:45 une femme veille à ce qu'aucun grain de sable
- 6:47 ne vienne retarder le départ des avions.
- 6:49 Oui, bonjour, c'est Yasmine.
- 6:51 Tu peux s'il te plaît envoyer
- 6:53 un technicien, on a l'escalator
- 6:55 SE qui est à l'arrêt.
- 6:57 Yasmine travaille à Roissy
- 6:59 depuis 27 ans.
- 7:01 Allez-y par là.
- 7:03 Elle est aujourd'hui le chef d'orchestre
- 7:05 du plus grand terminal.
- 7:07 Ce matin, Yasmine doit gérer le départ
- 7:09 de 2500 passagers
- 7:11 en moins d'une heure.
- 7:13 Là, il y a une file d'attente
- 7:15 qui est mal faite,
- 7:17 qui est en plein milieu de l'aérogare,
- 7:19 donc qui gêne les autres passagers.
- 7:21 Bonjour messieurs-dames, je peux vous demander
- 7:24 de faire la file d'attente par là, merci.
- 7:26 Vous êtes devenu très maniaque aussi.
- 7:28 Par la force des choses, tout à fait.
- 7:30 Même à l'extérieur,
- 7:32 parfois je fais attention.
- 7:34 Ça m'arrive de temps en temps d'aller
- 7:36 prendre le train et de voir qu'il y a une file d'attente
- 7:38 et je suis à deux doigts d'aller
- 7:40 s'il vous plaît, mettez-vous sur le côté.
- 7:42 Puis après je me dis non, non.
- 7:44 Tu n'es pas à l'aéroport, tu n'es pas au travail.
- 7:46 Monsieur, bonjour, je peux vous aider ?
- 7:48 Vous embarquez quelle porte, monsieur ?
- 7:50 Porte K, c'est tout à fait là, c'est cette file d'attente.
- 7:52 Dans ces escarpins,
- 7:54 Yassamine parcourt jusqu'à 10 km par jour
- 7:56 pour intervenir
- 7:58 dès qu'un incident se présente.
- 8:00 Comme avec ces deux jeunes filles
- 8:02 qui tentent d'arnaquer les touristes.
- 8:04 On m'a signalé des jeunes filles
- 8:06 qui font signer des papiers
- 8:08 aux passagers en demandant de l'argent.
- 8:10 Bonjour.
- 8:12 Bonjour.
- 8:14 Faites attention.
- 8:16 Vous n'embêtez pas les passagers, d'accord ?
- 8:18 Vous restez calmes.
- 8:20 Yassamine est sur tous les fronts.
- 8:22 Les plus anecdotiques.
- 8:24 Monsieur, s'il vous plaît,
- 8:26 restez à côté de votre bagage, s'il vous plaît.
- 8:28 Voilà, restez juste à côté.
- 8:30 Merci.
- 8:32 Et parfois les plus dramatiques.
- 8:34 A quel niveau ?
- 8:36 Écoute, j'y vais.
- 8:38 Là on vient de m'appeler pour un arrêt cardiaque
- 8:40 donc je me rends tout de suite sur place,
- 8:42 mes équipes sont déjà sur place.
- 8:44 Peu après sa sortie de l'avion,
- 8:46 à l'issue de 11 heures de vol,
- 8:49 le cœur de cette passagère s'est arrêté.
- 8:51 Derrière ses palissades,
- 8:53 les équipes de secours tentent de la réanimer.
- 8:55 Elle est arrivée toute seule,
- 8:57 elle n'a pas de famille, elle n'a personne.
- 8:59 Donc elle est arrivée en jour 25 ?
- 9:01 Oui.
- 9:03 La tête n'a pas touché le sol.
- 9:05 Heureusement on avait deux clients américains
- 9:07 qui maîtrisaient bien les sujets,
- 9:09 qui ont commencé le message cardiaque.
- 9:13 Votre souvenir le plus fort de toute votre carrière,
- 9:15 c'est quoi ?
- 9:17 C'est un homme qui est arrivé sur un vol
- 9:19 qui a fait un arrêt cardiaque.
- 9:21 Son épouse l'attendait
- 9:23 à l'extérieur
- 9:25 donc il a fallu que j'aille chercher l'épouse
- 9:27 pour lui annoncer que son mari venait de décéder.
- 9:29 C'est le genre de choses
- 9:31 qu'on n'oublie pas.
- 9:33 Cette fois-ci, les secours parviennent
- 9:35 à sauver cette passagère.
- 9:37 Elle sera réacheminée vers un centre hospitalier
- 9:39 le plus proche.
- 9:41 Mais elle va bien et ça me rassure.
- 9:43 Dans quelques jours,
- 9:45 avec les vacances scolaires,
- 9:47 Yassamine va faire face à une affluence massive
- 9:49 de passagers et son lot
- 9:51 de mauvaises surprises.
- 9:57 La sécurité,
- 9:59 c'est la préoccupation numéro un à Roissy.
- 10:01 Il y a deux casernes de pompiers,
- 10:03 22 soldats du feu
- 10:05 entraînés pour faire face au pire,
- 10:07 un crash ou un incendie d'avion.
- 10:11 Rassemblement de l'équipe de garde.
- 10:15 Le fourgon Nico, présent.
- 10:17 Avec Manu,
- 10:19 Seb.
- 10:21 Le 12, ça sera Dudu, présent.
- 10:23 C'est bon les gars, bonne journée.
- 10:25 A plus.
- 10:27 Comme tous les matins depuis 23 ans,
- 10:29 Jocelyn Durimel, dit Dudu,
- 10:31 commence sa garde par la vérification
- 10:33 minutieuse de son camion.
- 10:39 Le petit bijou quand on se lève à n'importe quelle heure
- 10:41 ou on veut rapidement démarrer le camion,
- 10:44 on appuie sur ce bouton,
- 10:46 le moteur se met en route,
- 10:48 les gyros phares s'allument,
- 10:50 il n'y a plus qu'à s'habiller,
- 10:52 s'asseoir dans le camion
- 10:54 et partir sur intervention.
- 10:56 On gagne un tant de fois,
- 10:58 on arrive un peu la gueule dans le cul
- 11:00 comme on arrive le matin à 2h du matin,
- 11:02 comme on a 3 minutes pour se rendre
- 11:04 sur n'importe quelle pointe de la plateforme,
- 11:06 on n'a plus l'intérêt.
- 11:08 Avec ses 32 kilomètres carrés,
- 11:10 l'aéroport Charles de Gaulle
- 11:12 est aussi grand que la ville de Lille.
- 11:14 Grâce à leur camion ultra perfectionné,
- 11:16 les pompiers peuvent secourir
- 11:18 un avion sur n'importe quelle piste
- 11:20 en 3 minutes.
- 11:22 Ces lances à eau
- 11:24 nous servent à faire de la mousse
- 11:26 pour pouvoir mettre de la mousse partout
- 11:28 sur un avion si jamais
- 11:30 il y a une grosse intervention.
- 11:32 Un feu d'avion par exemple
- 11:34 qui est notre mission principale,
- 11:36 on va pouvoir l'éteindre
- 11:38 en quelques secondes,
- 11:40 le noyer de mousse.
- 11:42 Pour intégrer l'aéroport,
- 11:44 ces pompiers professionnels
- 11:46 ont dû suivre une formation spécifique.
- 11:48 L'un des dangers
- 11:50 propres à cet environnement,
- 11:52 conduire au milieu d'avions
- 11:54 beaucoup plus lourds qu'eux
- 11:56 et chargés de plusieurs dizaines de tonnes de kérosène.
- 12:02 Qu'est-ce qu'il se passe là ?
- 12:05 Il y a des avions qui volent un peu partout
- 12:07 donc c'est pas pareil, ils roulent un peu partout
- 12:09 et c'est pas facile d'être ensemble
- 12:11 avec l'autre camion.
- 12:13 Vous vous souvenez de vos premiers jours à l'aéroport ?
- 12:15 Je m'en rappelle très très bien, oui.
- 12:17 Quand tu es arrivé à l'instruction, tu prends ton camion
- 12:19 et tu vas apprendre ton secteur.
- 12:21 On était deux jeunes à un camion et on apprenait le secteur, on roulait.
- 12:23 Dès qu'on voyait une lumière, on balisait.
- 12:25 Demi-tour, hop, ah non, c'est pas un avion.
- 12:27 C'est en haut de l'aérogare,
- 12:29 c'est un réverbère.
- 12:31 C'est effrayant, oui, on te lâche avec un 44 tonnes dans les mains
- 12:33 sur des pistes que tu ne connais pas, des voies que tu ne connais pas,
- 12:35 un camion que tu connais à peine,
- 12:37 il faut t'y faire.
- 12:39 Ici, les pompiers sont de garde
- 12:41 24 heures tous les 3 jours.
- 12:47 Et ce jour-là,
- 12:49 Dudu est de corvée de ménage.
- 12:51 Faites ça bien.
