Faut-il expulser les familles de délinquants ? | TBT9

talk-show 4:01 Source ↗ délinquance expulsion familles quartiers populaires trafic de drogue sécurité justice
Unlock subtitles, speed and more

Sign in to switch subtitle languages, adjust playback speed and change caption size & color.

Ce débat télévisé explore la question controversée de l'expulsion des familles de délinquants pour lutter contre la criminalité dans les quartiers populaires, confrontant des points de vue sur l'efficacité des sanctions et la protection des victimes.

  1. 0:00 Mais tu ne dis pas ça à la maire.
  2. 0:01 Moi j'en ai marre qu'on trouve des excuses aux délinquants, qu'on inverse les rôles.
  3. 0:05 Il y a des gens qui vivent un enfer.
  4. 0:07 Il y a une urgence aujourd'hui.
  5. 0:08 Pour recevoir des gens, tu es obligé de demander l'autorisation aux délinquants au bas de ton immeuble.
  6. 0:12 On n'est pas favorable à ça.
  7. 0:13 Il faut sévir contre ces gens.
  8. 0:14 Les gens, tu les interroges, ils ne vivent pas comme toi.
  9. 0:16 Toi, tu es un bourgeois qui vit en dehors des réalités.
  10. 0:18 Et les gens, ils veulent plus de police, ils veulent de la police armée,
  11. 0:21 ils veulent qu'on les débarrasse de la racaille et des narcotrafiquants.
  12. 0:24 C'est ça la réalité.
  13. 0:26 Du haut de ton plateau de télé, évidemment, tu penses que tous aimeront la France.
  14. 0:30 Il y a une phrase très très importante qui vient d'être prononcée par Olivier Lartigolle.
  15. 0:34 Qu'est-ce que j'ai dit ?
  16. 0:35 Qui vient de dire un truc, on n'est pas pour ça.
  17. 0:37 Pour ce que vous venez de dire.
  18. 0:39 Je ne suis pas pour le point de deal en bas des immeubles.
  19. 0:41 Si, en disant en fait, Olivier Lartigolle, en ayant votre attitude, Gilles Vernez et toi,
  20. 0:48 vous êtes pour puisque en fait, à chaque fois, et Gilles, tu le sais mon chéri,
  21. 0:53 tu es favorable pour ne rien faire.
  22. 0:55 Si on t'écoute, on ne fait rien.
  23. 0:57 Voilà, donc forcément, si tu ne fais rien, c'est que de fait, tu es favorable.
  24. 1:03 Je ne veux pas qu'on ne fasse rien.
  25. 1:04 Bah si, bah oui, tu es favorable.
  26. 1:05 Donc quand j'entends Olivier, qui est très sympa aussi...
  27. 1:07 J'ai toujours défendu la police, moi, tout le temps.
  28. 1:09 Mais non, mais défendre la police, c'est très bien, mais il va falloir donner des moyens.
  29. 1:11 Les commissariats fermés dans les quartiers populaires.
  30. 1:13 Non, mais défendre la police, c'est très bien.
  31. 1:15 Mais tu n'as pas un narcotrafic en bas de ton immeuble, Olivier ?
  32. 1:17 La police ne peut pas t'aider.
  33. 1:19 Je peux te dire un truc, mon chéri.
  34. 1:21 Le gosse, il va avoir beaucoup plus peur que sa mère et que ses frères soient mis dehors,
  35. 1:27 plutôt que de se retrouver au placard, 3 mois.
  36. 1:29 Ah bah si, moi je te le dis.
  37. 1:31 Tu verras que ça sera beaucoup plus...
  38. 1:33 Quand vous voyez que même les peines de prison...
  39. 1:35 Ça sera beaucoup plus dissuadif.
  40. 1:37 Les magistrats nous disent qu'on a une nouvelle génération, ils n'ont plus peur de rien.
  41. 1:39 Non, non, non, pas du tout.
