Un photographe amoureux de l'argentique

reportage 2:17 Source ↗ benoît silla latence film lab photographie argentique développement photo pellicule chambre noire
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Benoît Silla, un photographe passionné par l'argentique, partage son processus de développement de pellicules et explique la magie et l'approche réfléchie de la photographie analogique, tout en gérant son laboratoire, Latence Film Lab.

  1. 0:00 Quelques lumières, un bol de pellicule, des ustensiles et un procédé à suivre à la lettre.
  2. 0:04 Bienvenue dans le monde de Benoît Silla.
  3. 0:07 L'idée du développement argentique c'est aussi beaucoup lié à la température.
  4. 0:11 Donc le noir et blanc doit se développer à 20 degrés et la couleur doit se développer à 38 degrés.
  5. 0:17 Et donc du coup on doit avoir un système de bain-marie, alors il y a peut-être d'autres systèmes qui existent.
  6. 0:23 Moi je fonctionne comme ça et du coup ça permet d'avoir une température stable sur mes chimies et mes dilutions.
  7. 0:30 Le script est précis, il se suit une étape après l'autre.
  8. 0:33 Et donc là je vais passer au fixateur qui est la deuxième étape.
  9. 0:38 Avec des durées de repos différentes en fonction des pellicules.
  10. 0:41 En fait toutes ces étapes faites les unes derrière les autres avec cette rigueur-là
  11. 0:46 vont permettre à la fin d'avoir chaque photo révélée de la bonne manière sur le film.
  12. 0:53 Une fois nettoyé, le film est prêt à être sorti de sa petite cuve et dévoile tous ses clichés.
  13. 0:59 Il y a une espèce de nostalgie un petit peu de se dire qu'à ce moment-là on a pris telle photo, qu'on a des souvenirs en tête.
  14. 1:07 Et donc c'est ça la magie de l'argentisme.
  15. 1:11 Les négatifs sont ensuite pris en photo pour être numérisés
  16. 1:15 et le travail reprend à l'étage directement dans son salon à l'heure du tout numérique.
  17. 1:20 L'argentique redevient l'occasion de prendre le temps.
  18. 1:23 À l'argentique on n'a que 36 photos par pellicule.
  19. 1:25 On doit faire des choix, on doit prendre le temps de savoir pourquoi on fait cette photo,
  20. 1:29 qu'est-ce qu'on aime bien dans cette photo.
  21. 1:31 Et donc je trouve que ça apaise un petit peu plus le rapport à la photo qui est devenu pas frénétique
  22. 1:37 mais c'est vrai qu'avec le numérique on est beaucoup moins dans ce rapport-là.
  23. 1:41 De cette passion est donc née Latence Film Lab.
  24. 1:45 Désormais le trentenaire ne développe plus que ses propres photos
  25. 1:49 mais aussi celles de ses clients.
  26. 1:51 Parfois c'est vrai que j'ai un peu l'impression de rentrer dans leur intimité
  27. 1:54 parce qu'ils font des photos de leurs amis, de leur famille, de leurs vacances.
  28. 1:59 Donc il y a un peu ce lien finalement entre nous à travers la pellicule.
  29. 2:06 Des clichés sur lesquels il n'a pas le temps de s'attarder.
  30. 2:09 Depuis le début de son activité au printemps 2024,
  31. 2:12 Benoît Sylla a déjà vu passer 150 pellicules entre ses mains.