- 12:53 L'aspirateur n'a pas été bien passé,
- 12:55 je ne sais pas ce que tu as fait.
- 12:59 Voilà, ici c'est ma chambre,
- 13:01 je vais la faire pareil,
- 13:03 je vais en profiter pour le donner un petit coup dessus.
- 13:05 Et vous n'avez pas fait de déco ?
- 13:07 Ah non, c'est des chambres,
- 13:09 elle n'est pas personnelle.
- 13:11 Pour moi, je vais en 24 heures, demain matin,
- 13:13 il y en a qui arrivent dessus, on s'installe,
- 13:15 nos affaires, les sacs, bien sûr.
- 13:17 Je ne me balade pas sans mon petit bouc,
- 13:19 le bouc du champion.
- 13:21 Il est avec moi pour embêter les collègues.
- 13:23 Ce bouc, ce sont ses exploits en athlétisme.
- 13:25 Car Jocelyn participe
- 13:27 aux Jeux Olympiques des pompiers depuis 20 ans.
- 13:29 Oh, ça, j'ai un beau souvenir de celui-là.
- 13:31 Et là, c'était les dernières médailles que j'avais faites,
- 13:33 j'étais parti à Adelaide.
- 13:35 Et vous avez eu combien de médailles ?
- 13:37 A Adelaide, j'en avais eu 7.
- 13:39 Il y a des années où j'en ai eu 8,
- 13:41 la plus grande année, c'était 12 médailles d'un coup.
- 13:43 C'était en Corée à Dégoût, 12 médailles et j'étais content.
- 13:45 Cette année encore, Jocelyn va représenter
- 13:47 les pompiers de l'aéroport au Portugal.
- 13:49 Il vise au moins 2 médailles d'or.
- 13:51 Ah, c'est un défi pour nous,
- 13:53 un beau défi que j'espère bien relever,
- 13:55 avec brio.
- 13:58 C'est une mascotte, c'est vrai,
- 14:00 pour moi en tous les cas,
- 14:02 mais je pense pour beaucoup de collègues aussi.
- 14:04 Même si on le taille beaucoup,
- 14:06 on l'adore énormément.
- 14:08 C'est un vieux, mais il a un corps de jeune
- 14:10 et une mentalité de jeune,
- 14:12 et c'est vraiment agréable.
- 14:14 Aujourd'hui, il va me faire pleurer,
- 14:16 il va me faire pleurer,
- 14:18 c'est des choses comme ça.
- 14:20 Allez, pour ça, tiens.
- 14:22 9h30,
- 14:24 alerte dans la caserne.
- 14:26 À la scène des véhicules,
- 14:28 les deux trains sont en feu,
- 14:30 ils sont en station du moteur numéro 2.
- 14:32 En moins de 3 minutes,
- 14:34 tous les effectifs sont mobilisés
- 14:36 sur cet Airbus A320.
- 14:42 Les lances à eau sont à pleine puissance
- 14:44 pour refroidir le fuselage,
- 14:46 car le risque,
- 14:48 c'est que l'avion chargé de kérosène
- 14:50 s'embrase.
- 14:52 Reconnaissance, recherche de victime,
- 14:54 allez, on s'engage.
- 14:58 À l'intérieur, l'équipage ne répond pas.
- 15:00 Jocelyn et son coéquipier
- 15:02 doivent dégager les passagers
- 15:04 des fumées toxiques au plus vite.
- 15:06 Apparemment,
- 15:08 il n'y a pas de feu, personne dans le cockpit,
- 15:10 et il n'y a pas de feu au cockpit.
- 15:12 Tu regardes à droite, je regarde à gauche.
- 15:18 Ah, une victime.
- 15:21 Attends, je vais la prendre par les aisselles.
- 15:23 Je la retourne comme ça.
- 15:27 Je recule.
- 15:29 Regarde les pieds,
- 15:31 les pieds sont coincés quelque part.
- 15:33 Vas-y, en deux heures.
- 15:35 Une victime.
- 15:39 En fait,
- 15:41 ce scénario catastrophe
- 15:43 est un exercice que les pompiers
- 15:45 effectuent chaque semaine sur cet avion.
- 15:47 Mais parfois,
- 15:49 la réalité rattrape la fiction.
- 15:53 L'exercice à peine terminé,
- 15:55 l'alerte se déclenche.
- 15:57 Et cette fois, elle est bien réelle.
- 16:09 Une odeur de gaz dans une soute,
- 16:11 les pompiers prennent l'alerte très au sérieux.
- 16:13 La totalité des effectifs
- 16:15 est engagée.
- 16:17 Il y a une odeur suspecte dans l'avion.
- 16:19 On suppose,
- 16:21 ça peut être une fuite
- 16:23 sur une bouteille de gaz ou allant.
- 16:25 C'est l'allant, le gaz qu'il y a à l'intérieur dans les soutes.
- 16:27 Si c'est un gaz explosif et que ça explose
- 16:29 ou qu'il y a un feu, un début d'incendie ou quelque chose,
- 16:31 on est là en sécurité.
- 16:33 Les 150 passagers
- 16:35 sont évacués.
- 16:38 C'est l'avion.
- 16:40 Il a dormi là toute la nuit.
- 16:42 Et là, quand ils ont commencé à charger,
- 16:44 le RZ1 a senti une forte odeur de gaz
- 16:46 dans la soute avant.
- 16:48 Quand le copilote est monté,
- 16:50 il a eu la tête qui a tourné direct.
- 16:52 Dégagement de gaz inconnu,
- 16:54 ensuite cargo avant.
- 17:00 Là, l'escabeau est prêt,
- 17:02 ouverture classique.
- 17:04 Ils vont donc faire une investigation
- 17:06 sur la suite cargo avant
- 17:08 avec un explodimètre.
- 17:10 On va tout de suite percevoir
- 17:12 s'il y a une défaillance au niveau de l'air ambiant.
- 17:14 On a automatiquement une indication
- 17:16 qui va nous dire, attention,
- 17:18 l'air ambiant n'est pas à son tout normal.
- 17:22 L'odeur est bien présente
- 17:24 mais dans l'air, aucune trace de gaz.
- 17:26 C'est en interrogeant les mécanos
- 17:28 que les pompiers fuient l'avion.
- 17:30 C'est les joints qui dégagent
- 17:32 encore une odeur.
- 17:34 C'est l'odeur qui a été perçue
- 17:36 notamment par le copilote.
- 17:38 Il n'y a aucune anomalie.
- 17:40 Rien de quoi s'alarmer.
- 17:42 L'avion va pouvoir continuer
- 17:44 son vol normal.
- 17:46 Les 150 pompiers
- 17:48 sont en train de dégager
- 17:50 le gaz.
- 17:52 C'est à ce moment-là
- 17:54 que les pompiers
- 17:56 sont en train de dégager
- 17:59 Les 150 passagers
- 18:01 vont finalement pouvoir partir
- 18:03 après plusieurs heures de retard.
- 18:09 Air France 18, Québec Juliette
- 18:11 le vent est calme, 26 droite
- 18:13 autorisé décollage.
- 18:17 Au volant de sa voiture jaune
- 18:25 Jonathan, 29 ans
- 18:27 est l'ange gardien des avions
- 18:29 mais aussi des animaux de Roissy.
- 18:31 J'en vois des centaines tous les jours
- 18:33 mais j'aime bien les voir.
- 18:37 Sur la plateforme, on a beaucoup de renards.
- 18:39 Des petits renards qui se baladent.
- 18:43 Il est effaroucheur.
- 18:45 Sa mission, chasser les oiseaux du tarmac
- 18:47 pour éviter les collisions
- 18:49 aux conséquences potentiellement dramatiques.
- 18:51 Ce qu'il surveille particulièrement
- 18:53 ce sont les pistes de décollage.
- 18:55 Là, on est très proche de la piste.
- 18:57 On est à 150 mètres de la piste.
- 18:59 Nous sommes les seuls à pouvoir nous approcher autant.
- 19:01 C'est la zone de levée des roues de l'avion.
- 19:03 C'est là qu'il y a le plus de danger.
- 19:07 S'il y a une collision entre un avion
- 19:09 et un oiseau au moment du décollage
- 19:11 c'est là que ça peut avoir le plus d'incidents.
- 19:13 Arrivé à une certaine vitesse,
- 19:15 l'avion n'aura plus assez de pistes pour s'arrêter.
- 19:17 Il va être obligé de décoller.
- 19:19 S'il a un problème, il faudra qu'il fasse demi-tour
- 19:21 et qu'il se repose ou qu'il aille se poser ailleurs.
- 19:24 Des collisions aviaires,
- 19:26 il y en a environ 300 par an à Charles de Gaulle.
- 19:28 Le scénario catastrophe,
- 19:30 c'est qu'un oiseau endommage un réacteur.
- 19:32 Et plus les volatiles sont gros,
- 19:34 plus ils sont dangereux.
- 19:38 Là-bas, on a quelques corbeaux qui se promènent.