  42. 1:41 Ils n'ont plus peur d'aller en prison parce que...
  43. 1:43 Bah bien sûr, ça n'a rien à voir.
  44. 1:45 Ils sont capés, du coup.
  45. 1:47 Mettre leur mère dehors, ça c'est autre chose.
  46. 1:49 Mais vraiment, ce que proposent Olivier et Verdez,
  47. 1:51 c'est vraiment non-assistance à personne en danger.
  48. 1:53 On laisse se débrouiller les classes populaires
  49. 1:55 avec les délinquants qui leur pourrissent la vie.
  50. 1:57 Moi je regrette, c'est pas ça.
  51. 1:59 Moi je veux que ces gens soient débarrassés
  52. 2:01 de ces types qui régentent leur vie jour et nuit,
  53. 2:03 qui autorisent les gens à monter les voies ou pas.
  54. 2:05 Allez faire un tour dans ces quartiers.
  55. 2:07 Je suis d'accord avec ça.
  56. 2:09 Je questionne simplement
  57. 2:11 l'efficacité du fait de dégager
  58. 2:13 la femme dont vous venez parler.
  59. 2:15 Mais la femme dont vous venez parler...
  60. 2:17 Olivier d'Artigol,
  61. 2:19 il faut arrêter de questionner,
  62. 2:21 à un moment, il faut agir.
  63. 2:23 En fait, moi j'ai très bien passé pour parler de ce sujet-là
  64. 2:25 parce que j'ai grandi dans un quartier,
  65. 2:27 j'ai des points de deal en bas de chez moi,
  66. 2:29 donc je suis très bien placée pour parler de ça.
  67. 2:31 Après, moi je n'irai pas jusqu'à expulser les familles
  68. 2:33 parce qu'il y a des mères qui sont dépassées,
  69. 2:35 il y a des mères qui n'ont rien demandé
  70. 2:37 et elles sont dépassées par leurs enfants.
  71. 2:39 Je pense qu'il faudrait plutôt essayer de expulser
  72. 2:41 le délinquant, l'enfant qui pose problème,
  73. 2:43 le mettre en prison
  74. 2:45 parce que la justice ne fait rien aujourd'hui aussi.
  75. 2:49 Il faut des sanctions contre l'enfant,
  76. 2:51 très dures, mais pas pour des familles.
  77. 2:53 Vous faites comment ?
  78. 2:55 Le problème qu'on a aujourd'hui,
  79. 2:57 c'est qu'on le voit, il y a une urgence.
  80. 2:59 Il y a des personnes qui sont
  81. 3:01 dans une détresse terrible
  82. 3:03 et il a de citer un exemple,
  83. 3:05 il y a un instant Eric Nolot qui disait
  84. 3:07 que des personnes sont obligées de demander
  85. 3:09 aux trafiquants s'ils peuvent inviter des gens chez eux.
  86. 3:11 Il n'y a pas que ça.
  87. 3:13 Parfois, le médecin ne peut pas venir.
  88. 3:15 Les pompiers ne peuvent pas venir.
  89. 3:17 Les pompiers n'y vont pas.
  90. 3:19 Aujourd'hui, il y a des gens
  91. 3:21 qui sont dans une détresse incroyable.
  92. 3:23 Quand ils vont faire leur course, ils sont comme ça.
  93. 3:25 Ils ne savent pas s'ils vont revenir,
  94. 3:27 si on va les insulter, si on va les laisser passer.
  95. 3:29 Aujourd'hui, il y a une urgence
  96. 3:31 et quand on dit urgence,
  97. 3:33 pour une urgence, il faut des méthodes draconiennes.
  98. 3:35 Attendre que la justice
  99. 3:37 change et que les lois changent
  100. 3:39 et que la justice prenne des mesures.
  101. 3:41 Aujourd'hui, il n'y a pas de temps
  102. 3:43 parce qu'il y a des gens
  103. 3:45 qui, tous les jours, vivent un calvaire
  104. 3:47 et qui, tous les jours, sombrent encore plus.
  105. 3:49 Vos solutions,
  106. 3:51 elles ne sont plus adaptées
  107. 3:53 à ce qui se passe actuellement.