- 19:42 Le comportement de ces corbeaux inquiète Jonathan.
- 19:46 Donc quelques corbeaux qui traversent la piste.
- 19:48 Un corbeau, c'est quand même un oiseau
- 19:50 qui peut être assez imposant.
- 19:52 Un avion qui, au décollage,
- 19:54 peut aller à plus de 200 km heure,
- 19:56 ça peut causer du dégât sur l'avion.
- 19:58 Jonathan doit rapidement les faire fuir.
- 20:04 Dans un instant, vous allez découvrir
- 20:06 que dans un aéroport,
- 20:08 tout est différent.
- 20:10 Même faire la cuisine nécessite
- 20:12 de respecter des règles très spéciales.
- 20:14 Il y a un clé ici.
- 20:16 A chaque fois que je viens ici,
- 20:18 il faut pas oublier la clé.
- 20:20 Il faut prévenir directement les policiers.
- 20:22 Et vous allez voir que pour faire
- 20:24 régner l'ordre sur le tarmac...
- 20:26 On va faire un contrôle avec le chien-explos
- 20:28 sur votre rame.
- 20:30 Notre mission prioritaire, c'est la menace d'attentat.
- 20:32 Tout ce qui relève des explosifs,
- 20:34 c'est pour ça que nous avons nos chiens-explos
- 20:36 avec qui nous travaillons constamment.
- 20:38 Les gendarmes ont fort à faire.
- 20:40 On peut relever diverses infractions.
- 20:42 Le téléphone, les écouteurs,
- 20:44 le plus de permis,
- 20:46 l'alcoolémie.
- 20:49 On fait des contrôles d'alcoolémie côté piste.
- 20:51 Vous trouvez des gens alcoolisés ?
- 20:53 Bien sûr, on en a fait un il y a 3 semaines,
- 20:55 à minuit, au pied d'un avion.
- 21:03 Avec cet appareil, je vais pouvoir diffuser
- 21:05 les cris d'oiseaux au long de la piste.
- 21:07 On va plutôt diffuser un cri d'alarme
- 21:09 qui va le repousser.
- 21:11 C'est un cri qui a été développé spécialement
- 21:13 pour cette activité.
- 21:15 C'est un cri qui inquiète les oiseaux.
- 21:19 Les haut-parleurs diffusent les sons
- 21:21 en direction de la piste.
- 21:23 L'objectif, c'est de le repousser.
- 21:27 C'est désagréable.
- 21:29 Si c'est désagréable pour nous,
- 21:31 c'est forcément désagréable pour les oiseaux.
- 21:33 Chaque cri est étudié
- 21:35 pour une espèce spécifique.
- 21:37 Pour preuve, il n'a pas effrayé
- 21:39 ce faucon-cresserelle
- 21:41 en pleine chasse à quelques mètres
- 21:43 de la piste de décollage.
- 21:45 Pour le faire fuir,
- 21:47 il faut utiliser les grands moyens.
- 21:49 On va utiliser la pyrotechnique.
- 21:51 Je vais utiliser mon revolver
- 21:53 qui tire des balles à blanc
- 21:55 avec des fusées.
- 21:57 C'est parti.
- 22:05 A priori, ça ne suffit pas.
- 22:07 On va recommencer.
- 22:13 Je l'ai dérangé.
- 22:15 Il a compris qu'il ne fallait pas
- 22:17 qu'il reste sur place.
- 22:19 Je vais le poursuivre avec des fusées
- 22:21 qui partent en sifflant.
- 22:23 Ça va permettre de l'orienter
- 22:25 vers une direction voulue.
- 22:33 Ça a marché.
- 22:35 Il n'est plus là.
- 22:37 Jonathan a beau chasser les oiseaux
- 22:39 des pistes, il est avant tout
- 22:41 un amoureux de la nature.
- 22:43 Mais il est presque devenu
- 22:45 ornithologue.
- 22:47 J'adore regarder les oiseaux.
- 22:49 Je croise tellement d'espèces
- 22:51 que le fait de les reconnaître,
- 22:53 c'est un travail en soi
- 22:55 parce qu'il y a des espèces
- 22:57 qu'on ne connaît pas
- 22:59 et on apprend plein de choses sur eux.
- 23:01 Et voici à même ses habitués
- 23:03 comme ce faucon
- 23:05 que Jonathan croise tous les jours
- 23:07 au même endroit.
- 23:09 Là, ils sont sur leur territoire.
- 23:11 Celui-ci, on le voit quasiment
- 23:13 tous les jours, c'est sa zone.
- 23:15 C'est le territoire qu'il protège,
- 23:17 il chasse ici.
- 23:19 Quand il est comme ça sur place,
- 23:21 c'est qu'il est en chasse.
- 23:23 Lui, il sait que les avions sont dangereux
- 23:25 donc il évite de trop s'approcher
- 23:27 de la piste.
- 23:29 On va voir l'avion passer derrière.
- 23:31 Il n'y a pas de risque.
- 23:33 Il a trouvé une proie.
- 23:35 Il faut savoir choisir
- 23:37 de ne pas intervenir
- 23:39 parce que ça peut être plus dangereux
- 23:41 que de le laisser sur place.
- 23:43 Si j'interviens et que je fais une action
- 23:45 d'effarouchement, l'oiseau va peut-être
- 23:47 prendre par peur la décision
- 23:49 de traverser la piste.
- 23:51 Et s'il traverse la piste au moment
- 23:53 où un avion décolle,
- 23:55 là, ça peut être dangereux.
- 23:57 Si Jonathan sait anticiper
- 23:59 les réactions des oiseaux adultes,
- 24:01 dans quelques semaines,
- 24:03 des oisillons prêts à sortir du nid
- 24:05 vont lui donner quelques sueurs froides.
- 24:09 ...
- 24:11 ...
- 24:13 Derrière les vitres des terminaux,
- 24:15 les passagers sont loin d'imaginer
- 24:17 la fourmilière qui s'active
- 24:19 dans les coulisses de l'aéroport.
- 24:21 Car sur les 70 millions de voyageurs
- 24:23 annuels, la moitié sont en escale.
- 24:25 Et ici,
- 24:27 tout est fait pour leur rendre la tente agréable.
- 24:29 ...
- 24:31 ...
- 24:33 ...
- 24:35 De l'accueil.
- 24:37 ...
- 24:39 ...
- 24:41 Aux aérogares,
- 24:43 qui n'ont rien à envier aux Champs-Elysées.
- 24:45 En 10 ans, Charles de Gaulle
- 24:47 a métamorphosé ses terminaux
- 24:49 pour proposer à ses passagers
- 24:51 ce que la France a de meilleur.
- 24:53 Et cela passe aussi par la gastronomie.
- 24:55 Un chef étoilé
- 24:57 vient même d'y ouvrir son établissement.
- 24:59 Ils sont super beaux,
- 25:01 les bars.
- 25:03 Mais cuisiner dans un aéroport
- 25:05 est pour Michel Roth et ses équipes
- 25:07 de lourdes contraintes.
- 25:09 A commencer par la sécurité.
- 25:11 Tu pourras me donner un couteau d'office là-bas ?
- 25:13 A la chainette là-bas ?
- 25:15 Il n'y a qu'ici.
- 25:17 A chaque fois que je viens ici,
- 25:19 il ne faut pas oublier la clé.
- 25:21 Tous les objets pointus,
- 25:23 on est obligé d'avoir un inventaire couteau.
- 25:25 Avec un comptage
- 25:27 à le matin, à l'après-midi, à le soir.
- 25:29 S'il manque un couteau,
- 25:31 il faut prévenir directement pour les policiers.
- 25:33 C'est particulier, on n'a pas l'habitude.
- 25:35 Bon, on ouvre ?
- 25:37 Parce qu'il faut qu'on bosse.
- 25:39 Michel Roth et son chef Rémi
- 25:41 travaillent sur une nouvelle recette.
- 25:43 Et ici, leur maître mot, c'est la rapidité.
- 25:45 Je pense qu'il faut mettre d'abord ça.
- 25:47 Il faut qu'on voie sur le timing
- 25:49 parce qu'on a environ 20 minutes, pas plus.
- 25:51 Les passagers qui viennent ici,
- 25:53 ils n'ont pas trop le temps de rester assis,
- 25:55 surtout le midi.
- 25:57 Donc on se donne 20 minutes sur un vrai plat.
- 25:59 C'est du vrai challenge.
- 26:01 Ça va toujours. Ça va plaire, ça, non ?
- 26:03 Et ici, les petits tomates.
- 26:05 Ça, c'est vraiment pour donner
- 26:07 la couleur et ça va être sympa.
- 26:09 Ils vont s'en rappeler pendant tout le vol.
- 26:11 Vous savez quoi ?
- 26:13 Vous allez dire au commandant de bord que vous retardez l'avion.
- 26:15 Vous allez manger le...
- 26:17 D'accord.
- 26:19 En salle, le chef s'assure
- 26:21 que ses recettes à la française
- 26:23 ont conquis la clientèle internationale.
- 26:25 Bonjour, vous avez dégusté un plat ?
- 26:27 Je déguste
- 26:29 avec le foie gras.
- 26:31 Vous avez converti un écorcé.
- 26:33 Bravo et bonne continuation.
- 26:35 On va continuer comme ça.
- 26:37 Après ce voyage culinaire,
- 26:39 ces passagers s'apprêtent à s'envoler.
- 26:45 Mais à l'aéroport,
- 26:47 il y en a d'autres qui se contentent
- 26:49 de regarder le ballet incessant
- 26:51 d'atterrissage et de décollage
- 26:53 sans jamais monter dans l'avion.
- 26:55 Il y a le Qatar qui va arriver après.
- 26:57 A 13h30.
- 26:59 Je connais tout maintenant.
- 27:01 Quand je suis là,
- 27:03 je regarde.
- 27:05 Les femmes viennent.
- 27:09 En costume cravate,
- 27:11 cet homme dort à Roissy depuis 5 mois.
- 27:13 Je ne l'ai pas vu ce matin.
- 27:15 Chaque jour, Alexis et ses collègues
- 27:17 viennent en aide à ses SDF.
- 27:19 Il serait une centaine
- 27:21 à vivre sur la plateforme.
- 27:23 Vous allez bien ?
- 27:25 C'est quelqu'un qui prend
- 27:27 sa douche quotidiennement.
- 27:29 Il est tout le temps comme ça.
- 27:31 La vie d'Hervé tient dans ce sac.
- 27:33 Gravement blessé à la main,
- 27:35 il perd son emploi de charcutier
- 27:37 et ne peut plus payer son loyer.
- 27:39 L'aéroport, pour vous,
- 27:41 c'est sécurisant ?
- 27:43 Non, mais pour moi, c'est un abri.
- 27:45 Il nique la rue.
- 27:47 S'il pleut, on a un abri.
- 27:49 On est sur un trottoir.
- 27:51 L'aéroport ne ferme jamais ses portes.
- 27:53 Les SDF ne sont donc pas expulsés.
- 27:55 Grâce aux sanitaires,
- 27:57 ils peuvent se laver.
- 27:59 Il est d'ailleurs parfois impossible
- 28:01 de les distinguer des passagers.
- 28:05 La dame qui fait ces affaires
- 28:07 fait partie de ce public-là.
- 28:09 Cette catégorie d'isagers
- 28:11 qu'on n'arrive pas à identifier
- 28:13 comme étant des SDF,
- 28:15 je n'avais jamais imaginé
- 28:17 qu'un SDF pouvait être dans l'aiguille.
- 28:19 Alexis et son équipe
- 28:21 passent de nouveau sans abri tous les jours.
- 28:23 Et certains ont des histoires étonnantes.
- 28:25 C'est qui ? Youssef ?
- 28:29 Excusez-moi, je suis réfugié japonais.
- 28:31 Réfugié japonais ?
- 28:33 Comme ce touriste japonais.
- 28:35 Je suis là depuis 12 jours.
- 28:37 Je travaille dans le show business.
- 28:41 Je suis venu pour tourner un film
- 28:43 sur Paris.
- 28:45 Avec ma petite amie.
- 28:47 Enfin, je pense.
- 28:49 Ce jeune homme semble souffrir
- 28:51 du syndrome japonais.
- 28:53 Il touche environ 20 visiteurs par an.
- 28:57 L'écart entre le fantasme
- 28:59 de la ville de Paris
- 29:01 et la réalité est si grand
- 29:03 que ces touristes développent subitement
- 29:05 des troubles psychotiques.
- 29:09 Ce sont les documents de la police.
- 29:13 Il se fait vouloir dérober ses affaires.
- 29:15 C'est une plainte pour vol.
- 29:17 Il faut comprendre la situation.
- 29:19 Il faut prendre le temps.
- 29:21 L'homme dit s'être fait voler
- 29:23 ses valises alors qu'il prenait
- 29:25 en photo le musée du Louvre.
- 29:27 Vous avez votre passeport ?
- 29:29 Oui, j'ai mon passeport.
- 29:31 Et vous n'avez pas d'argent pour acheter
- 29:33 un billet retour, c'est ça ?
- 29:35 Non, pas d'argent.
- 29:37 Vous avez un téléphone ?
- 29:39 Non.
- 29:41 C'est la première fois qu'on le croise.
- 29:43 Finalement,
- 29:45 l'homme se fera prêter de l'argent par un ami
- 29:47 pour acheter un billet d'avion
- 29:49 et rentrer chez lui.
- 29:51 Bonjour Dominique.
- 29:53 Ça va Dominique ?
- 29:55 Ça fait longtemps.
- 29:57 Dominique, lui, a retrouvé un emploi
- 29:59 de réceptionniste après plusieurs mois
- 30:01 passés au Terminal 1.
- 30:03 Il revient régulièrement à l'aéroport
- 30:05 pour voir l'équipe de la Croix-Rouge
- 30:07 et surtout Angela,
- 30:09 l'assistante sociale.
- 30:11 On s'occupe de mes papiers
- 30:13 pour la retraite.
- 30:15 Alors, j'ai bien sûr un petit peu
- 30:17 rendez-vous ici avec elle.
- 30:19 Ça vous fait plaisir quand vous voyez
- 30:21 des gens comme Dominique qui trouvent
- 30:23 des solutions d'hébergement dignes ?
- 30:25 Aujourd'hui, je suis venu les mains vides,
- 30:27 je n'ai pas eu le temps de faire de course.
- 30:29 Quand il revient chaque fois,
- 30:31 avec un petit cadeau pour Angela.
- 30:33 La prochaine fois.
- 30:35 Cette fois-ci, t'en ramènes 3 bottes.
- 30:37 Salut Dominique.
- 30:41 Sur le tarmac,
- 30:43 un ballet de machines
- 30:45 et des centaines de personnes
- 30:47 s'activent pour préparer les avions
- 30:49 qui desservent 329 villes du monde.
- 30:55 Les prochains passagers
- 30:57 que tu pourras ramener ici,
- 30:59 ce sera les jeunes gens qui sont là.
- 31:01 On fait passer un groupe au 17 et 18.
- 31:03 En stage à l'escale,
- 31:05 Théo s'est intégré à l'équipe
- 31:07 et a pris de l'assurance.
- 31:09 C'est super bien.
- 31:11 Sur le tarmac,
- 31:13 avec Johan, son maître de stage,
- 31:15 Théo découvre tout le protocole
- 31:17 de préparation de l'avion
- 31:19 avant l'arrivée des passagers.
- 31:21 Là, on est en train de charger
- 31:23 le kérosène dans l'avion.
- 31:25 Là, tu vois qu'il y a notre copilote
- 31:27 qui fait ce qu'on appelle le tour avion
- 31:29 qui vérifie.
- 31:31 Là, il va vérifier qu'au niveau des ailes,
- 31:33 il n'y a pas de fuite, un impact,
- 31:35 quelle pompe.
- 31:37 On est au commande de cet appareil.
- 31:39 J'espère que mon futur bureau est là,
- 31:41 à l'avant de l'avion.
- 31:43 Le plus beau bureau du monde.
- 31:45 Théo est en seconde année
- 31:47 d'une grande école d'ingénieurs aéronautiques
- 31:49 avec pour objectif
- 31:51 de devenir pilote.
- 31:53 Ce matin, Johan lui a réservé
- 31:55 une petite surprise.
- 31:57 Je t'en prie.
- 31:59 Bonjour.
- 32:01 Bonjour Théo.
- 32:03 Merci de me recevoir.
- 32:05 C'est un beau moment pour toi.
- 32:07 Oui, c'est un super moment.
- 32:09 C'est un honneur et un privilège d'être ici.
- 32:11 Il y a beaucoup de boutons.
- 32:13 En fait, c'est un Airbus 330-200.
- 32:15 Et puis,
- 32:17 on a beaucoup de systèmes.
- 32:19 Vous pouvez voir ici le système pour l'air,
- 32:21 l'électrique, le carburant.
- 32:23 On appelle ça le joystick.
- 32:25 On contrôle l'avion avec ça, c'est-à-dire
- 32:27 qu'on monte le marche comme ça,
- 32:29 l'avion va monter. En avant, l'avion va descendre.
- 32:31 C'est la première fois que je vois un copilote de 330.
- 32:33 Donc voilà, je le découvre.
- 32:35 C'est magnifique.
- 32:37 Je rêve de m'asseoir à cette place plus tard.
- 32:39 Je t'encourage à travailler fort
- 32:41 pour aller chercher tes diplômes
- 32:43 de pilotage
- 32:45 parce que c'est un métier extraordinaire.
- 32:47 En vol,
- 32:49 les paysages qu'on peut voir,
- 32:51 c'est de toute beauté. Le lever, le coucher du soleil,
- 32:53 on le voit souvent, nous.
- 32:55 C'est sûr. La mer aussi,
- 32:57 l'océan.
- 32:59 Je te souhaite une bonne chance.
- 33:01 Merci beaucoup.
- 33:03 Avec grand plaisir.
- 33:05 Merci beaucoup.
- 33:07 Très bon vol aussi.
- 33:19 Si Théo touche son rêve du doigt,
- 33:21 au Terminal 2 ce matin,
- 33:23 Yasmine, elle, vit un cauchemar.
- 33:25 Je vais vous demander de patienter
- 33:27 juste un tout petit peu, s'il vous plaît.
- 33:29 Ça ne va durer que 5 minutes, madame.
- 33:31 Oui. Merci.
- 33:37 C'est le troisième bagage abandonné
- 33:39 de la matinée.
- 33:41 Ça ressemble à un paquet cadeau,
- 33:43 mais c'est un paquet qui est bien fermé.
- 33:45 Donc on ne sait absolument pas ce qu'il y a à l'intérieur.
- 33:47 À Roissy, chaque terminal
- 33:49 a ses propres chiens détecteurs d'explosifs.
- 33:59 Ok. C'est bon pour moi.
- 34:01 C'est sécurisé.
- 34:05 En ce début de vacances,
- 34:07 le trafic de l'aéroport est chargé.
- 34:11 Yasmine doit avoir les yeux partout.
- 34:13 Ce sont vos bagages.
- 34:15 C'est à vous.
- 34:17 Restez à côté de vos bagages, madame.
- 34:19 Ne les laissez pas sans surveillance.
- 34:21 Parfois, nous avons des gens qui laissent
- 34:23 des bagages juste à côté des blocs sanitaires,
- 34:25 à côté des toilettes et qui vont aux toilettes
- 34:27 ou qui laissent leur bagage juste là,
- 34:29 près de la porte et qui sortent à l'extérieur
- 34:31 pour fumer.
- 34:33 Pour 10 secondes,
- 34:35 on le considère comme un bagage suspect.
- 34:37 Bonjour.
- 34:39 Quel genre de bagage ?
- 34:43 D'accord.
- 34:45 Très bien, j'arrive.
- 34:47 Et ce matin, les alertes s'enchaînent
- 34:49 dans le terminal de Yasmine.
- 34:51 Oui, c'est Yasmine.
- 34:53 On a un bagage abandonné à la pharmacie.
- 34:55 Monsieur, s'il vous plaît.
- 34:57 Monsieur, il faudrait que vous passiez par là.
- 34:59 S'il vous plaît.
- 35:01 Il y a un bagage abandonné, là. Ne passez pas par là.
- 35:03 Cette valise se trouve
- 35:05 à l'entrée de la zone d'embarquement.
- 35:07 Mais alors que Yasmine attend l'arrivée
- 35:09 de l'équipe synophile...
- 35:11 Il met du temps, le chien.
- 35:13 Une femme veut récupérer le bagage.
- 35:17 Ne touchez pas, madame.
- 35:19 C'est trop tard. Venez avec moi.
- 35:21 Venez avec moi.
- 35:23 Patientez là, s'il vous plaît.
- 35:25 Le problème, c'est celui-là.
- 35:27 Les sacs, là.
- 35:29 Tu vois ?
- 35:31 Mais nous, on ne peut pas savoir, madame.
- 35:33 Vous avez ici un bagage sans surveillance.
- 35:35 Non, non, non.
- 35:37 Vous n'avez pas un bagage comme ça, madame.
- 35:41 Sa valise était trop grande.
- 35:43 Elle a été refusée en cabine.
- 35:45 Alors, elle a mis ses affaires dans ses sacs.
- 35:47 Elle n'est pas contente parce qu'elle dit
- 35:49 c'est mon bagage, j'étais là, je le récupère.
- 35:51 Mais non, elle n'a pas le droit de le récupérer.
- 35:53 Il faut absolument que le chien fasse son intervention.
- 35:55 Qu'on soit sûr qu'en effet,
- 35:57 le bagage est sans danger.
- 35:59 Ensuite, on le redonne à sa propriétaire.
- 36:01 À partir du moment où c'est un bagage
- 36:03 fermé, pour nous, c'est un bagage
- 36:05 suspect.
- 36:07 Ah !
- 36:09 Tout ça, là, pour nous.
- 36:13 Eh, mais j'ai un plan,
- 36:15 il n'y a rien dedans.
- 36:17 Madame,
- 36:19 venez là, je vais vous expliquer.
- 36:21 Vous savez que nous sommes en plan vigipirate.
- 36:23 On n'a pas le droit, normalement, de laisser
- 36:25 des bagages abandonnés comme ça, fermés.
- 36:27 Parce que pour vous, le bagage est vide.
- 36:29 Mais pour nous, à partir du moment où il est fermé,
- 36:31 on ne sait pas ce qu'il y a dedans.
- 36:33 Vous, vous savez qu'il n'y a rien.
- 36:35 Et moi, je ne sais pas qu'il n'y a rien.
- 36:37 Donc c'est pour ça, ça peut être dangereux.
- 36:39 Donc là, c'est bon, sans charge.
- 36:41 Mais soyez vigilants la prochaine fois.
- 36:43 Parce que sinon, si le bagage
- 36:45 est déclenché, vous pouvez même avoir une amende.
- 36:47 La police peut vous donner
- 36:49 l'amende qui peut aller jusqu'à 750 euros.
- 36:51 Ah ! 750 euros !
- 36:53 750. Donc faites attention la prochaine fois.
- 36:55 S'il n'y a pas de problème.
- 36:57 Allez-y, vous pouvez y aller.
- 37:05 La présence d'explosifs,
- 37:07 c'est aussi ce que redoutent les gendarmes
- 37:09 à Roissy.
- 37:11 C'est d'ailleurs la mission principale
- 37:13 de Jean-Charles et ses collègues.
- 37:15 Bonjour monsieur.
- 37:17 C'est un contrôle de l'AGTA.
- 37:19 Donc la première chose qu'on contrôle sur un badge rouge,
- 37:21 c'est est-ce qu'il a le droit d'accéder
- 37:23 à la zone où il se trouve à l'instant T.
- 37:25 En zone de fret,
- 37:27 2 millions de tonnes de marchandises
- 37:29 transitent chaque année.
- 37:31 Autant de risques de collision.
- 37:33 On va faire un contrôle avec le chien-explos
- 37:35 sur votre rame.
- 37:39 Notre mission prioritaire,
- 37:41 c'est la menace d'attentat.
- 37:43 Tout ce qui relève des explosifs.
- 37:45 C'est pour ça que nous avons nos chiens-explos
- 37:47 avec qui nous travaillons constamment.
- 37:49 Allez, bon courage à vous.
- 37:51 Bonne journée.
- 37:53 C'est bon pour monsieur.
- 37:55 40 000 personnes travaillent sur cette partie
- 37:57 de l'aéroport.
- 37:59 Une petite ville dans laquelle les gendarmes
- 38:01 assurent l'ordre 24h sur 24.
- 38:03 La gendarmerie du transport aérien.
- 38:05 Coupez votre moteur, s'il vous plaît.
- 38:07 On peut relever diverses infractions.
- 38:09 Le téléphone, les écouteurs,
- 38:11 le plus de permis,
- 38:13 l'alcoolémie.
- 38:15 On fait des contrôles d'alcoolémie
- 38:17 côté piste.
- 38:19 Vous pouvez des gens alcooliser ?
- 38:21 Bien sûr, on en a fait un il y a 3 semaines,
- 38:23 à minuit, au pied d'un avion.
- 38:25 Pour ce genre de choses, par exemple.
- 38:27 Pour faire respecter les limitations de vitesse,
- 38:29 par exemple.
- 38:31 30 km l'heure le long des bâtiments.
- 38:33 Il faut qu'on soit là tous les jours
- 38:35 et on le fait tous les jours.
- 38:37 Jean-Charles et ses hommes
- 38:39 mènent aussi des enquêtes pour des vols
- 38:41 dans les bagages.
- 38:43 350 plaintes sont enregistrées
- 38:45 chaque année à Roissy.
- 38:51 Dans les entrailles de l'aéroport,
- 38:53 l'acheminement de valises
- 38:55 vers les avions
- 38:57 est entièrement automatisé.
- 38:59 Près de 30 millions de bagages
- 39:01 passent chaque année par cette machine.
- 39:03 Bonjour, messieurs.
- 39:05 C'est un contrôle de la GTA ?
- 39:07 Seuls les employés de maintenance
- 39:09 et de ménage sont autorisés
- 39:11 à circuler ici.
- 39:13 La prochaine fois, les messieurs,
- 39:15 c'est une obligation.
- 39:17 Bonne continuation, messieurs.
- 39:21 Jean-Charles connaît le moindre recoin
- 39:23 de ce labyrinthe.
- 39:25 Mais les gendarmes
- 39:27 se font vite repérer.
- 39:29 C'est un peu le jeu
- 39:31 du chat et de la souris.
- 39:33 Il faut qu'on prenne la personne en flag
- 39:35 qui est en train de faire l'objet.
- 39:39 Là, on regarde
- 39:41 s'il n'y aurait pas
- 39:43 des cadenas par terre.
- 39:45 S'il n'y aurait pas
- 39:47 une personne en train
- 39:49 de commettre...
- 39:51 Ici, c'est un endroit
- 39:53 où il n'y a pas grand passage.
- 39:55 On est plutôt tranquille.
- 39:57 Il faut venir de temps en temps.
- 39:59 C'est bien de venir ici.
- 40:01 C'est immense.
- 40:03 Mais les caméras et les grillages
- 40:05 ne semblent pas dissuader
- 40:07 les voleurs.
- 40:09 Là aussi, il y a des cadenas,
- 40:11 des sangles qui ont sauté.
- 40:13 Il y en a un autre là-bas.
- 40:15 Il y a même la boucle
- 40:17 de la fermeture éclair qui est avec.
- 40:19 C'est une technique très connue.
- 40:21 C'est avec un stylo.
- 40:23 Vous mettez le stylo dans la fermeture éclair
- 40:25 et vous ouvrez.
- 40:27 C'est pour ça qu'il faut éviter
- 40:29 de mettre des objets précieux
- 40:31 dans un bagage.
- 40:33 Chaque année,
- 40:35 Jean-Charles et ses collègues
- 40:37 interpellent une vingtaine d'employés
- 40:39 pour vol.
- 40:41 Pour dissuader les voleurs,
- 40:43 ils multiplient les contrôles.
- 40:45 On va aller voir le coffre
- 40:47 pour ne pas atteler sur le tarmac.
- 40:53 Là, on regarde
- 40:55 par exemple qu'il n'y ait pas
- 40:57 de pochette qui viendrait
- 40:59 de la first class,
- 41:01 qu'il n'y ait pas de couverture
- 41:03 ou de pyjama qui viendrait aussi
- 41:05 de ce qu'on appelle la première classe.
- 41:09 Dans quelques semaines,
- 41:11 Jean-Charles et ses équipes vont encore
- 41:13 renforcer les contrôles inopinés.
- 41:17 Car avec l'arrivée des beaux jours,
- 41:19 le trafic aérien va augmenter
- 41:21 de 20%.
- 41:25 Pour Jonathan, les faroucheurs,
- 41:27 ce début du mois de mai
- 41:29 est aussi synonyme de danger.
- 41:31 Voilà l'outil
- 41:33 du dernier recours.
- 41:35 Si jamais
- 41:37 on n'a pas d'autre choix,
- 41:39 on est habilité à se servir
- 41:41 d'un fusil de chasse.
- 41:43 Pas forcément pour prélever les oiseaux,
- 41:45 mais parfois tirer une cartouche
- 41:47 à côté d'eux, ça fait un bruit différent
- 41:49 de nos outils habituels et les oiseaux
- 41:51 qui sont habitués à nos fusées
- 41:53 réagissent beaucoup plus.
- 41:55 Toujours avoir assez de munitions.
- 41:57 Normalement, avec ça, on devrait pouvoir
- 41:59 faire face à toutes les situations.
- 42:01 C'est parti.
- 42:03 Le printemps,
- 42:05 c'est la période de reproduction
- 42:07 et de nidification des oiseaux.
- 42:09 C'est qui au sud ?
- 42:11 Aujourd'hui, Jonathan guette
- 42:13 les oisillons qui sortent du nid.
- 42:15 Les jeunes oiseaux n'ont pas l'habitude
- 42:17 de la plateforme et ils doivent
- 42:19 se former un peu, en quelque sorte,
- 42:21 pour apprendre à connaître
- 42:23 la circulation des avions
- 42:25 et les risques que ça représente.
- 42:27 Malgré les hectares
- 42:29 de forêt dense,
- 42:31 ici les oiseaux s'approprient
- 42:33 la plateforme aéroportuaire.
- 42:35 Jonathan trouve des nids dans des endroits
- 42:37 improbables, comme sur ce grillage
- 42:39 ou encore
- 42:41 sur cette antenne météo.
- 42:43 Il y a trouvé un nid de corneille.
- 42:47 La semaine dernière, il y avait
- 42:49 4 oeufs dans le nid, 4 oeufs de corneille
- 42:51 et une corneille qui couvait.
- 42:53 Et là, comme on peut l'entendre,
- 42:55 les oeufs ont éclos.
- 42:57 On va s'approcher doucement
- 42:59 parce qu'on entend les petits oisillons.
- 43:01 Il ne faudrait pas leur faire peur.
- 43:03 Coucou ! Ah, ils dorment.
- 43:05 Ah, je les ai réveillés.
- 43:07 Ils sont sortis de l'oeuf
- 43:09 il n'y a pas très longtemps.
- 43:11 La présence de ces oiseaux
- 43:13 à cet endroit, ça peut être
- 43:15 à double tranchant.
- 43:17 C'est une bonne chose car les oiseaux vont rapidement
- 43:19 connaître la plateforme.
- 43:21 Mais lorsqu'ils vont faire leur premier vol,
- 43:23 ils risquent d'interférer avec le trafic
- 43:25 et de s'approcher dangereusement des pistes.
- 43:27 Jonathan va rester vigilant
- 43:29 jusqu'à leur première sortie du nid.
- 43:33 Sur le secteur nord de Roissy,
- 43:35 il y a un endroit que les faroucheurs
- 43:37 ne trouvent pas de très près,
- 43:39 surtout quand il fait chaud.
- 43:41 C'est deux bassins au bout des pistes.
- 43:43 Les deux bassins, forcément,
- 43:45 c'est des zones qui attirent les oiseaux.
- 43:47 Parce que c'est flando,
- 43:49 ça attire les oiseaux des zones humides.
- 43:51 Donc là, il y a pas mal de canards
- 43:53 qui sont posés dans le bassin.
- 43:55 Si les canards décident de partir,
- 43:57 ils seront vraiment dans l'axe des avions qui décollent.
- 43:59 Les canards, en plus,
- 44:01 sont des oiseaux assez lourds.
- 44:03 Ils peuvent être dangereux
- 44:05 et faire pas mal de dommages sur un avion.
- 44:07 Donc là, je laisse passer l'avion
- 44:09 pour ne pas risquer de faire en sorte
- 44:11 de pousser les oiseaux vers l'avion
- 44:13 qui est en décollage.
- 44:17 Alors là, je les incite déjà
- 44:19 à se lever de la zone humide
- 44:21 et de s'en écarter, tout simplement.
- 44:23 Les canards s'envolent.
- 44:25 Mais quelques heures plus tard,
- 44:27 au coucher du soleil,
- 44:29 ils reviennent encore plus nombreux
- 44:31 pour passer la nuit.
- 44:33 Ils n'ont pas envie de s'en aller.
- 44:35 En même temps, c'est leur habitat,
- 44:37 donc ils sont bien là.
- 44:41 Mais l'effaroucheur
- 44:43 aura finalement le dernier mot.
- 44:59 La nuit, Charles de Gaulle
- 45:01 ne dort jamais.
- 45:05 Si la croix de Saint-André
- 45:07 signale la fermeture
- 45:09 de certaines pistes
- 45:11 et la fin des vols commerciaux,
- 45:13 les avions de marchandises, eux,
- 45:15 prennent le relais.
- 45:17 La France 19, Victor Yonqui, bonjour.
- 45:19 Vous êtes 5 nautiques 8 derrière un Airbus 330.
- 45:21 Le vent est calme.
- 45:23 Piste 26 gauche pour les atterrissages.
- 45:27 L'un des premiers avions
- 45:29 à se poser ce matin
- 45:31 vient d'appeler les pompiers.
- 45:33 On part pour douleur abdominale.
- 45:37 Jocelyn et ses coéquipiers
- 45:39 vont porter secours à une passagère enceinte.
- 45:41 Une situation toujours délicate.
- 45:47 Excusez-moi, monsieur.
- 45:49 Merci.
- 45:51 Dans un instant, les pompiers de Roissy
- 45:53 vont enchaîner les interventions.
- 45:55 121 pour le bras droit,
- 45:57 121,70, 84 en plus de station.
- 45:59 On va seulement faire un petit tour à l'hôpital, là.
- 46:01 D'accord ?
- 46:03 Un petit peu.
- 46:05 Vous n'êtes pas en état de voyager, là.
- 46:07 Et vous allez voir que le métier de douanier
- 46:09 peut réserver bien des surprises.
- 46:11 Espagnol ?
- 46:13 English ?
- 46:15 Quand ils ne parlent aucune langue,
- 46:17 ça veut dire qu'ils n'ont jamais voyagé,
- 46:19 qu'ils n'ont pas beaucoup d'éducation.
- 46:21 Les passeurs, souvent,
- 46:23 ils les prennent très jeunes.
- 46:25 Un peu...
- 46:27 Innocents, on va dire.
- 46:29 On a même vu des personnes
- 46:31 qui ne savaient pas prendre un escalator.
- 46:33 Mentalement, ils n'étaient jamais sortis
- 46:35 de leur pays ou de leur campagne.
- 46:39 Je pense que, Nico,
- 46:41 tu vas être parrain.
- 46:43 S'il y a un accouchement à bébé, tu vas être le parrain ?
- 46:51 Bonjour, madame.
- 46:53 Alors, vous avez une petite fille, déjà ?
- 46:55 Elle est là ?
- 46:57 Ah, vous êtes avec votre mari ?
- 46:59 On vient de New York,
- 47:01 et ce qui s'est passé, c'est que ma femme
- 47:03 a eu un malaise.
- 47:05 Elle a perdu connaissance.
- 47:09 La passagère est en fait
- 47:11 en début de grossesse,
- 47:13 mais Jocelyn et ses collègues craignent une fausse couche.
- 47:15 Vous avez des douleurs, là, maintenant ?
- 47:17 Vous avez mal au ventre ?
- 47:19 C'est pas normal.
- 47:21 Vous avez été à la selle, aux toilettes ?
- 47:23 Oui, oui.
- 47:25 C'est normal ?
- 47:27 Je vais demander, il n'y a pas.
- 47:29 Nausez ?
- 47:31 Juste le matin.
- 47:33 Ce matin.
- 47:35 Je pensais être parrain, faire un petit accouchement,
- 47:37 mais non, on ne fera pas l'accouchement aujourd'hui.
- 47:39 La jeune femme
- 47:41 ne veut pas être transférée à l'hôpital.
- 47:43 La mission des pompiers s'arrête ici.
- 47:45 Mais leur journée
- 47:47 est loin d'être terminée.
- 47:53 Cette fois, c'est une passagère
- 47:55 de 70 ans qui a fait un malaise
- 47:57 à la gare TGV de Roissy.
- 47:59 Excusez-moi, monsieur.
- 48:01 Merci.
- 48:03 Cette femme,
- 48:05 sous assistance respiratoire,
- 48:07 est arrivée seule de Dakar
- 48:09 et veut prendre un train pour Strasbourg
- 48:11 où elle dit avoir de la famille.
- 48:13 Mais son appareil respiratoire
- 48:15 n'a plus d'oxygène
- 48:17 et après 6 heures de vol,
- 48:19 elle est à bout de force.
- 48:21 Vous parlez français, madame ?
- 48:23 Vous comprenez ?
- 48:25 On va vous faire une petite attention.
- 48:27 On va enlever ceci.
- 48:29 Vous avez mal quelque part, là ?
- 48:31 Bougez pas.
- 48:33 Vous avez envie de dormir ?
- 48:37 121 pour le bras droit.
- 48:39 121,70. 84 en plus, c'est assez haut.
- 48:43 Jocelyn et ses collègues
- 48:45 décident de la transférer au centre médical
- 48:47 de l'aéroport.
- 48:49 On va faire un petit tour à l'hôpital, là.
- 48:51 D'accord ?
- 48:53 Un petit peu. Vous n'êtes pas en état
- 48:55 de voyager, là.
- 48:57 On va le mettre...
- 48:59 J'ai sorti un bancard derrière. Vous n'avez pas avancé encore ?
- 49:01 Bougez pas, madame. Ça va, madame ? Vous n'endormez pas.
- 49:03 On est là avec vous. Attention.
- 49:05 Des passagers mal en point
- 49:07 à leur sortie de l'avion, comme cette dame.
- 49:09 Jocelyn en voit tous les jours.
- 49:11 C'est la spécificité de l'aéroport.
- 49:13 Les gens, ils viennent
- 49:15 et on ne sait pas comment, déjà, ils font
- 49:17 pour passer les pifs et rentrer dans l'avion
- 49:19 parce que beaucoup de gens viennent.
- 49:21 C'est pour, en fin de compte, se faire soigner en France.
- 49:23 Tu sais qu'on a un service de sous
- 49:25 en France qui est très, très performant.
- 49:27 Donc les gens, ils arrivent
- 49:29 pour accoucher, pour se faire soigner.
- 49:33 C'est vrai que la pauvreté
- 49:35 et la détresse, c'est vrai que ça marque énormément.
- 49:37 Voilà.
- 49:39 On se réveille, madame.
- 49:41 Allez.
- 49:43 Au revoir, Ben.
- 49:47 F-52, c'est ça ?
- 49:49 Oui, F-52, notre départ.
- 49:51 Le lendemain matin, après ses 24 heures
- 49:53 de garde, c'est le grand départ
- 49:55 pour Jocelyn. Direction
- 49:57 les Jeux Olympiques des pompiers.
- 49:59 Là, je suis content de pouvoir partir, enfin,
- 50:01 et représenter les pompiers de l'aéroport.
- 50:03 Tout ce que j'ai, je me suis entraîné pour pouvoir le mettre en pratique
- 50:05 parce qu'il serait temps, quand même.
- 50:07 Son petit frère, Alexandre,
- 50:09 l'accompagne au Portugal.
- 50:11 Mais il ne semble pas rassuré.
- 50:13 C'est le petit coco qu'il y a là qu'on va peut-être pour anouer
- 50:15 pour aller deux heures de vol, il me semble, c'est ça ?
- 50:17 Oui, il n'est pas bien grand.
- 50:19 Mais c'est vrai que les pneus, ils ont l'air dégonflés, quand même.
- 50:21 Non, on dirait qu'il...
- 50:23 L'avion, il vole, il ne roule pas.
- 50:25 Oui, mais bon...
- 50:27 Allez, c'est parti.
- 50:29 Je vous remercie. Merci. Bonne chance.
- 50:31 Pour soutenir leur futur champion,
- 50:33 ses collègues pompiers lui ont
- 50:35 réservé une surprise.
- 50:37 Tiens, il y a le chef qui est venu me voir. Ah, sympa, Cyril.
- 50:39 Ah oui, ils ont sorti le
- 50:41 jeu camion, hein.
- 50:43 Il veut me supporter d'année, même là, il vient me supporter.
- 50:45 Ils sont méchants avec moi à la caserne, mais en fait,
- 50:47 quand je pars, ils viennent même me faire un petit coucou.
- 50:49 C'est des potes. Ah, j'en connais d'autant plus, c'est Hervé.
- 50:55 Je vais prévenir le commandant de bord que c'est
- 50:57 des collègues qui viennent me dire un petit coucou. Il n'y a pas d'incident dans
- 50:59 l'avion, quand même. Allez, dans une semaine,
- 51:01 avec beaucoup de médailles. Je l'espère, mon dieu.
- 51:03 Les frères Dudu. Les frères Durimel.
- 51:13 À quelques portes de là...
- 51:15 La F459.
- 51:29 C'est une provenance surtout
- 51:31 pour les Turcs.
- 51:33 Vous parlez français, espagnol ? Espagnol.
- 51:35 C'est la première fois qu'il vient ici, en France ? Non.
- 51:37 C'est pour les vacances ?
- 51:39 Si.
- 51:41 Ok. Allez.
- 51:45 Cibler les voyageurs plutôt jeunes
- 51:47 qui n'ont aucun tampon
- 51:49 sur leur passeport ou qui ont
- 51:51 réservé un voyage à la dernière minute
- 51:53 sans motif valable.
- 51:55 Espagnol, es ok ?
- 51:57 English ? Nada ?
- 51:59 Quand ils parlent
- 52:01 aucune langue, ça veut dire qu'ils n'ont jamais
- 52:03 voyagé, qu'ils n'ont pas beaucoup d'éducation.
- 52:05 Les passeurs, souvent,
- 52:07 ils les prennent très jeunes.
- 52:09 Un peu...
- 52:11 Innocents, on va dire.
- 52:13 C'est pour ça qu'on recherche plutôt
- 52:15 des personnes un peu perdues, un peu...
- 52:17 On a même vu des personnes
- 52:19 qui ne savaient pas prendre un escalator.
- 52:21 Tellement, ils n'étaient jamais
- 52:23 sortis de leur pays ou de leur campagne.
- 52:29 Estudiar ?
- 52:31 Donc lui, il me dit qu'il est étudiant,
- 52:33 donc on va voir ça.
- 52:35 Il va à Dublin, mais il ne parle pas anglais,
- 52:37 alors c'est peut-être pour apprendre l'anglais, mais...
- 52:39 J'ai des doutes.
- 52:41 Il y a des lettres comme ça.
- 52:43 En fait, c'est des personnes qui l'invitent.
- 52:45 Donc en fait, il y a une lettre.
- 52:47 C'est n'importe qui qui peut faire ça.
- 52:51 Malgré les doutes d'Elisabeth,
- 52:53 aucune trace de drogue
- 52:55 dans son bagage à main.
- 52:57 Sur le vol en provenance de Cancun,
- 52:59 Elisabeth guette
- 53:01 plutôt les jeunes mexicaines
- 53:03 qui voyagent à plusieurs.
- 53:05 Les passeuses de drogue viennent rarement seules.
- 53:07 Bonjour.
- 53:09 Tous ensemble ?
- 53:11 Oui ?
- 53:13 C'est la première fois ?
- 53:15 Non.
- 53:17 Combien de temps en Allemagne ?
- 53:19 Dix jours.
- 53:21 Le retour est de Londres à le Mexique.
- 53:23 Entre l'Allemagne et le Londres,
- 53:25 dix jours.
- 53:27 Ah, d'accord.
- 53:31 Après quelques minutes,
- 53:33 le flair de la douanière change d'intuition.
- 53:35 Je ne pense pas qu'elles viennent pour des stups,
- 53:37 mais je pense qu'elles viennent
- 53:39 pour aller travailler.
- 53:41 Elisabeth pense
- 53:43 que ce sont des prostituées.
- 53:45 Voilà, je pense que les choses sont claires.
- 53:47 C'est clairement
- 53:49 des habillés pour aller travailler.
- 53:51 Et quand on les regarde,
- 53:53 c'est vrai que c'est exactement le même profil
- 53:55 que les passeurs.
- 53:57 C'est peut-être les mêmes organisations mafieuses,
- 53:59 je ne sais pas.
- 54:01 Merci.
- 54:05 Aux arrivées bagages ce jour-là,
- 54:07 Elisabeth et ses collègues
- 54:09 sont à la recherche de contrefaçon.
- 54:13 On va retirer ce qui est là.
- 54:15 Laissez-moi faire, comme ça,
- 54:17 je saurai où j'en suis après.
- 54:19 Ce trafic est passible
- 54:21 de prison, au même titre
- 54:23 que la drogue.
- 54:25 Vous avez payé combien en total ?
- 54:27 15 euros.
- 54:29 C'est pas le prix en France.
- 54:31 Ça, vous le savez.
- 54:33 Un peu.
- 54:35 Oui.
- 54:37 Quand on manipule un petit peu la marchandise,
- 54:39 on voit que ce n'est pas de la qualité, déjà.
- 54:41 De toute façon, à priori, c'est de la contrefaçon,
- 54:43 puisqu'elle nous l'a déclarée l'avoir achetée sur un marché
- 54:45 pour une vingtaine d'euros.
- 54:49 Je ne pense pas que Valentino
- 54:51 fasse des sacs à 20 euros.
- 54:53 Ou alors, dans ce cas-là, j'y vais.
- 54:55 Je pense qu'on y court tous.
- 54:57 Un deuxième sac de contrefaçon.
- 54:59 Madame, elle a payé environ 30 euros.
- 55:01 Ça, c'est que des lunettes Dior.
- 55:03 Cette jeune malienne
- 55:05 a aussi des médicaments
- 55:07 interdits à la vente sans ordonnance.
- 55:09 Vous alliez en faire quoi, madame ?
- 55:11 Faut donner des cadeaux.
- 55:13 Et les sacs ?
- 55:15 C'était pour vous ?
- 55:17 Des cadeaux aussi ? Vous faites beaucoup de cadeaux ?
- 55:19 Je pense que c'était pour eux, vraiment.
- 55:21 Ils nous disent toujours que c'est pour eux,
- 55:23 alors que...
- 55:25 Non, bref.
- 55:27 C'est évident que ce n'est pas elle
- 55:29 qui va porter des sacs comme ça.
- 55:31 Enfin, un sac, je veux bien,
- 55:33 mais plusieurs sacs, je ne pense pas.
- 55:35 Je ne savais pas qu'on était des vrais.
- 55:37 Mais vous saviez que c'était de la contrefaçon.
- 55:39 Ce n'est pas des vrais.
- 55:43 Est-ce que vous achetez du Dior ?
- 55:45 Dans une boutique Dior ?
- 55:47 Non. Vous achetez que sur les marchés ?
- 55:49 Est-ce que Dior vend sur les marchés ?
- 55:51 A priori ?
- 55:53 A priori, non.
- 55:55 Donc, vous ne pouvez pas ignorer
- 55:57 que c'était de la contrefaçon.
- 55:59 Et en France, c'est interdit.
- 56:01 Dès le premier article.
- 56:03 Pour calculer l'amende,
- 56:05 les douaniers se basent sur la valeur
- 56:07 des articles originaux en France.
- 56:09 Celui-ci coûte 2500 euros environ.
- 56:11 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12...
- 56:13 T'en as 12 et 12.
- 56:15 Non, t'as 12 Gucci,
- 56:17 12 Dior.
- 56:19 Il y en a pour plus de 20 000 euros
- 56:21 Et comme ils le disent,
- 56:23 l'amende va être salée.
- 56:25 Vous pouvez payer 2000 euros d'amende ?
- 56:27 Non, hein ?
- 56:29 Je ne savais pas qu'on était dédiés à tout ça.
- 56:31 La prochaine fois, je ne le ferai pas.
- 56:33 Est-ce que c'est quelqu'un
- 56:35 qui vous a demandé de les transporter ?
- 56:37 Ou c'est vous, de votre propre chef,
- 56:39 qui avez décidé de les amener ?
- 56:41 La passagère n'a pas de quoi payer.
- 56:43 Son dossier va être transmis au tribunal.
- 56:45 Elle encourt jusqu'à 40 000 euros d'amende.
- 56:51 Après une semaine au Portugal
- 56:53 pour les Jeux Olympiques des Pompiers,
- 56:55 Dudu est de retour à la caserne.
- 56:57 Bonjour les chefs,
- 56:59 Monsieur Durimel est là.
- 57:01 De l'or et de l'argent,
- 57:03 et du bronze.
- 57:05 6 épreuves, 5 médailles.
- 57:07 Une médaille d'or en triple saut
- 57:09 et à la perche,
- 57:11 Dudu a rempli sa mission avec brio.
- 57:13 Dans quelques mois,
- 57:15 après 24 ans de service à l'aéroport,
- 57:17 Jocelyn va prendre sa retraite.
- 57:19 Théo, lui,
- 57:21 vient de valider sa seconde année
- 57:23 d'ingénieur aéronautique.
- 57:25 Un pas de plus vers son objectif,
- 57:27 devenir pilote.
- 57:29 Quant à Yasmine,
- 57:31 dans quelques jours presque incognito,
- 57:33 elle s'envolera à son tour
- 57:35 pour un long voyage aux Etats-Unis.
Ce reportage immersif plonge au cœur de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, l'une des plus grandes plateformes aéroportuaires du monde, souvent décrite comme une ville dans la ville. Il met en lumière les multiples facettes de son fonctionnement et le dévouement des 90 000 personnes qui y travaillent chaque jour pour assurer la sécurité, la fluidité et l'efficacité des opérations.
Le documentaire suit plusieurs personnages clés, offrant un aperçu de leurs missions quotidiennes et des défis uniques de leur profession. On découvre Théo, un jeune spotter de 19 ans passionné d'aviation, qui réalise son rêve en effectuant un stage d'agent d'escale. Ses premiers pas dans ce rôle exigeant illustrent l'apprentissage et l'adaptation nécessaires pour travailler dans un environnement aussi dynamique. Yassamine, responsable d'exploitation du Terminal 2E, incarne la vigilance constante requise pour gérer des milliers de passagers et réagir à une multitude d'incidents, des bagages abandonnés aux urgences médicales, démontrant une capacité d'organisation et de réactivité impressionnante.
Le reportage met également en avant les pompiers de l'aéroport, avec Jocelyn (surnommé Dudu), un vétéran qui partage son quotidien entre les entraînements rigoureux pour faire face à des scénarios catastrophes (crash, incendie) et sa passion pour les Jeux Olympiques des pompiers. Son histoire personnelle ajoute une touche humaine à la rigueur de sa profession. Jonathan, l'effaroucheur, révèle l'importance de son rôle dans la prévention des collisions entre oiseaux et avions, expliquant les techniques utilisées pour éloigner la faune des pistes. Enfin, Elisabeth, douanière, et Jean-Charles, gendarme, nous emmènent dans les coulisses de la lutte contre le trafic de drogue, la contrefaçon et le vol, soulignant la complexité des enjeux de sécurité et de contrôle aux frontières.
Le film dépeint Roissy comme un écosystème complexe où chaque métier est interconnecté et essentiel. Il montre que derrière la façade des départs et arrivées se cache une organisation minutieuse, des interventions d'urgence constantes et une surveillance sans relâche. Les téléspectateurs découvrent la pression, la responsabilité et l'engagement des hommes et des femmes qui font vivre cet aéroport 24h/24, 7j/7, et les histoires personnelles qui animent ce géant de l'aviation. Le reportage souligne l'importance de la coordination et de l'expertise pour maintenir un tel niveau de service et de sécurité.
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